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Conservation ex situ des ressources génétiques à l’Institut forestier de São Paulo (Brésil)[24] (Alexandre Magno Sebbenn et al)

Alexandre Magno Sebbenn
Antonio Carlos Scartena Zanatto
Ligia de Castro Ettori
Omar Jorge Di Dio Junior[25]

INTRODUCTION

Depuis 1979, l’Institut forestier de São Paulo (Brésil) (SPIF) conserve un certain nombre d’essences forestières menacées d’extinction ou subissant un déclin génétique en raison de l’industrialisation croissante et du développement agricole et urbain non planifié. Vitor (1975) donne une idée de l’aggravation de la situation dans les forêts naturelles de l’Etat de São Paulo, indiquant qu’au début du dix-neuvième siècle, 70,5% de la superficie de l’Etat étaient couverts de forêts naturelles, mais qu’en 1975 il n’en restait que 7%. Le Groupe FAO d’experts des ressources génétiques forestières énumère les espèces suivantes du Brésil qui méritent de retenir l’attention: Aspidosperma polyneuron, Araucaria angustifolia, balfouroedron riedelianum, Cariniana legalis, Dipterix alata, Hymenaea coubaryl, Myracroduon urundeuva (FAO, 1998, 2000). Une référence historique intéressante est celle faite au milieu de l’année 1900 par le naturaliste suédois Albert Löfgren: “La dévastation des forêts détruit ce que la nature a mis des millions d’années à créer; le prix de cette destruction sera très élevé; au nom de la vie elle-même et de notre avenir, nous devons stopper cette dévastation” (SPIF, 1994).

Aujourd’hui, on ressent fortement l’absence d’une politique forestière capable de stimuler la conservation génétique des forêts restantes, le reboisement et la restauration des zones dégradées ainsi que l’aménagement forestier durable. Alors qu’en 1986, il restait encore plus de 70% de la forêt atlantique, il n’en reste plus maintenant que 7%.

Le programme de conservation ex situ des ressources génétiques des espèces brésiliennes indigènes au SPIF vise à conserver la variabilité génétique existante entre et dans les populations d’essences forestières, pour leur utilisation actuelle et future, afin de répondre aux besoins économiques, sociaux et environnementaux. Les objectifs du programme comprennent également l’étude de la structure génétique, le comportement sylvicole, la transmission de caractères héréditaires présentant un intérêt économique et la production de semences améliorées pour le reboisement des zones dégradées et modifiées.

L’INSTITUT FORESTIER DE SÃO PAULO

Le SPIF fait partie de l’Agence pour la protection de l’environnement du Gouvernement de l’Etat de São Paulo, fondée en 1888 par le naturaliste suédois Alberto Löfgren et connu à l’origine comme l’Horto Botânico. En 1911, l’Horto Botânico a été transformé en Service forestier de l’Etat de São Paulo (SPIF, 1994). L’Institut a plusieurs stations écologiques, parcs, forêts, stations expérimentales, pépinières et réserves forestières publiques, réparties dans l’Etat de São Paulo, et occupant approximativement 3,4% de sa superficie[26]. Sur la superficie totale administrée par le SPIF, 94% (0,8 million d’hectares) sont utilisés à des fins de conservation. La plus grande partie de ce qui subsiste de la forêt atlantique de l’Etat de São Paulo se trouve dans ces aires et sert à la conservation in situ et de source de semences et de progagules pour la régénération future des forêts naturelles de l’Etat. Ces aires ont donc une valeur inestimable. Le SPIF assure également la conservation ex situ des essences forestières indigènes et exotiques brésiliennes. Actuellement, le programme de conservation ex situ comprend 24 essences forestières indigènes et 45 essences introduites. Ces dernières comprennent 23 espèces d’Eucalyptus, 14 espèces de Pinus et huit espèces d’autres genres: Liriodendron, Toona, Grevillea, Cupressus, Cryptomeria, Cordia et Araucaria (voir Gurgel Garrido, 1997).

CONSERVATION EX SITU

Les activités de conservation ex situ ont été lancées par Mme Ana Cristina Machado de Franco Siqueira, qui a été l’une des premières scientifiques à reconnaître les problèmes de perte accélérée des ressources génétiques forestières dans l’Etat de São Paulo et au Brésil et à prendre les mesures qui s’imposaient.

Le tableau 1 contient des informations sur les essences forestières indigènes, y compris dans les aires de conservation ex situ établies depuis 1979. Toutefois, elles comprennent également deux essais de provenances de Araucaria angustifolia mis en place en 1973, qui ont ensuite été incorporés dans le programme de conservation ex situ. Actuellement, le programme comprend 24 espèces et 41 aires expérimentales. Certaines expériences sont répétées sur deux sites. Les aires de conservation ex situ comprennent des essais de descendances et de descendances et populations, établis à l’origine en tant que plantations pures, après la mise en place de dispositifs expérimentaux tels que les blocs randomisés, les blocs randomisés complets et les dispositifs en blocs compacts par famille, toujours avec six blocs et cinq plantes par placeau, totalisant 30 plantes par descendance/site. Depuis 1990, reconnaissant combien il est important de respecter les stades de succession pour une meilleure adaptation et une meilleure croissance de la majorité des essences forestières indigènes au Brésil, des expériences ont été faites en mélangeant dans les blocs plusieurs espèces en phases successives, y compris les espèces pionnières, secondaires et climaciques. Dans le tableau 1, les chiffres entre parenthèses indiquent que cette espèce est mélangée avec une autre ayant le même chiffre entre parenthèses.

Tableau 1: Essais de conservation génétique ex situ avec des essences forestières indigènes au SPIF, Brésil. Compilé par Gurgel Garrido (1997)[27]

Espèces

Expérience

Etablissement

Nombre de provenances

Nombre total de plantes

Type

Dispos.

Année

Sites

Anadenathera falcata

Pt

IC

1994

1

1

20

Araucaria angustifolia

Pt

BC

1974

2

1

32

Araucaria angustifolia

Or

BC

1985

1

1

19

Araucaria angustifolia

P/p

BFC

1973

2

5

115

Araucaria angustifolia

pt

BC

1981

1

7

70

Araucaria angustifolia

p/p

BFC

1980

1

15

121

Aspidosperma polyneuron

pt

BC (1)

1992

1

1

23

Astronium graveolens

pt

BC

1990

1

1

23

Balfourodendron riedelianum

p/p

BFC

1984

1

3

48

Cariniana legalis

p/p

BFC

1992

2

3

50

Cordia trichotoma

pt

BC

1986

1

1

32

Cordia trichotoma

pt

BC

1986

1

1

25

Dipteryx alata

p/p

BFC

1980

1

2

38

Dipteryx alata

p/p

BFC

1986

1

2

42

Dipteryx alata

pt

IC

1981

1

1

25

Dipteryx alata

pt

BC

1986

1

1

25

Enterolobium contortisiliquum

pt

BC

1990

1

1

23

Esenbeckia leiocarpa

pt

BC (2)

1992

1

1

25

Gallesia gorarema

pt

BC

1985

1

1

25

Gallesia gorarema

p/p

CFB

1982

2

3

65

Genipa americana

pt

BC (3)

1997

1

1

21

Guazuma ulmifolia

pt

BC (3)

1997

1

1

20

Hymenaea courbaryl

p/p

IC

1985

1

3

68

Machaerium villosum

p/p

BC (1)

1992

1

1

13

Machaerium villosum

p/p

CFB

1981

1

4

26

Myracrodruon urundeuva

pt

BC (2)

1993

1

1

23

Myracrodruon urundeuva

p/p

BFC

1981

1

5

91

Myracrodruon urundeuva

pt

BC

1986

1

1

42

Myracrodruon urundeuva

pt

BC

1988

1

1

28

Myroxylon peruiferum

p/p

IC

1984

1

4

45

Parapiptadenia rigida

pt

BC (1)

1991

1

1

25

Peltophorum dubium

pt

BC (2)

1992

1

1

26

Peltophorum dubium

p/p

BFC

1985

2

2

28

Peltophorum dubium

pt

BC

1985

1

1

18

Persea condata

pt

BC (1)

1992

1

1

9

Prunus sellowii

pt

IC

1989

1

1

17

Pterogyne nitens

p/p

BFC

1989

1

4

36

Pterogyne nitens

p/p

BFC

1989

1

5

93

Tabebuia heptaphylla

pt

BC

1984

1

1

19

Tabebuia heptaphylla

pt

BC

1985

1

1

15

Tabebuia vellosoi

p/p

BFC

1986

1

1

18


Il y a lieu de noter que 63% des peuplements et expériences ex situ utilisent du matériel génétique provenant d’une seule population, et deux seulement comprennent du matériel génétique provenant de plus de cinq populations; ces deux derniers sont de Araucaria angustifolia. Ainsi, malgré le nombre relativement important d’espèces incluses, les aires de conservation ne traitent pas actuellement de la variabilité génétique parmi les populations. Il est nécessaire d’inclure une gamme de populations de chaque espèce, de préférence couvrant toute l’aire de répartition. Un autre problème est que les banques ne sont établies que dans huit des 21 stations expérimentales du SPIF, et 70% d’entre elles sont situées dans deux localités seulement (E.E. Luiz Antonio et E. E. de Pederneiras). Cela constitue un risque sérieux, en particulier à cause des feux fréquents durant la saison sèche (hiver) dans l’Etat de São Paulo. Toutefois, un des avantages est que la conception des aires de conservation consiste en des dispositifs expérimentaux statistiquement valides, qui permettent une surveillance périodique de la variabilité génétique des populations, et l’étude de la structure des populations, des caractères héréditaires et du comportement sylvicole. Un autre avantage réside dans la possibilité de transformer les aires expérimentales en vergers à graines afin de produire des semences pour le reboisement des zones dégradées et déboisées de l’Etat. La faible intensité de la sélection artificielle utilisée dans les peuplements et les expériences de conservation ex situ permettra de produire des semences ayant de hauts niveaux de variabilité génétique, avec l’avantage supplémentaire que les vergers sont faciles à récolter. Néanmoins, la grande majorité des espèces mises à l’essai ne sont pas encore dans la phase de reproduction. Les caractères génétiques et sylvicoles évalués jusqu’ici sont le diamètre à hauteur de poitrine, la hauteur totale, la forme du fût et le taux de survie. On vient de commencer des études isoenzymatiques et des études des systèmes de reproduction de certaines des espèces, par exemple avec Cariniana legalis.

RÉSULTATS DES ÉTUDES GÉNÉTIQUES

Le tableau 2 donne les résultats de l’analyse de la structure génétique des populations conservées, estimées à l’aide de la méthode décrite par Hamrick (1976). La plus grande partie de la variabilité génétique de toutes les espèces a été trouvée à l’intérieur des populations, notamment parmi des individus au sein des descendances. Cela correspond à la majorité des études portant sur la structure des populations effectuées sur la base des caractères quantitatifs des espèces forestières tropicales et tempérées (Hamrick 1976; Khalil, 1985; Li et al., 1993; Moraes, 1993; Buliuckas et al. 1999, Rehfeldt, 1999; Sebbenn et al. 1999), ainsi qu’aux données sur les izoenzymes (Hamrick & Godt, 1990). On estime que la faible variabilité génétique parmi les populations est associée au petit nombre des populations de chaque espèce incluses dans les expériences, et montre qu’il est nécessaire d’incorporer un plus grand nombre de populations dans les banques de conservation ex situ afin de conserver la variabilité parmi les populations. L’absence de variabilité génétique observée au niveau moléculaire dans les populations semble indiquer qu’à des fins d’amélioration des arbres, l’avantage de sélectionner une population ou une autre peut être limité. Si cette observation est confirmée, le choix des matériels à inclure dans les vergers à graines peut être fait sur la base des résultats des descendances à travers les populations.

On a évalué la variabilité génétique au sein des populations, en estimant l’héritabilité, le coefficient de variation génétique et la variation phénotypique parmi la descendance. L’héritabilité en ce qui concerne la hauteur et le diamètre a été généralement faible. Les anomalies relevées dans les estimations des paramètres génétiques pourraient être associées à l’emploi d’un petit nombre de descendances par population et à des hypothèses de base erronées dans la génétique quantitative pour l’estimation des paramètres génétiques (voir par exemple Nogueira et al., 1986b, Siqueira et al., 1993, Sebbenn et al., 2000). A cet égard, en étudiant les systèmes de reproduction dans les populations de Myracrodruon urundeuva sur la base des isoenzymes, Moraes (1993) a observé que le degré d’allofécondation de l’espèce était de 0,49. On a constaté par la suite que cette espèce avait un comportement procréateur mixte (exogamie et endogamie), ce qui souligne le besoin de disposer d’informations de base sur les systèmes de reproduction, comme l’ont suggéré Ritland (1989) et Surles et al. (1990). Sebbenn (2000), lorsqu’il compare l’estimation des paramètres génétiques dans les populations de Cariniana legalis en utilisant i) le modèle classique, et ii) en incorporant les principes de Ritland, a observé des surestimations dans les coefficients d’héritabilité allant jusqu’à 33% en utilisant des modèles classiques. Il ressort de la documentation disponible que la majorité des essences forestières indigènes du Brésil ont un comportement procréateur mixte (voir par exemple, Paiva, 1993; Lepsch-Cunha, 1996; Sebbenn et al., 1998; Souza, 1997; Moraes, 1997; Oliveira, 2000). Ainsi, il est clair que les paramètres génétiques dans les essences forestières indigènes ne peuvent être estimés sans un sens critique sur la base des modèles génétiques classiques de caractère quantitatif.

Tableau 2. Proportion de variation phénotypique dans les descendances , variation génétique parmi les descendances dans les populations et variation génétique parmi les populations pour quelques espèces d’arbres tropicaux soumis à des mesures de conservation in situ au SPIF, Brésil.

Espèces

Caractère

Pop.


(%)


(%)


(%)

Référence

Balfourodendron

DAP

3

84.1

12.7

3.1

Siqueira et al. (2000)

Riedelianum

ALT

3

81.5

11.8

6.7


Pterogyne nitens

DAP

4

91.9

7.7

0.4

Sebbenn et al. (2000)

ALT

4

84.7

8.7

6.7


Peltophorum dubium

DAP

2

80.9

17.8

1.2

Sebbenn et al. (2000)

ALT

2

74.4

24.2

1.5


Cariniana legalis

FF

3

91.6

2.4

6.0

Sebbenn (2000)

DAP

3

96.5

3.4

0.1


ALT

3

97.3

2.6

0.1


VC

3

85.7

1.5

12.8



PERSPECTIVES D’AVENIR

La forêt atlantique du Brésil est l’une des plus grandes réserves de diversité biologique forestière de la planète, et de nombreuses aires contiennent plus de 400 espèces d’arbres par hectare; pour 90% des espèces, on trouve seulement un individu par hectare (Kageyama et al, 1997). Toutefois, comme on l’a dit plus haut, les aires de conservation ex situ du SPIF ne comprennent que 24 espèces, et moins de cinq populations ont été incluses pour la majorité des espèces. Toutes les aires et expériences de conservation ex situ ont été mises en place avec des ressources du SPIF, mais les investissements financiers du gouvernement de l’Etat dans l’institution ont été peu à peu réduits et l’incorporation de nouvelles espèces a été fortement limitée ces dernières années: 73% des 41 expériences actuelles ont été établies avant 1990.

Il est nécessaire d’augmenter le nombre de populations des espèces déjà établies dans les peuplements de conservation ex situ afin d’améliorer la couverture de la variation génétique conservée. Il y a lieu en outre de continuer d’évaluer périodiquement le matériel contenu dans les banques de conservation ex situ, afin de mieux comprendre les caractéristiques génétiques et le comportement sylvicole des espèces. Il faudrait par ailleurs envisager de transformer les expériences en vergers à graines, en utilisant une sélection de faible intensité pour maintenir des populations effectives de grande dimension. Enfin, il est nécessaire d’augmenter le nombre d’espèces soumises à une conservation ex situ, et d’inclure une gamme de populations de chaque nouvelle espèce incluse. Un échantillon de 30 populations, représentée chacune par 25 descendances et 30 plantes par descendance établies dans au moins trois localités, permettrait probablement d’atteindre les objectifs de conservation et de garantir la conservation d’allèles rares (fréquence < 5%).

On a identifié les nouvelles espèces qui pourraient être incluses sur la base de deux critères: i) leur présence dans l’Etat de São Paulo, et ii) leur valeur économique. Ces espèces sont énumérées au tableau 3 selon les groupes de succession auxquels elles appartiennent.

Tableau 3: Liste des nouvelles espèces qui pourraient être incluses dans le programme de conservation ex situ

Espèces

Nom commun

Famille

Espèces pionnières



Cecropia glaziovi Snethl.

Embaúbavermelha

Cacropiaceae

Cecropia hololeuca Miquel

Imbaúba prateada

Cacropiaceae

Clethra scabra Pers.

Carne de vaca

Clethraceae

Croton floribundus Spreng

Capixingui

Euphorbiaceae

Piptadenia paniculata Bentham

Angico

Mimosaceae

Espèces secondaires



Cabraela canjerana

Canjarana

Meliaceae

Cariniana estrellensis

Jequitibá branco

Lecithidacea

Cedrela fissilis Vellozo

Cedro

Meliaceae

Centrolobium robustum (Vell.) Martius ex Bentham

Araribá rosa

Fabaceae

Centrolobium tomentosum Guillem ex Bentham

Arauva

Fabaceae

Chlorophora tinctoria (Linnaeus) Gaudichaud

Taiúva

Moraceae

Chorisia speciosa (A. S. Hil.) Dawson

Paineira

Bombacaceae

Cinnamomum glaziovii (Mez) Kosterm

Garuva

Lauraceae

Copaifera langsdorffii Desf.

Bálsamo

Caesalpinaceae

Copaifera trapezifolia Hayne

Copaíba

Caesalpinaceae

Cryptocarya moschata Nees & Martius ex Nees

Canela branca

Lauraceae

Dalbergia brasiliensis Vogel

Jacaranda

Fabaceae

Erytrina falcata Benth.

Corticeira

Fabaceae

Inga striata

Inga

Mimosoidae

Joannesia princeps Vell.

Boleira

Euphorbiaceae

Lafoensia pacari A. Saint-Hilaire

Dedaleiro

Lythraceae

Luehea divaricata Martius & Zuccarini

Açoito a cavalo

Tiliaceae

Machaerium scleroxylon Tulasne

Caviuna

Fabaceae

Nectandra lanceolata Nees et Matius ex Nees.

Canela-amarela

Lauraceae

Platypodium elegans Vog.

Amendoin do campo

Fabaceae

Podocarpus lambertii Klotzsch ex Endl.

Pinheiro bravo

Podocarpaceae

Talauma ovata A. Saint-Hilaire

Baguaçu

Magnoliaceae

Espèces climaciques



Calophyllum brasiliensis Combessedes

Guanandi

Clusiaceae

Casealpinia leiostachya Ducke

Pauferro

Caesalpiniaceae

Dalbergia nigra (Vell.) Freire Allemão ex Bantham

Jacaranda da Bahia

Fabaceae

Holocalyx balansae Micheli

Alecrim

Fabaceae

Laplacea fruticosa (Schrader) Kobuski

Santa Rira

Theaceae

Ocotea catharinensis Mez

Canela-preta

Lauraceae

Ocotea odorifera (Vell.) Rohwer

Canela-sassafrás

Lauraceae

Ocotea porosa (Nees ex Martius) Libarato Barroso

Imbuia

Lauraceae

Plathymenia reticulata Benth.

Amarelinho

Mimosaceae

Tabebuia impetiginosa

Ipê-rosa

Bignoniaceae


REMERCIEMENTS

Les auteurs remercient les chefs et les directeurs des stations expérimentales du SPIF qui se sont occupés de l’entretien des banques de conservation, ainsi que les équipes chargées de l’évaluation sur le terrain, qui ont assuré une collecte de données efficace et de grande qualité. Nous sommes également reconnaissants à Girlei Costa da Cunha, ingénieur forestier, qui a lu le manuscrit et a fait des suggestions précieuses quant aux nouvelles espèces à inclure dans la banque de conservation du SPIF.

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[24] Reçu en mai 2001, Original: anglais.
[25] Instituto Florestal, C. Postal 1322, 01059-970, São Paulo, SP, mél: amsebben@carpa.ciagri.usp.br
[26] Pour plus de détails, voir IFSP (1994).
[27] Notes:

pt: essai de descendance; p/p: essai de descendances/populations; orc: verger à graines;
IC: entièrement aléatoire; BC: blocs randomisés; BFC: bloc compact par famille; les parenthèses: ( ) indiquent un essai combiné comportant plus d’une espèce;


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