<FILE-date="2008/01/08/19">
<article-nb="2008/01/08/19-1">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1">  L&#38;#39;organisation, considre diffremment selon les pays, peut se prvaloir de plusieurs dcisions favorables rcentes en Europe. Son statut semble en voie de normalisation.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-1">      L 'Eglise de scientologie s'installe peu  peu dans le paysage cultuel
    europen. Aprs la Sude, le Portugal, la Slovnie, la Croatie ou la
    Hongrie, la justice espagnole vient  son tour d'inscrire la
    scientologie au registre lgal des religions. Cette inscription,
    intervenue le 19 dcembre, fait suite  une dcision de l'Audience
    nationale, la plus haute juridiction espagnole.
 
 
 
 
           Rfrences
 
 
 
    Fondation. Ron Hubbard, auteur de science-fiction, a fond l'Eglise de
    scientologie aux Etats-Unis dans les annes 1950. La premire glise
    est enregistre en 1954  Los Angeles. Ron Hubbard dveloppe le concept
    de diantique, prsent comme une mthode d'veil personnel. La
    scientologie se considre comme une religion non rvle, selon
    laquelle chaque homme travaille  son propre salut spirituel. Les
    scientologues affirment "oprer comme n'importe quel culte" et
    proposent des crmonies de baptme, de mariage, l'ordination de
    ministres...
 
    Effectifs. Selon l'Eglise de scientologie, il existe 7 500 centres dans
    163 pays ; les adeptes seraient au nombre de 7 millions  10 millions.
 
 
                                                              
 
 
 
    Dans sa dcision, datant du mois d'octobre, l'Audience nationale
    estimait que le refus du gouvernement d'inscrire l'Eglise de
    scientologie au registre des religions ne respectait pas les rgles de
    "neutralit et d'impartialit des Etats face aux croyances
    religieuses". Selon le tribunal, "aucun des documents prsents" par le
    mouvement ou par l'administration espagnole n'"a montr qu'il ne s'agit
    pas d'une entit religieuse ou avec des fins religieuses".
 
    Considre selon les pays comme un mouvement sectaire (en Belgique),
    une entreprise purement commerciale (en Suisse), ou une association loi
    1901 (en France), la scientologie est donc dsormais en Espagne une
    religion comme les autres. Ce changement a t peru comme une victoire
    par les quelque 10 000 scientologues d'Espagne. "C'est la fin d'une re
    durant laquelle nous avons d lutter pour la reconnaissance de nos
    droits", a affirm le prsident de l'Eglise de scientologie en Espagne,
    Ivan Arjona, un jeune homme de 27 ans,  la tte du mouvement depuis
    2002.
 
    Cette reconnaissance intervient alors que l'organisation, aprs
    plusieurs annes de dboires judiciaires, connat un certain
    dveloppement en Espagne et que le luxueux sige de l'Eglise de
    scientologie  Madrid, install sur cinq tages non loin du Parlement
    espagnol, a t inaugur en 2004 par l'un des plus clbres adeptes de
    la scientologie, l'acteur amricain Tom Cruise.
 
    "La scientologie tait dj lgale, car inscrite au registre des
    associations religieuses, mais cette inscription nous place au rang des
    grandes religions. Nous bnficions dsormais de certaines facilits,
    et nous pouvons faire du proslytisme plus tranquillement", souligne M.
    Arjona.
 
    Concrtement, cela ne devrait pas changer grand-chose au quotidien de
    l'Eglise de scientologie dans le pays : le mariage religieux n'y est
    pas reconnu et le mouvement ne devrait pas disposer, avec son nouveau
    statut, d'avantages fiscaux particuliers.
 
    En octobre 2007 aussi, l'Eglise de scientologie avait pu se prvaloir
    d'une dcision favorable. La municipalit de Moscou avait refus
    d'enregistrer l'Eglise de scientologie comme association religieuse.
    Mais cette dcision avait t annule en avril et confirme par la Cour
    europenne des droits de l'homme, qui a rejet une requte du
    gouvernement russe. Rgulirement,  travers l'Europe, des dcisions
    administratives et juridiques reconnaissent la nature religieuse de la
    scientologie.
 
    Mme dans les pays les plus rticents face aux activits et aux
    mthodes des scientologues, au premier rang desquels la France et
    l'Allemagne, le statut de l'Eglise de Ron Hubbard semble en voie de
    normalisation.
 
    Alors que le ministre allemand de l'intrieur et ses collgues des
    Lnder avaient dclar, en dcembre 2007, que l'Eglise de scientologie
    tait contraire  la Loi fondamentale et devait de ce fait tre
    interdite sur le territoire, les services de renseignement, cits par
    la presse allemande, ont estim qu'ils ne disposaient pas d'lments
    suffisants pour justifier une telle interdiction. Par ailleurs, en
    dpit de ractions assez violentes dans la classe politique allemande,
    l'ouverture d'un nouveau sige de l'Eglise de scientologie s'est
    droule en janvier 2007, en plein coeur de Berlin, installant dans la
    capitale allemande une tte de pont pour une implantation dans les
    anciens pays de l'Est.
 
    En France aussi, la justice administrative a, ces derniers mois, donn
    raison aux scientologues. Ainsi, en avril 2007, la ville d'Angers a t
    dboute aprs avoir voulu interdire la vente d'ouvrages de
    scientologie sur des marchs. "Soit on considre que l'Eglise de
    scientologie reprsente un danger et on demande sa dissolution, avec un
    dossier bien tay, soit on lui rserve un traitement quivalent 
    n'importe quelle association relevant de la loi de 1901", souligne un
    spcialiste du dossier. "Les critiques concernant la manipulation
    mentale sont cules", dclarait rcemment au Monde Danile Gounord, la
    porte-parole de l'Eglise en France. "Notre activit principale consiste
     dispenser des enseignements payants."
 
    La Miviludes, mission interministrielle de vigilance et de lutte
    contre les drives sectaires, estimait rcemment que la France, avec
    ses "2 000  3 000" adeptes, n'est pas une terre de mission et
    considrait l'Eglise de scientologie comme une "multinationale
    commerciale" soucieuse de mener des actions de "lobbying".
 
 
<article-nb="2008/01/08/19-2">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2">  Tout a commenc le 19 dcembre avec la dmission surprise pour &#38;#34;raisons de sant&#38;#34; du tout-puissant secrtaire gnral du ministre de la culture, Christos Zachopoulos, un homme corpulent de 54 ans.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-2">      L es Grecs suivent depuis bientt trois semaines une sombre affaire
    mlant sexe et politique, qui met dans l'embarras le gouvernement
    conservateur de Costas Caramanlis.
 
    Tout a commenc le 19 dcembre avec la dmission surprise pour "raisons
    de sant" du tout-puissant secrtaire gnral du ministre de la
    culture, Christos Zachopoulos, un homme corpulent de 54 ans.
 
 
    Le lendemain de sa dmission, il se jeta dans le vide, du 4^e tage de
    son domicile. Il est, depuis, hospitalis dans un tat critique.
 
    Trs vite, la presse affirmait que son ex-secrtaire, Eva Tsekou, 34
    ans, dmise depuis peu de ses fonctions, avait tent de ngocier, avec
    l'aide de deux avocats, son silence sur des documents compromettants
    pour M. Zachopoulos, dont un DVD o elle apparaissait dans des bats
    rotiques avec son ancien patron.
 
    La jeune femme, qui s'est livre  la justice, a dmenti toute
    implication. Elle a t inculpe, le 24 dcembre, pour "chantage" et
    "incitation au suicide", et place en dtention provisoire.
 
    Dernier pisode du feuilleton, l'un des deux avocats qui devaient tre
    entendus par la justice cette semaine s'est jet, vendredi 4 janvier,
    sous les roues d'un camion sur une grande avenue du bord de mer. Il a
    t hospitalis mais ses jours ne sont pas en danger.
 
    Silencieux, le gouvernement s'est retranch derrire la thse d'un
    drame priv. Sans voquer l'affaire, M. Caramanlis a, dans ses voeux de
    Nouvel An, renouvel sa dtermination  lutter contre la corruption,
    son cheval de bataille depuis qu'il est aux affaires.
 
    DCLASSEMENTS DE TERRAINS
 
    Alimente par des fuites judiciaires et des rvlations de presse,
    l'affaire a pris un tour politique en suscitant des interrogations sur
    plusieurs dossiers de gestion des subventions europennes et de
    dclassements de terrains situs dans des zones archologiques
    protges.
 
    Originaire de Salonique et byzantinologue, M. Zachopoulos est un proche
    du premier ministre et de son pouse. Ds son arrive au pouvoir, M.
    Caramanlis l'a nomm au poste cl de secrtaire gnral  la culture,
    poste qu'il a conserv aprs la reconduction de la droite au pouvoir,
    lors des lgislatives de septembre 2007.
 
    M. Zachopoulos tait prsident du Conseil suprieur de l'archologie
    (KAS) et avait,  ce titre, la haute main sur les classements et
    dclassements de terrains et de btiments historiques. C'est lui qui
    dcida de dclasser un immeuble art dco, sous prtexte qu'il gnerait
    la vue sur les ruines depuis le restaurant du nouveau muse de
    l'Acropole. Cette dcision, qui a suscit une leve de boucliers
    internationale, n'a toujours pas t applique.
 
    M. Caramanlis a aussi t rattrap par le rle jou par le directeur de
    son bureau de presse, Yannis Adrianos, qui a reconnu que le DVD "rose"
    lui avait t remis par un journaliste avant l'clatement de l'affaire.
    Invoquant le secret de ses sources, M. Adrianos s'est refus  rvler
    qui lui avait donn le document, qu'il a transmis  la justice au
    lendemain du saut dans le vide de M. Zachopoulos.
 
    Le parquet d'Athnes a ordonn une enqute prliminaire sur la gestion
    du ministre depuis 2004, sur plusieurs dossiers de dlivrance de
    subventions et de dclassements. Le parquet de Salonique a aussi
    ordonn une enqute sur la construction d'un immeuble sur un terrain
    protg.
 
    L'opposition de gauche a cri au scandale et, dans une question crite
    au Parlement, dix-sept dputs socialistes ont exig des explications
    du gouvernement.
 
<article-nb="2008/01/08/19-3">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3">  &#38;#34;Il me parat impossible que nous participions  la rvision pralable de la Constitution ds lors que nous dfendons la voie rfrendaire plutt que la voie parlementaire&#38;#34;, a dclar mardi le socialiste Jean-Marc Ayrault. 
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3">      "N ous voterons le trait simplifi europen parce que ses acquis sont
    suprieurs  ses insuffisances et parce qu'il est enfin une chance de
    sortir l'Union de sa paralysie politique", a dclar, mardi 8 janvier,
    Jean-Marc Ayrault. Le prsident du groupe socialiste, radical et
    citoyen (SRC) de l'Assemble nationale a cependant mis "une rserve" :
    "Il me parat impossible que nous participions  la rvision pralable
    de la Constitution ds lors que nous dfendons la voie rfrendaire
    plutt que la voie parlementaire. Nous n'irons pas  Versailles."
 
 
    En effet, la ratification du trait de Lisbonne, sign le 13 dcembre
    par les chefs d'Etat et de gouvernement   de l'Union europenne, doit
    se faire en plusieurs tapes. Tout d'abord, un projet de loi
    constitutionnelle qui vise  adapter la   Constitution au contenu du
    nouveau trait doit tre examin dans chaque Chambre (le 15 janvier 
    l'Assemble,   le 29 au Snat). Il doit ensuite tre vot en   Congrs
     Versailles, le 4 fvrier, aux trois cinquimes des parlementaires
    prsents. Viendra ensuite la ratification proprement dite du trait de
    Lisbonne,   puis l'examen d'un   projet de loi spcifique dans les deux
    Chambres, avec un bouclage prvu le 7   fvrier. Cette absence des
    dputs PS  Versailles n'aura donc pas de   consquences sur
    l'adoption du projet de loi constitutionnelle, puisque   seuls les
    votes exprims sont pris   en compte.
 
    Le PS s'tait prononc pendant la campagne prsidentielle pour
    l'organisation d'un rfrendum sur tout nouveau trait europen, le
    prcdent ayant t rejet par cette voie par les Franais en mai 2005.
      Le prsident Nicolas Sarkozy a choisi pour sa part de passer par le
     Parlement. Le bureau national du PS a toutefois dit oui au trait de
     Lisbonne dbut novembre. Les dputs PS voteront galement en faveur
    de   la proposition de loi PCF/Verts, dfendue le 15 janvier 
    l'Assemble   et visant  instaurer un rfrendum pour ratifier le
    trait europen,   a ajout M. Ayrault. Ce dernier a galement prcis
    que les socialistes dposeront eux-mmes une motion pour   demander un
    rfrendum dbut fvrier lors du dbat sur la ratification   du trait
    de Lisbonne.
 
<article-nb="2008/01/08/19-4">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4">  Les manifestants qui bloquent depuis plusieurs jours l&#38;#39;accs de la dcharge de Pianura,  l&#38;#39;ouest de Naples, occupaient toujours le site, mardi 8 janvier au matin, aprs une nouvelle nuit d&#38;#39;affrontements o deux bus ont t brls, alors que des milliers de tonnes de dchets continuent de s&#38;#39;entasser.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4">      L es manifestants qui bloquent depuis plusieurs jours l'accs de la
    dcharge de Pianura,  l'ouest de Naples, occupaient toujours le site,
    mardi matin 8 janvier, aprs une nouvelle nuit d'affrontements o deux
    bus ont t brls, alors que des milliers de tonnes de dchets
    continuent de s'entasser dans les rues, o plus de 110 000 tonnes sont
    accumules.
 
 
    Le gouvernement de Romano Prodi doit annoncer, dans la journe, des
    mesures destines  rsoudre "de faon radicale" la crise des dchets.
 
    L'arme italienne a commenc  collecter, lundi, les ordures. Selon le
    ministre de la   dfense, les militaires dgagent en priorit les
    environs des coles,   o les lves reprennent les cours aprs la fin
    des congs de Nol.
 
<article-nb="2008/01/08/19-5">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5">  Depuis l&#38;#39;automne, l&#38;#39;opposition est parvenue  runir des foules considrables dans la capitale contre le rgime de Mikhel Saakachvili.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-5">      I l existe un point commun entre tous ces gens qui affluaient, dimanche
    6 janvier, vers la place Rike, dans le centre de Tbilissi, pour
    dnoncer l'issue du scrutin prsidentiel de la veille. Sur les
    trottoirs difficilement praticables en raison du gel, ils traversent la
    rivire, emmitoufls, et arrivent par grappes de plus en plus
    consistantes. Il y a l des gueules casses et des mains calleuses, des
    petits vieux et quelques jeunes, des femmes venues avec leurs enfants.
    Tous ont vot Saakachvili en 2004. C'tait le temps de l'euphorie,
    aprs la "rvolution des roses" de novembre 2003. Puis tous ont vot
    contre le prsident sortant, le 5 janvier, la rage au ventre.
 
 
    Depuis l'automne, l'opposition est parvenue  runir des foules
    considrables dans la capitale contre le rgime de Mikhel Saakachvili.
    Ils taient plus de 40 000 le 2 novembre, encore 10 000  une semaine
    du premier tour ; ce sont des chiffres considrables  l'chelle d'une
    population de 4,3 millions d'habitants, pour laquelle Roustaveli,
    l'avenue principale de la capitale, est devenue le centre d'une sorte
    de contre-pouvoir.
 
    La grande majorit de ces manifestants est compose de ceux qui
    estiment tre les victimes ou les oublis des rformes librales
    conduites  grande vitesse depuis 2004. Outre la transition vers une
    conomie de march, ces rformes visaient  renouveler radicalement le
    personnel dans l'ducation nationale, la police, les hauts postes
    administratifs, pour que le changement de gnration et de mentalit
    s'accomplisse sans tarder.
 
    "LA CORRUPTION RGNE"
 
    Nata Antize, 60 ans, se classe parmi les sacrifis. Elle est sans
    emploi depuis quatre ans, priode  laquelle elle travaillait comme
    comptable dans une usine de fabrication de cigarettes. "Je fais partie
    des gens qui ont t prcipits au fond des toilettes ces dernires
    annes, dit-elle. Mon fils, qui travaille en Irlande, m'aide
    financirement." Elle loue son appartement et vit chez sa soeur. Les
    rformes ? Quelles rformes ? "On n'a eu que l'lectricit et des
    routes neuves, dit-elle. Sinon, le chmage est norme et la corruption
    rgne partout." A l'couter, l'opposition, au moins, "a le coeur pur",
    tandis que M. Saakachvili "ne pense qu' son intrt et  celui de sa
    clique."
 
    A ses cts, Ilia Nakhoutsrichvili, 45 ans, rclame la parole et
    s'touffe presque de colre. "Je travaillais avant comme technicien sur
    une chane de tlvision, mais elle a ferm il y a quatre ans. Je suis
    oblig  mon ge de faire des dmnagements pour nourrir mes trois
    enfants, vous vous rendez compte ?", interroge-t-il. "Si le pouvoir
    vole le rsultat des lections, si on ne nous entend pas, je serai
    d'humeur trs agressive !", menace-t-il.
 
    Jana Beriachvili, elle, cache son ressentiment derrire un sourire
    coquet, honore d'tre coute. Age de 59 ans, elle ne fait rien
    depuis 2005. "J'tais enseignante, paye 25 dollars par mois, mais 
    mon ge, je ne les intresse pas, soupire-t-elle. Toute ma gnration a
    subi ce sort. Ils considrent que nous sommes bons  rien car on ne
    comprend pas leurs rformes."
 
    Le pouvoir personnel de Mikhel Saakachvili la rebute. Elle se dit
    sduite par l'ide d'un rgime parlementaire, propos par l'opposition.
    Mais en ralit, ce que dit l'opposition est presque secondaire pour
    ces personnes qui semblent mues par un dsir de revanche et aux yeux
    desquelles le prsent est plus hideux et le pass trop vertueux, par
    rapport  la ralit. Inga Boutikachvili a tout juste 40 ans et
    travaille comme entraneuse de patinage sur glace. Dans son esprit, pas
    de nuance. "Les choses n'ont fait qu'empirer, socialement, depuis que
    Saakachvili est arriv au pouvoir", dit-elle. "Je me dis mme que la
    vie tait meilleure durant la prsidence d'Edouard Chevardnadze."
 
