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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1">  La diffusion a t suivie par prs de 8 milliond de tlspectateurs.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-1">      B eau cadeau de dbut d'anne pour France 2 qui, samedi 5 janvier, a
    enregistr une audience record de prs de 8 millions de tlspectateurs
    avec la pice Fugueuses, de Pierre Palmade et Christophe Duthuron,
    retransmise en direct du Thtre des varits  Paris. Ce rsultat
    reprsente, selon Mdiamtrie, une part d'audience (PDA) de 33,4 %
    contre 22,2 % pour TF1 qui diffusait  la mme heure l'mission de
    varits "Les disques d'or".
 
 
    "C'est la meilleure audience qu'une pice de thtre ait ralise dans
    toute l'histoire de la tlvision, se flicite Patrice Duhamel,
    directeur gnral de France Tlvisions. Ce rsultat valide notre
    stratgie ditoriale, qui propose la diffrence tout en offrant la
    culture au plus grand nombre. L'avenir du service public passe par sa
    diffrenciation avec le priv, et cette pice de thtre en est un
    exemple supplmentaire." La prcdente pice de thtre retransmise en
    direct par France 2, Faisons un rve de Sacha Guitry, le 3 novembre
    2007, avait rassembl prs de 5,4 millions de tlspectateurs (24,9 %
    de PDA). Dimanche, une rediffusion du film Les Tontons flingueurs a par
    ailleurs rassembl 6,1 millions de tlspectateurs.
 
    "POPULAIRE ET DE QUALIT"
 
    La ministre de la culture, Christine Albanel, qui se trouvait au
    Thtre des varits samedi soir au ct de Patrick de Carolis, PDG de
    France Tlvisions, s'est elle aussi flicite de "l'audience
    exceptionnelle" obtenue par cette pice interprte par Muriel Robin et
    Line Renaud.
 
    "Ce succs vient confirmer la vocation du service public de
    l'audiovisuel  concilier missions populaires et de qualit, et son
    rle dans la diffusion culturelle", crit M^me Albanel dans un
    communiqu, en soulignant qu'elle "appuie les inflexions apportes en
    ce sens par la direction de France Tlvisions".
 
    Ce soutien gouvernemental tombe  pic pour M. de Carolis qui, en
    dcembre, a vu les reprsentants de l'Etat actionnaire s'abstenir, lors
    du conseil d'administration de France Tlvisions, sur la nomination de
    Franois Guilbeau  la direction de France 2. Un geste de mauvaise
    humeur des reprsentants de l'Etat qui avaient ainsi marqu leur
    "dsaccord" sur un dossier pour lequel ils ont regrett un "manque de
    concertation".
 
    Le 21 dcembre 2007, MM. de Carolis et Duhamel avaient t reus 
    l'Elyse par Nicolas Sarkozy qui, selon plusieurs sources, avait mis
    fin  la polmique en les encourageant  poursuivre leur stratgie
    ditoriale.
 
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2">  L&#38;#39;une des journalistes les plus influentes du pays, Carmen Aristegui, a d renoncer  prsenter le journal du matin sur la chane de radio prive W.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-2">      L 'anne 2008 a mal commenc pour la libert de l'information au
    Mexique. L'une des journalistes les plus influentes du pays, Carmen
    Aristegui, a d renoncer  prsenter le journal du matin sur la chane
    de radio prive W, son style critique tant jug incompatible avec le
    nouveau "modle ditorial" en vigueur.
 
 
    Radio W, o Carmen Aristegui travaillait depuis cinq ans, appartient 
    parts gales au groupe mexicain Televisa - qui produit 80 % des
    contenus audiovisuels au Mexique -, et  l'espagnol Prisa, propritaire
    du quotidien El Pais et du groupe ditorial Santillana. Dans un
    communiqu, l'entreprise a justifi sa dcision de ne pas renouveler le
    contrat de la journaliste, qui expirait le 5 janvier, par le refus de
    celle-ci de s'incorporer  un modle fond sur "le travail en quipe et
    le droit  l'information plurielle".
 
    Cette argumentation parat peu convaincante  nombre de commentateurs
    mexicains, alarms de voir vincer de la scne audiovisuelle une
    personnalit telle que M^me Aristegui, six mois seulement aprs la
    disparition - l aussi  cause d'un diffrend avec les propritaires -
    du lgendaire journal d'information de Jos Gutierrez Vivo sur Radio
    Monitor, l'un des pionniers de l'information critique au Mexique.
    Gutierrez Vivo s'est dit victime d'un "boycott conomique",  cause de
    ses sympathies pour le leader de la gauche, Andres Manuel Lopez
    Obrador.
 
    Le journal radiophonique que prsentait M^me Aristegui - du lundi au
    vendredi, de six heures  dix heures du matin - tait en revanche une
    locomotive qui assurait  Radio W de fortes recettes publicitaires. La
    journaliste avait toute libert sur le contenu. Depuis deux ans, son
    mission tait un rendez-vous oblig des acteurs politiques et sociaux,
    auxquels elle donnait largement la parole mais qu'elle soumettait  des
    questions incisives. Certains thmes taient explors durant quarante
    minutes, une dure exceptionnelle dans l'audiovisuel.
 
    VINGT HEURES DE RADIO PAR SEMAINE
 
    Vendredi 4 janvier, en prenant cong des auditeurs et de son quipe,
    Carmen Aristegui a rappel les morceaux de bravoure des deux annes
    prcdentes : la diffusion de l'enregistrement d'une conversation
    tlphonique entre le gouverneur de Puebla et un entrepreneur, qui
    mettait en vidence un complot contre la journaliste Lydia Cacho,
    dnonciatrice des rseaux de pornographie infantile ; la controverse
    autour de l'lection prsidentielle de juillet 2006 ; ou encore les
    accusations contre l'archevque de Mexico, le cardinal Norberto Rivera,
    souponn de couvrir des prtres pdophiles.
 
    Ces vingt heures d'mission hebdomadaires, retransmises au niveau
    national, lui donnaient un poids dans l'opinion sans commune mesure
    avec l'influence de la presse crite de qualit, lue par  peine 10 %
    de la population, rappelle le politologue Sergio Aguayo. La journaliste
    s'tait faite de puissants ennemis, notamment  Televisa, lorsqu'elle a
    soutenu la rforme lectorale de 2007, qui prive les groupes
    audiovisuels du juteux commerce des annonces  caractre politique.
 
    Selon Jorge Zepeda, ditorialiste du quotidien El Universal, elle a
    aussi t victime du ralignement du groupe espagnol Prisa, qui a
    prfr saborder une mission  forte audience, mais devenue trop
    "drangeante", pour prserver ses intrts  long terme dans un pays
    cl de l'Amrique latine. La dception est grande envers les Espagnols,
    longtemps considrs comme des "protecteurs" de la dmocratisation
    mexicaine : "Cela confirme le caractre autoritaire de la structure
    mdiatique (au Mexique) et dans le reste du monde", affirme Javier
    Corral, ex-snateur du Parti d'action nationale (PAN, droite) au
    pouvoir, et farouche dfenseur du "droit  l'information". M. Aguayo
    s'inquite, lui, des effets d'une fermeture croissante de l'espace
    audiovisuel  l'opposition : "Si la gauche, qui pse 30 % de
    l'lectorat, n'y trouve pas la reprsentation qu'elle mrite, il y aura
    une radicalisation, source d'instabilit."
 
<article-nb="2008/01/07/19-3">
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3">  Le Radiozapping, chaque jour  midi, tout ce qu&#38;#39;il ne fallait pas rater des matinales radio.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-3">   
 
 
