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Accident mortel d'un policier lors d'un barrage routier à Saint-Hubert : la CSST dépose son rapport d'enquête

 

Longueuil | 10 avril 2001 | Des lacunes, à la fois dans la méthode de travail, la directive opérationnelle et la formation sur les barrages routiers, sont à l'origine du décès d'un policier de Saint-Hubert, M. Alain Forget, survenu en août 2000. Telles sont les conclusions du rapport d'enquête rendu public aujourd'hui par la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST).


Rappel de l'événement


Le 28 août 2000, deux policiers de Saint-Hubert érigent un barrage routier à l'aide de leur autopatrouille sur la voie de service de la route 116, afin d'arrêter des fuyards qui ont perpétré un vol qualifié. Le véhicule des fuyards force le barrage et frappe l'autopatrouille. Sous la force de l'impact, celle-ci se déplace et heurte mortellement le policier Alain Forget, alors qu'il s'éloigne pour se protéger. Ce dernier est projeté contre un muret de béton.


Constatations de la CSST


À la suite de leur enquête, les inspecteurs de la CSST ont retenu trois causes à l'accident :


la méthode de mise en place du barrage routier est inadéquate - les deux policiers stationnent leur véhicule en diagonale de la route et se postent devant leur autopatrouille, sans protection;

  • la directive opérationnelle du Service de police de Saint-Hubert sur les barrages routiers est imprécise et incomplète - parmi les éléments importants qui sont absents, notons : 
               - les critères de mise en place d'un barrage et les restrictions;
               - les rôles et responsabilités des intervenants;
               - les mesures de sécurité au cas où le barrage serait forcé.
  • la formation des policiers sur la mise en place de barrages routiers est déficiente - les policiers de Saint-Hubert érigent des barrages routiers en se basant uniquement sur la formation théorique reçue à l'École nationale de police du Québec, anciennement l'Institut de police du Québec (l'IPQ). Aucune autre formation ni entraînement n'ont été donnés.

Exigences de la CSST


Afin de prévenir la répétition d'un tel accident, la CSST a émis un avis de correction obligeant l'employeur à élaborer un plan d'action pour remédier aux lacunes constatées. Ce plan d'action doit être déposé d'ici le 18 avril prochain.


Recommandations de la CSST


La CSST recommande par ailleurs à l'École nationale de police du Québec de revoir la formation théorique et d'élaborer une formation pratique sur l'érection de barrages routiers.

À partir des résultats de cette enquête et d'un précédent accident, la Commission travaille en étroite collaboration avec le groupe de travail provincial sur les barrages routiers pour préparer une nouvelle formation. De plus, la CSST faisait partie du groupe de travail piloté par le ministère de la Sécurité publique du Québec qui a donné lieu à la révision de la directive sur les poursuites policières d'un véhicule.

 

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