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"Faire barrage à Le Pen et relever la République"

Auteur : Jean-Pierre Chevènement
Le : 26/04/2002 18:06

Note de la rédaction :
La déclaration du candidat du Pôle Républicain, du 23 avril.

Déclaration de Jean-Pierre Chevènement

« Faire barrage à Le Pen et relever la République »

Les résultats du premier tour de l'élection présidentielle confirment nos analyses jusqu'à la nausée. La situation actuelle résulte de la politique des formations dominantes de droite et de gauche qui ont abandonné le monde du travail et la nation au profit de la logique sans fin de la mondialisation, qui dissout les liens sociaux, élimine tout sens collectif, réduit la démocratie à son enveloppe électorale formelle, creuse les inégalités sociales. Près d'un électeur sur deux se situe hors du champ de la politique démocratique, par l'abstention ou le vote extrême droite.

Au-dessus de la droite et de la gauche, il y a la République. La poussée de Le Pen doit être contenue dans l'intérêt de la démocratie et de la France. Celle-ci ne doit pas être abandonnée à l'extrême-droite. La conception républicaine de la nation française comme communauté de citoyens telle que nous la défendons n'a rien à voir avec la conception ethnique d'une communauté de souche véhiculée par Le Pen. Le pôle républicain appelle donc à faire barrage à Le Pen le 5 mai prochain. En ce qui me concerne je voterai Jacques Chirac pour faire barrage à Le Pen.

Ce souci ne doit cependant pas occulter la crise que le score de Le Pen met en lumière :

Crise sociale d'abord : inégalités croissantes, chômage, précarité, insécurité, sentiment d'abandon éprouvé par les couches populaires dans une société dominée par l'Argent, condescendance et mépris de l'Establishment à l'égard du monde du travail et des simples gens, désarroi devant l'avenir d'un pays frappé par la désindustrialisation, menaces sur la souveraineté nationale et crise du modèle de la citoyenneté. La gauche de 1997 n'a pas su inscrire dans la réalité l'idée du pacte républicain, qu'il s'agisse des règles à fixer à la mondialisation, du contenu des politiques européennes, de la sécurité des Français ou de l'autorité de la loi égale pour tous.

Crise politique ensuite : le vote Le Pen a été la réponse improvisée et absurde à un système politico-médiatique qui, occultant tous les enjeux de fond, a présélectionné deux mois à l'avance les deux finalistes du deuxième tour, enfermant les citoyens dans un choix -Chirac-Jospin- dont ils ne voulaient pas.

La crise est profonde. La présidentielle ne résoudra rien. Ce qui est en cause, c'est l'orientation politique suivie trop longtemps par tous les gouvernements successifs de droite et de gauche qui conduit à la perte des repères républicains et à l'effacement de la France dans une mondialisation financière aveugle.

Le vote pour l'extrême droite ne peut pas être assimilé à la montée du fascisme de l'entre deux-guerres, dont la caractéristique était l'irruption de milices détruisant physiquement les organisations démocratiques et socialistes. Les dirigeants du Front national sont pour la plupart des fascistes ou des nostalgiques du fascisme mais pas leurs électeurs qui sont des hommes et des femmes désorientés et exaspérés. Electoralement, nous ferons barrage aux dirigeants, mais nous ne nous laisserons pas enfermer dans un discours « antifasciste » émotionnel qui viendrait effacer les responsabilités réelles. Il faut reconquérir l'électorat populaire de Le Pen ce qui implique d'être sans concession sur le système qui l'a fait prospérer.

C'est une véritable refondation républicaine qui s'impose. Elle ne pourra se faire que dans la durée avec tous ceux qui accepteront de poser le problème de la citoyenneté dans le monde d'aujourd'hui.

Le pôle républicain va s'organiser dans cette perspective. Il présentera des candidats aux élections législatives dans la plupart des circonscriptions avec la volonté de constituer un môle solide pour une refondation républicaine dont le pays a le plus urgent besoin.

Le pôle républicain est nécessaire à la recomposition de la vie politique française. Lui seul offre une solution à la crise de la citoyenneté. Il doit agréger la gauche républicaine et la droite républicaine antilibérale. Seul ce pôle républicain pourra repartir à la conquête de l'électorat populaire et offrir à notre pays une perspective nouvelle : mobiliser tous les atouts de notre pays, relancer la croissance, revaloriser le travail, réhabiliter le citoyen, garantir à tous un droit égal à la sécurité et à la justice sociale, faire entendre à nouveau la Voix de la France.

Il s'agit là d'une ouvre de longue haleine à laquelle le pôle républicain va s'attacher avec tous ceux qui ressentent un besoin de vision à moyen terme et sont prêts à ouvrer dans cette direction avec le souci de rassembler sans sectarisme mais sur une ligne claire de refondation républicaine.

Paris, le 23 avril 2002

http://www.chevenement2002.com


Dernier inventaire avant liquidation

  "J'aime les causes perdues, c'est vrai. (...) J'ai déjà parlé avec Robert Hue des grands romanciers ou intellectuels qui ont accompagné le parti. Je pense à Louis Aragon bien sûr." déclare Fréderic Beigbeder, écrivain et ancien publicitaire, au Parisien le 18/02. Il a décidé d'aider le candidat dans sa campagne : après "Les Yeux d'Elsa", "Les Lorgnons de Robert" ?


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