N'IMPORTNAOUAK
Demain, je vais faire comme Eric, Luc, Nicolas, et les autres
17/06/2011 à 13h12 - mis à jour le 21/06/2011 à 13h18 | - vues | - réactions
Demain, je vais prendre exemple sur eux, nos élus, cette "élite" supposée diriger la France, nous guider et accessoirement servir de modèle.
Demain, je ferai comme Luc, Eric, Nicolas, Henri et tous les autres.
Oui, demain, je ferai tout pareil qu'eux, et on verra bien, si on rit,
ou pas.
Demain, quand je me ferai arrêter par les forces de l'ordre pour un contrôle, parce que je ne serai pas d'accord, je ferai un doigt d'honneur au policier, puis je nierai l'avoir fait, même si il me sort la photo sous le nez, je parlerai alors de "mauvaise interprétation".
Demain, je dirai à ma fille, en classe, devant son prof d'histoire qui se permettra de critiquer son travail, de se lever avant que la cloche ne sonne, en lui lâchant un "je me fais trop (les ados aiment tout trop) chier, je me casse".
Avec un "tchao bande de nazes", en prime.
Ça fera cool, après cela, nul doute qu'elle sera la plus populaire du bahut.
Demain, quand un collègue (subalterne, faut pas abuser) se permettra de critiquer mes décisions, j'aurai le choix, où je lui renverrai un "casse toi pôv con" dans les gencives ou bien, si je suis en forme et bien accompagnée, je lui balancerai un "hey, mais viens donc, allez ! viens donc, si t'es un homme".
Avec un ptit "t'aar ta gueule !" pour faire bien.
Quoi que non, ça, je le laisse à mon cadet, en primaire, pour la récré. Il s'agit d'apprendre à se faire respecter, dès la maternelle, tiens. Non mais Oh.
D'ailleurs, pour le cadet, si l'un de ses petits camarades à l'école se permet un mot déplacé à son encontre, hop ! J'y filerai deux baffes dans la tronche, question de respect, aussi.
Je nierai l'évidence, j'abuserai de ma position, je ferai sauter mes pv et favoriserai mes copains, ma famille, mes gosses, je m'octroyerai tout plein d'avantages, juste pour moi et mes petits copains, et là où je serai vraiment forte, c'est que je ferai passer tout cela comme une lettre à la Poste bientôt privatisée pour du sens du devoir, ou même mieux, tiens, du sacrifice.
Brillant.
Après cela, il ne me restera plus qu'à entrer en politique.
Je serai prête.
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