<FILE-date="2008/01/08/19">
<article-nb="2008/01/08/19-1">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1">  Dans un entretien au Monde.fr, Pascal Perrineau, directeur du Cevipof, le centre de recherches politiques de Sciences Po, dcrypte l&#38;#39;intervention de Nicolas Sarkozy du 8 janvier.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1">   
 
 
<article-nb="2008/01/08/19-2">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2">  Le Mouvement dmocratique orange de Raila Odinga a qualifi cette annonce de &#38;#34;plaisanterie&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2">      "J 'ai le plaisir d'annoncer une partie de mon gouvernement. En
    nommant le gouvernement, j'ai tenu compte de l'importance de maintenir
      le pays uni, pacifique et prospre ainsi qu'une direction forte de
    large ouverture", a dclar, mardi 8 janvier, le prsident knyan Mwai
    Kibaki dans une allocution tlvise. "En consquence, je nomme la
    premire moiti de mon gouvernement", a-t-il ajout. Deux membres d'un
    petit parti d'opposition figurent dans ce gouvernement partiel, dont
    Kalonzo Musyoka, arriv troisime de   l'lection prsidentielle
    conteste du 27 dcembre, qui a t nomm vice-prsident.
 
 
         Le cabinet annonc par M. Kibaki est incomplet, laissant possible
    l'arrive de membres du Mouvement dmocratique   orange (ODM) dirig
    par Raila Odinga, candidat malheureux  la   prsidentielle. Mais l'ODM
    a d'ores et dj rejet ce nouveau gouvernement. "Tout cela est une
    manuvre, le gouvernement est une plaisanterie.   Nous ne reconnaissons
    pas le prsident et, par consquent, nous ne   reconnaissons pas son
    gouvernement", a expliqu le secrtaire gnral de l'ODM, Anyang
    Nyongo.
 
    "BESOIN D'IMPORTANTES RFORMES POLITIQUES"
 
    Un peu plus tt dans la journe, M. Odinga, qui accuse son rival de lui
    avoir "vol" la victoire et exige la tenue d'un nouveau scrutin, a
    catgoriquement exclu de rencontrer vendredi en tte  tte le chef de
    l'Etat knyan, comme ce dernier le lui avait propos lundi. "Nous
    n'assisterons pas  la rencontre de vendredi. Ce serait un thtre
    d'ombres. Ce que nous voulons, c'est ouvrir des ngociations sous
    l'gide de M. Kufuor (prsident en exercice de l'Union africaine, qui
    doit jouer les ngociateurs) dans le plus grand srieux, de manire 
    ce que rien ne soit occult pour rtablir la justice lectorale",
    a-t-il affirm. John Kufuor, prsident du Ghana, est en effet arriv
    mardi en fin d'aprs-midi  Nairobi, o il doit s'entretenir avec les
    diffrentes parties. Sa mdiation, limite  vingt-quatre heures selon
    le gouvernement knyan, est trs attendue par M. Odinga.
 
    Autre personnalit extrieure  tenter de rtablir le dialogue,
    l'Amricaine Jendayi Frazer, secrtaire d'Etat adjointe charge des
    affaires africaines, a estim mardi que d'importantes rformes
    politiques seront ncessaires avant   d'envisager l'organisation d'un
    nouveau scrutin prsidentiel. "Nous appuierons toute solution trouve
    par le pays  condition qu'elle merge de faon unifie", a-t-elle par
    ailleurs prcis.
 
    Des   violences politico-ethniques ont secou le pays ds l'annonce, le
    30   dcembre, de la rlection du prsident Mwai Kibaki et ont   fait
    au moins 600 morts et environ 250 000 dplacs.
 
<article-nb="2008/01/08/19-3">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3">  Agrocarburant ou produit alimentaire, l&#38;#39;huile de palme est de plus en plus apprcie en Asie, d&#38;#39;o une intense pression sur les terres. Reportage dans la province de Riau, en Indonsie, o la fort vierge part en fume.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3">      C 'est un paysage d'aprs la bataille, une bataille livre  la nature.
    Sol boulevers, troncs calcins, mares boueuses... la terre est
    transforme en un dsert d'o n'mergent que de jeunes palmiers. On
    avance sous une chaleur pesante. Aucun chant d'oiseau, aucun souffle de
    vent. Un canal d'eau morte longe la piste jaune. Au loin, une espce de
    bulldozer se meut comme un cafard aprs la catastrophe. Droit devant,
    un mince rideau sombre se rvle tre une fort. La marche se poursuit
    sans joie, randonne funbre, avant que l'on atteigne la sylve,
    bouriffant jaillissement de vgtation tranch comme au rasoir.
 
 
    Les arbres, les fougres, les troncs renverss, les ronces griffues,
    s'opposent maintenant  la progression. La fort vierge, quoique
    lumineuse - la canope ne la recouvre pas toute -, porte bien sa
    rputation d'impntrable. A peine a-t-on avanc, difficilement, de
    quelques mtres que le villageois qui nous accompagne, muet jusque-l,
    se met  dcrire les arbres dans une jungle de mots : voyez un medang,
    dont on fait des meubles, l, un jelutung, qui fournit un caoutchouc
    rouge, voici le kempas, trs solide, qui fonde les maisons, celui-l,
    trs haut, est le sialang, qui procure un miel dlicieux, et regardez
    encore le simpo, le meranti, le bengku... Pourraient suivre un
    inventaire de fruits, d'insectes, d'oiseaux, l'vocation des cerfs, des
    sangliers, des tigres - "On en a attrap un il y a quelque temps" - et
    des singes, trs nombreux parat-il.
 
    Nous sommes prs de Kuala Cenaku,  40 km de Rengat, district
    d'Indragiri Hulu, province de Riau, le de Sumatra, Indonsie. Autant
    dire au bout du monde. Mais ici continue  se jouer l'ancestrale lutte
    entre l'homme et la fort, entre la civilisation et la barbarie. Sauf
    que les rles sont aujourd'hui inverss : les barbares sont ceux qui
    ont ras la sylve, o les villageois avaient leurs habitudes et leurs
    ressources : "On y allait souvent pour prendre le rotin, le caoutchouc,
    des fruits  manger ou  vendre, raconte Pak Hitam, notre guide. On
    pchait dans les rivires, on pouvait gagner 2 millions de roupies par
    semaine (143 ). Cela a chang quand les compagnies sont venues, ont
    coup les arbres et creus les canaux. La fort est maintenant trop
    loin du village, et les engrais qui coulent dans la rivire ont fait
    fuir les poissons."
 
    Cent kilomtres carrs de fort vierge dtruite, dans un coin ignor du
    monde. Une petite histoire. Mais qui n'est pas isole : elle se droule
    dans la province de Riau, plus grande que le Portugal, o se trouve un
    dernier pan de fort primaire qui recouvrait nagure la plus grande
    partie des 443 000 km^2 de l'le de Sumatra.
 
    Ses derniers blocs de jungle attirent les plantations de palmiers qui
    se sont dveloppes de manire trs rapide en Indonsie et en Malaisie
    depuis trente ans : la production d'huile de ces deux pays est passe
    d'environ 5 millions de tonnes en 1976  34 en 2006. C'est que le
    palmier (Elaeis guineensis) est d'un trs bon rendement nergtique et
    fournit une huile trs apprcie dans les pays mergents d'Asie, dont
    les populations modifient leur rgime alimentaire. Depuis quelques
    annes, un nouveau stimulant est apparu : l'huile est un bon
    agrocarburant que veulent utiliser l'Europe, la Chine et l'Inde. Tout
    ceci se traduit par une intense pression sur les terres libres. "Dans
    la rgion, on a compt en 2005 prs de 200 conflits entre villageois et
    compagnies", dit Halim Irsyadul, de l'association indonsienne Kaliptra
    Sumatera.
 
    A Kuala Cenaku, la lutte remonte aux annes 1990. Les villages qui
    longent la rivire Indragiri avaient alors bataill contre la compagnie
    d'Etat Inhutani, qui coupait les arbres, ici comme ailleurs, sans
    mnagement. Plusieurs manifestations ont t ncessaires pour que le
    gouvernement change le rgime d'exploitation forestire. "Mais aprs
    avoir t dans la gueule du tigre, nous nous sommes retrouvs dans la
    gueule du crocodile", dit Mursyid M. Ali, le chef du village de Kuala
    Cenaku. Une autre compagnie, Duta Palma, est arrive en 2004, exhibant
    des permis officiels de cration de plantations de palmiers  huile.
    Elle a commenc  couper la fort,  la brler,  planter des pousses
    de palmier. A Sumatra, il n'existe pas de titres de proprit foncire,
    seulement des titres coutumiers qui ne psent pas lourd face aux permis
    donns par le gouvernement rgional. BBU et BAY, les filiales de Duta
    Palma, ont dvast les forts les plus loignes, mais aussi celles que
    les villageois avaient coutume d'utiliser.
 
    Les villages sont constitus de maisons qui s'grnent sur des
    kilomtres, le long de la route troite que parcourent en un flux
    incessant et dangereux motocyclettes, vlos, voitures, camions,
    pitons. Derrire les habitations se trouvent les cultures de chaque
    foyer, puis des terres communes o les paysans cultivent souvent
    eux-mmes des palmiers  huile, et, au loin, la fort. "Quand nous nous
    sommes rendus compte que les compagnies prenaient la terre, nous avons
    fait un rapport au chef de district, explique Raja Anis, chef culturel
    de Kuala Melia, village voisin de Kuala Cenaku. On n'a pas eu de
    rponse. On a crit  d'autres officiels, au parlement rgional. Pas de
    rponse. Un rapport a t envoy  Djakarta. Toujours pas de rponse.
    C'est un systme de pouvoir colonial. Les autorits sont supposes
    prendre soin des gens, mais elles ne le font pas."
 
    Pendant ce temps, BBU et BAY continuaient inexorablement  occuper la
    terre et  brler les arbres. Comme le terrain est constitu de tourbe,
    le feu peut y durer quelques semaines. Plusieurs fois, la fume a
    obscurci les villages, piquant les yeux des motocyclistes ou faisant
    tousser les enfants. Les villageois ont fini par obtenir, en janvier
    2007, une lettre du chef de district - sis  Pekanbaru, la capitale de
    la province de Riau,  cinq heures de route, ou 185 km, de Kuala Cenaku
    : elle enjoignait les entreprises de ne pas empiter sur les terres des
    paysans. Mais cela n'a rien chang.
 
<article-nb="2008/01/08/19-4">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4">  L&#38;#39;crivain Franois Nourissier, g de 80 ans, a quitt l&#38;#39;Acadmie Goncourt &#38;#34;pour raisons de sant&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4">      L 'crivain Franois Nourissier, g de 80 ans, a dmissionn de
    l'Acadmie Goncourt "pour raisons de sant" . Auteur de nombreux
    romans, souvent autobiographiques, depuis L'Eau grise en 1951, il tait
    membre de l'institution depuis 1977 et l'a prside de 1996  2002.
 
    Son successeur au sein du jury Goncourt sera dsign dans les prochains
    mois et une rforme des statuts de l'Acadmie "prvoyant un passage
    automatique  l'honorariat (permettant de conserver le titre aprs
    avoir cess d'exercer la fonction)  partir d'un certain ge" va par
    ailleurs tre engage, a prcis l'institution dans son communiqu.
 
 
    L'Acadmie Goncourt, prside depuis 2002 par Edmonde Charles-Roux, a
    galement modifi son rglement intrieur mardi, lors de son djeuner
    de rentre. Dornavant, seul le vote des membres du jury prsents sera
    pris en considration lors du vote pour le prix Goncourt. Un dbat sur
    la composition du jury avait surgi lors de l'attribution du dernier
    Goncourt au 14^e tour de scrutin en novembre : Gilles Leroy avait
    dcroch le prix par quatre voix seulement, alors que le jury compte
    dix membres.
 
<article-nb="2008/01/08/19-5">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5">  Les propritaires de bureaux prennent subitement conscience que leurs immeubles doivent rduire leurs besoins en nergie. Il s&#38;#39;agit de contribuer  diviser par quatre les missions de CO2 d&#38;#39;ici 2050, conformment aux engagements franais pris  Kyoto (Japon), mais surtout de rduire les charges.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5">      L es propritaires de bureaux prennent subitement conscience que leurs
    immeubles doivent rduire leurs besoins en nergie. Il s'agit, certes,
    de contribuer  diviser par quatre les missions de CO d'ici 2050,
    conformment aux engagements franais pris  Kyoto (Japon), mais
    surtout de rduire les charges.
 
 
    La banque de donnes Investment Property Data (IPD) a pluch les
    comptes de 372 immeubles franciliens et chiffr le cot d'utilisation
    des locaux  10 012 euros par salari et par an, voire 15 000 euros
    pour un immeuble de "haute technologie", un budget en hausse de 5 % par
    an. La consommation moyenne d'nergie atteint 327 kilowatts-heure (kwh)
    par mtre carr, soit une consommation trois fois suprieure au niveau
    du label "haute performance nergtique" (HPE). On mesure le chemin 
    parcourir pour amener ces immeubles  une consommation de 130 kwh par
    m^2, sans parler de "trs haute performance nergtique" (THPE), qui se
    situe, elle,  50 kwh par m^2.
 
    Autre aiguillon pour les promoteurs : "Les immeubles trop gourmands
    risquent d'tre pnaliss par le march, tant pour les louer que pour
    les vendre", estime Jacques Bagge, de Jones Lang LaSalle.
 
    Des fonds d'investissement ddis aux "immeubles verts" commencent 
    voir le jour. Calpers, fonds de pension californien, associ au
    promoteur Hines va investir 500 millions de dollars (340 millions
    d'euros) pour acheter des immeubles de ce type aux Etats-Unis. Gnral
    Eletric a aussi cr un fonds d'un milliard de dollars ddi aux
    immeubles verts. Plus modestement, Bouygues lance en France un fonds
    immobilier spcialis Haute performance nergtique de 15 millions
    d'euros : "Pour nous c'est l'avenir, les utilisateurs vont rduire la
    facture d'nergie et pourront chapper  une future taxe carbone, qui
    se mettra en place tt ou tard", prvoit Eric Mazoyer, directeur de
    Bouygues Immobilier.
 
    Il existe aujourd'hui une cinquantaine de btiments HPE, dont sept dj
    livrs, et 15 collges et lyces. La foncire Icade a t pionnire, en
    achevant, ds septembre 2005, le premier du genre, situ Porte
    d'Aubervilliers, au nord de Paris, et dont le surcot, par rapport 
    une construction traditionnelle, n'tait que de 5 % alors qu'il
    consomme deux fois moins d'nergie qu'un immeuble classique.
 
    Le dfi est, aujourd'hui, de construire des btiments  nergie nulle,
    voire positive, c'est--dire qui produisent autant ou plus d'nergie
    qu'ils n'en consomment. C'est ce que font Bouygues immobilier, par
    exemple, avec son futur sige, baptis "Green Office",  Meudon
    (Hauts-de-Seine), ou Eiffage, dont le sige social rgional  Lyon doit
    tre achev en septembre 2008. Le promoteur Framat envisage, lui, un
    norme btiment  Gennevilliers. Mais l'exercice est loin d'tre facile
    : "Il faut de fait renoncer  climatiser les immeubles", souligne Alain
    Bornarel du bureau d'tude thermique Tribu.
 
<article-nb="2008/01/08/19-6">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6">  Le snateur de l&#38;#39;Illinois, candidat  l&#38;#39;investiture dmocrate  la prsidence des Etats-Unis,  a construit une partie de son identit sur les parquets. Il y a aussi trouv des soutiens.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6">      L e matin de son triomphe dans les primaires de l'Iowa, Barack Obama a
    disput, avec son quipe de campagne, une petite partie de basket-ball.
    Une simple coquetterie de communication, destine  montrer son allant,
     l'heure o les hommes politiques aiment s'afficher sportifs ? Mauvais
    procs : l'attachement du snateur de l'Illinois au basket-ball remonte
     loin, et, selon ses proches, dpasse la seule anecdote. "Il ne savait
    pas qui il tait avant de dcouvrir cette discipline, explique au Monde
    son beau-frre et ami, Craig Robinson, entraneur de l'quipe de basket
    de l'universit de Brown. C'est l qu'il a rencontr des Noirs pour la
    premire fois."
 
 
    Son agenda ne prcisait pas si Barack Obama devait  nouveau s'adonner
     quelques tirs et autres feintes de corps avant la primaire du New
    Hampshire, qui devait, mardi 8 janvier, tre une nouvelle tape
    importante dans sa course  l'investiture pour reprsenter le Parti
    dmocrate  l'lection prsidentielle amricaine. Son emploi du temps
    surcharg ne lui a gure laiss le temps, ces dernires semaines,
    d'user ses semelles sur les playgrounds. Pourtant, adolescent, et mme
    adulte, cette activit a faonn l'homme et le politique.
 
    Mtis, n  Hawa d'une mre blanche et d'un pre Knyan, Barack Obama
    a pass ses premires annes coup de ses racines noires,  la suite de
    la rupture entre ses parents, alors qu'il avait 2 ans. A l'ge de 10
    ans, revenu  Hawa aprs quatre ans en Indonsie, il a reu la visite
    de son pre, qu'il n'avait plus revu depuis huit ans. En cette anne
    1971, ce quasi-inconnu lui a offert, pour Nol, un ballon orange qui
    allait lui changer la vie.
 
    Grce au basket-ball, sport ftiche des Blacks amricains, Barack Obama
    a pu se faire ses premiers amis, s'manciper, intgrer une communaut
    rpondant  des codes d'honneur spcifiques. Dans son premier livre
    autobiographique, Dreams From My Father, il raconte comment "ces hommes
    noirs (lui) ont enseign la notion de respect et  ne pas afficher
    (ses) motions, comme la peur ou la souffrance". "Ils m'ont appris,
    dit-il, cette unit toute particulire se dgageant lors des fins de
    matches serres." Une vido de 1979,  l'image de mauvaise qualit, le
    montre, mini-coupe afro au vent, vtu du maillot n^o^ 23, concluant une
    action pour l'quipe du lyce de Punahou. A cette poque, le futur
    candidat  la prsidence des Etats-Unis se faisait encore appeler
    Barry, un surnom passe-partout qui lui a permis plus jeune d'viter les
    questions nervantes sur ses origines.
 
    Le basket a galement permis de rassurer sa future femme, Michelle.
    Originaire d'une famille de Chicago croyant que le basket rvle le
    caractre d'une personne, quand sa relation avec Barack est devenue
    srieuse, elle a demand  son frre, ancien joueur professionnel, de
    mesurer le mordant de son prtendant. "Le basket de rue est un jeu o
    l'honneur est important, analyse Craig Robinson. Il n'y a pas
    d'arbitres, donc tout dpend de ton honntet. Si tu perds, essayes-tu
    de dconcentrer ton adversaire en lui parlant, ou en trichant ? Tout ce
    que tu fais sur le terrain permet de dcouvrir quel genre de personne
    tu es vraiment dans la vie."
 
    Star de l'universit de Princeton au dbut des annes 1980, Craig
    Robinson a donc emmen Barack Obama sur un terrain afin de jouer avec
    certains de ses amis. Il a rapidement t conquis. Le natif d'Honolulu
    tait confiant, adepte de bons mots, parfois moqueur, mais nullement
    arrogant. A la fin de l'aprs-midi, il avait pass son test avec
    succs.
 
    ALLIS ET DONATEURS
 
    Le 17 dcembre, en pleine campagne dans l'Iowa, Barack Obama, g de 46
    ans, a accept avec enthousiasme de se mesurer, en un contre un, 
    Scott Price, de l'hebdomadaire sportif Sports Illustrated. "Je sais que
    les politiciens veulent toujours offrir un visage diffrent au public,
    je ne suis pas naf, explique en riant Scott Price. Mais quand je l'ai
    appel, c'tait un peu comme si je contactais un pote pour lui proposer
    d'aller jouer au basket. Il tait marrant, spontan, il ne s'est pas
    souci du "qu'en-dira-t-on". Pour lui, c'tait enfin l'opportunit de
    faire quelque chose de relaxant." Barack Obama, impitoyable, a battu le
    journaliste.
 
    Dans les clubs sportifs de Chicago, le snateur de l'Illinois s'est
    bti au fil des annes une solide rputation. Gentleman, il peut
    toutefois tre physique, agripper les maillots et donner un coup de
    coude pour prendre position dans la raquette. "Il trouve toujours un
    moyen de gagner", constatait rcemment un ami proche, Martin Nesbitt,
    sur la chane ABC.
 
    C'est aussi sur les parquets que Barack Obama s'est constitu ses plus
    prcieux allis et donateurs. Au sein de son quipe actuelle, on
    retrouve des banquiers, des financiers, des politiciens et des hommes
    d'affaires influents de l'Illinois rencontrs dans les annes 1990, en
    short et en chaussures de sport, transpirant lors d'intenses joutes
    physiques.
 
<article-nb="2008/01/08/19-7">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7">  C&#38;#39;est le troisime attentat qui frappe les forces de la Finul. 
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7">      A u moins deux soldats d'un contingent de la Force des Nations unies au
    Liban ont t blesss, mardi 8 janvier, dans l'explosion d'une bombe au
    passage de leur vhicule. Une autre source fait tat de trois blesss.
 
    La bombe tait place au bord de la route et a explos au passage d'une
    patrouille dans la ville de Rmeil,  35 km au sud de Beyrouth. Les
    soldats seraient d'origine espagnole ou irlandaise. Cet attentat est le
    troisime qui frappe les forces de la Finul.
 
 
 
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    Des soldats libanais scurisent la zone aprs l'attaque contre la
    Finul  Rmeil, le 8 janvier. | AFP/MAHMOUD ZAYAT
 
    Les faits
       Des soldats de la Finul blesss dans une explosion au sud de
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       Les cls Liban : une lection prsidentielle sous influences
    trangres 20.11.07
 
 
    | Bilan du Monde
       Fiche pays
    Liban
    Chef de l'Etat : Emile Lahoud
    Premier ministre : Fouad Siniora
    Capitale : Beyrouth
    Superficie : 10 000 km^2
    Population (hab.) : 4,2 millions
    Densit : 420 hab./km^2
    Monnaie : livre libanaise (0,0004980 )
 
 
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    Un soldat sur le lieu de l'explosion qui s'est produite prs du
    palais prsidentiel,  Baabda, dans la banlieue de Beyrouth, mercredi
    12 dcembre 2007. | REUTERS/MOHAMED AZAKIR
 
    Eclairage
       Liban : le premier attentat contre l'arme pourrait dbloquer
    l'lection du prsident
    Mouna Nam, correspondante du "Monde" au Liban, constate une relative
    unit de la classe politique libanaise aprs l'attentat qui a tu le
    gnral Al-Hajj, successeur potentiel  la tte de l'arme de Michel
    Sleimane, pressenti  la prsidence.
 
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    L'lection du successeur d'Emile Lahoud a de nouveau t reporte,
    le 23 novembre, au vendredi 30 novembre. | REUTERS/JAMAL SAIDI
 
    Chat
       "L'opposition n'a cess de manuvrer pour paralyser les
    institutions"
    Pour Mouna Nam, correspondante du "Monde"  Beyrouth, il existe un
    risque que la situation dgnre mme si les deux camps ont pour le
    moment remis leurs menaces.
 
    Blog
    Regarder, vivre, crire le Liban!
    Vivant actuellement  Beyrouth, Marie Depecker dcouvre et raconte la
    complexit du Liban mais aussi sa vitalit et la richesse de son
    patrimoine culturel et naturel
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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    (fl-sq.gif) EN UNE EN CE MOMENT
 
    Nicolas Sarkozy a voulu rpondre  la "demande de sens" de
    l'opinion publique
 
    Kenya : formation partielle d'un gouvernement "de large ouverture"
 
    Sumatra : le palmier  l'assaut de la fort vierge
 
    Franois Nourissier dmissionne de l'Acadmie Goncourt
 
    ET AUSSI
 
          Un employeur de "bonne foi", ayant fait travailler un
    sans-papiers  son insu, pourra dsormais se tourner vers la prfecture
    pour demander sa rgularisation. ... |          Dessins du jour
    Mercredi 9 janvier 2008
 
          Des partisans du PPP en colre ont mis le feu, vendredi 28
    dcembre, au sige local du parti du prsident Pervez Musharraf 
    Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan. | AFP/TARIQ MAHMOOD
    Chat
    Mariam Abou Zahab : "Un risque de guerre civile existe au Pakistan"
 
 
          Des jeunes dansent la tecktonik, le 08 aot 2007  Lyon.
    Cette danse branche, venue de Belgique et de Hollande consiste 
    balancer les bras et les jambes dans tous les sens pour donner
    l'impression que l'on est dsarticul. | AFP/FRED DUFOUR
    Enqute
    Les agits de la Tecktonik
 
 
 
    (fl-sq.gif) PROCHE-ORIENT
 
    Visite de George Bush : l'Iran clipse le dossier palestinien
 
    Des soldats de la Finul blesss dans une explosion au sud de
    Beyrouth
 
    Sayed Kashua : un Arabe d'Isral en prime time
 
    Le prsident et le Parlement iraniens s'affrontent sur l'conomie
 
 
 
    (fl-sq.gif) LES DPCHES
 
    Les Gazaouis moins suspendus que les autres  la visite de Bush
    Reuters 18h01
    Odinga refuse de rencontrer Kibaki en tte  tte au Kenya Reuters
    17h56
    "La politique de civilisation", nouvel habit de Nicolas Sarkozy
    Reuters 17h55
    La TVHD et les mobiles rendent Arianespace optimiste pour 2008
    Reuters 17h28
 
 
 
 
 
 
 
 
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<article-nb="2008/01/08/19-8">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8">  L&#38;#39;organisation, considre diffremment selon les pays, peut se prvaloir de plusieurs dcisions favorables rcentes en Europe. Son statut semble en voie de normalisation.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8">      L 'Eglise de scientologie s'installe peu  peu dans le paysage cultuel
    europen. Aprs la Sude, le Portugal, la Slovnie, la Croatie ou la
    Hongrie, la justice espagnole vient  son tour d'inscrire la
    scientologie au registre lgal des religions. Cette inscription,
    intervenue le 19 dcembre, fait suite  une dcision de l'Audience
    nationale, la plus haute juridiction espagnole.
 
 
 
 
           Rfrences
 
 
 
    Fondation. Ron Hubbard, auteur de science-fiction, a fond l'Eglise de
    scientologie aux Etats-Unis dans les annes 1950. La premire glise
    est enregistre en 1954  Los Angeles. Ron Hubbard dveloppe le concept
    de diantique, prsent comme une mthode d'veil personnel. La
    scientologie se considre comme une religion non rvle, selon
    laquelle chaque homme travaille  son propre salut spirituel. Les
    scientologues affirment "oprer comme n'importe quel culte" et
    proposent des crmonies de baptme, de mariage, l'ordination de
    ministres...
 
    Effectifs. Selon l'Eglise de scientologie, il existe 7 500 centres dans
    163 pays ; les adeptes seraient au nombre de 7 millions  10 millions.
 
 
                                                              
 
 
 
    Dans sa dcision, datant du mois d'octobre, l'Audience nationale
    estimait que le refus du gouvernement d'inscrire l'Eglise de
    scientologie au registre des religions ne respectait pas les rgles de
    "neutralit et d'impartialit des Etats face aux croyances
    religieuses". Selon le tribunal, "aucun des documents prsents" par le
    mouvement ou par l'administration espagnole n'"a montr qu'il ne s'agit
    pas d'une entit religieuse ou avec des fins religieuses".
 
    Considre selon les pays comme un mouvement sectaire (en Belgique),
    une entreprise purement commerciale (en Suisse), ou une association loi
    1901 (en France), la scientologie est donc dsormais en Espagne une
    religion comme les autres. Ce changement a t peru comme une victoire
    par les quelque 10 000 scientologues d'Espagne. "C'est la fin d'une re
    durant laquelle nous avons d lutter pour la reconnaissance de nos
    droits", a affirm le prsident de l'Eglise de scientologie en Espagne,
    Ivan Arjona, un jeune homme de 27 ans,  la tte du mouvement depuis
    2002.
 
    Cette reconnaissance intervient alors que l'organisation, aprs
    plusieurs annes de dboires judiciaires, connat un certain
    dveloppement en Espagne et que le luxueux sige de l'Eglise de
    scientologie  Madrid, install sur cinq tages non loin du Parlement
    espagnol, a t inaugur en 2004 par l'un des plus clbres adeptes de
    la scientologie, l'acteur amricain Tom Cruise.
 
    "La scientologie tait dj lgale, car inscrite au registre des
    associations religieuses, mais cette inscription nous place au rang des
    grandes religions. Nous bnficions dsormais de certaines facilits,
    et nous pouvons faire du proslytisme plus tranquillement", souligne M.
    Arjona.
 
    Concrtement, cela ne devrait pas changer grand-chose au quotidien de
    l'Eglise de scientologie dans le pays : le mariage religieux n'y est
    pas reconnu et le mouvement ne devrait pas disposer, avec son nouveau
    statut, d'avantages fiscaux particuliers.
 
    En octobre 2007 aussi, l'Eglise de scientologie avait pu se prvaloir
    d'une dcision favorable. La municipalit de Moscou avait refus
    d'enregistrer l'Eglise de scientologie comme association religieuse.
    Mais cette dcision avait t annule en avril et confirme par la Cour
    europenne des droits de l'homme, qui a rejet une requte du
    gouvernement russe. Rgulirement,  travers l'Europe, des dcisions
    administratives et juridiques reconnaissent la nature religieuse de la
    scientologie.
 
    Mme dans les pays les plus rticents face aux activits et aux
    mthodes des scientologues, au premier rang desquels la France et
    l'Allemagne, le statut de l'Eglise de Ron Hubbard semble en voie de
    normalisation.
 
    Alors que le ministre allemand de l'intrieur et ses collgues des
    Lnder avaient dclar, en dcembre 2007, que l'Eglise de scientologie
    tait contraire  la Loi fondamentale et devait de ce fait tre
    interdite sur le territoire, les services de renseignement, cits par
    la presse allemande, ont estim qu'ils ne disposaient pas d'lments
    suffisants pour justifier une telle interdiction. Par ailleurs, en
    dpit de ractions assez violentes dans la classe politique allemande,
    l'ouverture d'un nouveau sige de l'Eglise de scientologie s'est
    droule en janvier 2007, en plein coeur de Berlin, installant dans la
    capitale allemande une tte de pont pour une implantation dans les
    anciens pays de l'Est.
 
    En France aussi, la justice administrative a, ces derniers mois, donn
    raison aux scientologues. Ainsi, en avril 2007, la ville d'Angers a t
    dboute aprs avoir voulu interdire la vente d'ouvrages de
    scientologie sur des marchs. "Soit on considre que l'Eglise de
    scientologie reprsente un danger et on demande sa dissolution, avec un
    dossier bien tay, soit on lui rserve un traitement quivalent 
    n'importe quelle association relevant de la loi de 1901", souligne un
    spcialiste du dossier. "Les critiques concernant la manipulation
    mentale sont cules", dclarait rcemment au Monde Danile Gounord, la
    porte-parole de l'Eglise en France. "Notre activit principale consiste
     dispenser des enseignements payants."
 
    La Miviludes, mission interministrielle de vigilance et de lutte
    contre les drives sectaires, estimait rcemment que la France, avec
    ses "2 000  3 000" adeptes, n'est pas une terre de mission et
    considrait l'Eglise de scientologie comme une "multinationale
    commerciale" soucieuse de mener des actions de "lobbying".
 
 
<article-nb="2008/01/08/19-9">
<filnamedate="20080108"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080108"><AAMMJJHH="2008010819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9">  Retrouvez l'ensemble des d&#233;p&#234;ches sur http://www.lemonde.fr
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9">   
 
 
<article-nb="2008/01/08/19-10">
<article-nb="2008/01/08/19-11">
<article-nb="2008/01/08/19-12">
