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J'ai trouvé plusieurs canards morts au bord d'un étang. Est-ce le «botulisme» ? Que puis-je faire ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

A quelques encablures de l'été, lorsque les températures augmentent, que les précipitations se font rares et que l'oxygène se raréfie dans les étangs, les marais et les lacs, nous observons parfois une grande mortalité d'oiseaux d'eau (canards, grèbes…). En cause, le botulisme.

La bactérie: ennemie invisible

Le botulisme est une intoxication alimentaire causée par une bactérie anaérobe (cad se développant dans les milieux pauvres en oxygène), Clostridium botulinum, qui produit une toxine qui entraîne la mort par paralysie. La maladie se propage entre autres par l'intermédiaire de la nourriture contaminée par cette toxine.

Les oiseaux contaminés ont des difficultés à se mouvoir et présentent une paralysie progressive des pattes, des ailes et du cou. La mort survient rapidement ensuite par paralysie du système respiratoire ou noyade des oiseaux. La décomposition des dépouilles d'oiseaux ayant été contaminés par la toxine provoque ensuite une contamination en chaîne, notamment des oiseaux qui s'alimentent d'asticots qui se développent sur les cadavres (mouches à viande) ou des charognes elles-même. Un seul asticot contient assez de cette toxine pour provoquer la mort d'un canard colvert.

Que faire contre le botulisme ?

Les animaux morts doivent être acheminés par les autorités ou associations compétentes vers un centre crématoire où ils seront incinérés. Lorsqu'ils sont encore vivants, ils doivent être évacués rapidement vers des centres de revalidation (CROH, CREAVES) où ils recevront des soins adaptés, notamment un sérum de l'Institut Pasteur.

On peut aussi agir préventivement ou curativement sur le milieu en l'aérant. La projection d'eau fraîche à l'aide de puissantes pompes ou de fontaines permet d'augmenter le taux d'oxygénation de l'eau du site contaminé. La pollution généralisée des eaux de surface, notamment par les phosphates et les nitrates, favorise également le développement de la bactérie et l'apparition de la maladie. Il est donc nécessaire de limiter au maximum tout apport de ces polluants dans le milieu.

Ne plus nourrir les canards ?

Le problème principal dans les villes, c'est le nourrissage des oiseaux d'eau. Il faut éviter, surtout en été, de donner du pain et d'autres nourritures qui, jetés dans l'eau, fermentent et favorisent le développement de la bactérie et donc la contamination des aliments. Ce faisant, vous contribuez aussi à limiter les populations de rats et tous les problèmes sanitaires qui y sont liés.  

 

En savoir plus :
> http://www.mb.ec.gc.ca/nature/migratorybirds/avianb/dc22s00.fr.html
> Brochure "Vivre en ville avec eux" de l'IBGE, disponible gratuitement en téléphonant au 02/775.75.75  

 
 

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