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- Ligne n°14 : Accueil du site > Revue > Idées du monde > Les Indignés et la démocratie des mouvements sociaux
Ligne n°15 : creative commons Eduardo Romanos ...- Ligne n°17 : Les Indignés et la démocratie des mouvements sociaux
- Ligne n°26 : Mots-clés : démocratie | altermondialisme | indignés | Espagne
- Ligne n°34 : Pourquoi les Indignés espagnols n’ont-ils pas de programme ? Selon le sociologue Eduardo Romanos, les analyses de ce mouvement social en termes de parti politique passent à côté de leur objet. Il viserait avant tout l’amplification des pratiques altermondialistes de démocratie délibérative.
- Ligne n°38 : * Les Indignés et la démocratie des mouvements sociaux (PDF - 248.5 ko)
Ligne n°39 : par Eduardo Romanos ...- Ligne n°43 : Cet article se propose de situer le mouvement connu comme 15M [15 mai 2011 ou mouvement des Indignés] dans le débat sur le rôle des mouvements sociaux comme agents de démocratisation (dans le sens d’avancée et de perfectionnement de la démocratie). Notre propos est d’intégrer à la discussion ouverte dans ce dossier les résultats des recherches qui, depuis le champ des mouvements sociaux, ont analysé les pratiques de démocratie délibérative au sein du mouvement pour une justice globale apparu à la fin du XXe siècle. En nous concentrant sur ce qui s’est produit à Madrid, nous nous demanderons de quelle manière le mouvement 15M se relie à ces pratiques.
Ligne n°49 : ... Quoi qu’il en soit, il semble nécessaire de souligner que le 15M n’est ni un parti politique, ni une organisation de quelque type que ce soit, mais un mouvement social. Les mouvements sociaux peuvent accueillir en leur sein des partis politiques (voir, par exemple, le mouvement écologiste et les partis verts). Le 15M ne le fait pas, et il ne semble pas qu’il aille le faire à l’avenir. Il intègre en revanche différentes organisations (par exemple, Democracia Real Ya, Juventud Sin Futuro et ATTAC España, parmi tant d’autres), à côté de nombreux autres groupes et d’activistes individuels. Cependant, aucun de ces acteurs ne revendique pour lui la représentation du mouvement, et ce dernier ne peut en aucun cas se réduire à eux. Le 15M est un phénomène plus vaste et plus complexe, construit en forme de réseau. À l’intérieur de ce dernier circulent des flux denses et informels d’interaction entre des acteurs qui partagent une identité collective (ils ont- Ligne n°50 : le sentiment d’appartenir a une communauté d’ « indignés ») et qui sont en rapport de conflit avec ceux qui, à leur avis, sont les responsables du problème social qu’ils dénoncent dans leurs protestations [1].
Ligne n°100 : ... En Espagne, le mouvement du 15M a inauguré une vague de protestations dont l’extension, la capacité mobilisatrice et la transversalité sont sans précédent dans l’histoire récente du pays. De plus, cette mobilisation s’inscrit dans un cycle de portée transnationale dont l’origine se situe en Afrique du Nord et au Moyen-Orient et qui, depuis, n’a cessé de s’étendre. Dans le cas espagnol, la diffusion transnationale de l’indignation s’est opérée dans un contexte politique émaillé de scandales de corruption et dominé par des mesures d’ajustement adoptées pour faire face à la crise économique. De nouvelles formes d’action sont apparues, que les récepteurs ont adaptées en fonction de leurs intérêts et traditions. Nous faisons référence à la « prise » des places. L’occupation de l’espace public n’est pas une invention des manifestants égyptiens, du Bahreïn ou espagnols mais, par contre, la façon dont chacun d’entre eux l’a- Ligne n°101 : occupé présente des traits nouveaux. Pour ce qui est du cas espagnol, et bien que acampadasol et les campements d’autres villes, villages et quartiers aient été levés, les indignés y reviennent de façon récurrente et y pratiquent un nouveau modèle de démocratie qu’ils essaient de perfectionner jour après jour, non sans de considérables efforts. « Prendre la place » n’est pas une occupation parmi d’autres, mais, répétons-le, un acte qui situe au centre de l’espace public l’expérimentation par le biais d’un processus participatif et délibératif de prise de décisions. En ce sens, le 15M a favorisé le transfert des pratiques délibératives depuis des enceintes plus ou moins limitées (par exemple, les campements, forums sociaux ou centres autogérés) vers les places, et c’est là que semble résider une différence importante.
- Ligne n°129 : Eduardo Romanos, « Les Indignés et la démocratie des mouvements sociaux », La Vie des idées, 18 novembre 2011. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Les-Indignes-et-la-democratie-des.html
- Ligne n°159 : [14] 12. Le baromètre de juin 2011 du Centro de Investigaciones Sociológicas (enquête de terrain réalisée entre le 2 et le 9 juin) révélait que parmi ceux qui avaient suivi les événements du 15M, 70,3% avaient une opinion « très favorable » ou « plutôt favorable » dudit mouvement, contre 12,7% qui avaient une opinion « très négative » ou « plutôt négative ». Les études menées par Metroscopia recueillent une perception similaire, qui décroît légèrement avec le temps : au début du mois de juin, 66,2% des personnes interrogées déclaraient avoir « plutôt de la sympathie » pour le mouvement, à la fin du même mois elles étaient 64,3% et en octobre 54% (ceux qui pensent que les motifs de protestation des indignés sont fondés étaient 81,1%, 78,6% et 73%, début juin, fin juin et octobre, respectivement)
- Ligne n°207 : indignés