<FILE-date="2008/01/08/19">
<article-nb="2008/01/08/19-1">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1">  Agrocarburant ou produit alimentaire, l&#38;#39;huile de palme est de plus en plus apprcie en Asie, d&#38;#39;o une intense pression sur les terres. Reportage dans la province de Riau, en Indonsie, o la fort vierge part en fume.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1">      C 'est un paysage d'aprs la bataille, une bataille livre  la nature.
    Sol boulevers, troncs calcins, mares boueuses... la terre est
    transforme en un dsert d'o n'mergent que de jeunes palmiers. On
    avance sous une chaleur pesante. Aucun chant d'oiseau, aucun souffle de
    vent. Un canal d'eau morte longe la piste jaune. Au loin, une espce de
    bulldozer se meut comme un cafard aprs la catastrophe. Droit devant,
    un mince rideau sombre se rvle tre une fort. La marche se poursuit
    sans joie, randonne funbre, avant que l'on atteigne la sylve,
    bouriffant jaillissement de vgtation tranch comme au rasoir.
 
 
    Les arbres, les fougres, les troncs renverss, les ronces griffues,
    s'opposent maintenant  la progression. La fort vierge, quoique
    lumineuse - la canope ne la recouvre pas toute -, porte bien sa
    rputation d'impntrable. A peine a-t-on avanc, difficilement, de
    quelques mtres que le villageois qui nous accompagne, muet jusque-l,
    se met  dcrire les arbres dans une jungle de mots : voyez un medang,
    dont on fait des meubles, l, un jelutung, qui fournit un caoutchouc
    rouge, voici le kempas, trs solide, qui fonde les maisons, celui-l,
    trs haut, est le sialang, qui procure un miel dlicieux, et regardez
    encore le simpo, le meranti, le bengku... Pourraient suivre un
    inventaire de fruits, d'insectes, d'oiseaux, l'vocation des cerfs, des
    sangliers, des tigres - "On en a attrap un il y a quelque temps" - et
    des singes, trs nombreux parat-il.
 
    Nous sommes prs de Kuala Cenaku,  40 km de Rengat, district
    d'Indragiri Hulu, province de Riau, le de Sumatra, Indonsie. Autant
    dire au bout du monde. Mais ici continue  se jouer l'ancestrale lutte
    entre l'homme et la fort, entre la civilisation et la barbarie. Sauf
    que les rles sont aujourd'hui inverss : les barbares sont ceux qui
    ont ras la sylve, o les villageois avaient leurs habitudes et leurs
    ressources : "On y allait souvent pour prendre le rotin, le caoutchouc,
    des fruits  manger ou  vendre, raconte Pak Hitam, notre guide. On
    pchait dans les rivires, on pouvait gagner 2 millions de roupies par
    semaine (143 ). Cela a chang quand les compagnies sont venues, ont
    coup les arbres et creus les canaux. La fort est maintenant trop
    loin du village, et les engrais qui coulent dans la rivire ont fait
    fuir les poissons."
 
    Cent kilomtres carrs de fort vierge dtruite, dans un coin ignor du
    monde. Une petite histoire. Mais qui n'est pas isole : elle se droule
    dans la province de Riau, plus grande que le Portugal, o se trouve un
    dernier pan de fort primaire qui recouvrait nagure la plus grande
    partie des 443 000 km^2 de l'le de Sumatra.
 
    Ses derniers blocs de jungle attirent les plantations de palmiers qui
    se sont dveloppes de manire trs rapide en Indonsie et en Malaisie
    depuis trente ans : la production d'huile de ces deux pays est passe
    d'environ 5 millions de tonnes en 1976  34 en 2006. C'est que le
    palmier (Elaeis guineensis) est d'un trs bon rendement nergtique et
    fournit une huile trs apprcie dans les pays mergents d'Asie, dont
    les populations modifient leur rgime alimentaire. Depuis quelques
    annes, un nouveau stimulant est apparu : l'huile est un bon
    agrocarburant que veulent utiliser l'Europe, la Chine et l'Inde. Tout
    ceci se traduit par une intense pression sur les terres libres. "Dans
    la rgion, on a compt en 2005 prs de 200 conflits entre villageois et
    compagnies", dit Halim Irsyadul, de l'association indonsienne Kaliptra
    Sumatera.
 
    A Kuala Cenaku, la lutte remonte aux annes 1990. Les villages qui
    longent la rivire Indragiri avaient alors bataill contre la compagnie
    d'Etat Inhutani, qui coupait les arbres, ici comme ailleurs, sans
    mnagement. Plusieurs manifestations ont t ncessaires pour que le
    gouvernement change le rgime d'exploitation forestire. "Mais aprs
    avoir t dans la gueule du tigre, nous nous sommes retrouvs dans la
    gueule du crocodile", dit Mursyid M. Ali, le chef du village de Kuala
    Cenaku. Une autre compagnie, Duta Palma, est arrive en 2004, exhibant
    des permis officiels de cration de plantations de palmiers  huile.
    Elle a commenc  couper la fort,  la brler,  planter des pousses
    de palmier. A Sumatra, il n'existe pas de titres de proprit foncire,
    seulement des titres coutumiers qui ne psent pas lourd face aux permis
    donns par le gouvernement rgional. BBU et BAY, les filiales de Duta
    Palma, ont dvast les forts les plus loignes, mais aussi celles que
    les villageois avaient coutume d'utiliser.
 
    Les villages sont constitus de maisons qui s'grnent sur des
    kilomtres, le long de la route troite que parcourent en un flux
    incessant et dangereux motocyclettes, vlos, voitures, camions,
    pitons. Derrire les habitations se trouvent les cultures de chaque
    foyer, puis des terres communes o les paysans cultivent souvent
    eux-mmes des palmiers  huile, et, au loin, la fort. "Quand nous nous
    sommes rendus compte que les compagnies prenaient la terre, nous avons
    fait un rapport au chef de district, explique Raja Anis, chef culturel
    de Kuala Melia, village voisin de Kuala Cenaku. On n'a pas eu de
    rponse. On a crit  d'autres officiels, au parlement rgional. Pas de
    rponse. Un rapport a t envoy  Djakarta. Toujours pas de rponse.
    C'est un systme de pouvoir colonial. Les autorits sont supposes
    prendre soin des gens, mais elles ne le font pas."
 
    Pendant ce temps, BBU et BAY continuaient inexorablement  occuper la
    terre et  brler les arbres. Comme le terrain est constitu de tourbe,
    le feu peut y durer quelques semaines. Plusieurs fois, la fume a
    obscurci les villages, piquant les yeux des motocyclistes ou faisant
    tousser les enfants. Les villageois ont fini par obtenir, en janvier
    2007, une lettre du chef de district - sis  Pekanbaru, la capitale de
    la province de Riau,  cinq heures de route, ou 185 km, de Kuala Cenaku
    : elle enjoignait les entreprises de ne pas empiter sur les terres des
    paysans. Mais cela n'a rien chang.
 
<article-nb="2008/01/08/19-2">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2">  C&#38;#39;est le troisime attentat qui frappe les forces de la Finul. 
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2">      A u moins deux soldats d'un contingent de la Force des Nations unies au
    Liban ont t blesss, mardi 8 janvier, dans l'explosion d'une bombe au
    passage de leur vhicule. Une autre source fait tat de trois blesss.
 
    La bombe tait place au bord de la route et a explos au passage d'une
    patrouille dans la ville de Rmeil,  35 km au sud de Beyrouth. Les
    soldats seraient d'origine espagnole ou irlandaise. Cet attentat est le
    troisime qui frappe les forces de la Finul.
 
 
 
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    Des soldats libanais scurisent la zone aprs l'attaque contre la
    Finul  Rmeil, le 8 janvier. | AFP/MAHMOUD ZAYAT
 
    Les faits
       Des soldats de la Finul blesss dans une explosion au sud de
    Beyrouth
 
 
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       Les cls Liban : une lection prsidentielle sous influences
    trangres 20.11.07
 
 
    | Bilan du Monde
       Fiche pays
    Liban
    Chef de l'Etat : Emile Lahoud
    Premier ministre : Fouad Siniora
    Capitale : Beyrouth
    Superficie : 10 000 km^2
    Population (hab.) : 4,2 millions
    Densit : 420 hab./km^2
    Monnaie : livre libanaise (0,0004980 )
 
 
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    Un soldat sur le lieu de l'explosion qui s'est produite prs du
    palais prsidentiel,  Baabda, dans la banlieue de Beyrouth, mercredi
    12 dcembre 2007. | REUTERS/MOHAMED AZAKIR
 
    Eclairage
       Liban : le premier attentat contre l'arme pourrait dbloquer
    l'lection du prsident
    Mouna Nam, correspondante du "Monde" au Liban, constate une relative
    unit de la classe politique libanaise aprs l'attentat qui a tu le
    gnral Al-Hajj, successeur potentiel  la tte de l'arme de Michel
    Sleimane, pressenti  la prsidence.
 
    (1024_deb.gif)
 
 
    L'lection du successeur d'Emile Lahoud a de nouveau t reporte,
    le 23 novembre, au vendredi 30 novembre. | REUTERS/JAMAL SAIDI
 
    Chat
       "L'opposition n'a cess de manuvrer pour paralyser les
    institutions"
    Pour Mouna Nam, correspondante du "Monde"  Beyrouth, il existe un
    risque que la situation dgnre mme si les deux camps ont pour le
    moment remis leurs menaces.
 
    Blog
    Regarder, vivre, crire le Liban!
    Vivant actuellement  Beyrouth, Marie Depecker dcouvre et raconte la
    complexit du Liban mais aussi sa vitalit et la richesse de son
    patrimoine culturel et naturel
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
    (1024_lire.gif)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
    (fl-sq.gif) EN UNE EN CE MOMENT
 
    Nicolas Sarkozy a voulu rpondre  la "demande de sens" de
    l'opinion publique
 
    Kenya : formation partielle d'un gouvernement "de large ouverture"
 
    Sumatra : le palmier  l'assaut de la fort vierge
 
    Franois Nourissier dmissionne de l'Acadmie Goncourt
 
    ET AUSSI
 
          Un employeur de "bonne foi", ayant fait travailler un
    sans-papiers  son insu, pourra dsormais se tourner vers la prfecture
    pour demander sa rgularisation. ... |          Dessins du jour
    Mercredi 9 janvier 2008
 
          Des partisans du PPP en colre ont mis le feu, vendredi 28
    dcembre, au sige local du parti du prsident Pervez Musharraf 
    Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan. | AFP/TARIQ MAHMOOD
    Chat
    Mariam Abou Zahab : "Un risque de guerre civile existe au Pakistan"
 
 
          Des jeunes dansent la tecktonik, le 08 aot 2007  Lyon.
    Cette danse branche, venue de Belgique et de Hollande consiste 
    balancer les bras et les jambes dans tous les sens pour donner
    l'impression que l'on est dsarticul. | AFP/FRED DUFOUR
    Enqute
    Les agits de la Tecktonik
 
 
 
    (fl-sq.gif) PROCHE-ORIENT
 
    Visite de George Bush : l'Iran clipse le dossier palestinien
 
    Des soldats de la Finul blesss dans une explosion au sud de
    Beyrouth
 
    Sayed Kashua : un Arabe d'Isral en prime time
 
    Le prsident et le Parlement iraniens s'affrontent sur l'conomie
 
 
 
    (fl-sq.gif) LES DPCHES
 
    Les Gazaouis moins suspendus que les autres  la visite de Bush
    Reuters 18h01
    Odinga refuse de rencontrer Kibaki en tte  tte au Kenya Reuters
    17h56
    "La politique de civilisation", nouvel habit de Nicolas Sarkozy
    Reuters 17h55
    La TVHD et les mobiles rendent Arianespace optimiste pour 2008
    Reuters 17h28
 
 
 
 
 
 
 
 
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<article-nb="2008/01/08/19-3">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3">  L&#38;#39;organisation, considre diffremment selon les pays, peut se prvaloir de plusieurs dcisions favorables rcentes en Europe. Son statut semble en voie de normalisation.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3">      L 'Eglise de scientologie s'installe peu  peu dans le paysage cultuel
    europen. Aprs la Sude, le Portugal, la Slovnie, la Croatie ou la
    Hongrie, la justice espagnole vient  son tour d'inscrire la
    scientologie au registre lgal des religions. Cette inscription,
    intervenue le 19 dcembre, fait suite  une dcision de l'Audience
    nationale, la plus haute juridiction espagnole.
 
 
 
 
           Rfrences
 
 
 
    Fondation. Ron Hubbard, auteur de science-fiction, a fond l'Eglise de
    scientologie aux Etats-Unis dans les annes 1950. La premire glise
    est enregistre en 1954  Los Angeles. Ron Hubbard dveloppe le concept
    de diantique, prsent comme une mthode d'veil personnel. La
    scientologie se considre comme une religion non rvle, selon
    laquelle chaque homme travaille  son propre salut spirituel. Les
    scientologues affirment "oprer comme n'importe quel culte" et
    proposent des crmonies de baptme, de mariage, l'ordination de
    ministres...
 
    Effectifs. Selon l'Eglise de scientologie, il existe 7 500 centres dans
    163 pays ; les adeptes seraient au nombre de 7 millions  10 millions.
 
 
                                                              
 
 
 
    Dans sa dcision, datant du mois d'octobre, l'Audience nationale
    estimait que le refus du gouvernement d'inscrire l'Eglise de
    scientologie au registre des religions ne respectait pas les rgles de
    "neutralit et d'impartialit des Etats face aux croyances
    religieuses". Selon le tribunal, "aucun des documents prsents" par le
    mouvement ou par l'administration espagnole n'"a montr qu'il ne s'agit
    pas d'une entit religieuse ou avec des fins religieuses".
 
    Considre selon les pays comme un mouvement sectaire (en Belgique),
    une entreprise purement commerciale (en Suisse), ou une association loi
    1901 (en France), la scientologie est donc dsormais en Espagne une
    religion comme les autres. Ce changement a t peru comme une victoire
    par les quelque 10 000 scientologues d'Espagne. "C'est la fin d'une re
    durant laquelle nous avons d lutter pour la reconnaissance de nos
    droits", a affirm le prsident de l'Eglise de scientologie en Espagne,
    Ivan Arjona, un jeune homme de 27 ans,  la tte du mouvement depuis
    2002.
 
    Cette reconnaissance intervient alors que l'organisation, aprs
    plusieurs annes de dboires judiciaires, connat un certain
    dveloppement en Espagne et que le luxueux sige de l'Eglise de
    scientologie  Madrid, install sur cinq tages non loin du Parlement
    espagnol, a t inaugur en 2004 par l'un des plus clbres adeptes de
    la scientologie, l'acteur amricain Tom Cruise.
 
    "La scientologie tait dj lgale, car inscrite au registre des
    associations religieuses, mais cette inscription nous place au rang des
    grandes religions. Nous bnficions dsormais de certaines facilits,
    et nous pouvons faire du proslytisme plus tranquillement", souligne M.
    Arjona.
 
    Concrtement, cela ne devrait pas changer grand-chose au quotidien de
    l'Eglise de scientologie dans le pays : le mariage religieux n'y est
    pas reconnu et le mouvement ne devrait pas disposer, avec son nouveau
    statut, d'avantages fiscaux particuliers.
 
    En octobre 2007 aussi, l'Eglise de scientologie avait pu se prvaloir
    d'une dcision favorable. La municipalit de Moscou avait refus
    d'enregistrer l'Eglise de scientologie comme association religieuse.
    Mais cette dcision avait t annule en avril et confirme par la Cour
    europenne des droits de l'homme, qui a rejet une requte du
    gouvernement russe. Rgulirement,  travers l'Europe, des dcisions
    administratives et juridiques reconnaissent la nature religieuse de la
    scientologie.
 
    Mme dans les pays les plus rticents face aux activits et aux
    mthodes des scientologues, au premier rang desquels la France et
    l'Allemagne, le statut de l'Eglise de Ron Hubbard semble en voie de
    normalisation.
 
    Alors que le ministre allemand de l'intrieur et ses collgues des
    Lnder avaient dclar, en dcembre 2007, que l'Eglise de scientologie
    tait contraire  la Loi fondamentale et devait de ce fait tre
    interdite sur le territoire, les services de renseignement, cits par
    la presse allemande, ont estim qu'ils ne disposaient pas d'lments
    suffisants pour justifier une telle interdiction. Par ailleurs, en
    dpit de ractions assez violentes dans la classe politique allemande,
    l'ouverture d'un nouveau sige de l'Eglise de scientologie s'est
    droule en janvier 2007, en plein coeur de Berlin, installant dans la
    capitale allemande une tte de pont pour une implantation dans les
    anciens pays de l'Est.
 
    En France aussi, la justice administrative a, ces derniers mois, donn
    raison aux scientologues. Ainsi, en avril 2007, la ville d'Angers a t
    dboute aprs avoir voulu interdire la vente d'ouvrages de
    scientologie sur des marchs. "Soit on considre que l'Eglise de
    scientologie reprsente un danger et on demande sa dissolution, avec un
    dossier bien tay, soit on lui rserve un traitement quivalent 
    n'importe quelle association relevant de la loi de 1901", souligne un
    spcialiste du dossier. "Les critiques concernant la manipulation
    mentale sont cules", dclarait rcemment au Monde Danile Gounord, la
    porte-parole de l'Eglise en France. "Notre activit principale consiste
     dispenser des enseignements payants."
 
    La Miviludes, mission interministrielle de vigilance et de lutte
    contre les drives sectaires, estimait rcemment que la France, avec
    ses "2 000  3 000" adeptes, n'est pas une terre de mission et
    considrait l'Eglise de scientologie comme une "multinationale
    commerciale" soucieuse de mener des actions de "lobbying".
 
 
<article-nb="2008/01/08/19-4">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4">  La Cour suprme des Etats-Unis commence l&#38;#39;anne 2008 avec un programme charg.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4">      L a Cour suprme des Etats-Unis commence l'anne 2008 avec un programme
    charg. Outre un nouvel examen de la constitutionnalit des dtentions
    extrajudiciaires sur la base amricaine de Guantanamo (Cuba), elle
    s'est saisie de plusieurs contentieux qu'elle avait vits ces
    dernires annes : le contrle des armes  feu, l'avortement et la
    peine de mort. En anne lectorale, ses dcisions, qui ne devraient pas
    intervenir avant la fin du printemps, sont trs attendues.
 
 
    Les neuf juges ont examin, lundi 7 janvier, le recours de deux
    condamns  mort, Ralph Baze et Thomas Bowling, contre les autorits du
    Kentucky. Les dtenus estiment que la mthode d'excution, l'injection
    ltale, contrevient au 8^e amendement de la Constitution, qui rprouve
    les chtiments "cruels et inhabituels".
 
    Selon le protocole en vigueur dans le Kentucky et 35 autres Etats, le
    dtenu est excut par une triple injection : d'abord de 3 grammes de
    sodium de thiopental, un barbiturique  action rapide qui provoque une
    perte de connaissance ; ensuite de 50 mg de bromure de pancuronium qui
    entrane une paralysie musculaire ; et enfin de 240 mg de chlorure de
    potassium qui conduit  un arrt cardiaque. Le "cocktail" n'a pas
    chang depuis son introduction, il y a trente ans, dans l'Oklahoma.
 
    Pendant l'audience, plusieurs juges ont manifest un certain dsarroi
    d'avoir  juger du seuil de douleur constitutionnellement tolrable
    dans une excution. Le magistrat ultraconservateur Antonin Scalia a,
    lui, paru agac de voir la question de la peine capitale revenir une
    nouvelle fois devant la Cour. Selon lui, rien n'interdit dans le 8^e
    amendement qu'une certaine douleur accompagne une excution : "Il
    s'agit d'une excution. Pas d'une opration chirurgicale."
 
    Les magistrats se sont aussi interrogs sur la combinaison des trois
    substances, une procdure abandonne pour les animaux, sur la
    recommandation de l'Association des vtrinaires amricains. "Dans le
    Kentucky, il est illgal d'euthanasier les animaux de la manire dont
    se pratiquent les excutions", a fait remarquer l'avocat des
    plaignants, Donald Verrilli.
 
    Il est aussi apparu qu'une injection lente de la premire substance
    serait potentiellement moins douloureuse mais allongerait la dure de
    l'excution de manire inconfortable pour les tmoins. Le doyen de la
    Cour, le juge John Paul Stevens, a galement regrett que l'utilisation
    de la deuxime drogue - paralysante - soit essentiellement destine 
    prserver la "dignit" de la crmonie (c'est--dire  empcher les
    spasmes du mourant, dsagrables  regarder). La Cour est apparue
    divise, les deux juges de gauche proposant de renvoyer la question aux
    juridictions infrieures pour une valuation sur d'ventuelles
    procdures alternatives.
 
    Les associations humanitaires considrent comme un progrs le fait que
    la Cour se soit saisie de la question, ce qui a conduit  un moratoire
    de fait dans les excutions. Mais l'audience a montr que les "sages"
    ne sont pas prts  remettre fondamentalement en cause la mthode,
    encore moins la constitutionnalit de la peine elle-mme. Dans sa
    prcdente dcision sur une mthode d'excution, en 1945, la Cour avait
    statu que la "cruaut" dont il est question dans le 8^e amendement
    concerne la mthode d'excution elle-mme, non pas la souffrance qui
    pourrait tre encourue du fait de ce chtiment. Il s'agissait alors de
    la chaise lectrique, qui n'est pratiquement plus employe aujourd'hui.
 
<article-nb="2008/01/08/19-5">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5">  Selon le rapport d&#38;#39;une ONG isralienne, les tribunaux militaires ont jug, depuis 1967, plus de 150 000 Palestiniens, en ignorant le plus souvent les rgles lmentaires de la justice.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5">      D epuis l'occupation de la Cisjordanie par Isral en 1967, les
    tribunaux militaires ont jug plus de 150 000 Palestiniens en ignorant,
    la plupart du temps, les rgles lmentaires de justice et des droits
    de l'homme, selon le rapport publi, dimanche 6 janvier, par
    l'organisation Yesh Din, intitul "Poursuites d'arrire-cour". Pendant
    plus d'un an, des membres de cette ONG ont assist  plus de 800
    audiences. Ils ont dress un bilan atterrant de la justice militaire
    dans les territoires occups.
 
 
    Selon les chiffres fournis par les autorits militaires, sur 9 123 cas
    examins en 2006, seules 23 personnes dfres ont t reconnues
    innocentes, laissant planer le doute sur le respect du principe de la
    prsomption d'innocence et sur les conditions d'examen des dossiers.
    Partant de 118 procdures, Yesh Din a tabli que la dcision de
    maintien en dtention tait acquise en moyenne au bout de 3,4 minutes
    et que la reconduction de l'emprisonnement tait en moyenne expdie en
    1,54 minute. "Il faut en gnral deux minutes pour envoyer quelqu'un en
    prison avant que la procdure d'enqut soit termine", indique le
    rapport.
 
    La justice militaire est directement mise en accusation. Les tribunaux
    militaires ne respectent pas la publicit requise pour toute procdure
    judiciaire. Et les personnes poursuivies ne sont souvent pas informes
    des charges qui psent contre elles car elles sont formules en hbreu
    et ne sont pas traduites. Les avocats palestiniens doivent batailler
    pour accder aux dossiers et voir leurs clients incarcrs en Isral,
    car ils ont besoin d'un permis pour se rendre dans l'Etat juif.
 
    De plus, "la lgislation scuritaire n'impose aucune restriction sur la
    dure de dtention pendant le temps de l'enqute jusqu' l'inculpation,
    et de l'inculpation jusqu' la traduction en justice. La seule limite
    fixe  partir de l'inculpation est une dure de deux ans". Une
    personne apprhende peut ainsi rester plusieurs annes en prison avant
    d'tre condamne. "Fin 2006, 1 800 prisonniers environ taient dtenus
    jusqu' un an et 189 depuis plus d'un an. Sur les 9 123 cas examins en
    2006, seuls 130 dossiers avaient t clos au bout d'un an". Dans 95 %
    des affaires, note le rapport, les affaires se terminent par un
    arrangement car "les prvenus prfrent trouver un moyen terme plutt
    que d'affronter des juges militaires". Pour les justiciables, les
    procs sont en effet tardifs et alatoires. Dans 35 % des cas, la
    traduction est partielle et dans 5 %, il n'y en a pas du tout.
 
    Les mineurs ne sont pas pargns : selon les lois sur la scurit, la
    majorit commence en effet  16 ans. Yesh Din reproche  la justice
    militaire de condamner les adolescents comme des adultes en tenant
    compte de leur ge au moment de la condamnation et non des faits. Yesh
    Din estime qu'ils reprsentent entre 4 % et 6 % du total des dtenus.
    Pour les auteurs de l'enqute, "la justice militaire ne respecte pas
    les principes fondamentaux des lois internationales". Les autorits
    militaires contestent, de leur ct, la mthodologie utilise dans
    l'enqute, estimant qu'elle repose sur des erreurs d'interprtation et
    une mconnaissance du systme judiciaire militaire qui observe "un
    quilibre judicieux entre les considrations de scurit et les droits
    de l'homme".
 
<article-nb="2008/01/08/19-6">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6">  &#38;#34;Il me parat impossible que nous participions  la rvision pralable de la Constitution ds lors que nous dfendons la voie rfrendaire plutt que la voie parlementaire&#38;#34;, a dclar mardi le socialiste Jean-Marc Ayrault. 
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6">      "N ous voterons le trait simplifi europen parce que ses acquis sont
    suprieurs  ses insuffisances et parce qu'il est enfin une chance de
    sortir l'Union de sa paralysie politique", a dclar, mardi 8 janvier,
    Jean-Marc Ayrault. Le prsident du groupe socialiste, radical et
    citoyen (SRC) de l'Assemble nationale a cependant mis "une rserve" :
    "Il me parat impossible que nous participions  la rvision pralable
    de la Constitution ds lors que nous dfendons la voie rfrendaire
    plutt que la voie parlementaire. Nous n'irons pas  Versailles."
 
 
    En effet, la ratification du trait de Lisbonne, sign le 13 dcembre
    par les chefs d'Etat et de gouvernement   de l'Union europenne, doit
    se faire en plusieurs tapes. Tout d'abord, un projet de loi
    constitutionnelle qui vise  adapter la   Constitution au contenu du
    nouveau trait doit tre examin dans chaque Chambre (le 15 janvier 
    l'Assemble,   le 29 au Snat). Il doit ensuite tre vot en   Congrs
     Versailles, le 4 fvrier, aux trois cinquimes des parlementaires
    prsents. Viendra ensuite la ratification proprement dite du trait de
    Lisbonne,   puis l'examen d'un   projet de loi spcifique dans les deux
    Chambres, avec un bouclage prvu le 7   fvrier. Cette absence des
    dputs PS  Versailles n'aura donc pas de   consquences sur
    l'adoption du projet de loi constitutionnelle, puisque   seuls les
    votes exprims sont pris   en compte.
 
    Le PS s'tait prononc pendant la campagne prsidentielle pour
    l'organisation d'un rfrendum sur tout nouveau trait europen, le
    prcdent ayant t rejet par cette voie par les Franais en mai 2005.
      Le prsident Nicolas Sarkozy a choisi pour sa part de passer par le
     Parlement. Le bureau national du PS a toutefois dit oui au trait de
     Lisbonne dbut novembre. Les dputs PS voteront galement en faveur
    de   la proposition de loi PCF/Verts, dfendue le 15 janvier 
    l'Assemble   et visant  instaurer un rfrendum pour ratifier le
    trait europen,   a ajout M. Ayrault. Ce dernier a galement prcis
    que les socialistes dposeront eux-mmes une motion pour   demander un
    rfrendum dbut fvrier lors du dbat sur la ratification   du trait
    de Lisbonne.
 
<article-nb="2008/01/08/19-7">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7">  Le comit excutif du Congrs national africain (ANC), parti au pouvoir en Afrique du Sud, a confirm que Jacob Zuma sera le candidat du parti pour la prsidence du pays en 2009, en dpit de son inculpation pour corruption.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7">      L e nouveau prsident du parti au pouvoir en Afrique du Sud, Jacob
    Zuma, sera le candidat du Congrs national africain (ANC) pour la
    prsidence du pays en 2009. Runi  Johannesburg, mardi 8 janvier, le
    comit excutif de l'ANC, qui a toujours remport les lections
    sud-africaines depuis l'instauration de la dmocratie en 1994,
    "confirme que (son) prsident mnera la campagne du parti lors des
    lections de 2009", et ce en dpit de son inculpation pour corruption.
 
 
    Jacob Zuma avait t lu le 18 dcembre 2007  la tte de l'ANC et
    avait t inculp le 28 dcembre de corruption, fraude, blanchiment
    d'argent, racket et vasion fiscale dans le cadre d'une enqute
    tentaculaire impliquant le groupe d'armement franais Thales. Cette
    dcision, qualifie de vendetta politique par les allis de M. Zuma,
    pourrait lui barrer la route de la prsidence du pays s'il est
    condamn. La citation  comparatre fait commencer le procs le 14
    juillet, lorsque l'ANC lancera la campagne pour les lections gnrales
    de 2009.
 
<article-nb="2008/01/08/19-8">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8">  Aprs la tentative rate pour faire librer trois dtenus aux mains des gurilleros, la Colombie n&#38;#39;autorisera plus de mdiations internationales. Pour Bogota, l&#38;#39;opration mene par Hugo Chavez &#38;#34;n&#38;#39;a servi qu&#38;#39; critiquer le gouvernement &#91;colombien&#93; et  diffuser la propagande des FARC&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8">      L a Colombie n'autorisera plus de missions internationales pour tenter
    d'obtenir la libration des otages de la gurilla, aprs l'chec de
    l'opration mene sous l'gide du prsident vnzulien, Hugo Chavez.
    Le ministre des affaires trangres, Fernando Araujo, a expliqu, lundi
    7 janvier, que cette dcision avait  t prise en raison de l'attitude
    dfiante des dlgus de la mission   internationale qui a chou fin
    dcembre 2007. "La mission que le gouvernement du Venezuela a organise
    laisse un got amer. Elle n'a servi qu' critiquer le gouvernement et
    peut-tre  diffuser la propagande des FARC", a-t-il dclar. "De
    telles missions ne doivent pas se rpter."
 
 
    L'opration d'Hugo Chavez devait aboutir  la libration de trois
    otages dans les derniers jours de l'anne 2007, mais aprs plusieurs
    jours d'attente, les dlgus internationaux ont d admettre l'chec de
    la mission. Bogota et les Forces armes rvolutionnaires colombiennes
    (FARC) se sont rejet mutuellement la responsabilit, le gouvernement
    soulignant les "mensonges incohrents" des gurilleros sur le sort
    d'Emmanuel, l'enfant de Clara Rojas, n en captivit. Emmanuel devait
    tre libr en compagnie de sa mre et d'une ancienne dpute
    colombienne, mais les rebelles ont reconnu qu'ils ne le dtenaient plus
    et ont accus Bogota de l'avoir enlev pour faire chouer la libration
    des otages.
 
    VERS UNE EXFILTRATION "CLANDESTINE"
    L'Argentine, qui participait  cette opration, s'est dite "surprise"
    et "tonne" par le refus de la Colombie d'autoriser   une nouvelle
    mdiation internationale. "La dclaration de M. Araujo est
    contradictoire avec ce qu'a   exprim le prsident Alvaro Uribe auprs
    de l'ex-prsident (argentin)   Nestor Kirchner et  d'autres membres de
    la mission humanitaire   internationale", a-t-on dclar au ministre
    argentin des affaires trangres.
 
    Malgr l'chec de son opration, Hugo Chavez a dclar dimanche qu'il
    attendait toujours que les responsables des FARC entrent en   contact
    avec lui. "Nous esprons encore un signal pour accueillir ou aider  la
    libration des deux femmes (Clara Rojas et Consuelo Gonzalez) et de
    tous les prisonniers", a annonc le prsident dans son programme
    radio-tlvis "Allo, Prsident".
    L'ancien mari d'Ingrid Betancourt, Fabrice Delloye, a indiqu,   lundi,
    placer tous ses espoirs dans une "opration clandestine d'exfiltration
    des otages vers le Venezuela". Pour le pre des deux enfants de l'otage
    franco-colombienne, "le   prsident Hugo Chavez peut demander aux FARC
    des concessions   supplmentaires, car la gurilla a besoin de lui pour
    assurer sa   logistique".
 
    Le   conseiller du prsident brsilien Luiz Inacio Lula da Silva,
    charg de   suivre pour Brasilia l'opration de rcupration des trois
    otages de la   gurilla colombienne, Marco Aurelio Garcia, s'est
    dclar   favorable  une dmarche clandestine, privilgiant
    "l'efficacit". Le haut commisaire pour la paix colombien, Luis Carlos
    Restrepo, a de son ct prvenu qu'une opration clandestine "ne
    pouvait tre tolre".
 
<article-nb="2008/01/08/19-9">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9">  Depuis l&#38;#39;automne, l&#38;#39;opposition est parvenue  runir des foules considrables dans la capitale contre le rgime de Mikhel Saakachvili.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9">      I l existe un point commun entre tous ces gens qui affluaient, dimanche
    6 janvier, vers la place Rike, dans le centre de Tbilissi, pour
    dnoncer l'issue du scrutin prsidentiel de la veille. Sur les
    trottoirs difficilement praticables en raison du gel, ils traversent la
    rivire, emmitoufls, et arrivent par grappes de plus en plus
    consistantes. Il y a l des gueules casses et des mains calleuses, des
    petits vieux et quelques jeunes, des femmes venues avec leurs enfants.
    Tous ont vot Saakachvili en 2004. C'tait le temps de l'euphorie,
    aprs la "rvolution des roses" de novembre 2003. Puis tous ont vot
    contre le prsident sortant, le 5 janvier, la rage au ventre.
 
 
    Depuis l'automne, l'opposition est parvenue  runir des foules
    considrables dans la capitale contre le rgime de Mikhel Saakachvili.
    Ils taient plus de 40 000 le 2 novembre, encore 10 000  une semaine
    du premier tour ; ce sont des chiffres considrables  l'chelle d'une
    population de 4,3 millions d'habitants, pour laquelle Roustaveli,
    l'avenue principale de la capitale, est devenue le centre d'une sorte
    de contre-pouvoir.
 
    La grande majorit de ces manifestants est compose de ceux qui
    estiment tre les victimes ou les oublis des rformes librales
    conduites  grande vitesse depuis 2004. Outre la transition vers une
    conomie de march, ces rformes visaient  renouveler radicalement le
    personnel dans l'ducation nationale, la police, les hauts postes
    administratifs, pour que le changement de gnration et de mentalit
    s'accomplisse sans tarder.
 
    "LA CORRUPTION RGNE"
 
    Nata Antize, 60 ans, se classe parmi les sacrifis. Elle est sans
    emploi depuis quatre ans, priode  laquelle elle travaillait comme
    comptable dans une usine de fabrication de cigarettes. "Je fais partie
    des gens qui ont t prcipits au fond des toilettes ces dernires
    annes, dit-elle. Mon fils, qui travaille en Irlande, m'aide
    financirement." Elle loue son appartement et vit chez sa soeur. Les
    rformes ? Quelles rformes ? "On n'a eu que l'lectricit et des
    routes neuves, dit-elle. Sinon, le chmage est norme et la corruption
    rgne partout." A l'couter, l'opposition, au moins, "a le coeur pur",
    tandis que M. Saakachvili "ne pense qu' son intrt et  celui de sa
    clique."
 
    A ses cts, Ilia Nakhoutsrichvili, 45 ans, rclame la parole et
    s'touffe presque de colre. "Je travaillais avant comme technicien sur
    une chane de tlvision, mais elle a ferm il y a quatre ans. Je suis
    oblig  mon ge de faire des dmnagements pour nourrir mes trois
    enfants, vous vous rendez compte ?", interroge-t-il. "Si le pouvoir
    vole le rsultat des lections, si on ne nous entend pas, je serai
    d'humeur trs agressive !", menace-t-il.
 
    Jana Beriachvili, elle, cache son ressentiment derrire un sourire
    coquet, honore d'tre coute. Age de 59 ans, elle ne fait rien
    depuis 2005. "J'tais enseignante, paye 25 dollars par mois, mais 
    mon ge, je ne les intresse pas, soupire-t-elle. Toute ma gnration a
    subi ce sort. Ils considrent que nous sommes bons  rien car on ne
    comprend pas leurs rformes."
 
    Le pouvoir personnel de Mikhel Saakachvili la rebute. Elle se dit
    sduite par l'ide d'un rgime parlementaire, propos par l'opposition.
    Mais en ralit, ce que dit l'opposition est presque secondaire pour
    ces personnes qui semblent mues par un dsir de revanche et aux yeux
    desquelles le prsent est plus hideux et le pass trop vertueux, par
    rapport  la ralit. Inga Boutikachvili a tout juste 40 ans et
    travaille comme entraneuse de patinage sur glace. Dans son esprit, pas
    de nuance. "Les choses n'ont fait qu'empirer, socialement, depuis que
    Saakachvili est arriv au pouvoir", dit-elle. "Je me dis mme que la
    vie tait meilleure durant la prsidence d'Edouard Chevardnadze."
 
<article-nb="2008/01/08/19-10">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10">  Tout a commenc le 19 dcembre avec la dmission surprise pour &#38;#34;raisons de sant&#38;#34; du tout-puissant secrtaire gnral du ministre de la culture, Christos Zachopoulos, un homme corpulent de 54 ans.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10">      L es Grecs suivent depuis bientt trois semaines une sombre affaire
    mlant sexe et politique, qui met dans l'embarras le gouvernement
    conservateur de Costas Caramanlis.
 
    Tout a commenc le 19 dcembre avec la dmission surprise pour "raisons
    de sant" du tout-puissant secrtaire gnral du ministre de la
    culture, Christos Zachopoulos, un homme corpulent de 54 ans.
 
 
    Le lendemain de sa dmission, il se jeta dans le vide, du 4^e tage de
    son domicile. Il est, depuis, hospitalis dans un tat critique.
 
    Trs vite, la presse affirmait que son ex-secrtaire, Eva Tsekou, 34
    ans, dmise depuis peu de ses fonctions, avait tent de ngocier, avec
    l'aide de deux avocats, son silence sur des documents compromettants
    pour M. Zachopoulos, dont un DVD o elle apparaissait dans des bats
    rotiques avec son ancien patron.
 
    La jeune femme, qui s'est livre  la justice, a dmenti toute
    implication. Elle a t inculpe, le 24 dcembre, pour "chantage" et
    "incitation au suicide", et place en dtention provisoire.
 
    Dernier pisode du feuilleton, l'un des deux avocats qui devaient tre
    entendus par la justice cette semaine s'est jet, vendredi 4 janvier,
    sous les roues d'un camion sur une grande avenue du bord de mer. Il a
    t hospitalis mais ses jours ne sont pas en danger.
 
    Silencieux, le gouvernement s'est retranch derrire la thse d'un
    drame priv. Sans voquer l'affaire, M. Caramanlis a, dans ses voeux de
    Nouvel An, renouvel sa dtermination  lutter contre la corruption,
    son cheval de bataille depuis qu'il est aux affaires.
 
    DCLASSEMENTS DE TERRAINS
 
    Alimente par des fuites judiciaires et des rvlations de presse,
    l'affaire a pris un tour politique en suscitant des interrogations sur
    plusieurs dossiers de gestion des subventions europennes et de
    dclassements de terrains situs dans des zones archologiques
    protges.
 
    Originaire de Salonique et byzantinologue, M. Zachopoulos est un proche
    du premier ministre et de son pouse. Ds son arrive au pouvoir, M.
    Caramanlis l'a nomm au poste cl de secrtaire gnral  la culture,
    poste qu'il a conserv aprs la reconduction de la droite au pouvoir,
    lors des lgislatives de septembre 2007.
 
    M. Zachopoulos tait prsident du Conseil suprieur de l'archologie
    (KAS) et avait,  ce titre, la haute main sur les classements et
    dclassements de terrains et de btiments historiques. C'est lui qui
    dcida de dclasser un immeuble art dco, sous prtexte qu'il gnerait
    la vue sur les ruines depuis le restaurant du nouveau muse de
    l'Acropole. Cette dcision, qui a suscit une leve de boucliers
    internationale, n'a toujours pas t applique.
 
    M. Caramanlis a aussi t rattrap par le rle jou par le directeur de
    son bureau de presse, Yannis Adrianos, qui a reconnu que le DVD "rose"
    lui avait t remis par un journaliste avant l'clatement de l'affaire.
    Invoquant le secret de ses sources, M. Adrianos s'est refus  rvler
    qui lui avait donn le document, qu'il a transmis  la justice au
    lendemain du saut dans le vide de M. Zachopoulos.
 
    Le parquet d'Athnes a ordonn une enqute prliminaire sur la gestion
    du ministre depuis 2004, sur plusieurs dossiers de dlivrance de
    subventions et de dclassements. Le parquet de Salonique a aussi
    ordonn une enqute sur la construction d'un immeuble sur un terrain
    protg.
 
    L'opposition de gauche a cri au scandale et, dans une question crite
    au Parlement, dix-sept dputs socialistes ont exig des explications
    du gouvernement.
 
<article-nb="2008/01/08/19-11">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11">  Mahmoud Ahmadinejad dfend une politique budgtaire destine  &#38;#34;apporter l&#38;#39;argent du ptrole sur la table des Iraniens&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11">      U ne preuve de force est engage, en Iran, sur le terrain conomique,
    entre le prsident Mahmoud Ahmadinejad et le Parlement, quelques
    semaines avant des lections lgislatives prvues le 14 mars.
 
    M. Ahmadinejad dfend une politique budgtaire destine  "apporter
    l'argent du ptrole sur la table des Iraniens". Il a prsent au
    Parlement, le 7 janvier, un projet de budget 2008-2009 en hausse de 17
    %.
 
 
    Ce projet, qui comprend les dpenses du gouvernement et celles des
    entreprises publiques, s'lve  2 710 000 milliards de rials (198,5
    milliards d'euros) contre 2 310 000 millions de rials (169 milliards
    d'euros) pour le prcdent, dj en hausse de 20 %.
 
    "Le prix du baril est de 70 dollars en moyenne depuis le dbut de
    l'anne, a dclar le prsident. Les gens se demandent quel effet la
    hausse du ptrole a dans leur vie quotidienne (). Il faut redistribuer
    l'argent du ptrole." L'Etat iranien continuera  consacrer les
    dizaines de milliards de dollars (51 milliards de dollars en 2006-2007)
    que lui rapporte la rente ptrolire  la subvention des produits de
    consommation courante, notamment le carburant. Deuxime producteur de
    l'OPEP, l'Iran doit en effet importer 40 % de sa consommation
    d'essence, faute de capacits de raffinage, ce qui lui cote plus de 5
    milliards de dollars par an.
 
    Ces dficits forcent le gouvernement  ponctionner le fonds de
    stabilisation o sont cantonns, en principe, les surplus des rentres
    ptrolires. Dix milliards de dollars ont t ainsi prlevs en 2005 et
    17,4 milliards en 2006.
 
    Ce laxisme a dclench une hyperinflation qui a atteint, en novembre
    2007, le taux de 19,1 %. Les prix des fruits et lgumes ont ainsi t
    multiplis par trois en deux ans.
 
    VALSE DES PRIX
 
    Au Parlement, mme les lus conservateurs ont pris conscience du danger
    d'une valse des prix qui suscite de plus en plus d'hostilit  l'gard
    du pouvoir. Proche de M. Ahmadinejad, le prsident du Parlement, Gholam
    Ali Hadad Adel, a tenu, le 6 janvier, des propos trs critiques
    rapports par l'agence Fars. Il a affirm qu'"une grande partie de
    l'inflation est due aux dcisions du gouvernement".
 
    Le mme jour, le Parlement a pris la dcision de rtablir le conseil
    montaire de la Banque centrale iranienne, supprim par le prsident
    Ahmadinejad en raison du refus de cette instance d'approuver, en mai
    2007, l'abaissement autoritaire du taux d'intrt des banques prives 
    13 %.
 
    Malgr la renaissance de ce conseil, le quotidien proche des
    rformateurs Etemad-e-Melli s'est demand si "le prsident de la Banque
    centrale pourra s'opposer aux projets 'idologiques' du gouvernement".
 
    Le gouvernement a logiquement annonc la libration du march
    montaire. En effet, le cot de l'argent, infrieur au taux
    d'inflation, a contribu  orienter les capitaux vers l'immobilier, o
    les prix ont doubl depuis l't 2007.
 
    Des politiques budgtaire et montaire aussi antagonistes augurent mal,
    selon les conomistes iraniens, de la stabilit conomique et politique
    du pays.
 
<article-nb="2008/01/08/19-12">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12">  Le chroniqueur du quotidien isralien &#38;#34;Haaretz&#38;#34; est galement le scnariste d&#38;#39;une srie tlvise centre sur la communaut arabe d&#38;#39;Isral. Un feuilleton largement autobiographique dont l&#38;#39;ironie a conquis un large public.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12">      C 'est l'histoire d'un journaliste arabe isralien parti interviewer un
    politicien juif d'extrme droite. Au cours de l'entretien, il apprend
    que le premier ministre vient d'adopter le plan de son interlocuteur
    visant  faire passer sous souverainet palestinienne certaines
    localits arabes d'Isral, dont son propre village. Ce scoop le plonge
    dans des insomnies  rptition. Que faire ? Rester au village et
    perdre la nationalit isralienne ou bien dmnager plus  l'ouest et
    la conserver ? A bout de forces, il finit par consulter un psy dont le
    diagnostic est sans appel : "Vous souffrez d'une pathologie rare mais
    bien connue qui s'appelle l'Arabe isralien et avec laquelle vous devez
    apprendre  vivre car il n'y a aucun traitement efficace."
 
 
 
 
           Parcours
 
 
 
    1975
    Naissance  Tira (Isral).
 
    1997
    Reporter pour l'hebdomadaire "KolHar".
 
    2002
    Publie son premier roman, "Les Arabes dansent aussi" (Belfond 2003).
 
    2004
    Sortie de son second roman, "Et il y eut un matin" (L'Olivier 2006).
 
    2005
    Chroniqueur pour le quotidien isralien "Haaretz".
 
    2007
    Scnariste de la srie tlvise "Avoda Aravit" ("Travail d'Arabes").
 
                                                              
 
 
 
    L'infortun s'appelle Amjad Elayan. Il est le hros d'une sitcom
    drolatique intitule "Avoda Aravit" ("Travail d'Arabes"), la premire
    srie diffuse en prime time  la tlvision isralienne dont les
    protagonistes appartiennent  la minorit arabe. Prisonnier de sa
    nvrose identitaire, Amjad est le double du journaliste et romancier
    Sayed Kashua, le scnariste de cette srie sacrilge qui passe  la
    moulinette tous les tabous des Palestiniens citoyens d'Isral.
 
    Le premier pisode commence  un check-point en banlieue de Jrusalem.
    Vex d'tre systmatiquement identifi comme Arabe et donc arrt,
    Amjad somme sa femme Bushra et leur fille Maya de boucler leur ceinture
    et de ne parler qu'hbreu. A peine le soldat se penche-t-il  la
    fentre de leur voiture que l'espigle Maya le salue dans le plus
    parfait arabe, au grand dam de son pre, oblig de se ranger sur le
    ct pour subir une fouille en rgle.
 
    Les huit pisodes suivants sont  l'avenant. Mtaphore burlesque de
    l'alination culturelle des Arabes israliens, Amjad remplace sa
    vieille Subaru par une Rover d'occasion, suppose faire davantage juif.
    Anxieux de faire bonne figure au Seder, le dner de la Pque juive
    auquel les parents d'une amie de sa fille l'ont invit, il fait rpter
     toute sa famille la Haggadah, la prire traditionnelle lue autour de
    la table.
 
    En retour, Amjad invite ses htes  clbrer l'Ad chez lui et invente
    pour l'occasion un folklore similaire  celui du Seder, avec une
    rengaine du crooner gyptien Farid Al-Atrash en guise de prire
    musulmane. Dans son quartier, o il est le seul  rouler avec la
    ceinture, il est la tte de turc de ses voisins, persuads quand ils le
    voient ainsi harnach que la police rde dans le coin. "Pour crire le
    scnario, je me suis inspir directement de ma propre vie", raconte
    Sayed, un jeune trentenaire dont les chroniques pleines d'irrvrence
    font les dlices des lecteurs du quotidien isralien Haaretz. "Mon
    frre, par exemple, refuse de monter en voiture avec moi dans notre
    village natal, o je suis le seul  mettre la ceinture. Il a
    l'impression d'tre assis  ct d'un homo."
 
    Contre toute attente, ce jeu de massacre sous-titr en hbreu a conquis
    l'audience presque exclusivement juive de la chane 2. Avec un Audimat
    moyen de 19 %, il fait mme mieux que le reality show "Survivors"
    diffus  la mme heure sur la chane 10, sa concurrente directe. Et
    pourtant, les Juifs n'y sont pas pargns. Pour sduire Amal, une
    brillante avocate arabe implique dans la dfense de sa communaut,
    Mer, le copain juif d'Amjad, s'chine une aprs-midi entire  rouler
    des feuilles de vigne farcies. Quand la belle dbarque  son domicile
    et raille ses efforts culinaires en citant L'Orientalisme, l'oeuvre
    phare de l'essayiste palestino-amricain Edward Said, il rpond qu'il
    n'a pas lu "ce livre de cuisine".
 
    Dans un autre pisode, Amjad, qui veut inscrire sa fille dans une cole
    juive, se heurte aux prjugs de la directrice qui, dcouvrant
    l'identit des parents, affirme qu'il n'y a plus de place dans son
    tablissement. Un dboire que Sayed Kashua a lui-mme connu avant de
    placer sa fille dans une cole mixte de Beit Safafa, le quartier arabe
    de Jrusalem o il rside.
 
    Ces critiques des travers racistes de la socit isralienne n'ont pas
    suffi  amadouer la presse arabe. Aux yeux de la plupart des
    commentateurs, l'incorrigible Kashua fait figure au mieux d'illumin,
    souvent de collabo et au pire de kafir (hrtique). "Je comprends que
    mes sarcasmes ne passent pas bien, dit-il. Dans une communaut sous
    pression comme la ntre, il est trs difficile de penser librement.
    L'artiste se doit de combattre l'occupation avec des slogans prmchs
    tout en ressassant le paradis perdu d'avant-1948."
 
    Au dbut de sa carrire, Sayed Kashua rentre dans ce moule. Il est
    reporter dans les territoires occups pour KolHar, le magazine de
    Jrusalem. Traumatis par le dferlement des tanks israliens dans les
    villes de Cisjordanie en 2002, il se rfugie dans la critique
    gastronomique et tlvise, avant d'tre recrut il y a trois ans par
    Haaretz. "Au dbut mon chef voulait me faire crire des trucs
    politiques. Mais tre la feuille de vigne d'un journal isralien, cela
    ne m'intresse pas. Aprs quelques pas, je l'ai enleve et, depuis, je
    me promne  poil."
 
    Chronique aprs chronique, Sayed Kashua s'amnage une place  part, ni
    caution ni bouffon, en creusant la veine de la drision identitaire,
    dsabuse et dsopilante. Aux journalistes qui demandent  cet ovni
    d'atterrir et de dcliner son identit, il aime  rpondre : "Je suis
    un pilote de l'arme de l'air isralienne." La provocation comme
    stratgie d'autodfense. Il ne veut pas que les lecteurs en ouvrant
    Haaretz se disent : "Voyons ce que dit l'Arabe de service." "Je veux
    qu'ils aient tout simplement envie de lire Sayed Kashua comme on lit
    n'importe quel autre crivain."
 
    Ce ton singulier lui vaut d'tre repr par Dany Faran, le roi du soap
    opera isralien qui voulait lancer sur les crans de ses compatriotes
    un "Cosby Show"  la mode arabe. "Sayed est le Woody Allen des Arabes
    israliens", dit-il. En attendant de s'atteler  la deuxime saison, le
    duo rflchit  un pisode spcial, consacr au Jour de l'indpendance,
    l'anniversaire de la fondation d'Isral, qui clbre cette anne ses
    soixante ans. Sayed a dj son ide. La tradition en Isral veut que
    les enfants ns le Jour de l'indpendance reoivent des cadeaux de
    l'Etat. "Or Bushra, la femme d'Amjad, qui tait enceinte, accouche
    justement ce jour-l. Un milliardaire arrive qui promet  la famille
    plusieurs dizaines de millions de dollars,  une condition : que le
    bb soit nomm Isral." Incorrigible, on vous dit.
 
 
<article-nb="2008/01/08/19-13">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13">  L&#38;#39;tat de sant de l&#38;#39;ancien dictateur indonsien Suharto s&#38;#39;est dtrior, mardi 8 janvier, aprs une hmorragie interne et un panchement dans les poumons, a annonc mardi le mdecin en chef de la prsidence.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13">      L 'tat de sant de l'ancien dictateur indonsien Suharto s'est
    dtrior, mardi 8 janvier, aprs une hmorragie interne et un
    panchement dans les poumons, a annonc le mdecin en chef de la
    prsidence. Ag de 86 ans, Suharto a t hospitalis vendredi 
    l'hpital de Pertamina,  Djakarta, pour des problmes intestinaux, une
    anmie et un rythme cardiaque trs faible.
 
 
    Un temps prsent comme  l'article de la mort, il avait bien ragi,
    lundi,  une transfusion sanguine et une dialyse. Mais son tat s'est
    dtrior mardi, a indiqu le docteur Subiandono. ''Des traces de sang
    ont t dcouvertes dans son urine et ses selles'', suggrant une
    hmorragie interne, a-t-il dclar. ''L'excs de liquide dans ses
    poumons crot galement'' et pourrait conduire  des problmes
    respiratoires, selon le mdecin.
 
    A la tte d'une dictature pendant trente-deux ans, Suharto a effectu
    des sjours frquents  l'hpital ces dernires annes, aprs une crise
    cardiaque et des problmes intestinaux. Il souffrirait galement de
    lsions crbrales et de difficults d'locution, squelles de deux
    attaques. Deux ans aprs avoir t chass du pouvoir en 1998, il a t
    mis en examen pour avoir dtourn 600 millions de dollars (407 millions
    d'euros), mais la procdure a t suspendue en raison de son tat de
    sant.
 
<article-nb="2008/01/08/19-14">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14">  L&#38;#39;Etat du New Hampshire choisit, le 8 janvier, ses candidats pour l&#38;#39;lection prsidentielle. Les sondages donnent le rpublicain John McCain et le dmocrate Barack Obama vainqueurs.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14">      L undi matin 7 janvier, un court moment, elle a craqu. A Portsmouth,
    dans le New Hampshire, la snatrice de New York, Hillary Clinton,
    candidate  l'investiture dmocrate pour l'lection prsidentielle
    amricaine de novembre, s'est vu demander par un sympathisant si cette
    campagne des primaires n'tait pas trop cruelle pour elle. Les larmes
    ont perl. "Ce n'est pas facile. Pas facile", a-t-elle rpondu, la
    gorge noue.
 
 
 
 
           Le maire de New York sera-t-il un candidat
    indpendant  l'lection prsidentielle ?
 
 
 
    Le nom du maire de New York, Michael Bloomberg, ex-dmocrate et
    ex-rpublicain, revient souvent comme celui d'un possible candidat
    indpendant  l'lection prsidentielle de novembre. M. Bloomberg
    affirme rgulirement son intention de finir son second mandat  la
    mairie de New York (qui court jusqu'au 31 dcembre 2009) et nie toute
     ambition prsidentielle. Mais ses commentaires incessants concernant
    la   course  la Maison Blanche font douter les observateurs de son
    manque   d'intrt pour l'lection.
    En choisissant de participer, lundi 7   janvier,  un forum organis 
    l'universit de l'Oklahoma par d'anciens   responsables dmocrates et
    rpublicains, M. Bloomberg a relanc les   spculations. "Je ne suis
    pas candidat", a-t-il rpt au cours de cette runion, mais l'objet
    mme du forum ("comment rassembler une Amrique divise") pourrait
    faire croire qu'il n'est n'est pas candidat... pour le moment.
 
    "L'Amrique est en danger. Notre capacit  travailler ensemble afin de
    rsoudre nos problmes est srieusement compromise",   a mis en garde
    Sam Nunn, ancien snateur dmocrate de Gorgie et   co-organisateur de
    la runion, avant d'appeler  un gouvernement   rassemblant dmocrates
    et rpublicains. Ancien snateur dmocrate de   l'Oklahoma, David
    Boren, autre organisateur de la runion, a dclar,   sur la chane
    publique C-Span, qu'une "thrapie de choc"  pouvait s'avrer
    indispensable pour secouer les partis dmocrate et rpublicain, avant
    d'ajouter : "J'espre que ce ne sera pas ncessaire."  (AFP.)
 
                                                              
 
 
 
    Une fois les primaires engages le 3 janvier dans l'Iowa , la campagne
    est en effet monte de plusieurs crans en termes de "cruaut". Et M^me
    Clinton en est, de tous les candidats, rpublicains comme dmocrates,
    la principale victime. Lors du dbat tlvis, samedi 5 janvier, le
    modrateur lui avait dj demand ce que cela lui faisait d'apparatre
    moins "aime" que son adversaire, le snateur de l'Illinois Barack
    Obama. "Cela blesse mes sentiments", avait-elle rpondu, matrisant
    difficilement son motion. Le lendemain, le Boston Herald, un quotidien
    populaire trs lu dans le New Hampshire, avait montr sa photo avec ce
    titre : "Elle fait tellement date" ("She's so yesterday") entendre :
    compare  son jeune adversaire.
 
    Lundi soir, M^me Clinton est apparue ragaillardie, lors de son ultime
    meeting avant le scrutin dans le New Hampshire, mardi 8 janvier. Elle
    s'exprimait  Salem, petite bourgade du sud de l'Etat, au cur de la
    Nouvelle-Angleterre.
 
    "BLANCS MOYENS"
 
    Le New Hampshire a bascul dans le camp dmocrate lors des scrutins
    lgislatifs de 2006. Mais Salem est "plutt rpublicaine", explique
    Jonathan Sistare, son "manager municipal", appoint par le conseil lu
    pour grer les affaires de cette ville de 30 000 habitants abritant
    quelques PME spcialises dans les nouvelles technologies. Un condens
    de l'Amrique "blanche et laque", note M. Sistare : quasiment pas
    d'immigrs ; un quartier rsidentiel de cadres suprieurs, beaucoup de
    membres des classes moyennes, y compris peu fortuns ; une ville o "la
    religion ne joue pas un rle politique majeur".
 
    Durant son meeting, M^me Clinton a souvent fustig M. Obama, voquant
    "le gouffre entre la rhtorique et la ralit". "On ne peut pas avoir
    vot la loi sur l'nergie de Dick Cheney en 2005 et se prsenter comme
    l'homme du changement", a-t-elle lanc. Elle a affirm vouloir librer
    l'conomie amricaine de la frule des industries ptrolire et
    pharmaceutique. Mais, au-del de ses propos, la runion tait surtout
    indicative,  travers les questions de l'assistance, des proccupations
    de ces "Blancs moyens" : la fiscalit, d'abord, perue comme "injuste"
    ; le cot exorbitant de la couverture sant et des tudes des enfants,
    "obligs de s'endetter  l'ge de 20 ans" pour aller  l'universit ;
    enfin, la crainte d'une rcession et de ses consquences sur l'emploi.
 
    M^me Clinton, toute la soire, a surf sur l'anxit qui treint ces
    familles, dnonant la politique de l'administration Bush, qui consiste
     "acheter son ptrole en Arabie et  aller fabriquer en Chine". Avec
    elle, l'Etat fdral saura aider ceux que "les huit annes Bush ont
    affaiblis", a-t-elle affirm. Applaudissements nourris.
 
    Mais elle a aussi enfourch le cheval de bataille de M. Obama :
    restaurer la confiance des Amricains en eux-mmes et celle du monde en
    l'Amrique. En d'autres termes, elle a continu  courir derrire la
    logique de campagne mise en place par l'quipe de M. Obama. M. Sistare,
    qui a pass un an en Irak en 2006-2007 comme lieutenant de rserve,
    n'en a cure :  l'vidence, son candidat prfr est le rpublicain
    John McCain. "On a l'impression, dit-il, que (Mitt) Romney, (Rudolph)
    Giuliani, (Hillary) Clinton sont des dmagogues : ils disent  leurs
    publics ce qu'ils souhaitent entendre. McCain, lui, dit ce qu'il pense.
    C'est un rpublicain, mais surtout un homme indpendant, et le New
    Hampshire a une tradition d'indpendance." Les derniers sondages
    donnaient M. McCain et M. Obama vainqueurs. Ils indiquaient aussi que
    45 % des votants "indpendants" n'avaient toujours pas fait leur choix.
 
 
<article-nb="2008/01/08/19-15">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15">  En raison de la grve des scnaristes, la crmonie des Golden Globes, prvue dimanche 13 janvier, sera remplace par une simple confrence de presse. La socit de production United Artists a t la premire  conclure un accord, lundi, avec le syndicat des scnaristes, depuis la grve dbute en novembre. 
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15">      P as de tapis rouge, de stars, ni de dner au champagne pour la
    soixante-cinquime crmonie des Golden Globes, prvue dimanche 13
    janvier. En raison de la grve des scnaristes, elle sera remplace par
    une simple confrence de presse, ont annonc, lundi 7 janvier, ses
    organisateurs, la chane de tlvision NBC et l'association de la
    presse trangre de Hollywood. NBC retransmettra malgr tout cet
    vnement " chelle rduite", entre 18 et 19 heures, heure locale
    (entre 3 et 4 heures, heure de Paris, lundi matin), depuis l'Htel
    Hilton de Beverly Hills en Californie. La confrence de presse sera
    entrecoupe d'extraits de films et d'entretiens avec les laurats des
    vingt-cinq catgories.
    Cette  dcision intervient  la suite de l'chec des pourparlers avec
    le   syndicat des scnaristes de cinma et de tlvision, le Writers
    Guild of   America (WGA), qui avait prvu d'installer des piquets de
    grve    l'entre de la crmonie. Vendredi,   le puissant syndicat
    des acteurs de cinma et de tlvision, le Screen   Actors Guild (SGA),
    avait port un autre coup dur en   annonant que ses membres ne
    franchiraient pas ces piquets de grve. Parmi   les vedettes invites 
    cette soire figuraient George Clooney,   Jodie Foster, Angelina Jolie,
    Johnny Depp et Tom Hanks, dont l'absence    la tlvision aurait fait
    plonger l'audience de NBC.
 
 
    ACCORD ENTRE UNITED ARTISTS ET LES SYNDICATS DE SCNARISTES
 
    La   WGA est en conflit avec le syndicat des producteurs sur la
    question des droits d'auteur dcoulant de l'exploitation du travail des
      scnaristes sur les nouveaux mdias numriques. La socit de
    production United Artists (UA), dirige par l'acteur Tom   Cruise, a
    t la premire  conclure un accord, lundi 7 janvier, avec   la WGA.
    Selon le prsident de la WGA, "l'accord ngoci remettra tout le monde
    au travail". La maison mre d'UA, la Metro-Goldwyn-Mayer, a indiqu
    qu'elle "comprenait le dsir d'UA de reprendre ses activits mais
    manifestait son dsaccord face  la dcision de signer un accord
    intrimaire".
 
    Le mouvement de grve des scnaristes, dbut en novembre 2007, bloque
    le tournage de nombreuses sries tlvises et de plusieurs grosses
    productions hollywoodiennes. En dcembre, des ngociations,   associant
    la WGA et les reprsentants de plusieurs studios, avaient   chou,
    conduisant les socits de production  tenter de trouver des   accords
    indpendants. Le syndicat des acteurs et celui   des ralisateurs
    doivent galement engager des ngociations avec   les studios dans les
    mois  venir sur la question des salaires.
 
