Parole... Palabra... רוביד

On nous a demandé de réaliser un bilan critique sur notre travail au sein du projet...

Par où donc commencer ? Devons nous être critiques amères ou critiques constructives ? Il est vrai que le projet parole nous a donné du fil à retordre (surtout à cause des langues que nous avons choisi) mais en contrepartie, la quantité de choses que la réalisation de ce projet nous a apprise est incroyable.

Il faut savoir que sans un travail acharné ce travail ne peut exister. C'est-à-dire, il existe deux optiques dans la réalisation du projet encadré, soit cela ne nous intéresse pas vraiment et on bâcle le rendu soit on se met à se passionner pour ces dumpages de liens, cette recherche éperdue de l’utf8, ces incompréhensions CSS et on peut créer quelque chose de joli.
La qualité du projet final ne réside pas tant dans le nombre d’heures de travail consacrées à ce projet mais plutôt dans le plaisir qu’on peut trouver à le construire.

Alors certes, le projet encadré parole nous aura bien coûté quelques séances extra scolaires et des heures de prises de têtes desquelles nous aurions pu nous passer sur des scripts qui ne veulent pas faire ce qu’on leur demande ou sur ces caractères hébraiques qui refusent d’obéir, mais nous sommes finalement arrivées à quelque chose qui nous plait.

La plus grosse critique que nous pourrions formuler sur ce projet serait basée sur l’outil principal de création que nous avons le plus utilisé au cours des séances : Cygwin, ce cher et tendre. Sa complexité d’installation lui a bien valu quelques insultes et l’une des membres du groupe a même installé linux juste pour pouvoir utiliser la console dans le cadre du projet.
Mis à part Cygwin nous avons pu voir certaines limites dans le cadre de l’utilisation de l’hébreu comme langue de traitement. Effectivement, de par ses chaînes de caractères détachées et son sens de lecture l’hébreu nous a fait littéralement perdre du temps. Difficile à traiter, à dumper à en extraire les contextes, les motifs, le choix de l’hébreu ne nous aura pas simplifié la tâche… Effectivement, l’extraction des contextes ne peut être faite si le verbe est conjugué, car sa forme prend alors un en plus qui empêche l’automatisation de la tâche. Le positif c’est qu’il nous aura confronté à certaines choses auxquelles nous ne nous attendions pas et appris à réagir en ces conditions. Parmi les choses qui nous aurons posé problème :

Les problèmes d’encodage
Certaines des pages que nous avions sélectionnées ne fonctionnaient pas lorsque nous cherchions à détecter le charset. Celui-ci n’étant pas détecté il stoppait donc l’avancement du projet car nous ne pouvions pas savoir comment transformer les encodages en UTF-8. Ces problèmes d’encodage peuvent être expliqués par le fait que certaines pages n’étaient pas de vrais liens sains mais des copiés collés d’autres pages. Ou encore que les fournisseurs de ces pages ne souhaitaient pas voir celles-ci ré-exploitées sans leur accord. Mais le vrai problème venait d’une commande défectueuse dans le matériel universitaire, la commande –o de egrep, qui permet de détecter les encodages, ne fonctionnait pas sur la machine utilisée en cours.
Les problèmes d'outils
Pour remédier aux problèmes de contextes en hébreu, il a fallu intégrer le motif dans le script minigrepmultilingue, modifié quatre fois pour arriver au résultat escompté.
En ce qui concerne le reste des outils, curl est plus efficace que wget dans un script, désormais nous le savons…

En ce qui concerne nos erreurs de parcours, elles ont été nombreuses. Et certaines n’ont trouvées de solutions qu’à la dernière minute. Les problèmes de contexte en hébreu venaient du fait que dans certaines Urls l’expression que nous cherchions était conjuguée, la machine étant une machine elle ne décèle pas ce genre de subtilités… L’autre erreur fut de consacrer 6 heures à la construction d’un site sur wix, un site proposant des matrices de sites flash. Bien sur, nous pensions bien faire, une interface graphique animée, la possibilité de changer tous les effets et de voir dérouler des jolis menus interactifs, mais une personne nous a alors fait remarquer que le site même, finalité du projet devait être crée par nos soins, ce qui après réflexion tombe sous le sens… Au lieu de cet erreur nous aurions donc pu simplement construire nos pages en htlm grâce aux feuilles de styles CSS…

Dans l’ensemble, à part nos remontrances envers ce cher Cygwin, nous pouvons dire qu’il à s’agit d’un apprentissage constructif et enrichissant pour nous trois durant ce semestre.