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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2">  Le groupe franco-nerlandais va entrer dans les prochains jours en ngociations exclusives avec la compagnie transalpine.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2">      L e feuilleton de la privatisation d'Alitalia, la compagnie arienne
    italienne publique, touche  sa fin. La priode de huit semaines au
    cours de laquelle le groupe Air France-KLM entrera en discussions
    exclusives avec la compagnie transalpine devrait dbuter dans les jours
    qui viennent.
 
    Ce n'est qu' l'issue de ces ngociations que le gouvernement italien
    donnera son feu vert dfinitif  la vente de tout ou partie des 49,9 %
    qu'il dtient encore dans le capital du transporteur (Le Monde dat
    30-31 dcembre 2007). Une probable reprise qui n'ira pas sans
    difficults pour Air France-KLM, car le groupe franco-nerlandais va
    devoir  la fois mnager les autorits italiennes tout en ne dcevant
    pas ses actionnaires.
 
 
 
 
       (fi-fl-fen.gif)    Socit
 
 
 
 
 
 
 
 
    AIR FRANCE.
                                17:39 - 07/01/2008
 
 
 
 
 
 
    22,13 EUR
                        (var-medium-valeur-red.gif) -1,12%
 
 
 
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                      (fl-rg.gif) Accdez  la fiche socit
                        (fl-rg.gif) Accdez au secteur
 
 
 
 
 
 
    Au sige d'Air France, on est convaincu de la pertinence de l'opration
    : Alitalia et Air France collaborent depuis plusieurs annes sur les
    lignes entre la France et l'Italie, trs rentables des deux cts. Cela
    prouve qu'en Italie, il existe un march important ds que l'on cre
    les conditions ncessaires. Alitalia a perdu pied en Italie avec des
    parts de march infrieures aux 60 %  70 % dtenus traditionnellement
    par un oprateur historique sur son propre territoire. L'adossement 
    un transporteur europen est le seul moyen de retrouver le chemin de la
    croissance.
 
    La dimension politique et sociale du dossier de reprise d'Alitalia ne
    semble pas effrayer le tandem franco-nerlandais. Si la conflictualit
    est historiquement leve chez Alitalia, Air France-KLM est convaincu
    de pouvoir nouer un "dialogue constructif avec les organisations
    syndicales d'Alitalia".
 
    Des syndicats qui sont, selon Air France, conscients qu'Alitalia n'a
    pas d'avenir sans un adossement. Reste  les convaincre qu'Air France
    ne veut pas faire d'Alitalia une petite compagnie rgionale, mais au
    contraire lui permettre de "reconqurir ses parts naturelles de march
    et de lui permettre  nouveau de se dvelopper et de crotre".
 
    Pour accrotre ses chances, le plan de reprise prsent par Air France
    s'appuie en grande partie sur celui prsent  l'automne 2007 par
    Maurizio Prato, le prsident d'Alitalia. Un schma qui prvoyait dj
    une forte rduction d'activit sur l'aroport de Milan-Malpensa au
    profit de Rome ainsi que la suppression de 2 000 emplois, un chiffre
    sur lequel Air France n'entend pas revenir. La querelle politique
    italienne est surtout, selon Air France, entre la Lombardie et Rome,
    les autres rgions tant plutt favorables  la solution franaise.
 
    PAS  N'IMPORTE QUEL PRIX
 
    De ce ct des Alpes, il n'y a pas d'inquitudes syndicales majeures
    sur l'opration Alitalia. "Le succs de la reprise de KLM n'est plus 
    dmontrer", dit-on au sige de la compagnie. En outre, Jean-Cyril
    Spinetta, le patron du transporteur franco-nerlandais, n'a jamais
    cach aux salaris d'Air France-KLM le fait qu'Alitalia, dans la
    perspective d'un mouvement de consolidation du secteur, avait vocation
     tre dans le groupe, mais pas  n'importe quel prix...
 
    Pour Gilles Roucolle, spcialiste du transport arien chez le
    consultant Oliver Wyman, l'opration initie par Air France-KLM est
    incontestablement bonne pour le tandem franco-nerlandais : "C'est une
    opration qui fait preuve d'une grande logique." Air France joue sur
    deux tableaux : sur un plan dfensif d'abord, car si le transporteur
    franais n'avait pas cherch reprendre Alitalia, il laissait la porte
    ouverte  l'allemand Lufthansa ou  British Airways ; enfin, cette
    stratgie est aussi offensive, car Air France continue  tre leader de
    la consolidation du ciel europen.
 
 
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3">  Un cabinet d&#38;#39;avocats amricain met en cause le laboratoire  propos du Zimulti, un mdicament anti-obsit dconseill  la vente.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3">      L e laboratoire pharmaceutique Sanofi-Aventis a affirm, vendredi 4
    janvier, qu'il tait dtermin  se "dfendre vigoureusement" contre
    "les allgations" contenues dans une plainte en nom collectif (class
    action) lance contre lui, mercredi, par le cabinet d'avocats amricain
    Schiffrin Barroway Topaz & Kessler devant le tribunal du district sud
    de New York.
 
 
    Ce cabinet d'avocats, spcialis dans la dfense du consommateur et du
    petit actionnaire, est le second  lancer une action en nom collectif 
    propos du Zimulti, un mdicament anti-obsit commercialis en Europe
    sous le nom d'Acomplia (rimonabant). En novembre 2007, une premire
    action en nom collectif accusait Sanofi-Aventis d'avoir "tromp" les
    investisseurs sur la nature de son produit.
 
    L'affaire remonte au 13 juin 2007. A cette date, le laboratoire
    pharmaceutique dcouvre stupfait que l'Acomplia/Zimulti, destin 
    connatre un destin commercial fulgurant, venait d'tre dconseill 
    la vente par un comit consultatif d'experts indpendants mandats par
    l'agence sanitaire amricaine, la Food and Drug Administration (FDA).
 
    "Les 14 membres du comit ont estim  l'unanimit que le mdicament
    n'tait pas sr et se sont exprims contre son autorisation de mise sur
    le march", affirmait  l'poque la FDA. Le lendemain, le titre
    Sanofi-Aventis perdait plus de 5 %  l'ouverture de la Bourse de Paris.
 
    RISQUES PSYCHIATRIQUES
 
    La dception du laboratoire pharmaceutique franais tait d'autant plus
    forte que le Zimulti/Acomplia se voulait le reprsentant d'une nouvelle
    classe de mdicaments capables d'agir sur le systme endocannabinode.
 
    Ce systme physiologique, dcouvert en 1964, joue un rle cl dans la
    fabrication des graisses, notamment abdominales, et a une
    responsabilit dans la naissance de maladies cardio-vasculaires et du
    diabte.
 
    En agissant sur les rcepteurs du cerveau qui rgulent la sensation de
    faim, le Zimulti/Acomplia permettait d'organiser des pertes de poids
    bnfiques pour les patients obses, diabtiques et soumis  des
    risques cardiaques importants. Un seul problme, cette molcule peut
    galement fragiliser des patients qui luttent contre des pulsions
    suicidaires.
 
    Cela dit, mme si les avocats amricains affirment que Sanofi-Aventis
    "a failli  son devoir" d'information concernant "les risques
    psychiatriques des patients", c'est plus la protection des
    investisseurs qui les motive que celle des patients.
 
    Leur plainte est en ralit un appel  toutes les personnes qui ont
    achet des titres Sanofi-Aventis entre le 17 fvrier 2006 et le 13 juin
    2007. C'est au cours de cette priode que les investisseurs auraient
    t tromps par Sanofi-Aventis, qui prsentait son produit comme un
    futur "blockbuster" capable de dpasser le milliard de dollars de
    chiffre d'affaires sur le seul march amricain. Compte tenu des
    problmes d'obsit aux Etats Unis, il ne fallait pas tre grand clerc
    pour comprendre l'extraordinaire potentiel commercial du mdicament
    dans ce pays.
 
    Le rejet de l'Acomplia dcevait donc les anticipations de gains des
    investisseurs. La plainte souligne ainsi que, au cours des deux sances
    de Bourse qui ont suivi la publication du communiqu de la FDA, "le
    titre a perdu 6,87 %" de sa valeur totale.
 
