<FILE-date="2008/01/06/19">
<article-nb="2008/01/06/19-1">
<filnamedate="20080106"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080106"><AAMMJJHH="2008010619">
<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-1">  L&#38;#39;Australien est devenu la rfrence de tous les activistes qui veulent transformer les modes de cration, de distribution et de diffusion des biens et services, en particulier dans le numrique.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-1">      L a premire fois que son nom a circul  Paris, c'tait  la
    Rpublique des blogs. Le rendez-vous est devenu une quasi-institution,
    pour tout ce que le Net franais compte de blogueurs politiques et de
    citoyens journalistes. Dans un caf parisien, ou depuis peu en province
    et en Belgique, ceux qui ne dbattent ordinairement que dans le
    virtuel, sans se voir ni vraiment se connatre, ont pris l'habitude de
    se retrouver aussi autour d'un verre une fois par mois dans la vraie
    vie.
 
 
 
 
           Parcours
 
 
 
    1961
    Naissance  Newcastle (Australie).
 
    2000
    Mariage avec une actrice de thtre amricaine et installation  New
    York.
 
    2003
    Naissance de son fils Felix.
 
    2004
    Professeur au Eugene-Lang College The New School for Liberal Arts  New
    York.
 
    2006
    Publication en franais de "Un manifeste Hacker" (d. Criticalsecret).
 
                                                              
 
 
 
    "Ken McKenzie vient bientt en France", avait souffl l'un d'eux.
    McKen... qui ? Kenneth McKenzie Wark, l'auteur, en 2004, de Hacker
    Manifesto (Un manifeste hacker pour la traduction franaise). Le gourou
    des hackers, des acteurs du logiciel et de la culture libre. Certains
    voient en lui "le Karl Marx du XXI^e sicle". Cette annonce ne pouvait
    pas laisser les blogueurs indiffrents.
 
    Direction Marseille, fin octobre 2007, o Kenneth McKenzie Wark est
    attendu. Il participe  une confrence : "Hackulturation, culture
    libre, culture hacker", organise par Les Rencontres place publique,
    une association qui runit des intellectuels franais et trangers
    autour de questions politiques, sociologiques, esthtiques sur l'art.
    Dans une des alcves du Centre de la Vieille Charit - lieu destin 
    l'origine  abriter vagabonds et orphelins -, Kenneth McKenzie Wark est
    en effet prsent. Vtu de noir, les cheveux longs, une grosse mouche
    d'argent  l'index et le regard lointain.
 
    Il est n en Australie il y a quarante-six ans,  Newcastle, ville
    ctire et ouvrire de quelque 200 000 mes, en Nouvelle-Galles du Sud,
     160 km au nord de Sydney. "Une ville que l'on quitte sans honte et
    sans regret", dit-il. Il a tudi les mdias  l'universit de Sydney
    et  la Murdoch University.
 
    Militant du Parti communiste australien, il se souvient avoir manifest
    contre la fin de l'ducation suprieure gratuite. L'vnement n'est pas
    anodin, pour cet homme qui est devenu un des penseurs de la culture
    libre. Son livre de chevet est une oeuvre collective, l'encyclopdie
    Wikipdia, le symbole d'une information enfin libre.
 
    "J'ai quitt l'Australie  30 ans, mais j'aurais d le faire  20 quand
    s'est vanoui mon rve d'une Australie multiculturelle, progressiste,
    ayant dfinitivement tourn le dos  son histoire raciste. Quand il fut
    clair que la gauche avait perdu." Il a suivi sa femme amricaine  New
    York, o il s'est install en 2000. Depuis 2004, il est professeur en
    culture et mdias au Eugene-Lang College The New School for Liberal
    Arts  New York. C'est aux Etats-Unis, en lisant La Socit du
    spectacle (Gallimard, 1992), de Guy Debord, que l'inspiration du
    manifeste lui est venue. Il considre que le thoricien, un des
    fondateurs de l'Internationale situationniste, est un "hacker de Karl
    Marx".
 
    Il se souvient, jeune tudiant, avoir assist  une confrence du
    philosophe franais Jean Baudrillard. Il est rest marqu par la trs
    grande libert d'esprit de celui-ci, et la "trs grande libert de ses
    rfrences". Le manifeste de McKenzie a t l'un des derniers coups de
    coeur du philosophe, peu avant sa mort, en mars 2007. Son manuscrit a
    t refus par de nombreux diteurs, avant d'tre publi par Harvard
    University Press. Hacker Manifesto a t traduit en huit langues, et
    est sorti en France en 2006 aux ditions Criticalsecret. Le manifeste
    tir  400 exemplaires contient 389 aphorismes. "C'est un pome pique
    et conceptuel", selon Aliette Guibert, son ditrice. "Un livre beau,
    dense, nergique, enthousiasmant", pour le philosophe Patrice
    Maniglier.
 
    Retour  Marseille. La petite salle vote de la Vieille Charit est
    clairseme. Il y a des enseignants en informatique, des acteurs de la
    contre-culture et du logiciel libre, "hacktivistes" en tout genre.
    Public htroclite et turbulent, caractristique des milieux de
    l'underground informatique, au croisement des univers interlopes du
    rseau et d'une avant-garde artistique radicale.
 
    Autrement dit, les mondes o se sont reconnus les premiers hackers,
    dans le sens que McKenzie Wark donne au terme. Pas des pirates, mais
    des "dpeceurs, des limiers d'univers, des tcherons de l'abstraction,
     la fois les bousilleurs et les novateurs". Ceux qui, explique-t-il,
    dans sa langue si particulire produisent, inventent de nouveaux
    concepts, de nouvelles perceptions, de nouvelles sensations "hackes" 
    partir de donnes brutes. Des sortes de Robin des bois des temps
    numriques.
 
    "Quel que soit le code que nous hackons, poursuit l'auteur, qu'il soit
    langage de programmation, langage potique, mathmatique ou musique,
    courbes ou couleurs, nous sommes les extracteurs des nouveaux mondes."
    Le hacker est celui qui "libre l'information des vecteurs o elle est
    enferme et prise en otage", prcise le critique d'art Stephen Wright,
    un proche de McKenzie. Si l'Australien cite souvent des philosophes, il
    voque aussi la rbellion de Courtney Love contre les maisons de
    disques amricaines, ou bien encore l'initiative du groupe Radiohead
    qui a propos  chaque acheteur de fixer lui-mme le prix de son
    dernier album.
 
    "L'information peut partout tre libre, mais elle est partout
    enchane", rsume Kenneth McKenzie, en rfrence au credo de la
    cyberculture des annes 1980. Dans l'univers de McKenzie, se ctoient
    Debord et Robin des Bois, Rousseau et Courtney Love, les informaticiens
    du Massachusetts Institute of Technology et les paysans anglais du
    VIII^e sicle opposs  l'enclosure, Baudrillard et Kathy Aker,
    romancire exprimentale amricaine.
 
    La thorie de l'auteur, qui se dfinit "comme un crypto-marxiste",
    dessine les frontires d'une nouvelle lutte des classes, version
    socit numrique. D'un ct, donc, les hackers, proltaires de
    l'information. De l'autre, la classe dirigeante compose des
    propritaires des vecteurs qui "mnent un intense combat pour
    dpossder les hackers de leur proprit intellectuelle".
 
    "Une thorie intressante comme vision postmarxiste de l'exploitation
    de l'homme par l'homme", rsume Paul Mathias, professeur au collge
    international de philosophie. Il a dirig le numro de la revue Rue
    Descartes (PUF) qui a consacr un dossier au Manifeste Hacker. Aux
    Etats-Unis, Kenneth McKenzie Wark a dj publi un autre ouvrage :
    Gamer Theory. Un livre libre de droit, mis en ligne, dvelopp de
    manire interactive avec les internautes. Un vritable fruit de
    hackers.
 
 
<article-nb="2008/01/06/19-2">
<filnamedate="20080106"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080106"><AAMMJJHH="2008010619">
<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-2">  A dfaut de se vendre en grande quantit, le XEL-1 de Sony pourrait amorcer une nouvelle rvolution de la production de tlviseurs.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-2">      A dfaut de se vendre en grande quantit, le XEL-1 de Sony pourrait
    amorcer une nouvelle rvolution de la production de tlviseurs. Dans
    les hypermarchs de l'lectronique grand public de Tokyo, ce premier
    cran  technologie OEL (Organic Electroluminescent), commercialis
    dans le monde, trne dsormais au milieu de dizaines d'appareils 
    cran plat de toute taille.
 
 
    Lanc le 1^er dcembre 2007 - il cote 200 000 yens (1 227 euros) - et
    produit  hauteur de 2 000 units par mois, cet cran de 11 pouces (28
    centimtres) prend pourtant peu de place. Avec ses 3 millimtres
    d'paisseur, il est 50 fois plus fin qu'un cran LCD. La technologie
    OEL fonctionne par illumination de composants lectroluminescents au
    passage d'un courant lectrique et ne ncessite pas de dispositif de
    rtro-clairage, comme sur les crans LCD ou  plasma, ce qui permet un
    faible encombrement.
 
    Il offre une image de qualit suprieure au plasma ou au LCD. "Le taux
    de contraste atteint 1 pour un million, contre 1 pour 20 000 pour le
    plasma et 1 pour 4 000 pour le LCD, explique un dmonstrateur Sony chez
    Yodobashi Camera. Son angle de vision approche les 160 degrs."
 
    La technologie OEL, qui prsente aussi l'avantage, selon Sony, de
    rduire de 40 % la consommation d'lectricit par rapport au LCD,
    occupe dj une place grandissante dans le secteur de l'clairage et
    est utilise pour des crans de petite taille comme les appareils
    photos numriques ou les mobiles.
 
    ENVOLE DES VENTES
 
    Mais les crans OEL souffrent encore d'une dure de vie limite et de
    cots de production prohibitifs en fonction de leur taille. Plus pour
    longtemps, notamment grce aux progrs raliss par des groupes comme
    Sumitomo Chemical, Nippon Steel ou encore Idemitsu Kosan, fournisseur
    de Sony, qui travaillent au dveloppement de matriaux, polymres et
    composs lectroluminescents, moins onreux et pouvant durer.
 
    Leurs avances permettent aujourd'hui  Seiko-Epson d'annoncer, pour
    l'automne 2008, un cran de huit pouces pour 2,8 millimtres
    d'paisseur, et d'une dure de vie de 50 000 heures, proches des
    modles LCD. Toshiba prvoit de son ct un tlviseur de 32 pouces
    pour 2009 et Samsung un modle 14 pouces pour 2010.
 
    La technologie OEL ne menace pas encore la suprmatie du LCD ou du
    plasma, mais elle bouleverse dj les stratgies des fabricants de
    tlviseurs. Matsushita, Canon et Hitachi ont annonc le 24 dcembre
    2007 une alliance pour produire en commun des crans OEL. Le 27
    dcembre 2007, Sony a signal son intention de cesser la fabrication de
    tlviseurs  rtro-projection pour se focaliser sur le LCD et l'OEL.
    Sharp, conscient de la menace, va dmarrer au printemps la production
    d'crans LCD de 1 millimtre d'paisseur.
 
    Signe de l'intrt grandissant pour l'OEL, l'institut japonais Yano
    prvoit une envole des ventes de produits utilisant cette technologie
     plus 500 milliards de yens (3,1 milliards d'euros) en 2012, contre
    120 milliards (736 millions d'euros) en 2008.
 
<article-nb="2008/01/06/19-3">
<filnamedate="20080106"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080106"><AAMMJJHH="2008010619">
<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-3">  Deux sites proposent des plates-formes musicales participatives pour les producteurs amateurs et les musiciens.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-3">      V oil des annes, que les labels alertent le public avec le mme
    refrain : les plates-formes de tlchargement illgales sont en train
    de tuer l'industrie musicale. Pendant ce temps, les marchands de
    disques ont le moral en berne et les artistes triment pour faire
    produire leurs albums. Que faire ? Rvolutionner le systme, en
    permettant, par exemple, au public de s'impliquer directement et
    financirement dans la production de l'album d'un artiste de son choix.
    Voici en tout cas ce que proposent Spidart.com, dont le slogan "You are
    the label" (Vous tes le label) rsume assez bien le principe, et
    Nomajormusik.com qui entend placer l'artiste et le public "au coeur de
    la cration artistique".
 
 
    Sur la page d'accueil de Spidart, on dcouvre la photo de Lucette
    Royal, une grand-mre un brin bouriffe et  l'allure plutt
    rock'n'roll. Lucette existe-elle vraiment ou n'est-elle qu'un
    personnage virtuel cr pour faire la promotion du site ? Le mystre
    demeure. Toujours est-il qu'en cliquant sur son profil, on apprend que
    la vieille dame a pris des parts dans la production des albums de
    quatre artistes. Elle invite les visiteurs  faire comme elle en
    donnant un peu (ou beaucoup) d'argent pour permettre "aux petits jeunes
    de montrer leur talent".
 
    PARTAGE DES GAINS
 
    Aux musiciens, Spidart et Nomajormusik permettent de crer une page de
    prsentation avec biographies, informations diverses, concerts, liens,
    mp3... Les visiteurs ont ainsi la possibilit de choisir le ou les
    artistes qu'ils souhaitent aider en prenant des parts de production.
    Lorsque les investissements runis atteignent une somme minimale, les
    partenaires professionnels des deux sites (arrangeurs, ingnieurs du
    son, producteurs...) entrent en jeu pour donner vie au projet.
 
    Le partage des gains raliss par la vente de l'album s'effectue
    ensuite entre les internautes coproducteurs (35 %), l'artiste financ
    (35 %) et le site Spidart (30 %). Sur Nomajormusik, les parts
    respectives sont de 40 % pour l'artiste et les internautes et 20 % pour
    le site.
 
    Pour les visiteurs tents par l'aventure, l'ide consiste donc  lancer
    de nouveaux groupes et musiciens mais aussi  rcuprer une partie de
    l'investissement grce au succs de l'album ou du titre. Nomajormusik
    invite ainsi les internautes  participer  la promotion de "leurs"
    artistes
 
    A ce jour, aucun artiste inscrit sur le site Spidart ne semble avoir
    encore eu la chance d'atteindre les 50 000 euros de sponsors
    ncessaires. Avec quelque 3 080 euros d'investissements, le chanteur
    folk Naosol fait figure de grand favori. La route est donc encore
    longue, mais tous les espoirs sont permis.
      __________________________________________________________________
 
    spidart.com et nomajormusik.com
 
 
