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Discours politique
François Fillon, Conseil national de l’UMP (07/07/2007)
   Cher Jean-Claude,
   Cher Pierre,
   Cher Patrick,
   Cher Jean-Pierre,
   Mes chers amis,
   Je suis heureux de vous retrouver car je n'oublie pas d'où je viens et
   à qui je le dois.
   Je viens de vos rangs.
   Je suis fidèle et j'ai de la mémoire.
   Je sais où sont mes amis.
   Ceux d'hier bien sûr, mais aussi ceux de demain lorsqu'il faudra
   affronter les difficultés.
   Lors du dernier conseil national, nous sortions de la magnifique
   victoire de Nicolas et nous engagions la bataille des législatives.
   Cette bataille nous l'avons gagnée grâce à vous.
   Pour la première fois depuis 1978, une majorité s'est succédé à
   elle-même en France.
   C'est un évènement considérable.
   L'instabilité chronique dont notre pays était le seul à souffrir en
   Europe est directement responsable de nos échecs économiques et
   sociaux.
   Nous n'avons cessé depuis 30 ans de faire et de défaire les règles qui
   régissent notre économie, notre éducation, notre solidarité sociale.
   Que la vague bleue n'ait pas été aussi forte que nous l'eussions
   souhaité est un fait, mais le résultat est là : l'Ump a la majorité
   absolue !
   Et la gauche a été défaite à quatre reprises successives en l'espace
   d'un mois.
   Dans cette bataille, certains de nos candidats - dont beaucoup sont mes
   amis proches - sont "restés sur le carreau".
   J'ai invité chacun eux de venir à Matignon pour regarder comment leur
   donner un coup de main et utiliser leurs compétences, parce que dans
   notre famille politique, on gagne ensemble et on perd ensemble !
   Depuis le 16 mai, j'ai l'honneur de conduire le gouvernement. Cette
   charge, je la dois au Chef de l'État; je la dois aux deux années
   passées à ses côtés pour bâtir notre projet; je la dois aussi aux
   électeurs, et notamment à ceux de la Sarthe.
   Ma conception de la politique est d'une simplicité absolue : je crois à
   la légitimité populaire. Tout vient de là, tout repart vers là.
   Ceci pour vous indiquer que je ne prends pas à la légère le serment que
   nous avons noué avec les Français : dire ce que nous allons faire et
   faire ce que nous avons dit. Ce serment, c'est ma ligne de conduite,
   c'est ma feuille de route, c'est mon cap.
   Mardi dernier, j'ai engagé la responsabilité de mon gouvernement devant
   le Parlement.
   Certains commentateurs ont "finement" analysé mon discours et ils ont
   très "finement" souligné qu'il s'inscrivait dans le droit fil de notre
   projet... Quelle surprise !
   Et quelle déception pour quelques-uns !
   Un premier ministre qui respecte le projet pour lequel la majorité
   s'est battue. C'est extravagant !
   Un premier ministre qui - au surplus - entend mettre scrupuleusement ce
   projet en oeuvre. Ce n'est pas possible !
   Un premier ministre qui, enfin, affiche sans complexe sa complicité
   institutionnelle et personnelle avec le Président de la république. Ah
   là, ca va trop loin !
   Les temps ont changé. Et il faudra bien que les nostalgiques des
   anciens régimes s'y fassent.
   Ceux qui pensent que je suis là pour faire autre chose que ce que nous
   avons écrit et promis, ceux qui croient que je suis là pour servir ma
   cause plutôt que celle de mon pays, seront déçus.
   Avec mon style et avec ma détermination je sais exactement ce que j'ai
   à faire, comment je dois le faire et avec qui je dois le faire,
   c'est-à-dire avec Nicolas Sarkozy.
   Mes amis,
   Je crois profondément que la parole donnée aux électeurs est au coeur
   de la confiance démocratique.
   Je crois que la confiance démocratique est au coeur de la confiance
   morale.
   Je crois que la confiance morale est au coeur de la confiance
   nationale.
   Je crois enfin que la confiance nationale est au coeur de la relance
   économique et sociale.
   Il ne faut pas laisser de temps au temps.
   Il ne faut pas laisser les Français dans l'incertitude et le doute.
   Nous n'avons pas été élus pour hésiter et encore moins pour ignorer
   l'impatience de ceux qui nous ont toujours soutenu.
   Il faut agir fort et vite, concrétiser immédiatement nos engagements :
   c'est ce que nous sommes en train de faire avec le Président de la
   république et le gouvernement.
   Je vous demande de mesurer l'étendue de ce qui est en train de
   s'engager, et je crois que vous pouvez en être fiers.
   En quelques semaines, quatre projets de loi décisifs ont été préparés
   et sont maintenant soumis au Parlement. Et à la rentrée, le paysage ne
   sera plus le même.
   Nos valeurs - des valeurs, cent fois, mille fois combattues et
   stigmatisées par nos adversaires habituels ! - vont enfin prendre toute
   leur place au sein de la société française.
   Ces valeurs, l'opposition prétend qu'elles sont de droites. D'abord ce
   n'est pas une tare!
   Cela l'est d'autant moins que les élections comme les sondages montrent
   jour après jour que ce sont justement les valeurs du peuple français.
   Combien de fois nous faudra-t-il gagner les élections pour que la
   gauche finisse par s'en convaincre ?
   Quant à ceux qui doutent de la pertinence de nos idées? Ne
   pourraient-ils méditer sur la longue liste de leurs erreurs d'analyse ?
   Le ministère de l'immigration et de l'identité nationale : cela devait
   être une erreur fatale pour Nicolas Sarkozy. Approuvée par le peuple
   français.
   L'exonération des droits de successions : une mesure inutilement
   couteuse ! Approuvée par près de 70% des Français.
   Le service minimum : une provocation inutile. Approuvé par 70% des
   français.
   Un président qui gouverne, un couple exécutif soudé : alors la, une
   atteinte insupportable à la démocratie, disaient-ils, un coup d'État
   (ils n'ont pas osé dire permanent !) Approuvé par plus de 60% des
   Français !
   La valeur du travail est elle de droite?
   Mais les français plébiscitent la fin de cette culture du partage du
   travail, de ce rationnement de l'effort, de ce nivellement par le bas,
   de cet assistanat sans perspective de rebond, de ce pouvoir d'achat
   sans souffle.
   Le travail, va enfin être valorisé, soutenu, récompensé.
   Le 1er octobre, les heures supplémentaires seront totalement exonérées.
   Nous allons nous libérer du carcan des 35 heures, et nous allons le
   faire par le haut. Cela n'est pas qu'un détail législatif et fiscal.
   C'est en réalité une révolution culturelle !
   Une révolution qui annonce une réforme d'ampleur de notre marché du
   travail. Une réforme qui sera engagée au début de l'année prochaine, et
   qui nous permettra d'atteindre un taux de chômage de 5% à la fin du
   quinquennat, comme dans une bonne dizaine de pays européens.
   Cet objectif est possible, mais sous la seule condition d'avoir le
   courage de changer les structures, les outils, les comportements qui
   régissent notre marché de l'emploi.
   S'il s'agit de faire comme avant, eh bien nous aurons les mêmes
   résultats qu'avant !
   L'heure est venue d'écouter un peu mieux ceux qui veulent créer des
   emplois et ceux qui cherchent un emploi. D'une certaine façon,
   entrepreneurs et chômeurs sont confrontés au même problème : celui d'un
   marché de l'emploi trop rigide pour être fluide et trop étroit pour
   être sécurisant.
   Mes amis,
   Les valeurs de la récompense et de la réussite sont, elles aussi, de
   retour.
   Aux français qui veulent accéder à la propriété - ce qui n'est pas un
   "vol" mais un droit - nous disons "allez-y !".
   C'est le crédit impôt sur le revenu égal à 20% des intérêts versés.
   Pour les familles qui, au seuil de la vie, veulent transmettre leurs
   biens sans être surtaxées, c'est la franchise d'impôt pour chacun des
   enfants ou petits-enfants.
   Pour ceux qui veulent investir dans le capital des PME, des fondations,
   des entreprises d'insertion, c'est la déduction de l'ISF dans la limite
   de 50.000 euros par an.
   Pour nous, les choses sont claires : il n'y a pas de honte à travailler
   plus pour gagner plus, gagner plus pour transmettre plus, gagner plus
   pour investir plus.
   J'en conviens : c'est un choix politique et économique !
   Libre à l'opposition de contester une logique qui sort de sa logique.
   Libre à elle de croire qu'on peut entraîner un pays en privant tous ses
   appétits.
   Nous, nous avons choisi : nous tournons le dos à cette logique
   malthusienne et démotivante qui a placé la France dans une impasse.
   Pour nous, la réussite des uns motive celle des autres, la richesse des
   uns crée la richesse des autres, l'investissement des uns entraîne
   celui des autres : voilà ce que nous croyons !
   C'est, à nos yeux, comme cela que l'on va à la conquête de la
   croissance.
   Comme cela que l'on fait de la France une terre d'activités et
   d'innovations.
   Comme cela que l'on en fait une terre d'excellence et d'attractivité.
   Cette dynamique économique et fiscale ne m'est nullement imposée par
   une idéologie ou je ne sais quels acteurs du CAC 40, mais par la
   volonté de financer nos Écoles, notre santé, nos infrastructures
   publiques.
   Que voulez-vous : je ne suis pas de ceux qui pensent que l'on peut
   financer notre pacte social avec toujours plus d'impôts, toujours plus
   d'endettement, toujours plus de fuite de capitaux, toujours moins
   d'efforts.
   Pendant longtemps, la logique du partage des richesses l'a emporté sur
   celle de la création de richesses. Cette logique redistributive - qui
   fait l'honneur de notre pays - n'est pas contestable en période de
   croissance forte et durable. Mais voilà bien longtemps que nous n'en
   sommes plus là !
   Pour rallumer les moteurs, il est temps de revenir à certains
   fondamentaux : travailler pour produire, produire pour s'enrichir,
   s'enrichir pour partager : voilà notre credo. Et les Français qui ont
   du bon sens, l'ont compris. Là encore, n'en déplaise aux socialistes,
   une révolution culturelle est en marche.
   Mes amis,
   La valeur de la responsabilité est, elle aussi, de retour.
   Qui aurait osé, il y a seulement quelques années, légiférer sur le
   service minimum dans les transports ? Qui aurait osé imposer un vote à
   bulletin secret au bout de huit jours pour vérifier les conditions
   démocratiques de la grève ? Voilà qui sera fait ! Là encore :
   révolution culturelle !
   Révolution culturelle aussi pour nos universités si longtemps
   prisonnière du statu quo, prisonnière de la peur de réformer,
   prisonnière du mensonge sur l'état réel de notre système d'enseignement
   supérieur. Qui aurait pensé, il y a seulement quelques mois encore, que
   la question de l'autonomie ne serait plus un objet de colloque, mais un
   projet d'actualité, mené par un gouvernement décidé à changer la donne.
   Révolution culturelle sur la justice.
   Fini du silence sur l'autorité, la fermeté, la responsabilité. Nous
   avions promis d'agir contre les multirécidivistes : nous respectons
   notre engagement. Les délinquants auteurs d'actes graves, lorsqu'ils
   sont en situation de récidive, feront l'objet de peines planchers.
   Nous avions promis, Rachida, de traiter la délinquance des mineurs.
   Dorénavant, la minorité ne sera plus un alibi d'office. À force d'être
   excusés, impunis, certains jeunes délinquants en ont conclu que la
   société n'avait ni le courage de les recadrer, ni la générosité de les
   replacer dans le droit chemin. C'est cela qui va changer !
   Révolution enfin - et non la moindre - sur la mise en ordre de nos
   finances publiques. Moi, je ne suis pas là pour laisser à mes enfants
   la facture de notre insouciance ! Ce n'est pas en multipliant nos
   déficits et notre endettement que nous créerons les conditions d'une
   croissance saine et durable.
   Il faut revoir les mécanismes qui régissent notre protection sociale.
   Il faut élargir les sources de financement.
   Il faut responsabiliser chacun à travers le système de la franchise.
   Il faut aussi réorganiser notre sphère publique.
   Il est temps de rappeler que l'État est au service de la France et que
   ce n'est pas la France qui est au service de son État !
   Lorsque la France change, l'État change. Lorsque la France se
   "retrousse les manches" l'État se "retrousse les manches".
   C'est cela, l'honneur d'être fonctionnaire de la république.
   Toute notre stratégie pour conquérir la croissance est fondée sur
   l'effort, le courage, la motivation des salariés. Il est normal que
   tous les services publics se mettent au diapason de cette France en
   action.
   Avec Nicolas Sarkozy, nous voulons un État fort et respecté, pas un
   État figé, sur-administré, surendetté, et dès lors, paupérisé.
   Notre objectif est clair : ramener notre dette publique en deçà de 60 %
   du PIB et rétablir une situation budgétaire à l'équilibre en 2012 au
   plus tard. Au printemps prochain, nous inscrirons cet objectif dans un
   cadre pluri annuel. Dès 2008, les dépenses de l'État seront strictement
   reconduites en volume.
   Mais ce qui est aussi important que les chiffres, ce sont les
   fondements de cet assainissement.
   Nous ne ferons pas dans le factice ou le virtuel.
   C'est pour cela que nous avons engagé une révision générale des
   politiques publiques. Nous avons d'ores et déjà annoncé le non
   remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Comme
   nous avons également annoncé, au nom de la justice et de l'équité, que
   nous allons faire la réforme des régimes spéciaux.
   Je le dis aux fonctionnaires, ces femmes et ces hommes qui aiment leur
   métier, qui ont la vocation d'incarner l'intérêt général : il faut
   construire ensemble l'État du XXIème siècle !
   Les premières victimes de l'immobilisme, ce sont les agents publics
   eux-mêmes. Leurs conditions de travail, leurs rémunérations, leur place
   dans la société française s'en ressentent. 50 % des économies retirées
   du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite
   seront donc affectés à l'amélioration des carrières dans la fonction
   publique.
   Vous le voyez, au sein même de l'État que l'ont dit, à tort,
   irréformable, le gouvernement s'engage dans une révolution culturelle.
   Dans la foulée des élections présidentielles, je me souviens, mes chers
   amis, que j'avais affirmé que nous avions gagné la bataille des
   valeurs.
   La gauche s'était emportée devant cette formule.
   Elle s'était emportée car elle savait que je touchais juste :
   c'est-à-dire au coeur du leadership intellectuel et moral qui fut le
   sien pendant des décennies.
   Elle s'était emportée car elle savait que le temps des pyramides
   idéologiques et des vieux clivages partisans qui firent sa fortune,
   était en train de passer.
   Le paysage politique est en pleine mutation, et c'est toute la force de
   Nicolas Sarkozy que d'avoir été au centre d'une recomposition qui
   rafraîchit notre démocratie. L'ouverture - qui désespère tant le parti
   socialiste - est à l'image d'une France qui a tourné le dos à la lutte
   des classes, aux idées binaires, aux solutions toutes faites. Une
   France qui cherche autre chose, d'autres idées, d'autres voies.
   Souvenez-vous de toutes ces conventions que nous avons organisées
   durant l'année 2005 et 2006. Nous y avions invité des personnalités de
   tous bords. Elles étaient venues vers nous, s'étaient librement
   exprimées et ceci dans un climat d'écoute et de respect mutuel.
   L'ouverture, elle est dans la société française ! Elle est au sein même
   de nos rangs qui n'ont cessé d'accueillir des adhérents de tous
   horizons.
   Voilà pourquoi l'ouverture est aujourd'hui au gouvernement, et voilà
   pourquoi le Président - qui a vocation à rassembler nos concitoyens -
   entend bien s'adjoindre tous les talents, d'où qu'ils viennent. J'ai
   cru comprendre que la gauche n'aimait pas l'ouverture. Ça veut dire que
   vous avez toutes les raisons de l'approuver. Il est vrai qu'elle aurait
   tellement voulu nous voir comme avant, comme toujours, comme
   d'habitude. Je vois qu'il faut encore vous convaincre. Mais avec nos
   résultats vous allez comprendre que c'est Nicolas qui a raison, que
   pour réussir, il faudra aller chercher tous les talents.
   Mais voilà, Nicolas Sarkozy n'a pas été élu pour faire comme avant mais
   pour faire différemment.
   Il n'a pas été élu pour répéter le passé, mais pour créer et saisir
   l'avenir.
   Et moi, je n'ai pas été désigné pour gérer, mais pour réformer.
   Emploi : réforme !
   Université : réforme !
   Fiscalité : réforme !
   Justice : réforme !
   Institutions : reforme !
   Immigration : réforme !
   État : réforme !
   Démocratie sociale : réforme !
   Europe : réforme !
   Mon devoir est clair : réformer.
   Il y aura certainement des difficultés, des obstacles, des pesanteurs,
   car la France est ainsi. Mais j'avancerai, et j'avancerai d'autant plus
   aisément si je vous sens à mes côtés, expliquant aux Français notre
   démarche, expliquant ses buts.
   En vérité, cher Jean-Claude, cher Patrick, cher Pierre, cher
   Jean-Pierre, une nouvelle aventure commence pour notre formation
   politique.
   Vous êtes, ensemble, de façon collégiale, appelés à travailler pour le
   Président de la république autrement, différemment, avec votre loyauté
   mais aussi votre singularité.
   Nous, qui avons imaginé l'UMP pour fédérer la droite républicaine, et
   Nicolas qui lui a donné la force qui est la sienne, nous n'avons pas
   pensé cette formation politique comme une simple "machine de guerre
   électorale".
   Vous êtes la première force politique de France.
   Votre vocation est de durer au delà des échéances, d'innover, de
   rassembler de nouvelles compétences, d'attirer des jeunes, de lancer de
   nouvelles idées, d'aller au devant des Français.
   Je vais vous demander de défendre notre politique car le Président et
   le gouvernement ont besoin de vos relais.
   Je vous demanderai de rassembler vos énergies pour les prochaines
   échéances municipales et cantonales.
   Je ferai appel à votre fidélité quand ça va tanguer.
   Mais cette fidélité ne devra pas vous ligoter.
   Vous devrez rester créatifs.
   Vous devrez rester francs et sincères, vis à vis de vos amis qui
   gouvernement, et au premier chef, vis-à-vis de moi.
   Contre le piège de l'habitude vous devrez nous alerter.
   Contre le piège de l'enfermement, vous ouvrirez les portes et les
   fenêtres.
   Contre les pièges du desséchement et du renoncement, vous rallumerez la
   flamme de la campagne de 2007.
   Alors j'avancerai en me souvenant du serment noué avec tous ces
   Français qui nous ont encouragés et applaudis.
   J'avancerai en me souvenant du QG de la Rue d'Enghien.
   J'avancerai en me souvenant des 43 déplacements qui me conduisirent à
   soutenir beaucoup d'entre-vous.
   J'avancerai en vous disant, avec le Président de la république :
   "regarder, la France que nous voulons, la France que nous aimons, la
   France éternelle dont nous avons toujours défendu les valeurs, cette
   France là, grâce à vous, elle est de retour!".
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