<FILE-date="2008/01/06/19">
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<filnamedate="20080106"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080106"><AAMMJJHH="2008010619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1">  Ikea et Conforama, qui pratiquaient dj le travail dominical, vont continuer. D&#38;#39;autres, comme Conran, pourraient suivre.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1">      L es magasins de meubles ont dsormais le droit d'ouvrir tous les
    dimanches. La loi Chtel sur le dveloppement de la concurrence au
    service des consommateurs qui a t publie au Journal officiel,
    vendredi 4 janvier, les y autorise. Dans les faits, peu nombreux sont
    les tablissements  vouloir appliquer une telle disposition, ds ce
    dimanche. Mais quelques-uns semblent sur le point de franchir le pas.
 
 
    C'est le cas de Conran Shop,  Paris. Jusqu' prsent, ce commerce
    ouvrait cinq dimanches par an, en vertu de drogations accordes par la
    prfecture. Maintenant que le feu vert de l'Etat (ou du maire) n'est
    plus requis, "nous allons passer  dix", affirme une porte-parole. A
    terme, la direction du magasin ira peut-tre plus loin. "Tout va
    dpendre de ce qui se passe dans notre environnement immdiat,
    prcise-t-on chez Conran Shop. Si nos concurrents travaillent le
    dimanche, cela peut crer une dynamique."
 
    Chez Ligne Roset, l'assouplissement de la rglementation va surtout
    avoir pour vertu de "faciliter les ouvertures" pendant les dimanches
    qui tombent en pleine "opration commerciale, aux mois de mars et de
    novembre", explique Patrick Sztajnbok, le directeur commercial. De
    mme, cette entreprise n'exclut pas d'appliquer la loi Chatel  ses
    points de vente situs dans des zones commerciales de la banlieue
    parisienne, actives le dimanche. Une telle ventualit ne concernerait
    que quelques sites, pondre M. Sztajnbok.
 
    TRAVAILLER "SEREINEMENT"
 
    Quel va tre l'impact de la loi Chatel ? Difficile  dire dans la
    mesure o plusieurs enseignes, telles qu'Habitat, Fly et Alina, ne
    souhaitent pas s'exprimer sur la question. Pour sa part, la Fdration
    franaise du ngoce de l'ameublement et de l'quipement de la maison
    (Fnaem) dit ne pas avoir de donnes  ce sujet. Pour les petites
    structures situes en centre-ville, le calcul est vite fait : "Ouvrir
    le dimanche ncessiterait d'embaucher quelqu'un alors que je ne suis
    pas sre que cela nous amne beaucoup de clientle", estime Pascale
    Poujol, responsable d'un magasin Cinna  Paris.
 
    Une chose est acquise : les distributeurs dj ouverts tous les
    dimanches en Ile-de-France, comme Ikea et Conforama, vont le rester.
    Ces deux enseignes avaient t condamnes  des astreintes pour avoir
    viol les rgles sur le repos dominical. Grce  la loi Chatel, elles
    ne feront plus l'objet de telles poursuites et pourront dsormais
    travailler "sereinement", selon la formule d'une porte-parole d'Ikea.
 
    Les deux gants de l'ameublement souhaitent-ils que leurs magasins en
    province soient galement ouverts le dimanche ? "Ce n'est pas prvu
    pour le moment", indique Conforama. "Il n'y a pas urgence", renchrit
    une reprsentante d'Ikea. Mais la donne pourrait changer avec le projet
    de loi sur "la modernisation de la vie conomique". Prsent, en
    principe, au printemps par la ministre des finances, Christine Lagarde,
    ce texte doit traiter la question du travail dominical.
 
<article-nb="2008/01/06/19-2">
<article-nb="2008/01/06/19-3">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3">  Seuls 18 000 emplois ont t crs en dcembre 2007 tandis que le taux de chmage est mont de 4,7 %  5 %. 
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3">      "N ous ne devons pas penser que la croissance va de soi" : c'est en ces
    termes, vendredi 4 janvier, que George W. Bush a ragi aux mauvais
    chiffres de l'emploi amricain publis plus tt dans la journe. Avant
    de promettre de travailler avec les dmocrates du Congrs  un plan de
    relance d'ici  la fin du mois dont il pourrait annoncer les
    principales mesures le 28 janvier, lors de son discours sur l'Etat de
    l'Union.
 
 
 
 
           Chiffres
 
 
 
    Emploi. En dcembre 2007, les Etats-Unis ont cr 18 000 emplois. Le
    secteur de la construction, particulirement affect par la crise des
    subprimes, a t le plus touch avec 49 000 licenciements nets.
    L'industrie a dtruit 31 000 emplois malgr un dollar faible et des
    exportations en hausse. Et dans les services, le commerce de dtail en
    a supprim 24 000 malgr la saison des ftes.
 
    Rmunrations.Le salaire horaire a augment aux Etats-Unis de 0,4 % en
    dcembre 2007 (+ 3,7 % en un an contre 4,3 % en 2006).
 
 
                                                              
 
 
 
    L'anne 2007 s'est effectivement mal finie : seulement 18 000 emplois
    ont t crs aux Etats-Unis en dcembre alors que les analystes
    misaient sur le chiffre pourtant modeste de 70 000. C'est le rythme de
    crations d'emplois le plus faible depuis aot 2003 quand le pays
    sortait  peine de l'clatement de la bulle Internet et entrait en
    guerre en Irak.
 
    Dans ce contexte, le taux de chmage a grimp de 4,7 %  5 %, pour
    atteindre son niveau le plus lev depuis novembre 2005, juste aprs le
    passage du cyclone Katrina. Sans les embauches du service public, qui a
    cr 31 000 emplois en dcembre, et a donc plus que compens les 13 000
    destructions d'emplois dans le secteur priv, le solde aurait t
    ngatif.
 
    Les Bourses n'ont pas apprci. Wall Street, tout comme les principales
    places financires europennes, ont vu leurs principaux indices chuter
    vendredi. Quant au billet vert, il a aussi encaiss le coup. L'euro est
    mont jusqu' 1,4823 dollar vendredi -  un plus haut depuis fin
    novembre 2007 - dans la foule de la publication des chiffres sur
    l'emploi. La perspective de voir la Rserve fdrale (Fed) baisser une
    nouvelle fois ses taux le 30 janvier - aprs trois baisses depuis
    septembre - pour soutenir l'conomie n'a pas aid la devise amricaine.
 
    "CRAINTES SUR LA CONSOMMATION"
 
    Les effets de la crise des subprimes - du nom de ces crdits
    immobiliers hypothcaires accords  des mnages prcaires - qui a
    dbut  l't 2006 ne cessent de s'amplifier. Le dtail des
    statistiques amricaines publies vendredi l'atteste, c'est bien de l
    que viennent les soucis de l'conomie. Mais, aujourd'hui, la crise
    initialement limite aux secteurs immobilier et bancaire se propage au
    reste de l'conomie. Jusqu'ici, l'emploi avait t prserv. Le fait
    qu'il flanche  son tour fait craindre un ralentissement de la
    consommation, le principal moteur de la croissance amricaine
    puisqu'elle en reprsente prs des deux tiers.
 
    Il y a un an, le chmage affectait 4,4 % seulement de la population
    active. "Il a augment dans presque toutes les professions", a indiqu
    Philip Rones du bureau des statistiques sur l'emploi. Et d'grener les
    236 000 emplois perdus dans le btiment depuis son pic d'aot 2006, ou
    les 212 000 licenciements nets de l'industrie en 2007, en raison
    surtout des difficults du secteur automobile... Au total, "l'conomie
    a cr 111 000 emplois par mois en moyenne en 2007, contre 189 000 en
    2006", a ajout M. Rones. Les analystes jugent qu'il faut entre 110 000
    et 140 000 embauches nettes chaque mois pour absorber la hausse de la
    population active et, donc, ne pas augmenter le taux de chmage.
 
    Hausse du chmage, flambe des prix du ptrole dont le baril a atteint
    les 100 dollars cette semaine, crise immobilire, ralentissement
    industriel comme en atteste le dernier indice des directeurs d'achats
    paru mercredi 2 janvier, pousses inflationnistes... Alors que la
    campagne pour les lections primaires est entre dans sa phase active,
    les problmatiques conomiques devraient en tre un des principaux
    enjeux.
 
    Les conomistes sont aujourd'hui de plus en plus nombreux  penser que
    les Etats-Unis n'chapperont pas  un trs brutal ralentissement, voire
     une rcession. La croissance amricaine, qui s'tait maintenue sur un
    rythme annuel de quelque 5 % au printemps et  l't, semble
    aujourd'hui sur le point de caler.
 
    "Il va sans dire que ces chiffres sont trs mauvais. Aprs a, mme les
    plus optimistes, qui soutenaient l'hypothse d'un simple ralentissement
    de l'conomie, voient leurs certitudes remises en cause", a dclar 
    l'AFP Al Goldman, analyste chez A. G. Edwards. "Les investisseurs sont
    de plus en plus nombreux  penser que la croissance amricaine va se
    situer en territoire ngatif cette anne", a, pour sa part, soulign
    Ren Defossez, de chez Natixis. Pour Mark Zandi, chef conomiste chez
    Moody's Economy.com, "l'conomie amricaine est au bord de la
    rcession".
 
 
