<FILE-date="2008/01/06/19">
<article-nb="2008/01/06/19-1">
<filnamedate="20080106"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080106"><AAMMJJHH="2008010619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1">  Un groupe de lycens avait allum un ptard, vendredi 21 dcembre, dans cette boutique tenue par des Chinois. Sept personnes sont mortes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1">      L e bazar de la rue Sadi-Carnot, dans le vieux centre de
    Pointe--Pitre, est presque devenu un lieu de plerinage. Tous les
    jours, de 6 heures du matin  10 heures du soir, des passants
    s'arrtent sur le trottoir en face du btiment de trois tages, dont il
    ne reste que la carcasse noircie. "Toute la Guadeloupe a dfil ici",
    affirme Antoine Bouhabib, dit "Tony", grant du magasin de vtement
    Used Jean, situ presque en face.
 
 
    Des mains anonymes ont dpos des fleurs, des bougies et un ours en
    peluche bleu sur les dbris de l'ancien bazar tenu par la famille Li,
    des Chinois originaires de Cayenne (Guyane). Le premier ministre,
    Franois Fillon, est venu se recueillir et dposer une gerbe, vendredi
    4 janvier.
 
    "DES GENTILS"
 
    Les enquteurs ont reconstitu le scnario de l'incendie, qui a fait
    sept victimes. Il est 17 heures, ce vendredi 21 dcembre. C'est la
    sortie des coles et le dbut des vacances scolaires. Un groupe de cinq
     sept lycens entre dans le bazar tenu par Kai Li, qui a ouvert il y a
    trois semaines  peine. "Des jeunes qui ne sont pas connus des
    services, des gentils", selon les enquteurs.
 
    "Ils avaient un plan concert pour voler des ptards, dclare
    Jean-Michel Prtre, procureur de Pointe--Pitre. L'un d'eux a attir
    l'attention du vigile au fond du magasin, pendant que les autres se
    sont regroups autour du linaire des ptards et fuses,  l'entre."
    Il y avait l l'quivalent de deux mtres cubes d'artifices. M. Li
    repre leur mange et les prend  partie. C'est alors que l'un des
    jeunes allume un ptard de type K4 - le plus dangereux - et le pose sur
    le linaire. "Cela ressemble  une petite bombe ronde et produit un
    flash puissant, explique le procureur. Ce produit ne peut tre vendu
    que par un professionnel."
 
    Les jeunes s'enfuient, hormis celui apprhend par le vigile. Le grant
    se lance  leurs trousses, mais  peine a-t-il atteint le coin de la
    rue qu'il rebrousse chemin. Son bazar est en flammes. Les fuses ont
    mis le feu  la marchandise : guirlandes de Nol, fleurs en tissu,
    nappes en toile cire, eaux de toilette et dodorants, valises... "En
    une minute, c'est devenu l'enfer", raconte Tony.
 
    Le magasin ne dispose pas d'issue dans le fond. Huit personnes sont
    coinces derrire le brasier : l'pouse du grant, leur enfant de 9
    mois, le jeune homme et le vigile, une cliente et sa fille, tudiante
    en mtropole rentre pour les vacances, Ren-Robert Joigny, une figure
    locale, et Sad Faddoul, un commerant libanais. Selon les tmoignages,
    les victimes sont mortes intoxiques par la fume et les gaz toxiques
    dgags par les matires plastiques. Une seule personne parvient 
    s'extraire : Sad Faddoul, brl  60 %. Hospitalis  Pointe--Pitre,
    il a les poumons brls. Les pompiers, ralentis par la circulation, ont
    mis prs de trente minutes pour arriver.
 
    Quatre garons de 15  17 ans ont t arrts et mis en examen.
    "L'quipe n'est pas au complet, commente le procureur. Nous voulons
    retrouver les autres. D'autre part, il faudra tablir les
    responsabilits en termes de non-respect des normes de scurit." Parmi
    les commerants, chacun a son ide sur les causes du drame : la mode de
    lancer des ptards, pour l'un, l'essor des commerces chinois pour un
    autre, la dgradation du centre-ville pour un troisime. Fly
    Kacy-Bambuck, adjointe (PS) au maire, ne veut pas entrer dans ces
    polmiques : "Si ce drame a tant mu les Guadeloupens, c'est que les
    victimes reprsentent la diversit du dpartement : Guadeloupens,
    Libanais, Chinois..."
 
<article-nb="2008/01/06/19-2">
<filnamedate="20080106"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080106"><AAMMJJHH="2008010619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2">  Le prsident de la Rgie immobilire de la Ville de Paris (RIVP) et maire (PS) du 14e, Pierre Castagnou, dclare au &#38;#34;Parisien/Aujourd&#38;#39;hui en France&#38;#34; qu&#38;#39;il compte poursuivre et radier les locataires qui sous-louent leur logement HLM ou dtiennent deux baux.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2">      L e prsident de la Rgie immobilire de la ville de Paris (RIVP)
    Pierre Castagnou annonce, dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en
    France du samedi 5 janvier, le lancement d'une "opration vrit" :"Ds
    lundi prochain, nous allons examiner de trs prs (...) la situation
    des diffrents occupants des 315 logements de standing  loyer libre
    que possde la RIVP", explique-t-il.
 
 
    M. Castagnou, maire socialiste du 14^e arrondissement, prvoit de
    radier et de poursuivre en justice les locataires qui sous-louent leur
    logement HLM, comme Jean-Paul Bolufer, qui a dmissionn de ses
    fonctions de conseiller de Christine Boutin, aprs que Le Canard
    Enchan eut rvl qu'il louait depuis 1981 un appartement de 190 m2
     boulevard de Port-Royal, dans le 5e arrondissement de Paris, pour
    quelque 1 200 euros par mois, soit trs en-dessous du prix du march.
    Le conseil d'administration de la RIVP sera appel fin janvier 
    valider ces nouvelles dispositions.
 
    M. Castagnou note galement que "la situation de Jean-Pierre
    Chevnement dans ce dossier nous parat dlicate". "Il n'est pas
    possible d'avoir deux baux dans deux logements sociaux diffrents. On
    ne peut en avoir qu'un au titre de la rsidence principale. Nous allons
    examiner de prs son dossier", ajoute-t-il. Et"si la situation est non
    conforme, nous mettrons fin  ces baux, dans le respect de la loi".
 
    Selon lui, "les anciens responsables" de la RIVP et de la SAGI (Socit
    anonyme de gestion immobilire), socits d'conomie mixte dont la
    Ville de Paris tait actionnaire minoritaire, "qui taient des proches
    de Jacques Chirac, ont fait traner les choses en refusant les
    propositions que nous faisions pour racheter des actions". "Il
    s'agissait manifestement d'empcher la ville de prendre connaissance
    d'un certain nombre de situations", estime-t-il.
 
<article-nb="2008/01/06/19-3">
<filnamedate="20080106"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080106"><AAMMJJHH="2008010619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3">  Ikea et Conforama, qui pratiquaient dj le travail dominical, vont continuer. D&#38;#39;autres, comme Conran, pourraient suivre.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3">      L es magasins de meubles ont dsormais le droit d'ouvrir tous les
    dimanches. La loi Chtel sur le dveloppement de la concurrence au
    service des consommateurs qui a t publie au Journal officiel,
    vendredi 4 janvier, les y autorise. Dans les faits, peu nombreux sont
    les tablissements  vouloir appliquer une telle disposition, ds ce
    dimanche. Mais quelques-uns semblent sur le point de franchir le pas.
 
 
    C'est le cas de Conran Shop,  Paris. Jusqu' prsent, ce commerce
    ouvrait cinq dimanches par an, en vertu de drogations accordes par la
    prfecture. Maintenant que le feu vert de l'Etat (ou du maire) n'est
    plus requis, "nous allons passer  dix", affirme une porte-parole. A
    terme, la direction du magasin ira peut-tre plus loin. "Tout va
    dpendre de ce qui se passe dans notre environnement immdiat,
    prcise-t-on chez Conran Shop. Si nos concurrents travaillent le
    dimanche, cela peut crer une dynamique."
 
    Chez Ligne Roset, l'assouplissement de la rglementation va surtout
    avoir pour vertu de "faciliter les ouvertures" pendant les dimanches
    qui tombent en pleine "opration commerciale, aux mois de mars et de
    novembre", explique Patrick Sztajnbok, le directeur commercial. De
    mme, cette entreprise n'exclut pas d'appliquer la loi Chatel  ses
    points de vente situs dans des zones commerciales de la banlieue
    parisienne, actives le dimanche. Une telle ventualit ne concernerait
    que quelques sites, pondre M. Sztajnbok.
 
    TRAVAILLER "SEREINEMENT"
 
    Quel va tre l'impact de la loi Chatel ? Difficile  dire dans la
    mesure o plusieurs enseignes, telles qu'Habitat, Fly et Alina, ne
    souhaitent pas s'exprimer sur la question. Pour sa part, la Fdration
    franaise du ngoce de l'ameublement et de l'quipement de la maison
    (Fnaem) dit ne pas avoir de donnes  ce sujet. Pour les petites
    structures situes en centre-ville, le calcul est vite fait : "Ouvrir
    le dimanche ncessiterait d'embaucher quelqu'un alors que je ne suis
    pas sre que cela nous amne beaucoup de clientle", estime Pascale
    Poujol, responsable d'un magasin Cinna  Paris.
 
    Une chose est acquise : les distributeurs dj ouverts tous les
    dimanches en Ile-de-France, comme Ikea et Conforama, vont le rester.
    Ces deux enseignes avaient t condamnes  des astreintes pour avoir
    viol les rgles sur le repos dominical. Grce  la loi Chatel, elles
    ne feront plus l'objet de telles poursuites et pourront dsormais
    travailler "sereinement", selon la formule d'une porte-parole d'Ikea.
 
    Les deux gants de l'ameublement souhaitent-ils que leurs magasins en
    province soient galement ouverts le dimanche ? "Ce n'est pas prvu
    pour le moment", indique Conforama. "Il n'y a pas urgence", renchrit
    une reprsentante d'Ikea. Mais la donne pourrait changer avec le projet
    de loi sur "la modernisation de la vie conomique". Prsent, en
    principe, au printemps par la ministre des finances, Christine Lagarde,
    ce texte doit traiter la question du travail dominical.
 
<article-nb="2008/01/06/19-4">
<filnamedate="20080106"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080106"><AAMMJJHH="2008010619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4">  Le concept d&#38;#39;offre valable d&#38;#39;emploi (OVE) existe dj dans le code du travail franais, mais est interprt diffremment par syndicats et patronat.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4">      E n proposant de sanctionner les chmeurs qui refuseraient "deux offres
    d'emploi acceptables", Nicolas Sarkozy tablit le lien entre les "500
    000 offres d'emploi" non pourvues et la lgitimit du refus par le
    demandeur d'emploi d'une offre.
 
    Les syndicats et les associations de chmeurs ont vivement ragi  ces
    propos. La CGT note le passage du concept d'offre valable d'emploi
    (OVE)  offre "acceptable" et indique que "cela concourt  obliger les
    chmeurs  accepter des offres d'emploi en dessous de leur niveau de
    qualification, assorties d'une baisse de rmunration et de contraintes
    gographiques incompatibles avec la vie familiale". La CGT avait
    rclam, lors de la ngociation de la dernire convention
    d'assurance-chmage en novembre 2005, une dfinition plus prcise de
    l'OVE.
 
 
    Ce concept existe dj dans le code du travail franais, mais il reste
    interprtable. Selon l'article L. 311-5, "sont radis" ceux qui
    refusent un emploi, "quelle que soit la dure du contrat de travail
    offert, compatible avec leur spcialit ou leur formation, leurs
    possibilits de mobilit gographique compte tenu de leur situation
    personnelle et familiale (...) et rtribu  un taux de salaire
    normalement pratiqu dans la profession et la rgion".
 
    NOMBRE INFIME DE SANCTIONS
 
    Pour Annie Thomas, la prsidente (CFDT) de l'Unedic, "les possibilits
    de sanction existent dj au premier refus, le problme n'est donc pas
    l : aujourd'hui, l'ANPE est dans l'incapacit de proposer deux offres
    d'emploi en adquation avec les 2 millions de chmeurs".
 
    L'ANPE confirme que le nombre des sanctions pour refus d'offre est
    infime : 13 672 sur un total de 563 680 radiations, de janvier 
    novembre 2007, soit 2,4 %. Dans la ngociation sur la modernisation du
    march du travail, le Medef a propos d'intgrer "l'anciennet dans le
    chmage" dans la dfinition de l'offre valable. Plus le chmage se
    prolongerait et plus les critres de l'emploi acceptable
    s'estomperaient.
 
    Cette "dgressivit" de l'emploi valable, "acceptable", "convenable" ou
    "appropri" est pratique dans six des onze pays tudis par l'Unedic
    en juillet 2007 (Allemagne, Belgique, Espagne, Royaume-Uni, Irlande,
    Luxembourg). Seul le Danemark a abandonn la rfrence  cette notion
    en 2003 et tout chmeur indemnis est tenu "d'accepter tout emploi qui
    lui est propos".
 
    Dans la plupart des pays, les critres sont assez prcis. En Italie, le
    montant du salaire acceptable ne peut tre infrieur de plus de 10 % au
    salaire antrieur. En Espagne, le temps de trajet ne peut excder 25 %
    du temps de travail journalier ou les frais de transport excder 20 %
    du salaire mensuel.
 
    L'OVE reste  prciser en France. Dans la dernire convention de
    l'Unedic du 18 janvier 2006, les partenaires sociaux ont introduit une
    nouveaut : un allocataire de plus de 50 ans ou indemnis depuis plus
    de douze mois qui accepte un emploi dont le salaire est infrieur "d'au
    moins 15 %  30 % de son salaire journalier de rfrence" reoit une
    aide "destine  compenser la baisse de rmunration". L'Unedic indique
    avoir dpens 18,2 millions d'euros pour cette "aide diffrentielle de
    reclassement".
 
