<FILE-date="2008/01/07/19">
<article-nb="2008/01/07/19-1">
<article-nb="2008/01/07/19-2">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2">  La Scanie, sudoise depuis le XVIIe sicle, entretient avec le Danemark des relations commerciales prospres.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-2">      "L a Scanie aux Danois". La Scanie, rgion la plus mridionale de
    Sude, va-t-elle rentrer dans le giron danois aprs 350 ans de
    sparation ? Cette lubie d'un dput d'extrme droite par ailleurs
    pasteur luthrien, Sren Krarup, a dfray la chronique de part et
    d'autre de l'resund, le dtroit qui spare la Sude du Danemark. Le
    dput a dclar juste avant Nol que, pour lui, "les frontires du
    Danemark ne sont pas fixes". Il faisait rfrence  une partie du
    Schleswig-Holstein, une rgion au sud du Danemark, abandonne en 1864 
    ce qui est devenu l'Allemagne, et  trois rgions du sud de la Sude,
    dont la Scanie, perdues par le Danemark au milieu du XVII^e sicle.
 
 
    S'il n'a pas t jusqu' planter un drapeau danois, le fameux
    "Dannebrog", sur le sol scanien, comme les Russes au fond de
    l'Arctique, c'est bien une banderille qu'il a jete sur le dos du
    voisin sudois en profitant du mou de l'actualit locale. Des deux
    cts du dtroit, les quotidiens ont pos la question  leurs lecteurs
    via leurs sites Internet. Deux Danois sur trois, et un Sudois sur
    deux, seraient pour un rattachement de la Scanie au Danemark.
 
    PONT-TUNNEL
 
    Rsultats contestables, d'autant que dans la rgion, les relations
    entre les deux pays sont prospres. Les Scaniens, dont la capitale
    rgionale, Malm, est relie depuis 2000  la capitale danoise,
    Copenhague, par un pont-tunnel de 16 km, sont plus tourns vers le
    Danemark que vers leur capitale, Stockholm, distante de 600 km.
 
    Depuis la ralisation de cette liaison fixe, un ple d'excellence
    biomdical s'est dvelopp  cheval sur la Scanie et le Danemark.
    Beaucoup d'tudiants sudois sont alls tudier la mdecine de l'autre
    ct du pont, ce qui a mme fini par fcher certains tudiants danois
    qui ne trouvent plus de place. De leur ct, les Danois viennent
    facilement habiter ct sudois, o le prix de l'immobilier est plus
    raisonnable qu' Copenhague. D'autres se sont installs  Malm pour
    pouvoir pouser leur promise trangre - des lois trs restrictives
    sont en vigueur au Danemark - et font la navette pour travailler tous
    les jours  Copenhague.
 
    Toute cette affaire prterait  sourire si le parti d'extrme droite
    danois ne reprsentait pas plus de 13 % des lecteurs.
 
<article-nb="2008/01/07/19-3">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3">  Cette nouvelle forme de violence a fait 27 morts en 2007  Londres. La police et le gouvernement sont dsempars.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3">      U n adolescent tu d'un coup de couteau, deux autres blesss dont un
    grivement,  la suite d'une bataille range entre bandes rivales sans
    doute lie au trafic de drogue. C'tait le 5 janvier dans le Larner
    Road Estate, une barre de HLM sinistre de Erith, dans le sud-est de
    Londres. Le 1^er janvier  l'aube, une bagarre clatait dans le nord de
    la capitale, au cours de laquelle un adolescent de 17 ans tait
    mortellement poignard au thorax.
 
 
    Alors, les policiers en ont assez. Assez de cette violence juvnile
    qui, en 2007, a cot la vie  vingt-sept adolescents londoniens, la
    plupart tus  l'arme blanche. C'est pourquoi Bob Carr, commissaire en
    chef d'Islington, quartier du nord-est de la capitale particulirement
    touch par cette vague criminelle, a rclam une peine automatique de
    cinq ans de prison pour tout majeur pris en flagrant dlit de
    possession d'un couteau. Les associations de protection de la jeunesse
    -  l'instar de Knives Destroy Lives Campaign ("les couteaux dtruisent
    des vies") ou Mothers Against Guns ("les mres contre les armes  feu")
    ont apport leur soutien  la proposition du commissaire de Scotland
    Yard.
 
    Le phnomne, qui frappe les quartiers  problmes des grandes villes
    anglaises, a t baptis postcode lottery (la loterie du code postal).
    Il ne s'agit pas d'une rvolte contre les institutions, l'cole ou la
    police. Les "sauvageons" version britannique s'attaquent  d'autres
    adolescents pour le contrle de leur cit.
 
    D'aprs les experts, mme si la majorit des assaillants comme des
    victimes sont d'origine antillaise ou africaine, le territoire
    transcende la race ou la religion. "La violence des batailles de gangs
     Londres a toujours exist, mais c'est leur intensit qui est
    nouvelle. Les jeunes criminels portent non seulement des couteaux 
    longue lame, des cutters ou des hachettes mais aussi des revolvers pour
    dfendre un prtendu territoire, comme si c'tait la seule chose au
    monde qu'ils possdent", explique le commandant Shaun Sawyer, l'un des
    chefs de l'anti-gang de Scotland Yard. Cette dlinquance svit dans des
    quartiers populaires en voie d'embourgeoisement o cohabitent sans se
    mler jeunes chmeurs et professions librales,  l'instar d'Hackney,
    d'Islington ou d'Enfield.
 
    La plupart des incidents surviennent lors de manifestations sportives
    ou de concerts, devant les botes de nuit, pendant des soires prives
    et aux arrts de bus. "C'est Orange mcanique. Ils pensent jouer dans
    un film de gangsters. Ils ne parviennent plus  faire la distinction
    entre la ralit et la fiction", s'alarme Harry Fletcher, responsable
    du syndicat des ducateurs sociaux, en dressant un dsesprant constat
    d'impuissance.
 
    Dans un entretien au Sunday Telegraph publi au lendemain du drame
    d'Erith, la ministre de l'intrieur, Jacquie Smith, s'est engage 
    mettre en place un dispositif muscl pour combattre le trafic qui
    alimente les cits en armes. Pour le gouvernement travailliste, il y a
    urgence  agir : selon un sondage, deux Britanniques sur trois estiment
    que le Labour a chou sur le plan de la lutte contre l'inscurit.
 
<article-nb="2008/01/07/19-4">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4">  Patronat et syndicats doivent prsenter leurs propositions.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4">      S emaine dcisive pour la rforme du contrat de travail en France.
    Syndicats et patronat entrent mercredi 9 janvier dans un marathon de
    ngociations de deux jours. Aprs quatre mois de discussions
    hebdomadaires, ils doivent arrter jeudi leurs propositions pour
    "moderniser le march du travail". Il s'agit en fait d'laborer une
    "flexiscurit"  la franaise - du nom du systme scandinave qui
    conjugue flexibilit du march du travail pour les entreprises et
    scurit du parcours professionnel pour les salaris -, un concept
    repris par Nicolas Sarkozy, cens doper la croissance et rduire le
    chmage.
 
 
    La flexiscurit n'est pas seulement  l'honneur en France. Elle est
    l'un des objectifs constamment poursuivis depuis que les Europens ont
    lanc, en 2000, la stratgie de Lisbonne "pour la croissance et
    l'emploi".
 
    Dans les pays scandinaves. En Sude et au Danemark, le contrat de
    travail est rgi par les accords collectifs qui jouent un rle
    prpondrant puisque l'Etat se place en retrait. La spcificit est la
    souplesse d'embauche et de licenciement, a fortiori au Danemark, avec
    une contrepartie essentielle qui est le haut niveau des allocations
    chmage.
 
    Pour les licenciements, notamment en Sude, la rgle du "dernier
    embauch premier licenci" est applique, mme si des adaptations
    existent.
 
    Alors que le march du travail s'est beaucoup prcaris depuis dix ans,
    la Confdration des ouvriers (LO), proche des sociaux-dmocrates,
    milite pour "le droit au travail  temps plein". En Sude, les contrats
    de travail sont des CDI ou des CDD. Il existe une troisime forme
    tolre par certains accords collectifs qui est "l'embauche au besoin",
    permettant  une entreprise d'embaucher pour effectuer un travail
    prcis en cas de manque de personnel.
 
    En Italie. Le mouvement de libralisation du travail a commenc sous le
    premier gouvernement Prodi en 1996, qui a introduit une plus grande
    flexibilit de l'emploi avec la mise en place du travail intrimaire et
    les "contrats de zone". Le mouvement s'est poursuivi en 2001 et en 2003
    avec la signature - sous le gouvernement Berlusconi - du "pacte pour
    l'Italie".
 
    L'objectif tait de mettre  disposition des employeurs un ventail de
    nouveaux contrats de travail afin de rduire les dysfonctionnements
    chroniques du march du travail en Italie (travail au noir, chmage des
    jeunes, faible taux d'activit des femmes) en facilitant le recours aux
    CDD : sont ns les contrats "intermittent", "accessoire", "partag" et
    mme "en couple" ou encore "travail sur projet". Outre la baisse du
    chmage, un des rsultats, dnonc par la gauche radicale, est la
    prcarisation du travail. Un quart des salaris ont un contrat
    "atypique". Quelque 60 % des travailleurs entre 25 et 39 ans n'ont
    connu que ce genre de contrat.
 
    En Allemagne. En 2004, la lgislation sur le licenciement a t
    assouplie. Depuis, la protection contre le licenciement ne s'applique
    pas aux entreprises qui emploient jusqu' dix personnes contre cinq
    auparavant. En 2005, CDU-CSU et SPD, les deux partis du gouvernement de
    grande coalition, avaient dcid de prolonger la priode d'essai de six
     vingt-quatre mois pour les nouvelles embauches et de supprimer en
    contrepartie les contrats  dure dtermine instaurs sans motif
    particulier.
 
    Aprs les critiques des fdrations patronales et de la droite, le
    gouvernement a suspendu le projet au printemps 2006.
 
    Depuis 2003, les travailleurs temporaires bnficient des mmes droits
    en terme de salaire ou de temps de travail que les autres salaris. Et
    les entreprises peuvent recourir  des contrats  dure dtermine
    lorsqu'elles embauchent des personnes ges de plus de 52 ans.
 
    Au Royaume-Uni. La libralisation du march du travail, entreprise
    entre 1979 et 1997 par les conservateurs, a t poursuivie par les
    travaillistes. Bien qu'encadre, la procdure de licenciement est moins
    longue et surtout moins coteuse. Il n'existe pas de plan social et les
    indemnits sont plafonnes pour dissuader les salaris de traner
    l'employeur devant les tribunaux. La dure moyenne d'un contentieux est
    de dix mois et prs de la moiti des dossiers sont rgls par la
    conciliation. Ce systme fait davantage confiance  l'employeur en se
    disant qu'au pays du plein-emploi, un bon salari est  peu prs assur
    de retrouver un travail.
 
<article-nb="2008/01/07/19-5">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5">  Le chef de l&#38;#39;Etat sortant a obtenu 52,8 % des voix  l&#38;#39;issue d&#38;#39;un scrutin jug &#38;#34;concurrentiel&#38;#34; par les observateurs internationaux. Ses opposants dnoncent des fraudes et ont manifest dimanche  Tbilissi.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-5">      U n prsident sortant, Mikhel Saakachvili, dclar vainqueur au
    premier tour ; une opposition dcide  en dcoudre dans la rue pour en
    obtenir un second ; une communaut internationale embarrasse : le
    week-end lectoral en Gorgie a t agit et n'a pas clos le temps des
    troubles politiques ouvert  l'automne. Selon la commission lectorale
    centrale, Mikhel Saakachvili aurait gagn en obtenant 52,8 % des
    suffrages contre 27 %  Levan Gatchetchiladze, candidat reprsentant
    une coalition de partis d'opposition. Lundi 7 janvier au matin, les
    rsultats de la moiti des bureaux de vote taient officiellement
    comptabiliss. Le taux de participation a t de 56,7 %.
 
 
    Le premier acte de l'intrigue lectorale a t jou par les partisans
    de M. Saakachvili. Ds samedi soir, le rsultat d'un sondage "sortie
    des urnes" donnait le prsident sortant vainqueur avec plus de 53 % des
    voix. Aussitt, ses sympathisants affluaient vers la salle de la
    Philharmonie  Tbilissi, quartier gnral du candidat. Devant un
    auditorium bond et festif, aux couleurs rouge et blanc, le prsident
    n'a pas attendu les rsultats officiels pour se fliciter de cette
    tendance, mettant ainsi la pression sur l'opposition.
 
    Il revenait  cette dernire de jouer le deuxime acte ; il a eu lieu
    dimanche dans la rue. Plusieurs milliers de personnes se sont runies
    dans le centre de Tbilissi pour exiger la tenue d'un second tour, alors
    mme que les rsultats du premier n'avaient pas t publis. Selon
    l'opposition, les retards enregistrs dans la transmission des
    protocoles par les bureaux de vote, dans les rgions, seraient dus aux
    pressions de l'administration, au service de M. Saakachvili, pour
    modifier les rsultats. Les autorits, elles, mettent en avant les
    mauvaises conditions mtorologiques. M. Gatchetchiladze estime qu'il
    est arriv en tte au premier tour au niveau national, grce notamment
     une victoire  Tbilissi.
 
    Le troisime acte a eu lieu aprs le dbut de la manifestation, dans un
    grand htel de Tbilissi. Face  la presse se sont prsents les
    reprsentants des 500 observateurs internationaux qui ont contrl le
    scrutin pour l'Organisation pour la scurit et la coopration en
    Europe (OSCE).
 
    Dans son communiqu officiel, l'Organisation a jug que les lections
    avaient satisfait "la plupart des normes internationales" et avaient
    t "concurrentielles", au grand soulagement de l'entourage de M.
    Saakachvili. Mais l'Organisation a aussi reconnu,  et l, des
    irrgularits - intimidations, mauvais usage de l'encre utilise pour
    marquer chaque votant, retards, etc. -, sans s'exprimer sur leur impact
    ventuel sur les rsultats.
 
    Malgr ces rserves, l'OSCE s'est surtout montre attache au respect
    du processus dmocratique par tous les acteurs, craignant une nouvelle
    escalade.
 
    "Les plaintes de l'opposition doivent tre examines sur la base de
    faits, et non d'allgations", a mis en garde Dieter Boden, chef de la
    mission longue de l'OSCE. Selon lui, trop d'lments techniques
    manquaient pour porter un jugement affin sur les irrgularits. Le
    rapport final de l'OSCE sera rendu public en fvrier. Tandis que le
    congressman amricain Alcee Hastings, coordinateur spcial de la
    mission, se flicitait du "pas triomphant" accompli par la dmocratie
    en Gorgie, le Hongrois Matyas Eorsi lanait un appel au calme aux
    dirigeants de l'opposition. "Il est de leur responsabilit de renforcer
    la confiance du public dans les procdures dmocratiques", a-t-il mis
    en garde.
 
    L'lection du 5 janvier marque un tournant dans l'quilibre des forces
    politiques. Malgr ses divisions, un manque de moyens et de vritable
    programme - son projet central est d'abolir le rgime prsidentiel -,
    une opposition est apparue face  M. Saakachvili. Ce phnomne illustre
    les frustrations d'une partie de la population, victime des rformes
    conomiques et hostile au pouvoir personnel du prsident. Le champ
    politique est dornavant polaris, fractur, entre deux camps exalts
    et hostiles. Les lections lgislatives prvues au printemps devraient
    donner lieu  une furieuse bataille.
 
<article-nb="2008/01/07/19-6">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6">  L&#38;#39;initiative de Guy Verhofstadt inquite les partis flamands.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-6">      L a crise politique de 194 jours qu'a connue la Belgique en 2007
    devrait rebondir ds que le dbat institutionnel sera lanc par le
    gouvernement intrimaire de Guy Verhofstadt. "Tout le monde, en
    Flandre, s'attend  une crise trs grave en janvier ou fvrier", estime
    Carl Devos, politologue  l'universit de Gand.
 
 
    Le premier ministre de la coalition de fortune mise en place avant Nol
    n'est pas en cause : M. Verhofstadt est salu pour tre parvenu 
    dmler en deux semaines une situation juge inextricable pendant six
    mois. La question que se posent les observateurs porte sur la suite du
    scnario, lorsque le leader libral flamand passera, comme il l'a
    promis, le tmoin  son successeur dsign, le chrtien-dmocrate
    flamand Yves Leterme. C'est le 23 mars que le chef du gouvernement
    intrimaire a promis de s'clipser au profit de son ex-rival, devenu
    son vice-premier ministre charg des rformes institutionnelles.
 
    Aprs avoir gagn une campagne lectorale dirige contre M.
    Verhofstadt, M. Leterme a chou deux fois dans ses tentatives de
    former une coalition avec les partis chrtiens et libraux seulement.
    Il a ensuite d se rsoudre  accepter le maintien en fonction de son
    rival et une cohabitation avec le PS francophone, vritable pouvantail
    pour son parti.
 
    "ETAT FDRAL RENOUVEL"
 
    Enfin, M. Leterme a sursaut en apprenant que M. Verhofstadt voulait
    fixer le calendrier et les rgles de sa propre mission : une
    ngociation sur les rformes fdrales mene par un comit de "sages"
    et visant  tablir un "pacte pour un Etat fdral renouvel". Le tout
     conclure en grande partie avant le 23 mars.
 
    L'initiative a ajout au malaise que connat le CD & V, le parti de M.
    Leterme. Les dputs chrtiens-dmocrates flamands n'ont pas applaudi
    la dclaration politique lue par M. Verhofstadt au Parlement, vendredi
    21 dcembre. Deux jours plus tard, ils votaient la confiance  son
    gouvernement mais en manifestant leur "proccupation" quant  la
    ralisation d'une vaste rforme de l'Etat.
 
    Les francophones font bien plus confiance  M. Verhofstadt, qui affirme
    vouloir rtablir "une atmosphre de dialogue et de confiance", qu' M.
    Leterme. "La mfiance entretenue par les francophones offre bien peu
    d'espoir quant aux chances d'un compromis historique avec la Flandre",
    a relev un commentateur du quotidien De Standaard. Profondment
    diviss, les partis francophones se retrouvent pour refuser une
    scission de l'arrondissement bilingue de Bruxelles et de sa priphrie,
    ou une atteinte  l'unit de la scurit sociale.
 
    Jean-Luc Dehaene, futur "sage" du groupe de rflexion institutionnelle,
    pense que le dialogue qui va s'ouvrir offre une opportunit de pacifier
    l'Etat belge "pendant une dizaine d'annes". "Mais il n'y aucune
    garantie que cela russira", ajoute-t-il, rsumant l'opinion gnrale.
 
