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Discours politique
Nicolas Sarkozy, Inauguration du Tramway (03/07/2007)
   Je me souviens de cet été 2004. J'étais dans le Sud où tu m'as
   téléphoné pour me dire : "Nicolas, je serai avec toi. Je suis ton ami".
   C'était à l'été 2004, j'avais moins d'amis qu'aujourd'hui, mais toi, tu
   étais déjà là.
   Déjà à l'époque, tu me disais : "ne les écoute pas là-bas. Je peux te
   le dire, sur le terrain, ils sont avec toi, ils croient en toi et tu
   vas y arriver". C'était il y a trois ans. Jamais je ne l'oublierai,
   Jean-Claude. A ce moment là, j'avais besoin de toi et tu as répondu
   présent. Il n'y a pas que les sentiments, mais il y a aussi les
   sentiments et l'amitié. Cela m'a donné une bonne raison de venir à
   Marseille.
   Je voudrais d'abord saluer l'esprit dans lequel le chantier de ce
   tramway a été entrepris. C'est une véritable démarche de développement
   durable, c'est-à-dire une conception positive plutôt que punitive du
   développement, qui commence en bâtissant une offre de transport plutôt
   qu'en chassant les automobilistes. Jean-Claude en a parlé, mais je
   voudrais faire deux minutes d'histoire. Au début du XXe siècle,
   Marseille comptait 170 kilomètres de lignes de tramway. Il y a quelques
   dizaines d'années, on les toutes a supprimées pour faire place aux
   voitures, et voici que nous en réouvrons une aujourd'hui de ligne de
   tramway. Ne commettons pas la même erreur dans l'autre sens. Je le dis
   devant le ministre des Transports, Dominique BUSSEREAU. Chaque mode de
   transport répond à des besoins spécifiques, tous sont complémentaires.
   La solution des problèmes de pollution viendra à la fois des transports
   en commun et d'une révolution technologique dans la motorisation des
   voitures. Il faut viser un équilibre entre ces divers modes. Mais il
   faut construire cet équilibre par le haut, en commençant par construire
   plutôt que par détruire. Le jour où vous dites aux gens : je vous
   interdis de prendre la voiture, mais si vous n'avez pas créé avant les
   lignes de transport, vous rendez la vie impossible aux gens. Moi, je
   veux que l'on permette aux Français de choisir, que le développement
   durable se fasse par le haut, en permettant des modes de transport
   alternatifs.
   L'importance de cette inauguration dépasse la ligne que je viens
   d'emprunter aujourd'hui avec toi, cher Renaud. Cette inauguration,
   c'est une étape symbolique du renouveau de Marseille. C'est la
   démonstration qu'une ville peut reprendre son destin en mains et
   inverser la spirale du déclin.
   Mais rappelons-nous Marseille au début des années 1990. Un taux de
   chômage de plus de 20%. Une population qui avait baissé de 150 000
   habitants en l'espace de vingt ans. Un tissu économique qui détruisait
   des emplois, 50 000 emplois détruits depuis le début des années 1970.
   Comment était-il possible que la plus ancienne ville de France, la
   grande métropole de la Méditerrannée, en soit arrivée là ?
   C'est au coeur de cette crise, au milieu des années 1990, que vous, les
   Marseillais, vous avez su semer les graines du renouveau. Vous avez
   lancé en novembre 1995 l'opération Euroméditerranée, pour refaire de
   Marseille la capitale du Sud qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être,
   Renaud MUSELIER, tu m'en as souvent parlé. Vous avez voulu les sièges
   sociaux, les laboratoires, les centres de congrès. Vous avez voulu les
   décideurs, les chercheurs, les inventeurs, les créateurs, les
   entrepreneurs. Vous avez voulu montrer que la fierté marseillaise, qui
   sait s'illustrer par la parole, sait aussi s'incarner dans des actes,
   et mes chers amis de Marseille, vous avez réussi votre pari. Parce que
   vous avez ce que n'auront jamais Londres ou Paris : le vent du large et
   l'une des plus belles baies de Méditerranée. Il ne restait, cela
   personne ne pourra vous le prendre, il ne vous restait qu'à le
   souligner avec l'architecture de notre temps, et c'est ce que vous avez
   entrepris. Les plus grands architectes du monde laissent aujourd'hui
   leur signature quelque part entre le palais du Prado et tous les
   quartiers de Marseille. On reconnaîtra désormais Marseille à sa
   silhouette comme on reconnaît New-York, Hong-Kong ou Sydney. C'est à ce
   niveau qu'il faut viser, jamais en dessous. Mes chers amis, ce n'est
   pas plus difficile de viser la première place que la seconde, mais
   quand on vise la première place, on emmène ses compatriotes plus haut.
   Vous, les Marseillais, vous avez reconstruit la ville sur la ville
   plutôt que d'en construire une autre en périphérie en laissant le
   centre à l'abandon. J'y vois l'exemple même de ce que nous devons faire
   pour rendre vie à ces banlieues qui se sentent abandonnées de tous.
   Dans l'urgence de la crise du logement des années 60, nous y avons
   construit des bâtiments, mais ces bâtiments ne font pas des villes.
   Parce qu'une ville ce sont des places, des allées, des cours et des
   ruelles. Parce qu'une ville ce sont des commerces, des bureaux, des
   cinémas, des galeries, des cafés. Parce qu'une ville c'est un art de
   vivre ensemble et qu'elle doit être construite pour cela. Il faut
   d'urgence reconstruire des villes dans nos banlieues.
   Je dis cela à Marseille parce que chacun des quartiers de Marseille a
   su garder une vie, une identité, une cohésion villageoise. Les
   Marseillais ont un extraordinaire sentiment d'appartenance à leur ville
   et à leur quartier. Et j'en ai vu la conséquence concrète lors de ces
   nuits terribles de novembre 1995 2005 ?: autour de Paris ou de Lyon les
   voitures brûlaient, mais pas à Marseille. Je laisse le soin à chacun
   d'interpréter cela. Mais je suis persuadé que la crise des banlieues
   que notre pays a connue, il y a deux ans, avait ses racines dans un
   besoin d'identité. L'identité nationale, je l'ai dit ces derniers mois,
   ce n'est pas un gros mot, il y a une identité française que nous aimons
   et que nous voulons poursuivre et nous souhaitons qu'elle soit
   respectée. Mais il y a aussi un besoin d'identité locale. Je veux que
   l'identité des quartiers dans notre pays se construise sur autre chose
   que le contrôle des trafics de drogue, et les rodéos de voitures
   volées. Je veux que l'identité de nos quartiers se construise sur du
   positif pas sur du négatif.
   Cet élan positif, cher Jean-Claude, je le vois dans le renouveau de
   Marseille. J'aurais du mal à comprendre pourquoi cette ville riche de
   deux millénaires et demi d'histoire et d'un million d'habitants,
   devrait laisser la place à Barcelone, à Gênes ou à Valence. Pourquoi
   Marseille devrait s'assoupir à l'heure où le monde méditerranéen se
   réveille et le Président GUERINI le sait bien. J'ai fait de la
   Méditerranée une priorité, parce qu'en tournant le dos à la
   Méditerranée, l'Europe a cru tourner le dos à son passé. En vérité,
   l'Europe a alors tourné le dos à son avenir, parce que notre avenir est
   au Sud. Dans la Méditerranée, nous ferons la paix et la réconciliation,
   ou nous aurons le choc entre l'Orient et l'Occident. Voilà ce qui se
   joue.
   Marseille touchera bientôt les retombées positives d'un grand effort
   national. Avec le TGV Rhin-Rhône, Marseille ne sera plus qu'à 3 heures
   et quart de Strasbourg. Avec le TGV Montpellier-Figueiras, plus qu'à 3
   heures et demie de Barcelone. Marseille ne sera plus un satellite, mais
   un centre, un centre du réseau européen de transports.
   Mais les clés de votre avenir, vous avez su le comprendre, sont avant
   tout ici, plus que dans les décisions qui se prennent à Paris. C'est
   d'abord à Marseille, et aux Marseillais, de faire les choix
   déterminants pour l'avenir de leur cité. Je voudrais parler d'un sujet
   sensible, je ne suis pas Président de la République pour parler que des
   sujets qui plaisent à tout le monde. Je veux dire que c'est les
   Marseillais qui décideront si le port de Marseille doit continuer à
   perdre des parts de marché ou s'il doit repartir de l'avant. Je l'ai
   dit à Dominique BUSSEREAU, en qui j'ai une grande confiance et une très
   profonde amitié, je ne laisserai pas le port de Marseille continuer à
   perdre des parts de marché, alors que tous les autres grands ports dans
   le monde en gagnent. Je veux que les Marseillais décident s'ils veulent
   les meilleures universités de France et les plus grands laboratoires.
   Je crois que le grand défi qui attend maintenant votre ville, c'est
   d'avoir une ambition à la hauteur de son potentiel. Le port de
   Marseille a toujours été leader en Méditerranée. Le port de Marseille,
   c'est la porte de l'Europe pour les marchandises du Sud. Le port de
   Marseille, Monsieur le Maire de Tunis, Monsieur le Maire de Marrakech,
   c'est la porte de l'Orient pour les marchandises du Nord. Le port de
   Marseille, c'est le carrefour de la Lotharingie et du grand large,
   c'est la première pile d'un pont qui enjambe la Méditerranée. C'est
   cela le port de Marseille.
   Alors, je le dis comme je le pense, comment comprendre que Marseille ne
   figure pas avec Shanghaï, Rotterdam ou Hambourg parmi les premiers
   ports du monde ? Comment accepter, et je ne l'accepte pas, que
   Barcelone ait créé 4 000 emplois de plus que Marseille ces dernières
   années sur le seul trafic des conteneurs ?
   C'est tout de même dommage. On se plaint de la mondialisation, du
   commerce international, de l'éclatement de la production. Mais s'il y a
   une activité qui bénéficie sans aucun doute de la mondialisation :
   c'est le trafic maritime et la logistique. Et malheureusement, c'est là
   que nous sommes en train de nous faire distancer. Le trafic de
   conteneurs augmente de 10% par an dans le monde, mais la France en
   profite à peine. Je ne vois pas d'inconvénient à ce que nous importions
   chaque année plus de 300 milliards d'euros de produits en tout genre.
   Mais je trouve regrettable qu'en plus nous les importions par des ports
   hollandais ou belges plutôt que par des ports français, et par
   Marseille en particulier.
   Mesdames et Messieurs, il faut que nous fassions la réforme des ports
   autonomes, pour les doter d'un conseil d'administration concentré sur
   le développement du trafic, la qualité du service, la modernisation des
   outils et des modes de travail. Le statut des ports date d'il y a
   quarante ans, il est archaïque et doit évoluer. Je le dis aussi ici à
   Marseille, les relations sociales doivent se moderniser dans nos ports.
   Tous les ports européens ont des traditions sociales fortes. Mais je ne
   crois pas que les dockers soient particulièrement maltraités à Anvers
   ou Brême. Et pourtant ils savent y résoudre les conflits autrement que
   par le blocage systématique et la grève destructrice.
   Mesdames et Messieurs, les navires sont libres. Ils peuvent décharger
   où ils le veulent. La réalité de l'activité portuaire, c'est qu'elle
   est depuis longtemps, depuis toujours, en concurrence. Et la
   concurrence demande de choisir entre s'adapter ou décliner. Je souhaite
   que le port de Marseille, comme tous les ports français, choisisse de
   s'adapter, de prospérer, de se moderniser. Croyez bien, Monsieur le
   Maire, que je serai à vos côtés. J'ai demandé au ministre des
   Transports de conduire cette réforme pour que de nouveau nos ports
   rayonnent à travers le monde entier. Que l'on crée des emplois, de la
   richesse, de l'activité, de l'ouverture. Je ne laisserai personne
   prendre en otage tel ou tel équipement essentiel pour la prospérité
   économique de notre pays. S'il faut faire un choix, je ferai le choix
   de la croissance, de l'emploi, et de l'ouverture.
   Pour en revenir au tramway que nous inaugurons aujourd'hui, je sais
   qu'il a fait polémique il y a quelque mois. Parce que pour la première
   fois en effet à Marseille un transport public devrait être exploité par
   une entreprise privée ! Cela en a peut-être choqué quelques-uns ! Mais
   pour ma part, j'ai trouvé qu'il fonctionnait bien ce tramway Je me suis
   rassuré en me disant qu'il y avait 150 000 Marseillais qui devaient
   être de mon avis à voir l'affluence qu'il a connu ce week-end. En fait,
   mes chers compatriotes, je crois qu'il faut sortir des schémas
   préétablis. Je ne suis pas un maniaque de la privatisation ou de
   l'externalisation, mais je ne crois pas qu'il faille par principe que
   la collectivité publique gère un tramway. En ce domaine comme dans
   d'autres, l'idéologie est mauvaise conseillère.
   J'aggrave mon cas : je crois que nous ne pourrons pas financer ces
   infrastructures dont notre pays a besoin dans les 10 ou 15 années qui
   viennent sans faire appel aux financements privés. Rendez-vous compte
   que rien que pour les cinq ans, il nous faut 16 milliards d'euros. Mais
   enfin réfléchissons, la plupart de nos autoroutes et même notre premier
   réseau de chemin de fer au XIXe siècle ont été financés par quoi ? Par
   des concessions, pas par des impôts. Aujourd'hui, le partenariat
   public-privé permet d'accélérer la mise en oeuvre des chantiers en
   intégrant les phases d'études et d'appel d'offres, et de mieux répartir
   les risques et les responsabilités. Je souhaite qu'on utilise au
   maximum ces nouvelles techniques de financement pour que vous, mes
   chers compatriotes, vous puissiez bénéficier d'infrastructures que vous
   attendez depuis longtemps.
   Pour finir, je crois que la modernité, l'innovation, l'audace, et même
   la productivité, sont également les valeurs du service public. Mais ces
   valeurs sont plus difficiles à porter dans le service public, car
   disons le franchement, il n'y a pas la pression de la concurrence. Ces
   efforts doivent venir de l'intérieur, du sens des responsabilités, du
   dévouement et du travail bien fait des agents publics, et de leur
   volonté de s'adapter.
   Puisque je parle des services publics, ce sont des monopoles et parce
   que ce sont des services essentiels au fonctionnement de la société que
   leurs agents ont des droits, ils ont également des devoirs
   particuliers. Je veux être le Président de la République qui dit aux
   Français : il n'y a pas de droits sans la contrepartie de devoirs.
   Durant la campagne présidentielle, j'ai proposé aux Français
   l'instauration du service minimum. Certains ont protesté en y voyant
   une atteinte au droit de grève. Cela n'a jamais été mon intention. Mais
   je veux parler du droit de grève, pour dire qu'il n'est pas de même
   nature dans un service public en monopole que dans une entreprise
   privée en concurrence.
   Lorsqu'une grève intervient dans une entreprise privée, qui a des
   concurrents, les clients, vous, vous avez la possibilité d'aller chez
   ces concurrents ce que votre prestataire ne vous donne pas. Ce ne sont
   pas les clients qui subissent la grève, c'est l'entreprise et ses
   bénéfices qui sont atteints. C'est donc un conflit entre des salariés
   et un employeur dont les conséquences concernent avant tout ces mêmes
   salariés et ce même employeur.
   Mais lorsqu'un service public est en grève, qui en subit les
   conséquences ? Ce n'est pas le plus souvent l'entreprise publique, car
   son équilibre financier est assuré par les subventions ou par des prix
   régulés. Celui qui subit une grève, c'est le client, c'est l'usager,
   qui n'a pas de concurrent pour se reporter. Il finance le service
   public par ses impôts, mais on ne lui rembourse pas ses impôts quand le
   service public n'est pas assuré. Une grève du service public c'est
   comme dans le privé, un conflit entre employeurs et salariés, mais ce
   ne sont ni les salariés, ni l'employeur qui paient le plus, ce sont les
   usagers et le contribuable.
   Voici pourquoi j'ai demandé le service minimum dans les transports
   publics. Voilà pourquoi dès cet été le Parlement votera une loi en ce
   sens avec trois grandes mesures. D'abord les autorités organisatrices
   devront élaborer dans chaque territoire un plan de transports
   applicable en cas de grève, qui assurera une desserte correcte aux
   heures de pointe, pour que chacun puisse aller à son travail et en
   revenir sans être pris en otage d'un conflit qui ne le concerne pas.
   Ensuite la loi imposera à chaque gréviste de déclarer individuellement
   son intention de faire grève 48 heures avant le jour prévu. Cela
   permettra aux entreprises d'organiser le service de manière optimum et
   d'appliquer le plan de transports. Enfin ces entreprises auront la
   possibilité de modifier comme elles le souhaitent l'affectation de
   leurs salariés pour les concentrer sur les postes indispensables au
   fonctionnement du service minimum. J'ajoute que naturellement les jours
   de grève ne seront pas rémunérés.
   Aucune de ces évolutions ne remet en cause le droit de grève. Toutes
   permettent, dans le respect des droits des salariés, d'organiser dans
   de bonnes conditions le meilleur service possible, et de donner aux
   usagers des prévisions exactes sur la qualité du service. Mesdames et
   Messieurs, c'est un engagement que j'ai pris devant les Français. Je
   tiendrai tous mes engagements pour une raison simple, c'est que je veux
   rétablir la confiance entre la parole publique et les citoyens de
   France, entre les hommes et les femmes politiques et les électeurs de
   France.
   Monsieur le Maire, à en juger par mon trop bref parcours de ce matin,
   je crois que vous avez vraiment choisi le chemin de la modernité pour
   votre métropole. Je tenais à vous en féliciter ainsi que toute l'équipe
   qui vous entoure, aux premiers rangs desquels votre premier adjoint,
   Renaud MUSELIER. Je voulais vous féliciter du renouveau marseillais. Je
   voulais vous féliciter de l'enthousiasme marseillais. Je voulais vous
   féliciter du talent marseillais et, par-dessus tout, de l'audace
   marseillaise. Ce dynamisme fait à l'Etat un devoir de se mettre à la
   hauteur et de suivre le rythme. J'ai compris votre appel, Monsieur le
   Maire, comme un appel à mes sentiments, bien sûr, à mon amitié, c'est
   sûr, à mon attachement, encore plus, et aussi à la contribution
   financière de l'Etat. Je puis vous assurer, Monsieur le Maire, que
   Marseille trouvera toujours en l'Etat un partenaire actif, engagé,
   exigeant, ambitieux. Si ce n'est pas au moment où j'ai choisi de faire
   de l'union de la Méditerranée une priorité, que l'Etat se doit
   d'abandonner Marseille dont les besoins d'infrastructures sont
   immenses, l'Etat sera à votre côté. J'en prends l'engagement et je vous
   remercie de votre attention.
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