<FILE-date="2008/01/07/19">
<article-nb="2008/01/07/19-1">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1">  Les Etats-Unis &#38;#34;affronteront&#38;#34; l&#38;#39;Iran s&#38;#39;il tente de leur porter tort ou de porter tort  leurs allis, a affirm lundi le porte-parole du dpartement d&#38;#39;Etat, aprs un incident naval dans le dtroit d&#38;#39;Ormuz. Thran minimise l&#38;#39;incident.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1">      L es Etats-Unis "affronteront" l'Iran s'il tente de leur porter tort ou
    de porter tort  leurs allis, a affirm, lundi 7 janvier, le
    porte-parole du dpartement d'Etat, Sean McCormack, aprs un incident
    naval dans le golfe Persique. D'aprs un responsable du Pentagone qui
    s'exprimait un peu avant sous le couvert de l'anonymat, cinq vedettes
    iraniennes se sont livres ce week-end  des manuvres hostiles envers
    trois navires de guerre de la marine amricaine qui croisaient dans le
    dtroit d'Ormuz.
 
 
    L'un des navires iraniens a envoy un message affirmant : "Je vais vous
    attaquer, je vais vous faire exploser dans quelques minutes", a dclar
    ce responsable de la dfense. Aucun tir n'a t chang durant
    l'incident, a-t-il ajout, confirmant des informations diffuses plus
    tt lundi par la chane de tlvision amricaine CNN. Les navettes
    iraniennes se sont approches  200 mtres des btiments amricains
    dans les eaux internationales du dtroit d'Ormuz, une route stratgique
    pour les ptroliers s'approvisionnant dans les terminaux du Golfe.
    Selon CNN, les vedettes iraniennes appartiendraient aux Gardiens de la
    rvolution, arme idologique du rgime iranien.
 
    "C'EST UNE CHOSE ORDINAIRE QUI ARRIVE DE TEMPS EN TEMPS"
 
    La Maison Blanche a fermement mis en garde l'Iran contre tout
    "agissement provocateur qui pourrait conduire  un incident dangereux".
    La marine amricaine maintient une prsence permanente dans le Golfe,
    o elle dploie actuellement un groupe aronaval.
 
    Le porte-parole du ministre des affaires trangres iranien a minimis
    la porte de l'incident, dclarant que    "c'est une chose ordinaire
    qui arrive de temps en temps pour les deux parties". Pour Mohammad Ali
    Hosseini, "ce qui s'est pass samedi est similaire  des incidents
    passs, c'est un problme naturel et ordinaire".
 
 
<article-nb="2008/01/07/19-2">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2">  La ministre de la sant Roselyne Bachelot a reu lundi 7 janvier quatre intersyndicats reprsentant les salaris de l&#38;#39;hpital pour voquer le rachat de journes accumules sur des comptes pargne temps.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2">      Q uatre intersyndicats reprsentant l'ensemble des praticiens
    hospitaliers ont t reus, lundi 7 janvier, par la ministre de la
    sant, Roselyne Bachelot. Les mdecins urgentistes et les
    anesthsistes-ranimateurs observent une  grve des gardes et des
    astreintes depuis Nol pour dnoncer le non-paiement de 23 millions
    d'heures supplmentaires et demander le rachat des RTT accumules par
    les salaris de l'hpital sur des comptes pargne temps (CET) : 3,5
    millions de jours de congs qui n'ont pas pu tre pris, faute
    d'effectifs suffisants. Les autres syndicats de praticiens menaaient
    de rejoindre le mouvement si le gouvernement n'agissait pas rapidement.
 
 
    A l'issue d'une runion d'une heure avec les reprsentants de la
    confdration des praticiens des hpitaux (CPH, dont fait partie
    l'Association des mdecins urgentistes de France), de la coordination
    mdicale hospitalire (CMH), de l'intersyndicat national des praticiens
    hospitaliers (INPH) et du syndicat national des mdecins, chirurgiens,
    spcialistes, et biologistes des hpitaux publics (SNAM-HP), la
    ministre a salu devant la presse une "trs bonne concertation qui a
    permis de btir un calendrier". Cette premire runion n'a pas dbouch
    sur des dcisions concrtes   mais la ministre et les confdrations
    ont convenu de se retrouver afin   de parvenir  un accord les 10 et 15
    janvier notamment sur le taux de montarisation des   CET, c'est--dire
    la fixation du prix de la journe de RTT. La   proportion des CET qui
    pourra tre rachete sera galement voque,   ainsi qu'un plan
    permettant aux praticiens de transformer leur CET en points retraite.
 
    SUR LE PIED DE GUERRE
 
    Une premire rencontre plutt bien accueillie par les syndicats. "Le
    dbat est ouvert, on a enfin un dbut de rponse. a fait six ans qu'on
    le demandait ! Maintenant tout va dpendre de ce qu'on va nous rpondre
    et  combien va tre value la journe de CET", a dclar Rachel
    Bocher, prsidente de l'INPH au Monde.fr.
 
    "On reste sur le pied de guerre dans l'attente des deux runions",
    prvient toutefois Jean-Claude Penochet, secrtaire gnral du CPH, au
    Monde.fr. "Le problme c'est que s'il n'est question que de 700
    millions d'euros, on sait dj que ce ne sera pas suffisant, quelque
    soient les modalits du calcul du cot d'un jour de CET et le nombre de
    jours que les praticiens vont vouloir montariser." Pour M. Penochet,
    400 euros brut la journe serait une valeur acceptable. "Et mme si le
    praticien ne montarise pas et part en congs, cela correspond environ
    au cot de revient de son remplacement."
 
    Si un accord n'est pas trouv le 15 janvier, Jean-Claude Penochet
    annonce dj "un choc" synonyme de tensions importantes  l'hpital.
    Sans compter que pour les praticiens les enjeux vont bien au-del. "Ce
    qui est en cause ce sont avant tout les difficults dmographiques et
    les difficults budgtaires, souligne Rachel Bocher. C'est pour cela
    qu'on en arrive  ces problmes de CET et d'heures supplmentaires. Le
    fond du problme, ce qu'il faudra rsoudra au deuxime round, c'est le
    manque d'attractivit des carrires et la question de la permanence des
    soins."
 
 
<article-nb="2008/01/07/19-3">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3">  Selon le rapport d&#38;#39;une ONG isralienne, les tribunaux militaires ont jug, depuis 1967, plus de 150 000 Palestiniens, en ignorant le plus souvent les rgles lmentaires de la justice.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3">      D epuis l'occupation de la Cisjordanie par Isral en 1967, les
    tribunaux militaires ont jug plus de 150 000 Palestiniens en ignorant,
    la plupart du temps, les rgles lmentaires de justice et des droits
    de l'homme, selon le rapport publi, dimanche 6 janvier, par
    l'organisation Yesh Din, intitul "Poursuites d'arrire-cour". Pendant
    plus d'un an, des membres de cette ONG ont assist  plus de 800
    audiences. Ils ont dress un bilan atterrant de la justice militaire
    dans les territoires occups.
 
 
    Selon les chiffres fournis par les autorits militaires, sur 9 123 cas
    examins en 2006, seules 23 personnes dfres ont t reconnues
    innocentes, laissant planer le doute sur le respect du principe de la
    prsomption d'innocence et sur les conditions d'examen des dossiers.
    Partant de 118 procdures, Yesh Din a tabli que la dcision de
    maintien en dtention tait acquise en moyenne au bout de 3,4 minutes
    et que la reconduction de l'emprisonnement tait en moyenne expdie en
    1,54 minute. "Il faut en gnral deux minutes pour envoyer quelqu'un en
    prison avant que la procdure d'enqut soit termine", indique le
    rapport.
 
    La justice militaire est directement mise en accusation. Les tribunaux
    militaires ne respectent pas la publicit requise pour toute procdure
    judiciaire. Et les personnes poursuivies ne sont souvent pas informes
    des charges qui psent contre elles car elles sont formules en hbreu
    et ne sont pas traduites. Les avocats palestiniens doivent batailler
    pour accder aux dossiers et voir leurs clients incarcrs en Isral,
    car ils ont besoin d'un permis pour se rendre dans l'Etat juif.
 
    De plus, "la lgislation scuritaire n'impose aucune restriction sur la
    dure de dtention pendant le temps de l'enqute jusqu' l'inculpation,
    et de l'inculpation jusqu' la traduction en justice. La seule limite
    fixe  partir de l'inculpation est une dure de deux ans". Une
    personne apprhende peut ainsi rester plusieurs annes en prison avant
    d'tre condamne. "Fin 2006, 1 800 prisonniers environ taient dtenus
    jusqu' un an et 189 depuis plus d'un an. Sur les 9 123 cas examins en
    2006, seuls 130 dossiers avaient t clos au bout d'un an". Dans 95 %
    des affaires, note le rapport, les affaires se terminent par un
    arrangement car "les prvenus prfrent trouver un moyen terme plutt
    que d'affronter des juges militaires". Pour les justiciables, les
    procs sont en effet tardifs et alatoires. Dans 35 % des cas, la
    traduction est partielle et dans 5 %, il n'y en a pas du tout.
 
    Les mineurs ne sont pas pargns : selon les lois sur la scurit, la
    majorit commence en effet  16 ans. Yesh Din reproche  la justice
    militaire de condamner les adolescents comme des adultes en tenant
    compte de leur ge au moment de la condamnation et non des faits. Yesh
    Din estime qu'ils reprsentent entre 4 % et 6 % du total des dtenus.
    Pour les auteurs de l'enqute, "la justice militaire ne respecte pas
    les principes fondamentaux des lois internationales". Les autorits
    militaires contestent, de leur ct, la mthodologie utilise dans
    l'enqute, estimant qu'elle repose sur des erreurs d'interprtation et
    une mconnaissance du systme judiciaire militaire qui observe "un
    quilibre judicieux entre les considrations de scurit et les droits
    de l'homme".
 
<article-nb="2008/01/07/19-4">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4">  Raila Odinga, leader de l&#38;#39;opposition, voque &#38;#34;prs d&#38;#39;un millier de morts&#38;#34; dans les violences qui ont clat aprs l&#38;#39;annonce des rsultats de l&#38;#39;lection prsidentielle.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4">      L a secrtaire d'Etat adjointe amricaine charge des affaires
    africaines, Jendayi Frazer, a estim, lundi 7 janvier, lors d'une
    confrence de presse, que les Knyans avaient t "flous" par leurs
    "dirigeants et leurs institutions"   au cours des lections gnrales
    contestes du 27 dcembre. Cette dclaration intervient alors que
    l'missaire amricaine, en visite  Nairobi depuis trois jours, presse
      les leaders politiques knyans de trouver un compromis afin de sortir
      de l'impasse politique. Elle a ainsi rencontr  plusieurs reprises
    le   prsident knyan Mwai Kibaki et son rival Raila Odinga pour tenter
    d'laborer un scnario de sortie de crise.
 
 
 
 
           L'opposition annule les rassemblements prvus
    mardi dans le pays
 
 
 
    Le Mouvement dmocratique orange (ODM), le parti de Raila Odinga, a
    dcid d'annuler des manifestations prvues mardi 8 janvier dans le
    pays, expliquant cette   dcision par la venue prochaine au Kenya du
    prsident en exercice de l'Union africaine, John   Kufuor.
 
    Le gouvernement knyan a rappel, lundi 7 janvier, que l'interdiction
    de   tout rassemblement public, dcide avant les lections gnrales
    du 27   dcembre, tait toujours en vigueur et s'est flicit que
    l'opposition annule les rassemblements prvus mardi. "Il est bon de
    savoir que (le chef de l'opposition Raila Odinga) a rpondu  l'appel 
    la paix du gouvernement", a dclar le porte-parole du gouvernement,
    Alfred Mutua.
 
    Jeudi 3 et vendredi 4 janvier, la police s'tait massivement dploye
    pour empcher les partisans de Raila Odinga de rallier le centre-ville
    de Nairobi o l'opposant avait appel  une "marche pacifique", faisant
    usage de canons  eau et de gaz lacrymognes. (Avec AFP)
 
                                                              
 
 
 
    Dimanche, M. Odinga, qui accuse le prsident sortant de lui avoir vol
    la victoire, a plaid pour un rglement ngoci de la crise et s'est
    dit dispos  un partage du pouvoir  condition que sa victoire  la
    prsidentielle soit reconnue. La veille, il avait pourtant rejet une
    proposition de son rival de "former un gouvernement d'union nationale"
    et avait pos comme pralable  tout dialogue la prsence d'un
    mdiateur international.
 
    John Kufuor, prsident du Ghana et prsident en exercice de l'Union
    africaine, pourrait se rendre mardi  Nairobi "pour servir de
    mdiateur", a dclar dimanche le premier ministre britannique, Gordon
    Brown. La venue de M. Kufuor au Kenya avait dj t annonce pour le 3
    janvier puis annule, aprs que Nairobi avait estim que la situation
    ne ncessitait pas de mdiation.
 
    "UN MILLIER DE MORTS" SELON M. ODINGA
 
    Les violences qui ont clat aprs l'annonce de la rlection de Mwai
    Kibaki, le 30 dcembre, ont fait, selon de hauts   responsables de la
    police, au moins 600 morts. Le gouvernement knyan a   de son ct fait
    tat de "486 morts et de 255 686 personnes dplaces dans les violences
    post-lectorales" tandis que le chef de l'opposition voque "un millier
    de morts".
 
    Lundi,   onze pays runis lors de la Confrence internationale pour la
    rgion   des Grands Lacs africains (CIRGL) ont estim que certaines des
      violences qui ont suivi la rlection conteste de M. Kibaki
    s'apparentaient  des actes "de nettoyage ethnique et de gnocide".
    Dans un communiqu, la CIRGL s'inquite que "les rfugis, les dplacs
    internes, les campagnes de haine et les menaces de gnocide fassent
    leur retour dans la rgion".
 
 
<article-nb="2008/01/07/19-5">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5">  MM. Sarkozy et Fillon, qui ne veulent pas rpter l&#38;#39;chec des rgionales de 2004, vont s&#38;#39;impliquer dans la campagne. Les ministres ne seront pas contraints de dmissionner.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5">      A deux mois du premier tour des lections municipales, fix au 9 mars,
    Nicolas Sarkozy et Franois Fillon ont choisi de faire campagne en
    premire ligne. "Si on ne politise pas les municipales et que les
    rsultats sont mauvais, on nous en fera le reproche de toute faon.
    Autant donc leur donner une dimension politique et essayer de garder
    les villes qu'on a, voire en conqurir quelques-unes", a expliqu le
    premier ministre, samedi 5 janvier, en marge de son dplacement aux
    Antilles. En 2004, M. Sarkozy, alors ministre de l'intrieur, avait
    soulign l'erreur du premier ministre Jean-Pierre Raffarin d'avoir
    voulu faire des lections rgionales "22 lections locales".
 
 
 
 
           M. Fillon veut un outre-mer "plus autonome"
    financirement
 
 
 
    En outre-mer comme en mtropole, Franois Fillon prche la rigueur.
    Lors de son dplacement aux Antilles, le premier ministre n'a cess de
    marteler que le modle conomique fond sur "une politique active de
    transferts financiers et une forte intgration  l'conomie
    mtropolitaine" tait dpass, "parce que les ressources publiques sont
    maintenant plus rares". Le chef du gouvernement a aussi mis en garde
    contre les effets pervers de ce modle : prix levs dans des secteurs
    protgs de la concurrence rgionale par des barrires douanires,
    freins sur l'emploi et maintien des ingalits. M. Fillon a souhait
    "une capacit de dveloppement plus autonome" pour les DOM et affirm
    sa volont de "supprimer les situations de rente". Interrog sur une
    ventuelle remise en cause de la surrmunration des fonctionnaires, il
    a dclar : "Tout est ouvert." La loi-programme sur l'outre-mer, qui
    inclut la cration de zones franches globales d'activit, pourrait tre
    prsente en conseil des ministres en mars. M. Fillon s'est dit oppos
     toute nouvelle volution institutionnelle en outre-mer.
 
                                                              
 
 
 
    Le prsident de la Rpublique et son premier ministre lanceront la
    campagne de la droite, samedi 12 janvier, au Palais des sports de
    Paris, lors d'un conseil national de l'UMP auquel sont convis les
    candidats aux municipales et l'ancien premier ministre britannique, le
    travailliste Tony Blair. M. Sarkozy se rendra deux jours plus tard 
    Marseille pour soutenir Jean-Claude Gaudin.
 
    Pendant deux mois, MM. Fillon et Sarkozy feront plusieurs dplacements
    en province pour soutenir des candidats de l'UMP. "On va se partager
    les villes avec le prsident", confie M. Fillon. Cette implication
    directe du couple excutif n'est pas sans risque : "La barre est trs
    haute, compte tenu de nos bons rsultats en 2001 (la droite avait
    conquis 30 villes de plus de 30 000 habitants)", souligne le premier
    ministre. MM. Sarkozy et Fillon pensent que, comme en 2001 o la gauche
    avait donn l'illusion de la victoire en remportant Paris et Lyon, la
    droite doit conqurir des villes symboles. Le premier ministre est
    toutefois peu disert lorsqu'on l'interroge sur les grandes villes que
    la droite pourrait ravir  l'opposition. Tout au plus voque-t-il Lyon,
    ville sur laquelle l'excutif fonde beaucoup d'espoir, Montpellier et
    Chambry. Paris ? "Compliqu", reconnat M. Fillon, mme si lui-mme et
    le prsident y feront campagne.
 
    OUVERTURE ET DIVERSIT
 
    Rpondant au souhait de M. Sarkozy, Alain Marleix, secrtaire d'Etat
    aux anciens combattants et secrtaire national de l'UMP aux lections,
    annonce la prsence de 500 candidats illustrant l'ouverture et la
    diversit sur les listes de la majorit. Au cours de son sjour aux
    Antilles, M. Fillon a visiblement apprci la compagnie du prsident
    (PS) de la rgion Guadeloupe, Victorin Lurel, et du maire (autonomiste,
    app. PS) de Fort-de-France, Serge Letchimy, deux toiles montantes de
    la politique locale qui pourraient tre approches dans le cadre d'un
    remaniement aprs les municipales. Le premier ministre a dplor,
    devant la presse, que les reprsentants de la droite antillaise n'aient
    pas la mme envergure.
 
    Par ailleurs, M. Fillon a confirm que parmi les 23 ministres et
    secrtaires d'Etat candidats aux municipales, ceux qui seraient battus
    ne seraient pas contraints de dmissionner. "Ce n'est pas comme les
    lgislatives, pour lesquelles on est lu sur un projet politique
    national", justifie-t-il. Mais s'ils gagnent, seront-ils contraints de
    choisir entre leur portefeuille ministriel et leur mandat local ?
    Apparement non. Le souhait de M. Sarkozy d'"interdire le cumul d'une
    fonction ministrielle avec tout mandat lectif,  tout le moins avec
    tout mandat excutif", qu'il avait exprim par lettre au premier
    ministre le 12 novembre n'est plus qu'un voeu pieu. Le premier ministre
    assure que la rgle du cumul "dpendra des ministres et de la taille
    de la ville".
 
    Premier concern, le secrtaire d'Etat  l'outre-mer, Christian
    Estrosi, candidat  Nice, la plus grande ville vise par un ministre,
    aurait dj eu des garanties.
 
 
<article-nb="2008/01/07/19-6">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6">  L&#38;#39;initiative de Guy Verhofstadt inquite les partis flamands.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6">      L a crise politique de 194 jours qu'a connue la Belgique en 2007
    devrait rebondir ds que le dbat institutionnel sera lanc par le
    gouvernement intrimaire de Guy Verhofstadt. "Tout le monde, en
    Flandre, s'attend  une crise trs grave en janvier ou fvrier", estime
    Carl Devos, politologue  l'universit de Gand.
 
 
    Le premier ministre de la coalition de fortune mise en place avant Nol
    n'est pas en cause : M. Verhofstadt est salu pour tre parvenu 
    dmler en deux semaines une situation juge inextricable pendant six
    mois. La question que se posent les observateurs porte sur la suite du
    scnario, lorsque le leader libral flamand passera, comme il l'a
    promis, le tmoin  son successeur dsign, le chrtien-dmocrate
    flamand Yves Leterme. C'est le 23 mars que le chef du gouvernement
    intrimaire a promis de s'clipser au profit de son ex-rival, devenu
    son vice-premier ministre charg des rformes institutionnelles.
 
    Aprs avoir gagn une campagne lectorale dirige contre M.
    Verhofstadt, M. Leterme a chou deux fois dans ses tentatives de
    former une coalition avec les partis chrtiens et libraux seulement.
    Il a ensuite d se rsoudre  accepter le maintien en fonction de son
    rival et une cohabitation avec le PS francophone, vritable pouvantail
    pour son parti.
 
    "ETAT FDRAL RENOUVEL"
 
    Enfin, M. Leterme a sursaut en apprenant que M. Verhofstadt voulait
    fixer le calendrier et les rgles de sa propre mission : une
    ngociation sur les rformes fdrales mene par un comit de "sages"
    et visant  tablir un "pacte pour un Etat fdral renouvel". Le tout
     conclure en grande partie avant le 23 mars.
 
    L'initiative a ajout au malaise que connat le CD & V, le parti de M.
    Leterme. Les dputs chrtiens-dmocrates flamands n'ont pas applaudi
    la dclaration politique lue par M. Verhofstadt au Parlement, vendredi
    21 dcembre. Deux jours plus tard, ils votaient la confiance  son
    gouvernement mais en manifestant leur "proccupation" quant  la
    ralisation d'une vaste rforme de l'Etat.
 
    Les francophones font bien plus confiance  M. Verhofstadt, qui affirme
    vouloir rtablir "une atmosphre de dialogue et de confiance", qu' M.
    Leterme. "La mfiance entretenue par les francophones offre bien peu
    d'espoir quant aux chances d'un compromis historique avec la Flandre",
    a relev un commentateur du quotidien De Standaard. Profondment
    diviss, les partis francophones se retrouvent pour refuser une
    scission de l'arrondissement bilingue de Bruxelles et de sa priphrie,
    ou une atteinte  l'unit de la scurit sociale.
 
    Jean-Luc Dehaene, futur "sage" du groupe de rflexion institutionnelle,
    pense que le dialogue qui va s'ouvrir offre une opportunit de pacifier
    l'Etat belge "pendant une dizaine d'annes". "Mais il n'y aucune
    garantie que cela russira", ajoute-t-il, rsumant l'opinion gnrale.
 
<article-nb="2008/01/07/19-7">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7">  Pour le syndicat, ce projet de dcret &#38;#34;ne restitue pas le contenu des ngociations tripartites (o) cette question n&#38;#39;a pas t voque&#38;#34; et constitue &#38;#34;une provocation, une prime  la contestation, un bonus  la radicalit&#38;#34;. 
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7">      A lors que le projet de dcret de la rforme des rgimes spciaux doit
    tre  soumis pour avis, lundi 7 janvier, au conseil d'administration de
    la nouvelle   caisse de prvoyance et de retraite des personnels de la
    SNCF (CPRP-SNCF), la CFDT a dnonc le texte, arguant qu'il "ne
    restitue pas le contenu des ngociations tripartites" et "renie les
    engagements pris par le ministre du travail, Xavier Bertrand".
 
 
    Le projet de dcret prvoit notamment que la dure de cotisation
    ncessaire pour une retraite complte passera dans les rgimes spciaux
     41 ans en 2016, si, comme le prvoit le gouvernement, une telle
    volution est dcide l'an prochain pour l'ensemble des salaris 
    partir de 2012.
 
    UN PROJET DE DCRET QUI "MPRISE LES NGOCIATIONS TRIPARTITES"
 
    La CFDT-Cheminots estime que ce projet de dcret "ne restitue pas le
    contenu des ngociations tripartites (o) cette question n'a pas t
    voque" et qu'il constitue "une provocation, une prime  la
    contestation, un bonus  la radicalit". Le syndicat conteste galement
    les dispositions du texte qui indiquent que "l'ge de rfrence est
    fix cinq ans aprs l'ouverture des droits, en instaurant une surcote 
    partir de 60 ans".
 
    Aprs dix jours de grve en novembre dans les transports, des
    ngociations avaient t lances entreprise par entreprise et branche
    par branche, avec un reprsentant de l'Etat. Ces ngociations se sont
    acheves  la   RATP mais se poursuivent toujours  la SNCF.
 
    Cinq fdrations de cheminots (CGT, CFDT, CFTC, UNSA et CFE-CGC) ont
    appel  une manifestation nationale   unitaire contre la rforme des
    rgimes spciaux de retraite  Paris le   22 janvier, deux jours avant
    la nouvelle journe de mobilisation dans   la fonction publique.
 
<article-nb="2008/01/07/19-8">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8">  Le clbre cavalier a dvast, le 21 dcembre, des locaux de l&#38;#39;Etat  Paris.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8">      B artabas persiste et signe. Dans une lettre ouverte adresse 
    Christine Albanel, la ministre de la culture, et dans un entretien au
    Monde, le cavalier fameux, en France comme  l'tranger, avec son
    thtre questre Zingaro, ne regrette pas son "coup de sang" : le 21
    dcembre 2007, il a violemment dvast une partie des locaux de la
    Direction rgionale des affaires culturelles (DRAC) de l'Ile-de-France,
    rue de Charonne  Paris. Alors qu'on venait de lui annoncer une baisse
    de ses subventions.
 
 
    "On ne convoque pas un artiste trois heures avant une reprsentation
    pour lui annoncer une telle nouvelle, crit Bartabas  la ministre de
    la culture, Christine Albanel. Et lorsque celui-ci donne  son
    dsespoir l'expression de la colre, on ne demande pas, deux heures
    aprs les faits, sa mise en garde  vue, l'empchant de se rendre  son
    thtre pour la reprsentation du soir. C'est faire preuve de mpris,
    ou au mieux d'incomptence. Et sur ce point, madame la ministre,
    j'aimerais entendre vos excuses." Cette missive n'est gure apprcie
    au ministre de la culture, qui a demand  la DRAC de porter plainte.
 
    Le directeur de la DRAC, Jean-Franois de Canchy, se souviendra de son
    21 dcembre. Il avait prvu, de longue date, de rencontrer Bartabas, le
    responsable de l'Acadmie du spectacle questre, qui se trouve dans les
    Grandes Ecuries de Versailles (Yvelines) - et non ce dernier en tant
    qu'animateur de Zingaro, log  Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Au
    menu, le dficit de l'Acadmie, qui forme des cavaliers, et le gel de 4
    % des subventions 2008 qui touche l'ensemble du spectacle vivant
    soutenu par l'Etat.
 
    RADIATEURS ARRACHS
    Bartabas fait savoir qu'il ne viendra pas  la runion. Son
    administratrice, Franoise Painblanc, doit le reprsenter. Elle se
    prsente  la DRAC avec le directeur gnral de l'Acadmie, Jean
    Parthenay. Et Bartabas en personne. "Je l'invite alors  faire le bilan
    du dernier trimestre 2007, explique M. de Canchy. Il me demande 
    plusieurs reprises combien la DRAC va lui donner, interdisant 
    Franoise Painblanc d'intervenir. Quand j'voque le gel des 4 %, il
    brandit une chaise en fer qui est partie en direction de
    l'administratrice, puis une deuxime, qui me vise et fracasse une
    armoire de verre. Une troisime pulvrise mon bureau."
 
    Franoise Painblanc fait alors sortir Bartabas. Dans le couloir, le
    cavalier concasse les photocopieuses et arrache les radiateurs. Puis il
    tlphone dans la rue de Charonne, en face de la DRAC, o la police le
    cueille  la demande du ministre de la culture. Bartabas passe la nuit
    au commissariat du XI^e arrondissement de Paris. "On n'a pas eu le
    temps de discuter du problme de fond", regrette Jean-Franois de
    Canchy : la situation de l'Acadmie questre. En 2003, au moment de sa
    cration, Bartabas estime que l'cole peut s'autofinancer (visiteurs
    payants, diffusion de spectacles, mcnat). Mais si le nombre des
    entres est stable (60 000), la diffusion et le mcnat sont en dents
    de scie. "Par rapport aux recettes qui fluctuent, constate Jean
    Parthenay, le directeur gnral de l'Acadmie, il nous faut des
    subventions fixes."
 
    Aprs avoir combl le trou de 2006, l'Etat labore, en juillet 2007, un
    plan de sauvetage sur trois ans. "Pour fonctionner correctement, estime
    Jean Parthenay, nous devons tourner avec un budget de 1,6 million
    d'euros par an. Il fallait donc trouver 450 000 euros de subventions."
    Le plan imagin par l'Etat en prvoit 350 000. Mais le compte n'y est
    pas. A sa subvention de base de 110 000 euros, l'Etat a bien trouv 100
    000 euros supplmentaires. Le dpartement des Yvelines a lch 60 000
    euros. La ville de Versailles a mis un coup de pouce. En revanche, la
    rgion Ile-de-France a refus de donner les 75 000 euros prvus dans le
    plan. La rgion explique que si depuis trois ans, elle a sign 174
    conventions pour soutenir les compagnies franciliennes, pour prs de 10
    millions d'euros, l'Acadmie questre n'en fait pas partie. "Il est
    donc exclu" qu'elle participe au sauvetage "a fortiori quand cette
    participation et son montant sont dcids en son absence".
 
    Dans ce contexte difficile, apprenant, de surcrot, que la subvention
    de base de l'Etat tait gele de 4 %, Bartabas, dont le "gnie" mais
    aussi le "caractre difficile" sont reconnus, "pte les plombs". Il ne
    comprend pas, aujourd'hui, qu'on "chipote sur 100 000 ou 200 000 euros
    alors que l'Acadmie est unique".
 
    Unique mais atypique. Ce centre questre forme une douzaine de jeunes
    cavaliers par an, franais et trangers (une cinquantaine depuis 2003),
    selon des critres que l'administration a du mal  percevoir. Des
    cavaliers dont elle ne sait pas bien o ils se retrouvent une fois
    forms, entre Zingaro et ailleurs. "Il s'agit plus d'un laboratoire que
    d'une cole, reconnat Jean Parthenay. C'est ici que se transmettent
    les rgles de l'art du spectacle questre misent au point par Bartabas,
    aujourd'hui export dans le monde entier."
 
<article-nb="2008/01/07/19-9">
<filnamedate="20080107"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080107"><AAMMJJHH="2008010719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9">  Retrouvez l'ensemble des d&#233;p&#234;ches sur http://www.lemonde.fr
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<article-nb="2008/01/07/19-10">
<article-nb="2008/01/07/19-11">
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