<FILE-date="2008/01/09/19">
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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-1">  La bataille des formats de DVD haute dfinition est en train de tourner  l&#38;#39;avantage du groupe japonais Sony et de son standard Blu-ray, au dtriment du HD-DVD dvelopp par son compatriote Toshiba.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-1">      L a bataille des formats de DVD haute dfinition est en train de
    tourner  l'avantage du groupe japonais Sony et de son standard
    Blu-ray, au dtriment du HD-DVD dvelopp par son compatriote Toshiba.
 
    Aprs les studios Warner, qui ont annonc, vendredi 4 janvier, leur
    intention de ne commercialiser  partir du mois de mai que des DVD
    haute dfinition Blu-ray, c'est au tour de Paramount de revoir sa
    stratgie. Selon le site Internet du Financial Times (FT), la filiale
    du groupe de communication amricain Viacom pourrait en effet trs
    prochainement rallier le camp du Blu-ray, alors que le studio tait
    jusqu' prsent dfenseur du format concurrent.
 
 
    Selon le FT, une clause du contrat sign entre Toshiba et Paramount
    autorise ce dernier  se dsengager du HD-DVD si Warner, premier
    vendeur de DVD aux Etats-Unis, abandonnait ce format. Mardi, Paramount
    a toutefois dmenti ces informations, en soutenant que "le plan actuel
    des studios Paramount est de continuer  soutenir le format HD-DVD".
 
    Ces deux annonces, dont l'une reste en suspens, reprsentent un coup
    dur pour les dfenseurs du HD-DVD parmi lesquels, outre Toshiba, se
    trouvent des constructeurs comme Hewlett-Packard (HP), Intel et surtout
    Microsoft, dont la console de jeu vido Xbox 360 comprend en option un
    lecteur HD-DVD. "Ce sera eux ou nous", prdisait Alain Appriou,
    directeur marketing de la division lectronique de Toshiba en 2006, au
    moment o les deux technologies arrivaient dans le commerce.
 
    Deux ans plus tard, le march semble vouloir donner la victoire  Sony.
    Mais Toshiba n'entend pas baisser les bras. "L'annonce de Warner a t
    une surprise de taille pour nous, reconnat Caroline Frrejacque, chef
    de produit HD-DVD chez Toshiba. Mais cela ne remet pas en cause notre
    engagement en faveur de ce format qui est leader sur les platines de
    salon et les ordinateurs."
 
    En France, Toshiba revendique 65 % du march des lecteurs de DVD haute
    dfinition, estim  25 000 units en 2007 (hors la console PlayStation
    3 de Sony et la Xbox 360). Un million de lecteurs-enregistreurs HD-DVD
    aurait galement t vendu en 2007 aux Etats-Unis, selon Toshiba, qui
    compte sur le soutien des studios Universal et Paramount pour toffer
    le catalogue des titres (films...) disponibles dans son format. D'o
    l'embarras du groupe japonais si jamais Paramount changeait de camp.
 
    REVANCHE
 
    Pour Sony, le succs du Blu-ray a un petit got de revanche. La firme
    japonaise a en effet perdu plusieurs batailles dans le domaine des
    standards. Entre le Betamax supplant par la VHS de JVC pour les
    magntoscopes et l'chec du MiniDisc, du format numrique Attrac et
    plus rcemment celui des disques UMD pour la console portable PSP, la
    firme japonaise a souvent pay cher sa volont de faire cavalier seul.
 
    Aujourd'hui, le succs de la PlayStation 3, quipe d'un lecteur
    Blu-ray, permet  Sony de populariser son format  grande chelle.
    Selon le constructeur japonais, la console s'est vendue  1,2 million
    d'exemplaires aux Etats-Unis durant la priode de Nol. Et la firme
    table sur un parc install de 18 millions de machines d'ici mars 2008.
    Soit autant de lecteurs Blu-ray.
 
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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-2">  Le chinois Lenovo veut jouer  part entire dans la cour des grands de l&#38;#39;informatique. Le constructeur de PC - troisime au niveau mondial tout de mme - a annonc, mardi 8 janvier, son entre sur le march grand public occidental.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-2">      L e chinois Lenovo veut jouer  part entire dans la cour des grands de
    l'informatique. Le constructeur de PC - troisime au niveau mondial
    tout de mme - a annonc, mardi 8 janvier, son entre sur le march
    grand public occidental. En Chine, il vend des PC aux particuliers
    depuis plus de dix ans et il y est de loin le premier vendeur, devant
    son concurrent et compatriote Founder. Mais aux Etats-Unis et en
    Europe, qui restent les deux plus grands marchs de la plante pour les
    ordinateurs, le constructeur asiatique se cantonnait jusqu' prsent au
    segment plus discret des entreprises.
 
 
    Lenovo a choisi de prsenter une offre plutt haut de gamme. Trois PC
    portables et deux "de bureau", donc, qui seront disponibles dans les
    prochaines semaines aux Etats-Unis, en France, en Russie, et dans
    quelques pays d'Asie (Singapour, Inde...),  partir de 699 euros pour
    les premiers, de 499 euros pour les seconds.
 
    Leur design a t particulirement soign (chssis en acier, angles
    biseauts, finitions laques...). Les machines sont dotes des
    dernires technologies du march, avec notamment des webcams (camra
    vido connecte  Internet) permettant la reconnaissance faciale de
    l'utilisateur.
 
    En France, o ces ordinateurs seront dans un premier temps disponibles
    chez Surcouf, Plante Saturn ou RueduCommerce, le Chinois vise  terme
    une part de march au moins quivalente  celle qu'il revendique pour
    le crneau des entreprises (entre 10 % et 12 %).
 
    Si Lenovo dcide aujourd'hui d'attaquer le crneau du grand public en
    Occident, c'est qu'il augmente plus vite que celui des professionnels.
    Amricains et Europens sont certes en moyenne dj largement quips
    mais depuis trois ou quatre ans, ils se sont mis  changer leurs
    ordinateurs fixes contre des portables. Les capacits techniques de ces
    derniers - autonomie, vitesse de calcul... - n'ont de fait plus
    grand-chose  envier aux gros "desktops". Aux Etats-Unis, les ventes de
    portables ont progress de 21,5 % en 2007 par rapport  2006 (en nombre
    d'units), contre un recul de 3,3 % pour les PC de bureau et les
    serveurs, selon l'institut d'tudes amricain IDC.
 
    Viser le march grand public occidental, c'est aussi un passage oblig
    pour toute marque  ambition mondiale. C'est le cas de Lenovo, qui avec
    le fabricant d'lectromnager Haier ou le groupe de tlcommunications
    Huawei fait partie de ces fleurons de la "high tech" chinoise 
    envergure internationale. Fond en 1984 par Lin Chuanzhi, professeur 
    la prestigieuse Acadmie des sciences de Pkin, le groupe, d'abord
    appel Legend, a connu une ascension fulgurante dans les annes 1990,
    grce  l'habilet de ses managers, au soutien du pouvoir politique et
     la faveur d'une demande intrieure trs forte.
 
    Le rachat des PC d'IBM, en 2005, a permis au groupe de mettre un pied
    en Occident, mais uniquement sur le march des professionnels. Et "Big
    blue" lui a laiss en hritage une gamme d'ordinateurs - les ThinkPad -
    au design plutt austre. Pour acclrer son entre sur le march grand
    public en Europe et aux Etats-Unis, le groupe chinois convoitait la
    marque occidentale Packard Bell. Mais c'est le tawanais Acer, numro
    quatre mondial, qui l'a rachet en 2007. Aujourd'hui, Lenovo mise sur
    les Jeux olympiques de Pkin pour asseoir la notorit de sa marque 
    l'international. C'est en effet la seule entreprise chinoise parmi la
    dizaine de sponsors officiels de l'vnement.
 
    S'imposer aux Etats-Unis et en Europe ne va cependant pas de soi. Les
    concurrents,  commencer par les deux premiers du secteur, les
    amricains Hewlett-Packard (HP) et Dell, font figure de vritables
    "rouleaux compresseurs". Reconnus depuis longtemps pour leur
    crdibilit technique, ils disposent - notamment HP - de rseaux de
    distribution trs dvelopps. Et ils jouent sur tous les tableaux :
    ordinateurs haut et moyen de gamme, mais aussi  bas cot, alors que
    semble apparatre une demande pour ce type de machines, y compris en
    occident.
 
    Le lancement, fin 2007 aux Etats-UNis, de l'Eee PC du tawanais Asus,
    un ordinateur  partir de 300 dollars, fait figure de phnomne. La
    petite machine, dote d'un petit disque dur de 4 gigas et d'un cran de
    7 pouces, aurait t parmi les objets les plus recherchs pour Nol,
    selon le site spcialis Cnet. com.
 
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<filnamedate="20080109"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080109"><AAMMJJHH="2008010919">
<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-3">  La base de donnes du Centre de contrle du terrorisme (Terrorist Screening Center), cense tablir une liste exhaustive des terroristes potentiels, est mal gre et lacunaire.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-3">      E n mai 2005, Akifur Rahman, chef d'une entreprise de consulting
    informatique de 34 ans, est arrt par les gardes frontires amricains
     Dtroit, alors qu'il est de retour d'une visite chez sa famille au
    Canada. Sous bonne escorte, M. Rahman est conduit en prison, spar de
    ses deux enfants et de sa femme qui l'accompagnaient en voyage. Dtenu
    pendant six heures, il est interrog pendant trois, menott  une
    chaise. Ce n'est pas la premire fois que cet Amricain d'origine
    indienne n  Springfield, dans l'Illinois, est interrog de la sorte.
    En 2004, il avait t arrt  trois reprises  l'aroport.
 
 
    Avec huit autres citoyens amricains, M. Rahman a dcid, en juin 2006,
    de porter plainte auprs d'un tribunal fdral de l'Illinois, en
    action collective (class action). "Ces personnes ne constituent pas une
    menace, et pourtant, elles sont traites comme des terroristes",
    dplore Harvey Grossman, l'avocat des familles et responsable de
    l'American Civil Liberties Union (ACLU). Le nombre d'Amricains qui
    ont reu des traitements analogues, que ce soit aux frontires ou aux
    aroports, dpasse largement ces quelques cas. Le dpartement amricain
    de la scurit a mme d mettre en place, le 26 fvrier 2007, un
    site Internet ddi  la rparation des contrles abusifs. En
    novembre, plus de 16 000 personnes ont rempli un formulaire de
    rparation. Seules 7 400 demandes ont t traites, les personnes
    devant attendre en moyenne un mois et demi pour que leur cas soit
    examin.
 
    HOMONYMIES
 
    La base de donnes du Centre de contrle du terrorisme (Terrorist
    Screening Center ou TSC), cense tablir une liste exhaustive des
    terroristes potentiels, semble tre  l'origine de cet imbroglio. Les
    personnes arrtes sont vraisemblablement victimes d'une homonymie avec
    un terroriste prsum. Cre en septembre 2003, en raction au 11
    septembre 2001, la base antiterroriste, mise  jour quotidiennement,
    grossit de mois en mois : en avril 2007, elle comptait 700 000
    enregistrements, correspondant  environ 300 000 individus, soit quatre
    fois plus qu'en 2004. D'aprs le dpartement de justice, qui a rdig
    un rapport sur le centre en septembre 2007, 20 000 nouvelles donnes
    sont ajoutes en moyenne chaque mois.
 
    Le Centre de contrle du terrorisme synthtise les donnes de douze
    organes fdraux. Ces donnes sont  la disposition de la plupart des
    policiers sur le territoire amricain, mais aussi des personnels
    administratifs qui dlivrent les visas. Sur le terrain, les agents
    peuvent ainsi avoir accs aux informations collectes, par un simple
    appel tlphonique, 24 heures sur 24. Les fdraux accdent pour leur
    part aux dossiers par une connexion directe. Le centre est cogr par
    les deux principaux organes de scurit amricains que sont le FBI et
    le dpartement de la scurit intrieure. Bas en Virginie du Nord, sur
    la Cte est, l'organisme dirig par Leonard Boyle disposait, en 2007,
    d'un budget de 83 millions de dollars (57,5 millions d'euros) et
    employait un peu plus de 400 personnes.
 
    "ARMS ET DANGEREUX"
 
    Avec un effectif aussi faible, la base de donnes n'est pas exempte de
    lacunes. Les modalits d'inscription sur la liste sont pour le moins
    floues : tout terroriste "prsum" peut y figurer. "Les critres pour
    figurer dans la base sont tonnamment bas", remarque l'avocat Harvey
    Grossman. Selon le texte de la plainte d'Akifur Rahman, "le processus
    de classification est chaotique, irrationnel, et fond sur des
    informations peu fiables". "De nombreux citoyens sont galement
    'surclasss'", prcise le plaignant, "souvent qualifis  tort
    d''individus arms et dangereux'".
 
    La fiabilit du systme a galement t mise en cause,  plusieurs
    reprises, par le dpartement de la justice, et dans une moindre mesure,
    par l'US Government Accountability Office (GAO). Malgr l'tendue du
    nombre d'individus sur la liste, l'inspecteur gnral du dpartement de
    justice, Glenn Fine, s'tonne de l'absence de terroristes notoires. "La
    moindre ommission d'un terroriste prsum ou connu constitue un srieux
    problme", prvient le responsable, pour qui l'hypothse d'un
    terroriste acqurant un visa  cause d'une erreur est plausible.
    D'aprs l'inspection gnrale, le profil d'une vingtaine de terroristes
    connus ou prsums n'tait de fait pas accessible aux officiers de
    terrain. Inversement, des noms de personnes qui n'ont rien  voir avec
    le terrorisme figurent par erreur sur la liste.
 
    La gestion de la base de donnes est galement problmatique. Le FBI
    introduit souvent ses informations directement, sans utiliser le
    parcours de vrification habituel. "Une telle procdure rend le centre
    incapable d'assurer que des donnes tangibles, prcises et compltes
    arrivent aux agents de terrain", argumente l'inspecteur gnral du
    dpartement de la justice.
 
    Pour l'heure, les autorits amricaines estiment que 269 personnes
    dangereuses ont t refoules aux frontires en 2007, grce au
    dispositif du centre.
 
 
