Résumé de l’article sur les adj scalaires

 

 

Références : René  RIVERA, « adjectifs et structures sémantiques scalaires », l’Information grammaticale n°8, juin 1993.

 

 

On distingue les adjectifs qui n’ont pas d’antonyme et les paires antonymiques.

 

 

  1. Ceux qui n’ont pas d’antonymes sont représentés sur une échelle unaire.


Visualisation adjectifs sans antonymes

Exemples : paisible, coléreux, cruel, déprimé, effrayant…

 

 

  1. On distingue trois classes de paires antonymiques :

 

Ils se représentent aussi par des échelles unaires mais ici on peut lexicaliser la négation. En effet, le terme non graduable est marqué par un préfixe privatif : inutile.

Le problème réside dans l ‘effet de la négation sur un terme graduable(inutile-non graduable- est la négation de utile-graduable ; mais difficile -graduable- est la négation de facile-graduable) mais ce problème n’est pas traité par l’article !!

 

Exemples : utile/inutile

 

Les deux termes sont scalaires (grand/petit) et construits sur une ppt objective unique (ça j’ai pas trop adhéré) pouvant se désigner par un mot (la grandeur, le volume pour gros/petit). Opposition asymétrique entre les deux termes.

 

On dit « unidimensionnel » car les deux termes opposés peuvent être conçus comme évaluant de manière contradictoire une seule et même ppt objective.

Objectif : tout ce qui est vertical a une hauteur (dimension mesurable)qui lui est reconnue par le consensus des locuteurs( partiellement subjectif) .

 

Représentation par un système de deux échelles orientées : l’échelle du premier adj est l’échelle inversée de son antonyme.


Visualisation des paires antonymiques


Il y a recouvrement des deux échelles : suivant le comparant-repère les termes deviennent compatibles (il est grand mais plus petit que pierre).

 

 

Exemples : haut/bas, grand/petit, large/étroit, lourd/léger…

 

 

Les deux termes sont scalaires mais ils ne sont pas construits sur une ppt dénommée par la langue.

 

Opposition asymétrique entre les deux termes.

 

Aucun des deux termes ne tendent vers la quantité nulle .Pas de limite conceptuelle : pour la limite du froid, la limite est scientifique mais n’a pas de pertinence linguistique. De même, dans l’opposition intelligent/bête, on peut facilement admettre qu’il n’y a pas de limite à la bêtise. On tend vers la limite de l’adj en disant « de plus en plus »+adj mais on ne l’atteint jamais.

 

L’effet de la négation sur ces termes est différente de celui sur les termes de la classe précédente : Il ne fait pas froid ¹ Il fait chaud  (on dit doux)

                    Il ne fait pas chaud ¹ Il fait froid (on dit frais)

Avec grand/petit (opposition unidimensionnelle), on peut faire, sans trop changer le sens :

            Jean est grand mais il est moins grand / plus petit que Pierre.

Ce n’est pas possible avec des bipolaires comme bon/méchant, généreux/mesquin, beau/laid :

            Le devoir de Pierre est moins bon/plus mauvais que celui de Jean. ®On se situe alors soit sur l’échelle de la bonne qualité soit sur celle de la mauvaise qualité

 

Les termes de l’opposition dénotent des propriétés différentes que l’on retrouve dans des couples antonymiques nominaux (bonté/méchanceté, bonté/mesquinerie, brave/lâche…)

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<>  Visualisation des oppositions bipolaires

Exemples : chaud/froid, bon/mauvais, généreux/mesquin, beau/laid