24 janvier au 18 octobre 2008

L’exposition est ouverte du mercredi au dimanche, de 13h00 à 16h00. En octobre et novembre elle est ouverte sur réservation seulement, pour les groupes de dix personnes et plus, vérifier s’il y a des heures de visites individuelles.

À visiter!

Plus de 40 icônes de la collection unique et imposante de Gilberte Massicotte-Éthier, iconographe de la ville de Québec.

Activités spéciales

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Où?

À l’Oratoire Saint-Joseph de Québec
560 chemin Sainte-Foy, Québec
Arrêt du bus n° 7 juste devant.
Stationnement gratuit à l’avant et à l’arrière
[Voir la carte]

Coût d'entrée

Contribution volontaire pour les visites individuelles. Pour les groupes, veuillez nous contacter pour plus d'informations.

Donateur principal


Présentation

Lavement de pieds

Sa signification

Le mot "icône" signifie petite image. On n'invente pas une icône; elle naît d'une autre icône, ce n'est pas une simple image, cet objet « sacré » prend sa source dans la Parole de Dieu, la Bible. L'icône est à l'oeil ce que l'Évangile est à l'oreille.

L'icône nous met en présence de Jésus-Christ, de sa Mère et des saints transfigurés par l'Amour de Dieu, elle fait entrer dans un mystère. Plus que de l’archéologie, qu’un art ancien ou une histoire du passé, l’icône est l’art de la présence aujourd’hui : elle est l’histoire du ressuscité qui continue de guérir, de soulager, d’enseigner, de gouverner… à travers son Corps, l’Église. Au travers des saints, on est avec l’icône dans le témoignage de ceux et celles qui ont vu et reconnu Jésus, aujourd’hui encore nous disons avec eux: « nous voyons le Christ et nous le reconnaissons », au travers des œuvres de mère Térésa, de frère Roger, des moines de Tiberine…

Pentecôte

L'icône a traversé beaucoup d'épreuves, de nombreuses persécutions. Le conflit s'est résolu avec le Concile de Nicée qui déclara: « On peut désormais représenter en image le Fils de Dieu, Jésus-Christ, puisqu'il s'est incarné ».

L’icône bouleverse les règles de l’art. Pour témoigner de la vision du Thabor par exemple, la couleur n’a plus de sens pour la couleur, elle veut rendre compte de la lumière et de la transformation. La perspective s’inverse pour permettre au mystère de venir à nous.

Pêche miraculeuse

N’étant pas du domaine de l’esthétique mais de la théologie, en tant que visualisation de l’incarnation, la revendication de l’autonomie n’a pas sa place. La tradition iconographique demande de respecter certains canons établis, assurant ainsi sa transmission. Loin de tuer la liberté, ces canons sont l’alphabet qui rend l’icône audible à tous. Les règles canoniques font éviter Babel et la fantaisie pour entrer sur le terrain de la prière, dans une authentique rencontre avec l’Évangile.

L'icône, dans le monde actuel est présence pour témoigner de la plus belle histoire d'amour.

Les étapes d’écriture d’une icône

  1. La prière de l’iconographe. S'abandonner à l'Esprit Saint comme guide.
  2. Faire une planche de bois plein, creusée, renforcie au dos avec des tiges en queue d’aronde.
  3. Sabler et encoller de tous côtés la planche de bois avec de la colle de peau de lapin. Faire sécher 24 heures.
  4. Recouvrir la planche de tissu préalablement trempé dans la colle chaude de peau de lapin. Faire sécher 24 heures.
  5. Appliquer 12 couches de levka (mélange blanc de Meudon et colle); une couche par jour. Faire sécher et sabler à chaque fois pour obtenir, à la fin, une surface douce comme du marbre poli.
  6. Tracer le sujet de son choix.
  7. Comme base pour l'or bruni, appliquer six couches de bolus (terre mélangée de colle de poisson). Éclaircir avec une agathe.
  8. Poser au moins 2 couches de feuilles d'or en soufflant fortement sur la partie à dorer, avec son haleine chaude et humide, afin que l'or adhère bien. Après ½ heure, on polit avec l'agathe, pour faire briller.
  9. Utiliser pour les couleurs des pigments végétaux mélangés à du jaune d'oeuf et de l'eau distillée. Travailler en aplat, à l'horizontale. Les couleurs sont liquides, posées goutte à goutte, en poussant vers le haut. Peindre les couleurs foncées d'abord. Les couleurs claires et les lavis structurent lentement les formes. Le levka du fond boit une partie de la couleur en séchant.
  10. Recouvrir de proplasme (couleur vert terre) les mains, le visage, les pieds, tout ce qui est chair. Appliquer 3 couches, laisser sécher entre chacune. Puis peindre les vêtements.
  11. Une fois l’icône bien séchée, vernir.
  12. Identifier l'icône; lui donner un nom.
  13. Faire bénir l'icône.
  14. On ne signe pas une icône, on peut l’identifier au dos.

Les matériaux

Les matériaux utilisés proviennent des règnes animal, végétal ou minéral :

  • Bois de tilleul, de bouleau, d'aulne, de chêne, de cyprès ou de pin très sec
  • Coton ou lin
  • Colle de peau de lapin
  • Colle de poisson
  • Blanc de Meudon (poudre d'albâtre)
  • Feuilles d'or 24K d’Allemagne
  • Jaune d'oeuf, eau, vinaigre, fiel de boeuf
  • Alcool, "gomme de laque", ail
  • Bière, huile de lin
  • Pigments colorés naturels Kremer: Bleu lapis lazuli, vermillon, ocre, etc.

Les outils

  • Pinceau en queue de morue
  • Pinceau en martre
  • Pinceau à filet petit gris
  • Pinceau à poil de bœuf
  • Soie de porc ou d'écureuil
  • Raclette
  • Compas
  • Tire-lignes
  • Loupe
  • Chamois
  • Agate
  • Compte-gouttes
  • Grattoir
  • Poinçon
  • Spatule