<FILE-date="2008/01/07/19">
<article-nb="2008/01/07/19-1">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1">  Les Etats-Unis &#38;#34;affronteront&#38;#34; l&#38;#39;Iran s&#38;#39;il tente de leur porter tort ou de porter tort  leurs allis, a affirm lundi le porte-parole du dpartement d&#38;#39;Etat, aprs un incident naval dans le dtroit d&#38;#39;Ormuz. Thran minimise l&#38;#39;incident.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1">      L es Etats-Unis "affronteront" l'Iran s'il tente de leur porter tort ou
    de porter tort  leurs allis, a affirm, lundi 7 janvier, le
    porte-parole du dpartement d'Etat, Sean McCormack, aprs un incident
    naval dans le golfe Persique. D'aprs un responsable du Pentagone qui
    s'exprimait un peu avant sous le couvert de l'anonymat, cinq vedettes
    iraniennes se sont livres ce week-end  des manuvres hostiles envers
    trois navires de guerre de la marine amricaine qui croisaient dans le
    dtroit d'Ormuz.
 
 
    L'un des navires iraniens a envoy un message affirmant : "Je vais vous
    attaquer, je vais vous faire exploser dans quelques minutes", a dclar
    ce responsable de la dfense. Aucun tir n'a t chang durant
    l'incident, a-t-il ajout, confirmant des informations diffuses plus
    tt lundi par la chane de tlvision amricaine CNN. Les navettes
    iraniennes se sont approches  200 mtres des btiments amricains
    dans les eaux internationales du dtroit d'Ormuz, une route stratgique
    pour les ptroliers s'approvisionnant dans les terminaux du Golfe.
    Selon CNN, les vedettes iraniennes appartiendraient aux Gardiens de la
    rvolution, arme idologique du rgime iranien.
 
    "C'EST UNE CHOSE ORDINAIRE QUI ARRIVE DE TEMPS EN TEMPS"
 
    La Maison Blanche a fermement mis en garde l'Iran contre tout
    "agissement provocateur qui pourrait conduire  un incident dangereux".
    La marine amricaine maintient une prsence permanente dans le Golfe,
    o elle dploie actuellement un groupe aronaval.
 
    Le porte-parole du ministre des affaires trangres iranien a minimis
    la porte de l'incident, dclarant que    "c'est une chose ordinaire
    qui arrive de temps en temps pour les deux parties". Pour Mohammad Ali
    Hosseini, "ce qui s'est pass samedi est similaire  des incidents
    passs, c'est un problme naturel et ordinaire".
 
 
<article-nb="2008/01/07/19-2">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2">  Selon le rapport d&#38;#39;une ONG isralienne, les tribunaux militaires ont jug, depuis 1967, plus de 150 000 Palestiniens, en ignorant le plus souvent les rgles lmentaires de la justice.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2">      D epuis l'occupation de la Cisjordanie par Isral en 1967, les
    tribunaux militaires ont jug plus de 150 000 Palestiniens en ignorant,
    la plupart du temps, les rgles lmentaires de justice et des droits
    de l'homme, selon le rapport publi, dimanche 6 janvier, par
    l'organisation Yesh Din, intitul "Poursuites d'arrire-cour". Pendant
    plus d'un an, des membres de cette ONG ont assist  plus de 800
    audiences. Ils ont dress un bilan atterrant de la justice militaire
    dans les territoires occups.
 
 
    Selon les chiffres fournis par les autorits militaires, sur 9 123 cas
    examins en 2006, seules 23 personnes dfres ont t reconnues
    innocentes, laissant planer le doute sur le respect du principe de la
    prsomption d'innocence et sur les conditions d'examen des dossiers.
    Partant de 118 procdures, Yesh Din a tabli que la dcision de
    maintien en dtention tait acquise en moyenne au bout de 3,4 minutes
    et que la reconduction de l'emprisonnement tait en moyenne expdie en
    1,54 minute. "Il faut en gnral deux minutes pour envoyer quelqu'un en
    prison avant que la procdure d'enqut soit termine", indique le
    rapport.
 
    La justice militaire est directement mise en accusation. Les tribunaux
    militaires ne respectent pas la publicit requise pour toute procdure
    judiciaire. Et les personnes poursuivies ne sont souvent pas informes
    des charges qui psent contre elles car elles sont formules en hbreu
    et ne sont pas traduites. Les avocats palestiniens doivent batailler
    pour accder aux dossiers et voir leurs clients incarcrs en Isral,
    car ils ont besoin d'un permis pour se rendre dans l'Etat juif.
 
    De plus, "la lgislation scuritaire n'impose aucune restriction sur la
    dure de dtention pendant le temps de l'enqute jusqu' l'inculpation,
    et de l'inculpation jusqu' la traduction en justice. La seule limite
    fixe  partir de l'inculpation est une dure de deux ans". Une
    personne apprhende peut ainsi rester plusieurs annes en prison avant
    d'tre condamne. "Fin 2006, 1 800 prisonniers environ taient dtenus
    jusqu' un an et 189 depuis plus d'un an. Sur les 9 123 cas examins en
    2006, seuls 130 dossiers avaient t clos au bout d'un an". Dans 95 %
    des affaires, note le rapport, les affaires se terminent par un
    arrangement car "les prvenus prfrent trouver un moyen terme plutt
    que d'affronter des juges militaires". Pour les justiciables, les
    procs sont en effet tardifs et alatoires. Dans 35 % des cas, la
    traduction est partielle et dans 5 %, il n'y en a pas du tout.
 
    Les mineurs ne sont pas pargns : selon les lois sur la scurit, la
    majorit commence en effet  16 ans. Yesh Din reproche  la justice
    militaire de condamner les adolescents comme des adultes en tenant
    compte de leur ge au moment de la condamnation et non des faits. Yesh
    Din estime qu'ils reprsentent entre 4 % et 6 % du total des dtenus.
    Pour les auteurs de l'enqute, "la justice militaire ne respecte pas
    les principes fondamentaux des lois internationales". Les autorits
    militaires contestent, de leur ct, la mthodologie utilise dans
    l'enqute, estimant qu'elle repose sur des erreurs d'interprtation et
    une mconnaissance du systme judiciaire militaire qui observe "un
    quilibre judicieux entre les considrations de scurit et les droits
    de l'homme".
 
<article-nb="2008/01/07/19-3">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3">  L&#38;#39;initiative de Guy Verhofstadt inquite les partis flamands.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3">      L a crise politique de 194 jours qu'a connue la Belgique en 2007
    devrait rebondir ds que le dbat institutionnel sera lanc par le
    gouvernement intrimaire de Guy Verhofstadt. "Tout le monde, en
    Flandre, s'attend  une crise trs grave en janvier ou fvrier", estime
    Carl Devos, politologue  l'universit de Gand.
 
 
    Le premier ministre de la coalition de fortune mise en place avant Nol
    n'est pas en cause : M. Verhofstadt est salu pour tre parvenu 
    dmler en deux semaines une situation juge inextricable pendant six
    mois. La question que se posent les observateurs porte sur la suite du
    scnario, lorsque le leader libral flamand passera, comme il l'a
    promis, le tmoin  son successeur dsign, le chrtien-dmocrate
    flamand Yves Leterme. C'est le 23 mars que le chef du gouvernement
    intrimaire a promis de s'clipser au profit de son ex-rival, devenu
    son vice-premier ministre charg des rformes institutionnelles.
 
    Aprs avoir gagn une campagne lectorale dirige contre M.
    Verhofstadt, M. Leterme a chou deux fois dans ses tentatives de
    former une coalition avec les partis chrtiens et libraux seulement.
    Il a ensuite d se rsoudre  accepter le maintien en fonction de son
    rival et une cohabitation avec le PS francophone, vritable pouvantail
    pour son parti.
 
    "ETAT FDRAL RENOUVEL"
 
    Enfin, M. Leterme a sursaut en apprenant que M. Verhofstadt voulait
    fixer le calendrier et les rgles de sa propre mission : une
    ngociation sur les rformes fdrales mene par un comit de "sages"
    et visant  tablir un "pacte pour un Etat fdral renouvel". Le tout
     conclure en grande partie avant le 23 mars.
 
    L'initiative a ajout au malaise que connat le CD & V, le parti de M.
    Leterme. Les dputs chrtiens-dmocrates flamands n'ont pas applaudi
    la dclaration politique lue par M. Verhofstadt au Parlement, vendredi
    21 dcembre. Deux jours plus tard, ils votaient la confiance  son
    gouvernement mais en manifestant leur "proccupation" quant  la
    ralisation d'une vaste rforme de l'Etat.
 
    Les francophones font bien plus confiance  M. Verhofstadt, qui affirme
    vouloir rtablir "une atmosphre de dialogue et de confiance", qu' M.
    Leterme. "La mfiance entretenue par les francophones offre bien peu
    d'espoir quant aux chances d'un compromis historique avec la Flandre",
    a relev un commentateur du quotidien De Standaard. Profondment
    diviss, les partis francophones se retrouvent pour refuser une
    scission de l'arrondissement bilingue de Bruxelles et de sa priphrie,
    ou une atteinte  l'unit de la scurit sociale.
 
    Jean-Luc Dehaene, futur "sage" du groupe de rflexion institutionnelle,
    pense que le dialogue qui va s'ouvrir offre une opportunit de pacifier
    l'Etat belge "pendant une dizaine d'annes". "Mais il n'y aucune
    garantie que cela russira", ajoute-t-il, rsumant l'opinion gnrale.
 
<article-nb="2008/01/07/19-4">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4">  Il n&#38;#39;a aucune chance de l&#38;#39;emporter mais il a t l&#38;#39;une des surprises de la campagne pour les primaires rpublicaines. Parti de rien, le candidat Ron Paul suscite l&#38;#39;engouement d&#38;#39;une partie de la base conservatrice.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4">      I l n'a aucune chance de l'emporter mais il a t l'une des surprises
    de la campagne pour les primaires rpublicaines. Parti de rien, le
    candidat Ron Paul suscite l'engouement d'une partie de la base
    conservatrice. Il ne s'agit pas des vangliques mais de la frange
    "libertarienne" du parti, celle qui est en pleine rbellion contre
    l'Etat fdral.
 
 
    Gyncologue, texan, lu  la Chambre des reprsentants depuis 1976, il
    a t surnomm le "docteur Non",  l'image de son programme : non 
    l'impt sur le revenu, non au ministre de l'ducation, non aux troupes
    amricaines en Irak ou ailleurs. Le docteur Paul est pour le retrait
    des Etats-Unis de l'ONU, du FMI, de l'OTAN. Il n'hsite pas 
    s'attaquer aux icnes. Abraham Lincoln, par exemple, qu'il critique
    pour s'tre engag dans la Guerre civile en 1861. "Acheter les esclaves
    et les librer aurait vit de faire 600 000 morts." Autre tabou : le
    11 septembre 2001. Il pense que si les Etats-Unis sont dtests, ils ne
    peuvent que s'en prendre  leur politique trangre.
 
    Au dbut de la campagne, son staff se limitait  une personne, un
    tudiant bnvole. Aujourd'hui, Ron Paul ne sait plus comment dpenser
    son argent. Il a dpass ses rivaux rpublicains dans la collecte de
    fonds au dernier trimestre de 2007 (20 millions de dollars, soit autant
    que les dmocrates Hillary Clinton et Barack Obama). Son outil :
    l'Internet. Le 17 dcembre, il a battu le record de contributions
    reues en vingt-quatre heures par un candidat : 6 millions de dollars.
    En une journe, 25 000 nouveaux petits donateurs ont t enregistrs.
    "Tous ces gens ont entrepris une tche norme : s'attaquer au complexe
    militaro-industriel, au complexe industriel de la mdecine et aux
    intrts spciaux", a-t-il affirm dimanche sur CNN.
 
    A 72 ans, Ron Paul remplit des salles dans les universits, o les
    jeunes, mme s'ils ne partagent pas ses ides, notamment sur
    l'immigration, sont ravis d'entendre un discours antisystme. Il avait
    t candidat  l'lection prsidentielle pour le Libertarian Party en
    1988 et n'exclut pas totalement de recommencer en novembre. "Une large
    part de ceux qui nous envoient de l'argent souhaitent que l'esprit de
    la rvolution continue", dit-il.
 
    Sa perce, sur le plan financier, tmoigne de la colre de la base
    rpublicaine de se voir entrane si loin des canons traditionnels du
    parti par George Bush. Ron Paul a obtenu 10 % dans l'Iowa, soit plus
    que Rudy Giuliani. Il espre faire mieux dans le New Hampshire, terreau
    indpendant. Mais il n'a pas russi  franchir le barrage des mdias,
    qui le suivent peu. Ce qui montre la limite de l'influence de
    l'Internet en politique.
 
<article-nb="2008/01/07/19-5">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5">  Deux condamns  mort du Kentucky estiment que le recours aux injections ltales correspond  un &#38;#34;chtiment cruel et inhabituel&#38;#34;, contraire au huitime amendement de la Constitution. Ils ont port l&#38;#39;affaire devant la plus haute juridiction du pays. 
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5">      L a Cour suprme des Etats-Unis se penche,  partir du lundi 7 janvier,
    sur la validit constitutionnelle de la peine de mort par injection.
    L'affaire a t porte devant la plus haute institution juridique du
    pays par deux condamns  mort du Kentucky, qui estiment que le recours
     ces injections correspond  un "chtiment cruel et inhabituel",
    contraire au huitime amendement de la Constitution.
 
 
    A l'exception du Nebraska qui a recours  la chaise lectrique, la
    totalit des Etats et autorits fdrales appliquant la peine capitale
    aux Etats-Unis utilisent cette mthode d'injection de trois produits
    (le sodium de thiopental qui provoque une perte de connaissance et, 
    forte dose, un arrt respiratoire ; le bromure de pancuronium qui
    entrane une paralysie musculaire ; et le chlorure de potassium qui
    conduit  un arrt cardiaque). L'arrt de la Cour suprme, attendu pour
    la fin du mois de juin, devra   dcider si ce cocktail est conforme 
    la Constitution et si les Etats qui y ont recours doivent dterminer de
      nouvelles pratiques.
 
    MORATOIRE DE FACTO SUR LA PEINE DE MORT
 
    Les avocats des deux condamns du Kentucky estiment que ces drogues
    peuvent provoquer des souffrances atroces et inutiles. Dans leur
    plainte, ils relvent que l'volution des mthodes d'excution aux
    Etats-Unis, des pendaisons du XIX^e sicle  la chaise lectrique ou
    l'utilisation de gaz mortels, reflte une qute constante de mises 
    mort "plus humaines" mais que, au final, chacune de ces nouvelles
    mthodes s'est rvle beaucoup "moins humaine" que prvu. Ils
    dnoncent galement des produits mal manipuls par des personnes ayant
    peu d'exprience, car la plupart des docteurs et infirmires refusent
    de participer aux excutions.
 
    Les condamns du Kentucky ne remettent pas en cause la peine de mort en
    tant que telle mais la procdure d'excution. En acceptant d'examiner
    leur plainte, la Cour suprme a cependant impos un moratoire de facto
    sur les   excutions capitales, dont la dernire a t prononce au
    mois d'octobre dans le Texas. En 2007, 42 condamns ont t excuts
    aux   Etats-Unis, soit le nombre le plus bas de ces treize dernires
    annes.
 
    1 099 EXCUTIONS DEPUIS 1976
 
    Si les partisans de la peine de mort sont toujours majoritaires parmi
     la population amricaine, aux alentours de 60  65 %, leur proportion
    a   nettement recul ces dernires annes, un revirement partiel d aux
      rebondissements de certaines affaires criminelles. En effet, les
    progrs de la police scientifique, notamment avec les tests ADN, ont
    permis   de disculper un grand nombre de condamns.
 
    En dcembre, le New Jersey est devenu, lui, le premier Etat de l'Union
       abolir la peine de mort depuis que la peine capitale a t rtablie
    en 1976 par la Cour suprme, aprs avoir t suspendue pendant quatre
    ans. Les excutions capitales restent  ce jour en vigueur dans 36
    Etats. Depuis 1976, selon le Centre d'information sur la peine de
    mort (de tendance abolitionniste), 929 condamns ont t excuts par
    injection, 154 par lectrocution, 11 dans des chambres  gaz, trois par
    pendaison et deux par un peloton d'excution.
 
 
<article-nb="2008/01/07/19-6">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6">  L&#38;#39;Acadmie nationale des sciences amricaine (NAS) et l&#38;#39;Institut de mdecine (IOM) ont pris position contre les thses crationnistes dans un livre rendu public le 4 janvier. Mike Huckabee, en course pour l&#38;#39;investiture pour la prsidentielle chez les rpublicains, a affirm, en mai 2007, qu&#38;#39;il ne croyait pas  la thorie de l&#38;#39;volution.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6">      F ace aux pressions visant  mettre  mal l'enseignement de la thorie
    de l'volution aux Etats-Unis, l'Acadmie nationale des sciences
    amricaine (NAS) et l'Institut de mdecine (IOM) viennent de prendre
    une position trs ferme contre les thses crationnistes, dans un
    ouvrage intitul Science, evolution and creationism.
 
 
    Ce livre a t rendu public le 4 janvier, au lendemain des caucus de
    l'Iowa, qui ont vu, ct rpublicain, la victoire de Mike Huckabee dans
    la course  l'investiture pour la prsidentielle. Ce pasteur baptiste a
    affirm, lors d'un dbat en mai 2007, qu'il ne croyait pas  la thorie
    de l'volution.
 
    L'un des coauteurs de l'ouvrage, Gilbert Omenn (Universit du
    Michigan), a mis en garde contre le choix de candidats qui mettraient
    en doute les mcanismes de l'volution. "Si notre pays commence  se
    comporter de faon irrationnelle, alors que les autres pays nous
    talonnent, nous sommes perdus", s'est-il inquit lors du lancement du
    livre, rapporte l'AFP.
 
    Le message a-t-il t reu par Mike Huckabee ? Le jour mme, celui-ci a
    estim, lors d'un entretien tlvis, que l'enseignement du
    crationnisme "n'tait pas un sujet pour un prsident".
 
    NE PAS MLANGER LES GENRES
 
    Rdig par un comit scientifique dirig par Francisco Ayala,
    biologiste  l'Universit de Californie  Irvine, l'ouvrage brosse un
    panorama des nombreuses connaissances acquises dans ce domaine depuis
    1999, date de sa prcdente dition. "L'tude de l'volution demeure 
    ce jour l'un des domaines scientifiques les plus actifs, les plus
    robustes et les plus utiles", crivent les auteurs. Il est donc
    ncessaire qu'elle soit enseigne dans les coles.
 
    Par ailleurs, "la science et la religion sont des voies diffrentes
    pour comprendre le monde", estiment les chercheurs. Il ne faut pas
    mlanger les genres, car "cela entretient la confusion, chez les
    tudiants, entre ce qui est scientifique et ce qui ne l'est pas". Le
    livre cite des chercheurs amricains expliquant qu'ils ont fait une
    sparation rigoureuse entre leur foi et leurs travaux scientifiques.
 
    Outre-Atlantique, des groupes de pression religieux et les tenants de
    l'intelligent design, version plus labore du crationnisme, tentent
    d'imposer leurs vues dans les tablissements scolaires. En 2005, 
    Dover (Pennsylvanie), un juge fdral a conclu que l'enseignement du
    "dessein intelligent" tait inconstitutionnel, car fond sur des
    convictions religieuses et non pas sur la science.
 
    Un sondage publi dans l'dition de janvier du journal des socits de
    biologie amricaines (FASEBJ) montre que 61 % des Amricains acceptent
    l'ide que la vie sur Terre a volu. Mais parmi eux, 25 % estiment
    qu'un Etre suprme a guid cette volution. Ils s'ajoutent aux 29 % de
    sonds pour qui la vie a t cre sous sa forme actuelle.
 
<article-nb="2008/01/07/19-7">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7">  La secrtaire d&#38;#39;Etat charge des affaires trangres et des droits de l&#38;#39;homme, Rama Yade, a laiss entendre, dimanche, que l&#38;#39;Etat ne pourrait pas &#38;#34;se substituer&#38;#34; aux Franais condamns au Tchad dans l&#38;#39;affaire de L&#38;#39;Arche de Zo et payer les 6,3 millions d&#38;#39;euros  leur place.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7">      L 'Etat ne pourra "se substituer" aux Franais condamns dans l'affaire
    de L'Arche de Zo et payer les 6,3 millions d'euros qu'ils devront
    rgler au Tchad  leur place, a laiss entendre dimanche 6 janvier Rama
    Yade, la secrtaire d'Etat charge des affaires trangres et des
    droits de l'homme. "Si l'Etat devait se substituer  tous ceux qui sont
    condamns financirement, o en arriverait-on?", s'est interroge Rama
    Yade, invite du "Grand Rendez-Vous" Europe 1-TV5Monde-Le Parisien."Ce
    n'est pas l'Etat qui a t condamn. Ce sont les responsables de
    l'association."
 
 
    Les six Franais de L'Arche de Zo ont tous t condamns, le 26
    dcembre,  une peine de huit ans de prison assortis de travaux forcs
    par la cour criminelle de N'Djamena, qui les a jugs coupables de
    tentative d'enlvement de 103 enfants au Tchad dans le but de les
    emmener en France il y a deux mois. Le tribunal les a galement
    condamns  verser "solidairement" aux familles des enfants un total de
    4,12 milliards de francs CFA (6,3 millions d'euros) de dommages et
    intrts.
 
    Les six condamns, transfrs en France le 28 dcembre, comparatront
    le 14 janvier devant le tribunal correctionnel de Crteil qui doit
    adapter leur peine en droit franais. "La   marge de manuvre est
    troite. Elle dpend vraiment de l'envie des   juges de donner une
    dfinition plus large (...) du droit du   transfrement", a estim l'un
    de leurs avocats, M^e Gilbert Collard, sur France Info. Conformment 
    une convention judiciaire signe en 1976 par la France et le Tchad, les
    "rductions, ajournements, librations et autres modalits d'excution
    des peines" qui seront dcids par la justice franaise devront
    toutefois recevoir l'aval du Tchad.
 
<article-nb="2008/01/07/19-8">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8">  La Scanie, sudoise depuis le XVIIe sicle, entretient avec le Danemark des relations commerciales prospres.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8">      "L a Scanie aux Danois". La Scanie, rgion la plus mridionale de
    Sude, va-t-elle rentrer dans le giron danois aprs 350 ans de
    sparation ? Cette lubie d'un dput d'extrme droite par ailleurs
    pasteur luthrien, Sren Krarup, a dfray la chronique de part et
    d'autre de l'resund, le dtroit qui spare la Sude du Danemark. Le
    dput a dclar juste avant Nol que, pour lui, "les frontires du
    Danemark ne sont pas fixes". Il faisait rfrence  une partie du
    Schleswig-Holstein, une rgion au sud du Danemark, abandonne en 1864 
    ce qui est devenu l'Allemagne, et  trois rgions du sud de la Sude,
    dont la Scanie, perdues par le Danemark au milieu du XVII^e sicle.
 
 
    S'il n'a pas t jusqu' planter un drapeau danois, le fameux
    "Dannebrog", sur le sol scanien, comme les Russes au fond de
    l'Arctique, c'est bien une banderille qu'il a jete sur le dos du
    voisin sudois en profitant du mou de l'actualit locale. Des deux
    cts du dtroit, les quotidiens ont pos la question  leurs lecteurs
    via leurs sites Internet. Deux Danois sur trois, et un Sudois sur
    deux, seraient pour un rattachement de la Scanie au Danemark.
 
    PONT-TUNNEL
 
    Rsultats contestables, d'autant que dans la rgion, les relations
    entre les deux pays sont prospres. Les Scaniens, dont la capitale
    rgionale, Malm, est relie depuis 2000  la capitale danoise,
    Copenhague, par un pont-tunnel de 16 km, sont plus tourns vers le
    Danemark que vers leur capitale, Stockholm, distante de 600 km.
 
    Depuis la ralisation de cette liaison fixe, un ple d'excellence
    biomdical s'est dvelopp  cheval sur la Scanie et le Danemark.
    Beaucoup d'tudiants sudois sont alls tudier la mdecine de l'autre
    ct du pont, ce qui a mme fini par fcher certains tudiants danois
    qui ne trouvent plus de place. De leur ct, les Danois viennent
    facilement habiter ct sudois, o le prix de l'immobilier est plus
    raisonnable qu' Copenhague. D'autres se sont installs  Malm pour
    pouvoir pouser leur promise trangre - des lois trs restrictives
    sont en vigueur au Danemark - et font la navette pour travailler tous
    les jours  Copenhague.
 
    Toute cette affaire prterait  sourire si le parti d'extrme droite
    danois ne reprsentait pas plus de 13 % des lecteurs.
 
<article-nb="2008/01/07/19-9">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9">  Le secrtaire gnral de la Ligue arabe, Amr Moussa, doit se rendre  Beyrouth pour discuter des modalits de la mise en oeuvre de cette &#38;#34;feuille de route&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9">      P our la premire fois, la Ligue arabe a propos un plan de rglement
    du volet prsidentiel de la crise libanaise  l'issue d'une runion,
    samedi 5 janvier au Caire, des ministres des affaires trangres de ses
    22 membres ou de leurs reprsentants. Le plan a t adopt 
    l'unanimit,  une semaine d'une runion du Parlement libanais, prvue
    le 12 janvier, pour lire un prsident de la Rpublique. Le plan arabe
    en trois volets est une solution mdiane entre les exigences de la
    majorit et celles de l'opposition.
 
 
    Il prvoit l'lection "immdiate"  la prsidence de la Rpublique du
    commandant en chef de l'arme, le gnral Michel Sleimane. Un
    gouvernement d'union nationale sera ensuite "immdiatement" mis sur
    pied, au sein duquel le prsident de la Rpublique disposera seul, par
    le biais des ministres qu'il aura lui-mme dsigns, du pouvoir de
    faire pencher les dcisions dans un sens ou dans l'autre. La majorit
    parlementaire sera ainsi prive des deux tiers des portefeuilles qui
    lui auraient permis de prendre des dcisions unilatrales et
    l'opposition de la minorit de blocage dont elle faisait l'un de ses
    chevaux de bataille. Le plan prconise enfin l'adoption d'une nouvelle
    loi lectorale.
 
    Le secrtaire gnral de la Ligue arabe, Amr Moussa, doit se rendre 
    Beyrouth pour discuter des modalits de la mise en oeuvre de cette
    "feuille de route". Ce ne sera pas une promenade de sant. Sur la forme
    d'abord, les protagonistes risquent de relancer leurs querelles
    procdurales  propos de l'lection prsidentielle. Sur le fond
    ensuite, car si le plan arabe traduit un dbut d'apaisement des
    tensions interrgionales, singulirement saoudo-syro-iraniennes, les
    rpercussions de cette claircie au Liban demeurent incertaines.
    D'autant qu'il y a quelques jours, la Syrie affirmait, par la voix de
    son ministre des affaires trangres, Walid Moallem, qu'elle
    n'exercerait aucune pression sur ses allis libanais.
 
    Plusieurs personnalits de la majorit, notamment son chef de file, le
    dput Saad Hariri, ont favorablement ragi au plan arabe. Du ct de
    l'opposition, le prsident du Parlement et chef du mouvement Amal,
    Nabih Berri, a estim que le plan tait une bonne plate-forme de
    travail. Ses allis du Hezbollah et du Courant patriotique libre ont
    rclam des claircissements et des garanties, y compris
    constitutionnelles.
 
<article-nb="2008/01/07/19-10">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10">  Runie  Rome  partir du 7 janvier, la congrgation des jsuites devrait dsigner un nouveau suprieur gnral pour succder au Nerlandais Kolvenbach, dmissionnaire  79 ans. L&#38;#39;ordre connat un fort dynamisme en Asie et en Amrique latine.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10">      L e nouveau "pape noir" prendra en charge une communaut forte de 19
    000 religieux. En perte de vitesse en Occident, l'volution de la
    Compagnie de Jsus est comparable  celle de l'Eglise catholique. Elle
    est marque par un fort dynamisme en Asie et en Amrique latine. Terre
    de mission depuis le XVIe sicle, l'Inde, avec plus de 3 700 jsuites,
    constitue le vivier actuel le plus important. En revanche, le
    renouvellement des gnrations marque le pas en Europe et aux
    Etats-Unis, o la communaut est vieillissante.
 
 
 
 
           Peter-Hans Kolvenbach a rtabli la paix avec
    le Vatican
 
 
 
    N en 1928 aux Pays-Bas, Peter-Hans Kolvenbach, gnral de la Compagnie
    de Jsus depuis 1983, a renonc  ses fonctions, alors que le "pape
    noir" est toujours lu  vie. Cette dmission a t accepte par Benot
    XVI  titre exceptionnel. Le pre Kolvenbach avait fait l'essentiel de
    sa carrire au Proche-Orient, spcialement au Liban en guerre. C'est
    lui qui ramena la paix aprs la crise ouverte, en aot 1981, entre la
    Compagnie et Jean Paul II, qui tenta une reprise en main, en
    particulier des jsuites progressistes d'Amrique latine. Le Pre
    Kolvenbach fut un bon rgulateur, maintenant toutes les orientations,
    notamment en faveur des plus pauvres, de son prdcesseur espagnol, le
    Pre Pedro Arrupe. Spirituel, rserv, polyglotte, il est trs proche
    de Benot XVI.
 
                                                              
 
 
       (fl-sq.gif)    Pratique
 
 
 
    Comment on devient jsuite
 
    Au terme d'un noviciat de deux ans, l'tudiant prononce des voeux de
    pauvret, de chastet et d'obissance. Puis il suit une formation
    philosophique et thologique de six annes, entrecoupe d'un travail
    apostolique de deux ans.
    Le cursus s'achve par le "troisime an", priode d'approfondissement
    spirituel de seize mois, qui inclut un sjour  l'tranger. A l'issue
    de ce processus, le jsuite prononce des voeux solennels.
 
    Comment est lu le gnral
 
    Il est lu  vie par une congrgation gnrale, compose de 225 membres
    (un tiers membres de droit, deux tiers lus par la base). Parmi ses
    membres, 217 sont  la fois lecteurs et ligibles au poste de
    suprieur gnral. La 35^e congrgation gnrale compte 69 jsuites
    d'Europe, 64 d'Asie, 40 d'Amrique latine, 34 des Etats-Unis et 18
    d'Afrique.
 
                                                              
 
 
 
    Les membres de la congrgation gnrale intgreront-ils ces nouvelles
    donnes sociogographiques dans le choix de leur nouveau suprieur ?
    "L'lection d'un suprieur hondurien ou philippin serait un bon signe,
    mais il n'est pas certain que ce soit la nationalit du candidat qui
    joue", analyse Pierre de Charentenay, rdacteur en chef de la revue
    jsuite Etudes. "Le candidat idal devra surtout tre polyglotte, 
    l'aise dans plusieurs cultures et agr par Rome", prcise un autre
    responsable jsuite en France.
 
    Les rapports entre le Vatican et les jsuites, qui font voeu
    d'obissance au pape, ont connu des priodes de tension tout au long de
    l'histoire de l'ordre, mme si les dernires annes ont t marques
    par l'apaisement.
 
    FORMATION  LA CULTURE CHINOISE
 
    Quelle que soit son origine, le responsable des jsuites devra
    apprhender les nouveaux quilibres de la Compagnie et veiller  sa
    rorganisation. Aprs les orientations dfinies par Peter-Hans
    Kolvenbach, dmissionnaire  79 ans, le prochain suprieur gnral
    devrait poursuivre le dveloppement et l'implantation des jsuites en
    Afrique et en Chine, prenant en compte les spcificits culturelles et
    politiques locales. Un programme de formation  la culture chinoise est
    prvu pour les jeunes jsuites. Mais ces efforts d'vanglisation
    "requirent de gros investissements humains", souligne Herv Yannou
    dans son rcent ouvrage Jsuites et compagnie (d. Lethielleux). "Le
    redploiement des jsuites signifie qu'il faut abandonner certains
    domaines, explorer de nouvelles pistes, dvelopper un fonctionnement
    par rseau, confier davantage de responsabilits aux lacs", notamment
    dans le domaine de l'ducation, marque de fabrique de la Compagnie de
    Jsus. Si les tablissements jsuites accueillent toujours des millions
    de personnes l'an, la part des enseignements assurs par les membres de
    la Compagnie est en constante diminution.
 
    La formation et le recrutement des jeunes jsuites pourraient
    constituer d'autres pistes de travail. Le pape Benot XVI a demand aux
    jsuites de travailler sur la formation spirituelle des nouvelles
    recrues. Pour contrer le vieillissement de ses membres et les abandons
    en cours d'tudes, la Compagnie doit aussi rflchir  de nouvelles
    mthodes pour susciter des vocations, la formation intellectuelle des
    jsuites, longue et exigeante, pouvant avoir un effet dissuasif sur les
    jeunes gnrations de croyants.
 
 
<article-nb="2008/01/07/19-11">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11">  Charles Taylor, premier ex-chef d&#38;#39;Etat africain  tre jug par la justice internationale, plaide non coupable des crimes de guerre et crimes contre l&#38;#39;humanit qui lui sont reprochs.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11">      L e procs de l'ancien prsident librien Charles Taylor, accus de
    crimes de guerre et crimes contre l'humanit devant le Tribunal spcial
    pour la Sierra Leone (TSSL), devait reprendre lundi 7 janvier, aprs
    six mois d'interruption, avec l'audition d'un premier tmoin.
 
    Charles Taylor, premier ex-chef d'Etat africain  tre jug par la
    justice internationale, plaide non coupable des crimes de guerre et
    crimes contre l'humanit qui lui sont reprochs.
 
 
    Elu prsident du Liberia en 1997, il comparat pour avoir soutenu les
    rebelles du Front rvolutionnaire uni (RUF) ayant martyris les civils
    durant la guerre en Sierra Leone (1991-2001), qui a fait prs de 120
    000 morts et des milliers de mutils, en change de diamants et
    d'autres ressources naturelles rares de ce pays voisin. Il doit
    rpondre de 11 chefs d'accusation, notamment de meurtre, viol et
    recrutement d'enfants soldats. Son procs devant le TSSL a t
    dlocalis de Freetown vers La Haye  la demande du Liberia, qui
    craignait pour la stabilit de la rgion. - (AFP.)
 
<article-nb="2008/01/07/19-12">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12">  Le chef de l&#38;#39;Etat sortant a obtenu 52,8 % des voix  l&#38;#39;issue d&#38;#39;un scrutin jug &#38;#34;concurrentiel&#38;#34; par les observateurs internationaux. Ses opposants dnoncent des fraudes et ont manifest dimanche  Tbilissi.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12">      U n prsident sortant, Mikhel Saakachvili, dclar vainqueur au
    premier tour ; une opposition dcide  en dcoudre dans la rue pour en
    obtenir un second ; une communaut internationale embarrasse : le
    week-end lectoral en Gorgie a t agit et n'a pas clos le temps des
    troubles politiques ouvert  l'automne. Selon la commission lectorale
    centrale, Mikhel Saakachvili aurait gagn en obtenant 52,8 % des
    suffrages contre 27 %  Levan Gatchetchiladze, candidat reprsentant
    une coalition de partis d'opposition. Lundi 7 janvier au matin, les
    rsultats de la moiti des bureaux de vote taient officiellement
    comptabiliss. Le taux de participation a t de 56,7 %.
 
 
    Le premier acte de l'intrigue lectorale a t jou par les partisans
    de M. Saakachvili. Ds samedi soir, le rsultat d'un sondage "sortie
    des urnes" donnait le prsident sortant vainqueur avec plus de 53 % des
    voix. Aussitt, ses sympathisants affluaient vers la salle de la
    Philharmonie  Tbilissi, quartier gnral du candidat. Devant un
    auditorium bond et festif, aux couleurs rouge et blanc, le prsident
    n'a pas attendu les rsultats officiels pour se fliciter de cette
    tendance, mettant ainsi la pression sur l'opposition.
 
    Il revenait  cette dernire de jouer le deuxime acte ; il a eu lieu
    dimanche dans la rue. Plusieurs milliers de personnes se sont runies
    dans le centre de Tbilissi pour exiger la tenue d'un second tour, alors
    mme que les rsultats du premier n'avaient pas t publis. Selon
    l'opposition, les retards enregistrs dans la transmission des
    protocoles par les bureaux de vote, dans les rgions, seraient dus aux
    pressions de l'administration, au service de M. Saakachvili, pour
    modifier les rsultats. Les autorits, elles, mettent en avant les
    mauvaises conditions mtorologiques. M. Gatchetchiladze estime qu'il
    est arriv en tte au premier tour au niveau national, grce notamment
     une victoire  Tbilissi.
 
    Le troisime acte a eu lieu aprs le dbut de la manifestation, dans un
    grand htel de Tbilissi. Face  la presse se sont prsents les
    reprsentants des 500 observateurs internationaux qui ont contrl le
    scrutin pour l'Organisation pour la scurit et la coopration en
    Europe (OSCE).
 
    Dans son communiqu officiel, l'Organisation a jug que les lections
    avaient satisfait "la plupart des normes internationales" et avaient
    t "concurrentielles", au grand soulagement de l'entourage de M.
    Saakachvili. Mais l'Organisation a aussi reconnu,  et l, des
    irrgularits - intimidations, mauvais usage de l'encre utilise pour
    marquer chaque votant, retards, etc. -, sans s'exprimer sur leur impact
    ventuel sur les rsultats.
 
    Malgr ces rserves, l'OSCE s'est surtout montre attache au respect
    du processus dmocratique par tous les acteurs, craignant une nouvelle
    escalade.
 
    "Les plaintes de l'opposition doivent tre examines sur la base de
    faits, et non d'allgations", a mis en garde Dieter Boden, chef de la
    mission longue de l'OSCE. Selon lui, trop d'lments techniques
    manquaient pour porter un jugement affin sur les irrgularits. Le
    rapport final de l'OSCE sera rendu public en fvrier. Tandis que le
    congressman amricain Alcee Hastings, coordinateur spcial de la
    mission, se flicitait du "pas triomphant" accompli par la dmocratie
    en Gorgie, le Hongrois Matyas Eorsi lanait un appel au calme aux
    dirigeants de l'opposition. "Il est de leur responsabilit de renforcer
    la confiance du public dans les procdures dmocratiques", a-t-il mis
    en garde.
 
    L'lection du 5 janvier marque un tournant dans l'quilibre des forces
    politiques. Malgr ses divisions, un manque de moyens et de vritable
    programme - son projet central est d'abolir le rgime prsidentiel -,
    une opposition est apparue face  M. Saakachvili. Ce phnomne illustre
    les frustrations d'une partie de la population, victime des rformes
    conomiques et hostile au pouvoir personnel du prsident. Le champ
    politique est dornavant polaris, fractur, entre deux camps exalts
    et hostiles. Les lections lgislatives prvues au printemps devraient
    donner lieu  une furieuse bataille.
 
<article-nb="2008/01/07/19-13">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13">  Cette nouvelle forme de violence a fait 27 morts en 2007  Londres. La police et le gouvernement sont dsempars.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13">      U n adolescent tu d'un coup de couteau, deux autres blesss dont un
    grivement,  la suite d'une bataille range entre bandes rivales sans
    doute lie au trafic de drogue. C'tait le 5 janvier dans le Larner
    Road Estate, une barre de HLM sinistre de Erith, dans le sud-est de
    Londres. Le 1^er janvier  l'aube, une bagarre clatait dans le nord de
    la capitale, au cours de laquelle un adolescent de 17 ans tait
    mortellement poignard au thorax.
 
 
    Alors, les policiers en ont assez. Assez de cette violence juvnile
    qui, en 2007, a cot la vie  vingt-sept adolescents londoniens, la
    plupart tus  l'arme blanche. C'est pourquoi Bob Carr, commissaire en
    chef d'Islington, quartier du nord-est de la capitale particulirement
    touch par cette vague criminelle, a rclam une peine automatique de
    cinq ans de prison pour tout majeur pris en flagrant dlit de
    possession d'un couteau. Les associations de protection de la jeunesse
    -  l'instar de Knives Destroy Lives Campaign ("les couteaux dtruisent
    des vies") ou Mothers Against Guns ("les mres contre les armes  feu")
    ont apport leur soutien  la proposition du commissaire de Scotland
    Yard.
 
    Le phnomne, qui frappe les quartiers  problmes des grandes villes
    anglaises, a t baptis postcode lottery (la loterie du code postal).
    Il ne s'agit pas d'une rvolte contre les institutions, l'cole ou la
    police. Les "sauvageons" version britannique s'attaquent  d'autres
    adolescents pour le contrle de leur cit.
 
    D'aprs les experts, mme si la majorit des assaillants comme des
    victimes sont d'origine antillaise ou africaine, le territoire
    transcende la race ou la religion. "La violence des batailles de gangs
     Londres a toujours exist, mais c'est leur intensit qui est
    nouvelle. Les jeunes criminels portent non seulement des couteaux 
    longue lame, des cutters ou des hachettes mais aussi des revolvers pour
    dfendre un prtendu territoire, comme si c'tait la seule chose au
    monde qu'ils possdent", explique le commandant Shaun Sawyer, l'un des
    chefs de l'anti-gang de Scotland Yard. Cette dlinquance svit dans des
    quartiers populaires en voie d'embourgeoisement o cohabitent sans se
    mler jeunes chmeurs et professions librales,  l'instar d'Hackney,
    d'Islington ou d'Enfield.
 
    La plupart des incidents surviennent lors de manifestations sportives
    ou de concerts, devant les botes de nuit, pendant des soires prives
    et aux arrts de bus. "C'est Orange mcanique. Ils pensent jouer dans
    un film de gangsters. Ils ne parviennent plus  faire la distinction
    entre la ralit et la fiction", s'alarme Harry Fletcher, responsable
    du syndicat des ducateurs sociaux, en dressant un dsesprant constat
    d'impuissance.
 
    Dans un entretien au Sunday Telegraph publi au lendemain du drame
    d'Erith, la ministre de l'intrieur, Jacquie Smith, s'est engage 
    mettre en place un dispositif muscl pour combattre le trafic qui
    alimente les cits en armes. Pour le gouvernement travailliste, il y a
    urgence  agir : selon un sondage, deux Britanniques sur trois estiment
    que le Labour a chou sur le plan de la lutte contre l'inscurit.
 
<article-nb="2008/01/07/19-14">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14">  Patronat et syndicats doivent prsenter leurs propositions.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14">      S emaine dcisive pour la rforme du contrat de travail en France.
    Syndicats et patronat entrent mercredi 9 janvier dans un marathon de
    ngociations de deux jours. Aprs quatre mois de discussions
    hebdomadaires, ils doivent arrter jeudi leurs propositions pour
    "moderniser le march du travail". Il s'agit en fait d'laborer une
    "flexiscurit"  la franaise - du nom du systme scandinave qui
    conjugue flexibilit du march du travail pour les entreprises et
    scurit du parcours professionnel pour les salaris -, un concept
    repris par Nicolas Sarkozy, cens doper la croissance et rduire le
    chmage.
 
 
    La flexiscurit n'est pas seulement  l'honneur en France. Elle est
    l'un des objectifs constamment poursuivis depuis que les Europens ont
    lanc, en 2000, la stratgie de Lisbonne "pour la croissance et
    l'emploi".
 
    Dans les pays scandinaves. En Sude et au Danemark, le contrat de
    travail est rgi par les accords collectifs qui jouent un rle
    prpondrant puisque l'Etat se place en retrait. La spcificit est la
    souplesse d'embauche et de licenciement, a fortiori au Danemark, avec
    une contrepartie essentielle qui est le haut niveau des allocations
    chmage.
 
    Pour les licenciements, notamment en Sude, la rgle du "dernier
    embauch premier licenci" est applique, mme si des adaptations
    existent.
 
    Alors que le march du travail s'est beaucoup prcaris depuis dix ans,
    la Confdration des ouvriers (LO), proche des sociaux-dmocrates,
    milite pour "le droit au travail  temps plein". En Sude, les contrats
    de travail sont des CDI ou des CDD. Il existe une troisime forme
    tolre par certains accords collectifs qui est "l'embauche au besoin",
    permettant  une entreprise d'embaucher pour effectuer un travail
    prcis en cas de manque de personnel.
 
    En Italie. Le mouvement de libralisation du travail a commenc sous le
    premier gouvernement Prodi en 1996, qui a introduit une plus grande
    flexibilit de l'emploi avec la mise en place du travail intrimaire et
    les "contrats de zone". Le mouvement s'est poursuivi en 2001 et en 2003
    avec la signature - sous le gouvernement Berlusconi - du "pacte pour
    l'Italie".
 
    L'objectif tait de mettre  disposition des employeurs un ventail de
    nouveaux contrats de travail afin de rduire les dysfonctionnements
    chroniques du march du travail en Italie (travail au noir, chmage des
    jeunes, faible taux d'activit des femmes) en facilitant le recours aux
    CDD : sont ns les contrats "intermittent", "accessoire", "partag" et
    mme "en couple" ou encore "travail sur projet". Outre la baisse du
    chmage, un des rsultats, dnonc par la gauche radicale, est la
    prcarisation du travail. Un quart des salaris ont un contrat
    "atypique". Quelque 60 % des travailleurs entre 25 et 39 ans n'ont
    connu que ce genre de contrat.
 
    En Allemagne. En 2004, la lgislation sur le licenciement a t
    assouplie. Depuis, la protection contre le licenciement ne s'applique
    pas aux entreprises qui emploient jusqu' dix personnes contre cinq
    auparavant. En 2005, CDU-CSU et SPD, les deux partis du gouvernement de
    grande coalition, avaient dcid de prolonger la priode d'essai de six
     vingt-quatre mois pour les nouvelles embauches et de supprimer en
    contrepartie les contrats  dure dtermine instaurs sans motif
    particulier.
 
    Aprs les critiques des fdrations patronales et de la droite, le
    gouvernement a suspendu le projet au printemps 2006.
 
    Depuis 2003, les travailleurs temporaires bnficient des mmes droits
    en terme de salaire ou de temps de travail que les autres salaris. Et
    les entreprises peuvent recourir  des contrats  dure dtermine
    lorsqu'elles embauchent des personnes ges de plus de 52 ans.
 
    Au Royaume-Uni. La libralisation du march du travail, entreprise
    entre 1979 et 1997 par les conservateurs, a t poursuivie par les
    travaillistes. Bien qu'encadre, la procdure de licenciement est moins
    longue et surtout moins coteuse. Il n'existe pas de plan social et les
    indemnits sont plafonnes pour dissuader les salaris de traner
    l'employeur devant les tribunaux. La dure moyenne d'un contentieux est
    de dix mois et prs de la moiti des dossiers sont rgls par la
    conciliation. Ce systme fait davantage confiance  l'employeur en se
    disant qu'au pays du plein-emploi, un bon salari est  peu prs assur
    de retrouver un travail.
 
<article-nb="2008/01/07/19-15">
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15">  Dans un entretien diffus, samedi 5 janvier, par la chane amricaine CBS, le prsident Pervez Musharraf a admis, en dpit de la version officielle, que Benazir Bhutto avait pu tre atteinte d&#38;#39;une balle dans la tte.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15">      D ix jours aprs l'assassinat du chef de l'opposition pakistanaise et
    ancien premier ministre Benazir Bhutto, les doutes et interrogations
    sur la cause et les circonstances exactes de sa mort subsistent. Les
    nombreuses versions contradictoires du gouvernement ne font qu'ajouter
     la confusion.
 
    Dans un entretien diffus, samedi 5 janvier, par la chane amricaine
    CBS, le prsident Pervez Musharraf a admis, en dpit de la version
    officielle, que Benazir Bhutto avait pu tre atteinte d'une balle dans
    la tte. Interrog sur cette ventualit, il a rpondu : "Oui,
    absolument, oui. C'est une possibilit."
 
 
    Jusqu'ici, les autorits affirmaient qu'elle tait morte d'une fracture
    du crne en heurtant la poigne du toit ouvrant de sa voiture, au
    moment o, pour tenter d'esquiver les balles du tireur, elle avait
    rentr sa tte. Juste avant l'explosion de la bombe d'un kamikaze, qui
    fit 20 morts.
 
    Les multiples erreurs de procdure, dont l'absence d'autopsie, commises
     la suite de l'assassinat ne vont pas faciliter la tche des
    inspecteurs de Scotland Yard, qui ont commenc  travailler, samedi, en
    inspectant les lieux du crime. Dimanche, ils ont examin la voiture
    dans laquelle se trouvait Benazir Bhutto et se sont entretenus avec les
    autorits locales.
 
    Les enquteurs s'orienteraient vers la piste d'un tireur qui, selon
    certaines sources, aurait pu se trouver sur l'un des toits
    environnants, l'autre, vu sur les photos, tant l pour faire
    diversion. Le prsident Musharraf, qui avait admis, au cours d'une
    confrence de presse, n'tre "pas entirement satisfait" de l'enqute,
    avait cit le fait que les services de la voirie ont nettoy les lieux
    du crime  grande eau juste aprs le meurtre. "Je suis sr qu'ils n'ont
    pas fait cela avec l'intention de cacher des secrets ou que les
    services de renseignement ne leur ont pas ordonn de cacher des
    secrets", avait dit M. Musharraf.
 
    APAISER LES DOUTES
 
    Les services de la voirie avaient agi diffremment lors des deux
    attentats contre le chef de l'Etat, galement  Rawalpindi, en 2003.
    Les secteurs avaient t boucls et passs au peigne fin, ce qui avait
    permis un rapide dnouement de l'enqute.
 
    Accepte par le prsident Musharraf, qui esprait sans doute apaiser
    ainsi les doutes, la prsence des inspecteurs de Scotland Yard ne
    semble convaincre personne. La plupart des commentateurs soulignent la
    tche restreinte qui leur a t impartie.
 
    Le Parti du peuple pakistanais (PPP), aujourd'hui dirig par le mari de
    Benazir Bhutto, Asif Zardari, juge que cette coopration n'a "pas de
    sens" puisque "Scotland Yard ne sera pas autoris  interroger ceux que
    nous souponnons", affirme le porte-parole Farhatullah Babar. Le clan
    Bhutto, qui rclame toujours une enqute des Nations unies, accuse de
    hauts responsables proches du pouvoir et des services de renseignement.
 
