<FILE-date="2008/01/06/19">
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<filnamedate="20080106"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080106"><AAMMJJHH="2008010619">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2">  Aucune victime ni graves dgts n&#38;#39;ont t signals aprs le tremblement de terre qui s&#38;#39;est produit dimanche matin, atteignant une magnitude de  6,5 sur l&#38;#39;chelle ouverte de Richter.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-2">      U ne forte secousse tellurique, d'une magnitude de 6,5 sur l'chelle
    ouverte de Richter, a t enregistre dimanche matin 6 janvier dans le
    sud de la Grce,  7 h 14 (6 h 14  Paris). Ressentie  Athnes et sa
    rgion, elle a rveill des habitants qui sont sortis de leurs maisons.
 
    Mais une heure aprs, aucune victime ou grave dgt n'avaient t
    signals, selon une source policire. L'Institut godynamique de
    l'Observatoire d'Athnes a dress le mme bilan.
 
 
    L'picentre du tremblement de terre est situ prs la commune de
    Lonidio, dans le sud-est de Ploponse,  150 km d'Athnes. "Le sisme
    a eu lieu dans une profondeur de plus de 70 km, et c'est pour cette
    raison que nous n'avons pas eu de victimes", a indiqu le sismologue de
    l'Observatoire d'Athnes, Yannis Drakatos.
 
<article-nb="2008/01/06/19-3">
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3">  L&#38;#39;universit a fait savoir  trois candidats qu&#38;#39;ils ne pourraient tre inscrits, mme si l&#38;#39;un d&#38;#39;eux avait dj dcroch une bourse, et pourrait dcrter une interdiction gnrale pour tous les tudiants venus d&#38;#39;Iran.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3">      L es universits nerlandaises s'inquitent de la prsence en leur sein
    d'tudiants iraniens qui pourraient s'initier aux techniques du
    nuclaire. L'une d'entre elles, au moins, l'universit technique
    publique de Twente-Enschede, a fait savoir par courrier  trois
    candidats qu'ils ne pourraient tre inscrits, mme si l'un d'eux avait
    dj dcroch une bourse. Le mme tablissement pourrait dcrter une
    interdiction gnrale pour tous les tudiants venus d'Iran.
 
 
    L'universit publique technique d'Eindhoven aurait pris des dcisions
    semblables mais nie "refuser d'accueillir des tudiants". L'Institut de
    physique nuclaire de l'universit de Groningue a dj annul une
    inscription lors de la rentre 2006-2007. A Amsterdam, une liste en
    cours d'laboration, reprenant le nom de tous les tudiants iraniens, a
    finalement t bloque par la direction.
 
    FAIRE PREUVE DE "RETENUE"
 
    Les tablissements expliquent que ce sont les pouvoirs publics qui les
    forcent  respecter de nouvelles rgles. Les universits, les coles
    suprieures et les centres de recherche ont t invits, en septembre
    2007,  faire preuve de "retenue" dans l'accueil de jeunes Iraniens.
    Mardi 2 janvier, les responsables des dpartements des affaires
    trangres et de l'ducation nuanaient. Ils voquaient une simple
    "information" relative, notamment,  la rsolution 1 737 vote par les
    Nations unies en dcembre 2006. Ce texte attirait l'attention des Etats
    sur la ncessit de ne pas faciliter l'acquisition des techniques
    nuclaires par le rgime de Thran.
 
    Les ministres concerns soulignent qu'ils voulaient seulement poser
    aux responsables de l'enseignement suprieur "des questions sur la
    ncessit de mesures ventuelles". L'interprtation n'est pas la mme 
    Twente. On y souligne que les ministres rclament des "garanties" que
    les Iraniens ne peuvent acqurir de connaissances dans le domaine
    nuclaire. Incapable de les fournir, l'universit se dit "oblige
    jusqu' nouvel ordre" de refuser des candidats.
 
    "Les tudiants ont le droit de suivre en toute libert les
    enseignements proposs. Nous ne pouvons en outre contrler quelle
    formation prcise ils reoivent", a expliqu Menno van Duuren, de
    l'universit de Twente.
 
    Les tablissements doivent, en principe, prsenter les mesures qu'ils
    appliquent aux services de l'immigration et de la naturalisation (IND),
    qui dcident en dernier recours d'octroyer ou non les visas.
 
    Le Parti socialiste (SP), principale force d'opposition de gauche au
    gouvernement de Jan Peter Balkenende, estime qu'on "tire au canon sur
    une mouche". "Aucune universit ne dispense une formation sur le thme
    "comment puis-je fabriquer ma bombe ?"", raille le dput Harry van
    Bommel. Il souligne que ces connaissances peuvent tre acquises plus
    facilement via Internet que sur les bancs d'un amphi.
 
<article-nb="2008/01/06/19-4">
<filnamedate="20080106"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080106"><AAMMJJHH="2008010619">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4">  La mairie de Neuklln, quartier populaire de Berlin, a impos cette mesure controverse  treize coles pour contenir la progression des violences corporelles.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4">      C 'est l'heure de la rcration  l'cole primaire Karl-Weise de
    Neuklln, un quartier berlinois populaire compos d'une importante
    population d'origine trangre. Les enfants s'lancent dans le prau en
    poussant des cris de joie.
 
    Parmi la foule des coliers, on distingue deux hommes vtus d'un
    uniforme bleu fonc. Il s'agit de deux agents de scurit employs par
    l'entreprise Germania et chargs d'une mission de surveillance dans
    l'tablissement scolaire depuis le 10 dcembre 2007. Ce projet est
    test par douze autres coles du quartier et doit durer jusqu' l't
    2008. La mairie de Neuklln a impos cette mesure malgr l'opposition
    du Snat de la ville. "Des units paramilitaires ne sont pas la bonne
    voie", a critiqu Ehrhart Krting (SPD), le snateur charg des
    affaires intrieures. "Ce pas est incontournable, sinon nous ne
    pourrons plus garantir aux parents la protection et la scurit de
    leurs enfants", a rtorqu Heinz Buschkowsky (SPD), le maire du
    quartier. Au cours de l'anne scolaire 2006-2007, les coles de
    Neuklln ont signal 139 cas de violences corporelles.
 
 
 
 
           CHIFFRES
 
 
 
    Neuklln : 147 832 habitants, dont 51 709 trangers. Taux de chmage :
    23,1 %. Selon une tude publie par le snat de Berlin en dcembre
    2006, les actes de violences dclars par les tablissements ont fait
    un bond de 76 % au cours de l'anne scolaire 2005-2006. Neuklln est
    concern au premier plan par ces agressions en milieu scolaire.
 
    Selon les statistiques de la police berlinoise, la dlinquance juvnile
    en groupe a augment de 8,4 % en 2006  Berlin.
 
                                                              
 
 
 
    "La police intervient seulement aprs les faits, nous voulions ces
    agents pour agir prventivement", explique Klaus Hartung, le directeur
    de cette cole g de 63 ans. Les difficults du collge Rtli, situ
    dans le mme quartier, l'ont pouss  prendre cette dcision, comme
    plusieurs de ses collgues des douze autres tablissements concerns.
    En mars 2006, les enseignants de Karl-Weise avaient lanc un appel
    dsespr  la mairie face  la multiplication des violences au sein de
    l'cole.
 
    Ici, le problme ne vient pas tant de l'intrieur que de l'extrieur.
    L'tablissement, install dans un immeuble en brique rouge de la fin du
    XIX^e sicle, scolarise 370 enfants gs de 6  13 ans dont les deux
    tiers parlent une langue maternelle autre que l'allemand. Il y a certes
    quelques cas d'absentisme, des tentatives de racket et parfois
    quelques insultes  l'encontre du personnel enseignant. Le danger vient
    surtout d'anciens lves qui viennent rder  proximit de
    l'tablissement, s'y introduisent et provoquent des conflits.
 
    Le 13 dcembre, un incident a eu lieu devant l'entre de l'cole. Une
    enseignante qui rentrait avec sa classe de CM2 a t agresse par deux
    anciens lves. L'un d'eux a secou l'institutrice et l'a insulte
    jusqu' ce que les agents de scurit interviennent et appellent la
    police. "Cet vnement permettra peut-tre de mieux lgitimer la
    prsence de ces agents", espre le directeur de l'cole.
 
    A l'origine, son ide a rencontr une forte opposition parmi les
    enseignants et les parents d'lves. Mme si le personnel enseignant a
    fini par donner son accord, les avis restent partags dans la salle de
    runion des professeurs. "Ce devrait tre  l'Etat de protger les
    coles, et non pas  une entreprise prive", commente l'un d'entre eux,
    responsable d'une classe de sixime. Pour sa collgue Catherine, une
    institutrice ge de 46 ans qui refuse donner son nom, "on n'a rien 
    perdre  tenter cette exprience".
 
    Les parents d'lves ont fini par temporiser. "Je leur ai assur qu'il
    ne s'agissait pas de contrler leurs enfants", explique M. Hartung.
    Quant aux enfants, ils ne semblent pas pour l'instant s'mouvoir de la
    prsence de ces agents. "Mes lves ne m'en ont pas encore parl",
    affirme Catherine.
 
    Avant d'arriver dans l'cole, les deux agents, qui refusent de
    commenter leur mission, ont suivi une formation d'une semaine pour
    grer les conflits. Leur rle demande encore  tre prcis. D'aprs le
    directeur, ils doivent intervenir en cas de bagarre dans l'cole ou
    s'assurer qu'un inconnu ne s'est pas gliss sous le prau. En mme
    temps, le corps enseignant ne doit pas, selon lui, transfrer sa
    responsabilit de surveillance sur les agents. "Nous nous trouvons
    encore dans une zone grise", reconnat Klaus Hartung. Selon Catherine,
    "les agents se montrent pour l'instant professionnels et discrets". "Je
    remettrai peut-tre en cause le bien-fond de cette exprience si les
    lves commencent  me dire qu'ils ne peuvent plus faire un pas sans
    que quelqu'un regarde par-dessus leur paule", souligne M. Hartung.
 
 
