<FILE-date="2008/01/08/19">
<article-nb="2008/01/08/19-1">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1">  Le nombre de sans-papiers en France est estim entre 200 000 et 400 000. Nul ne sait combien d&#38;#39;entre eux disposent  grce  des faux papiers  d&#38;#39;un emploi dclar.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1">      U n employeur de "bonne foi", ayant fait travailler un sans-papiers 
    son insu, pourra dsormais se tourner vers la prfecture pour demander
    sa rgularisation. Il devrait pouvoir compter sur la "bienveillance"
    des services prfectoraux. Dans une circulaire qui leur a t adresse
    lundi 7 janvier, et dont Le Monde a obtenu une copie, le ministre de
    l'immigration demande aux employeurs d'tudier "avec une particulire
    diligence" les dossiers qu'ils porteront eux-mmes.
 
 
 
 
           M. Hortefeux rcuse toute "chasse accrue" aux
    sans-papiers
 
 
 
    Brice Hortefeux a rejet, lundi 7 janvier, les accusations de "chasse
    accrue" et de "violence exacerbe"  l'gard des trangers en situation
    irrgulire. Interrog sur France Info, le ministre de l'immigration a
    officiellement admis que l'objectif des 25 000 expulsions, que lui
    avait fix Nicolas Sarkozy dans sa lettre de mission, ne serait pas
    atteint pour 2007. "Les chiffres dfinitifs ne sont pas encore connus,
    mais on se situe au mme niveau global que l'an dernier, soit entre 23
    000 et 24 000", a-t-il expliqu, justifiant  nouveau ce rsultat par
    deux raisons : d'une part, le fait qu'"en priode lectorale, les
    services lvent un peu le pied" et, d'autre part, "l'volution de la
    situation des Bulgares et des Roumains", membres de l'Union europenne
    depuis le 1er janvier 2007.
 
                                                              
 
 
 
    Auteur de l'amendement qui a introduit la rgularisation par le travail
    dans la loi sur l'immigration du 20 novembre 2007, le dput (UMP)
    Frdric Lefebvre a veill " ce que les entreprises soient au centre"
    des dmarches qui seront entreprises.
 
    Le nombre de sans-papiers en France est estim entre 200 000 et 400
    000. Nul ne sait combien d'entre eux disposent - grce  des faux
    papiers - d'un emploi dclar.
 
    Selon la circulaire gouvernementale, un tranger devra satisfaire 
    deux conditions pour prtendre  une rgularisation par le travail. La
    premire : disposer d'une qualification ou d'une exprience dans un des
    mtiers de la liste des 30 professions ouvertes aux ressortissants des
    pays non membres de l'Union europenne ; ce mtier devant connatre des
    difficults de recrutement dans la rgion o le sans-papiers dpose sa
    demande.
 
    Pour chaque rgion, les professions "en tension" ont t recenses : 24
    en Champagne, 18 en Lorraine, 14 en Bretagne... Ces listes pourront
    tre largies aux mtiers supplmentaires prvus dans le cadre des
    "accords bilatraux de gestion des flux migratoires".
 
    La seconde condition pour prtendre  une rgularisation par le travail
    est la ncessit d'apporter "la preuve d'un engagement ferme de
    l'employeur", c'est--dire une promesse d'embauche "sous contrat 
    dure indtermine ou,  titre exceptionnel,  dure dtermine mais
    d'une dure suprieure  un an".
 
    Seules les demandes remplissant ces conditions seront recevables,
    conclut la circulaire.
 
    Celle-ci prcise toutefois qu'" titre exceptionnel" pourront "tout de
    mme" tre examines les demandes portant sur un mtier qui ne figure
    pas sur la liste rgionale mais "connat des difficults de recrutement
    particulirement aigus dans le bassin d'emploi concern".
 
    "La possibilit d'une rgularisation est ainsi ouverte l o il y a un
    besoin conomique, et que les comptences existent sur le terrain", se
    flicite M. Lefebvre, qui a voulu "privilgier le monde conomique et
    non les associations".
 
    Afin de tenir compte des proccupations de son lectorat, le
    gouvernement cherche  relativiser la porte du dispositif.
 
    Ds les premires lignes de la circulaire, le ministre de l'immigration
    et de l'identit nationale, Brice Hortefeux, carte l'ide "d'engager
    une opration gnrale de rgularisation". "Ce dispositif couvre par
    dfinition un nombre trs limit de bnficiaires", insiste-t-il, en
    rappelant "la priorit qu'(il) attache  la lutte contre l'emploi
    illgal des trangers".
 
    Soucieux, toutefois, de ne pas voir la mesure vide de sa substance, M.
    Lefebvre a obtenu que le ministre s'engage par crit  ce que, aprs
    six mois d'application, le dispositif soit valu, au regard des
    rsultats obtenus dans la lutte contre le travail illgal.
 
 
<article-nb="2008/01/08/19-2">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2">  Le chiffre d&#38;#39;affaires total du secteur pourrait plus que doubler d&#38;#39;ici dix ans. En 2007, le laboratoire amricain Merck est pass devant Sanofi Aventis.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2">      E n 2007, le laboratoire amricain Merck a supplant Sanofi Aventis 
    la tte du classement mondial des producteurs de vaccins.
    GlaxoSmithKline (GSK), qui talonnait Sanofi, se retrouve donc numro
    trois. Sur les neuf premiers mois de 2007, Merck a ralis 2,13
    milliards d'euros de chiffre d'affaires, son dauphin Sanofi Aventis
    2,12 milliards et GSK 1,9 milliard. Grce au Gardasil, un vaccin
    innovant contre le cancer du col de l'utrus, les ventes 2007 du
    nouveau leader mondial devraient approcher les 3 milliards d'euros.
 
 
    Ce bouleversement du classement caractrise le dynamisme d'un secteur
    traditionnellement stable et trs concentr. Hanspeter Spek,
    vice-prsident de Sanofi, a ainsi dclar au magazine allemand
    WirtschaftsWoche, le 5 janvier, que le laboratoire franais tudiait
    "toutes les oprations de croissance externe possibles" dans le domaine
    des vaccins. M. Spek justifie cet intrt par le taux de croissance du
    march (10 %  15 % par an prvus pour les trois prochaines annes). Le
    chiffre d'affaires total pourrait ainsi passer de 11 milliards d'euros
    en 2006  24 milliards en 2016.
 
    L'innovation est la premire cause de cette acclration actuelle de ce
    segment du mdicament. Le Gardasil de Merck est ainsi le premier vaccin
    prventif du cancer et il aura un rival avec le Cervarix de GSK sitt
    que ce laboratoire aura dissip toutes les interrogations de la Food
    and Drug Administration (FDA), l'agence sanitaire amricaine.
 
    NOUVEAUX PRODUITS
 
    D'autres produits nouveaux sont attendus au cours des annes  venir :
    des vaccins contre la dengue (1 milliard de dollars, soit 680 millions
    d'euros, de chiffre d'affaires attendu), le paludisme, les nouvelles
    formes de tuberculose, la mningite B... La recherche actuelle est
    aussi beaucoup dope par les fonds dbloqus tant en Europe qu'aux
    Etats-Unis pour rduire les risques d'une ventuelle pandmie aviaire.
 
    Le deuxime vecteur de dynamisme tient au souci d'amliorer les
    produits existants. Sanofi met ainsi au point un vaccin antigrippe pour
    les personnes ges et un autre pour patients immuno-dficients. Les
    nouveaux "vaccins acellulaire" utilisent des fragments - plutt que
    l'ensemble - du germe tu et obtiennent une efficacit identique tout
    en rduisant les effets secondaires (fivres, ruptions...).
 
    Les nouveaux pays mergents constituent le troisime facteur de
    dynamisme des vaccins. Le Brsil, la Russie, la Chine et l'Inde mettent
    en place des programmes de vaccinations. Des pays comme la Turquie ou
    le Mexique se proccupent du niveau de sant de leur population, tandis
    que d'autres, comme l'Indonsie, engagent des bras de fer avec les
    laboratoires pour qu'ils crent des units de production sur leur
    territoire. Chez Sanofi, on estime que les nouveaux pays mergents
    reprsenteront bientt un march quivalent  celui des Etats-Unis.
 
    Le quatrime facteur de croissance - et non des moindres - tient aux
    flux financiers nouveaux en provenance de fondations (Bill et Melinda
    Gates par exemple) ou de nouveaux mcanismes comme l'Iffim (Facilit
    internationale pour la vaccination) qui a mobilis 1 milliard de
    dollars pour sa premire anne de fonctionnement en 2007. Ces capitaux
    charitables s'investissent aussi bien dans la recherche que dans des
    programmes de vaccinations et jouent un rle-cl dans la dynamisation
    du secteur.
 
<article-nb="2008/01/08/19-3">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3">  A la veille du dbut de l&#38;#39;examen  l&#38;#39;Assemble nationale, mardi 8 janvier, du projet de loi sur la rtention de sret, trois associations ont saisi le comit consultatif national d&#38;#39;thique.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3">      L e secret mdical en prison est-il menac par le projet de loi sur la
    rtention de sret ? A la veille du dbut de l'examen de ce texte 
    l'Assemble nationale, mardi 8 janvier, trois associations
    l'association des secteurs de psychiatrie en milieu pnitentiaire,
    l'association des professionnels de sant exerant en prison et
    l'observatoire international des prisons ont saisi le comit
    consultatif national d'thique de cette question.
 
 
    La Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) a
    galement fait part de son inquitude dans une note au gouvernement.
 
    Le projet de loi prvoit que "ds lors qu'il existe un risque srieux
    pour la scurit des personnes", les personnels des centres de
    rtention de sret, comme des prisons, doivent "le signaler dans les
    plus brefs dlais au directeur de l'tablissement en lui transmettant,
    dans le respect des dispositions relatives au secret mdical, les
    informations utiles  la mise en uvre des mesures de protection".
 
    Pour la CNCDH, "tout se passe comme si, hors de son rle soignant, le
    mdecin participait  une mission de contrle sur le patient, en
    assistant l'administration pnitentiaire".
 
    Rappelant que le Conseil de l'Europe exige "le respect des rgles
    ordinaires du secret mdical", les trois associations qui saisissent le
    Comit d'thique estiment que d'autres projets le menacent. Des
    possibilits d'informations sur l'tat de sant des dtenus pourraient
    tre inscrites dans la future loi pnitentiaire.
 
    Selon ces associations, il s'agirait "d'une rgression trs nette par
    rapport  la loi de janvier 1994", qui prvoit que la mdecine en
    prison relve du ministre de la sant.
 
<article-nb="2008/01/08/19-4">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4">  Michel Mazens affirme avoir t limog par l&#38;#39;Elyse et rclame 4 500 000 euros. L&#38;#39;entreprise travaille auprs de l&#38;#39;Arabie saoudite.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4">      L e tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine) sera amen 
    examiner,  partir du 30 janvier, une affaire sensible. L'ancien
    prsident de la Socit franaise d'exportation de systmes avancs
    (Sofresa), Michel Mazens, rclame  l'entreprise qu'il a dirige
    pendant plus de dix ans la somme de 4 500 000 euros, estimant avoir
    fait l'objet d'une rvocation abusive en janvier 2006, sur ordre de
    l'Elyse. Il assure aussi que son viction a port un coup d'arrt aux
    ventes d'armes franaises. Une assignation a t dpose par son
    conseil, M^e Jean-Marc Fdida, en dcembre 2007. "C'est une affaire
    d'honneur, estime l'avocat. Il a le sentiment d'avoir t remerci
    comme un laquais aprs avoir fait tant d'efforts pour le rayonnement de
    la France."
 
 
    La Sofresa est charge, pour le compte du gouvernement franais,
    d'organiser l'exportation d'armes  destination, principalement, de
    l'Arabie saoudite. C'est dans ce royaume que doit se rendre Nicolas
    Sarkozy,  partir du dimanche 13 janvier, dans l'optique de dcrocher
    de nouveaux contrats. Le march Miksa - 7 milliards d'euros pour la
    scurisation des frontires - n'a pas encore t attribu, et Thals
    espre l'obtenir.
 
    Nomm en 1995  la tte de la Sofresa, Michel Mazens tait charg de
    clarifier les procdures. "Dominique de Villepin, alors secrtaire
    gnral  l'Elyse, m'a demand d'annuler un rseau d'intermdiaires
    qui n'avait pas de raison d'tre", se souvient M. Mazens, qui a ensuite
    tent de dcrocher des contrats. "Je me suis battu pour que la France
    ait la meilleure influence possible", assure-t-il.
 
    En 2002, la situation se complique. "Les industriels franais
    commenaient  tre nerveux de voir que les grands programmes
    n'arrivaient pas, explique-t-il, d'autant qu'ils avaient des intrts
    divergents." Chez Dassault, on s'inquite de voir que le dossier Rafale
    ne progresse gure. "En 2005, se rappelle Bruno Cott, ancien patron du
    secteur international chez Dassault et futur prsident de la Sofresa,
    M. Mazens nous avait interdit de faire la promotion du Rafale en Arabie
    saoudite, disant qu'il s'en chargeait. En dcembre 2005, on a appris
    que l'Eurofighter avait t choisi au dtriment du Rafale. Le travail
    effectu par M. Mazens n'tait pas raliste. Du coup, on s'est runis,
    avec d'autres industriels, et sa rvocation a t dcide 
    l'unanimit, d'autant qu'il tait dj g de 66 ans. Et nous sommes
    alls voir les pouvoirs publics..."
 
    A l'poque, le patron de la Sofresa assure n'avoir jamais t alert
    des problmes lis au Rafale par les services franais. "On disait
    pourtant que je n'avais pas t assez vigilant vis--vis de la lutte
    des Anglais pour repositionner l'Eurofighter", explique Michel Mazens
    qui, le 4 janvier 2006, est convoqu  l'Elyse, dans le bureau de
    Maurice Gourdault-Montagne, le conseiller diplomatique de Jacques
    Chirac. Le gnral Jean-Louis Georgelin, chef de l'tat-major
    particulier du prsident de la Rpublique, assiste  l'entretien.
    "J'avais tabli un plan pour que le voyage de M. Chirac, trois mois
    plus tard, en Arabie saoudite, se droule au mieux, le projet Miksa
    tait au cabinet du roi Abdallah, relate M. Mazens. Mais on m'a demand
    de donner ma dmission, en m'interdisant de rendre une dernire visite
    aux autorits saoudiennes. J'ai refus. Et le voyage de M. Chirac a t
    un chec retentissant, alors que les contrats taient prts  tre
    signs ! Je me suis heurt  des groupes de pression, c'est une
    injustice vidente." M. Cott, aujourd'hui responsable du secteur
    international d'Alstom, estime qu'il s'agit d'une malheureuse "affaire
    d'hommes". "M. Mazens avait fait son temps, dit-il, il regrette d'avoir
    refus les deux ans de salaire qu'on lui offrait pour son dpart."
 
    A l'Elyse, on prpare activement le voyage de M. Sarkozy en Arabie
    saoudite. "Les autorits saoudiennes ne veulent plus passer par la
    Sofresa, dclare Claude Guant, le secrtaire gnral de l'Elyse, ils
    rclament des contrats d'Etat  Etat, en faisant explicitement
    rfrence  l'poque Mazens qu'ils n'ont pas apprcie."
 
<article-nb="2008/01/08/19-5">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5">  Quelques mois aprs la crise provoque par l&#38;#39;entre au gouvernement de Fadela Amara, Ni putes ni soumises vient de recevoir un satisfecit de la Cour des comptes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5">      Q uelques mois aprs la crise provoque par l'entre au gouvernement de
    Fadela Amara, Ni putes ni soumises vient de recevoir un satisfecit de
    la Cour des comptes. "Le train de vie de l'association est
    volontairement modeste, note le rapport d'observations dfinitives de
    la Cour. L'association ne possde pas de bien immobilier, pas de
    vhicule, dispose de mobilier dont une partie lui a t donne. De
    mme, les frais de dplacement et de repas des administrateurs et du
    personnel sont limits au maximum."
 
 
    Cre en 2003, Ni putes ni soumises dispose d'un budget de 500 000
    euros en 2006. Le mouvement emploie moins de dix personnes aux salaires
    "trs modrs" : le plus lev est infrieur  2 000 euros. "Le budget
    et le nombre des salaris du mouvement sont sans commune mesure avec sa
    notorit et sa capacit d'intervention dans le dbat public", rsument
    les magistrats. Le rapport, qui porte sur les annes 2003-2006, montre
    que Ni putes ni soumises vit de subventions publiques : 300 000 euros
    d'aides en 2006, soit 60 % du budget. Depuis sa cration, Ni putes ni
    soumises a galement su convaincre des partenaires privs. La Fondation
    Vinci, Philip Morris et Dassault ont particip en 2005 au financement
    de la Maison de la mixit,  Paris, dont la garantie et la caution ont
    t prises en charge par Daniel Hechter.
 
    Les magistrats constatent que plus de 1 700 personnes ont contact en
    2006 la plate-forme de soutien aux femmes en difficult, ouverte cinq
    jours sur sept. Ils notent aussi que Le Guide du respect, un "petit
    manuel trs bien fait" destin aux adolescents, a t distribu
    gratuitement  100 000 exemplaires avant d'tre vendu au prix
    symbolique de 1 euro.
 
