<FILE-date="2008/01/06/19">
<article-nb="2008/01/06/19-1">
<article-nb="2008/01/06/19-2">
<filnamedate="20080106"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080106"><AAMMJJHH="2008010619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2">  Pour la premire fois depuis la mort de l&#38;#39;opposante, le gouvernement pakistanais a reconnu qu&#38;#39;elle a pu tre atteinte d&#38;#39;une balle dans la tte. Le parti de Mme Bhutto dnonce ces tergiversations et exige une enqute sous l&#38;#39;gide de l&#38;#39;ONU.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2">      L a polmique sur les causes et les circonstances prcises de la mort
    de Benazir Bhutto, assassine le 27 dcembre prs d'Islamabad, a t
    relance, samedi 5 janvier, aprs que le prsident pakistanais, Pervez
    Musharraf, a reconnu que l'opposante avait pu tre  atteinte d'une
    balle dans la tte tire par un inconnu. Jusqu'ici, le gouvernement
    avait soutenu que M^me Bhutto tait morte d'une   fracture du crne.
 
 
 
 
           Washington considrerait un dploiement de la
    CIA au Pakistan
 
 
 
    Pour contrer l'influence croissante d'Al-Qaida au Pakistan,
    l'administration amricaine tudierait une possible intensification des
      oprations clandestines de la CIA et de l'arme dans le pays, selon
    le   New York Times. Le quotidien, qui cite de hauts responsables
    gouvernementaux, prcise qu'aucune dcision n'a encore t prise, mais
    que les sujets en discussion comprennent notamment une collaboration
    entre la CIA et le commandement des Oprations spciales de l'arme.
 
    Toujours selon le NYT, plusieurs membres de l'administration ont
    expliqu que la menace pesant sur le prsident pakistanais Pervez
    Musharraf tait dsormais si leve que le feu vert d'Islamabad  une
    intervention accrue des forces spciales amricaines tait pratiquement
    acquis. "Aprs des annes de priorit accorde  l'Afghanistan, nous
    pensons   que les extrmistes entrevoient dsormais la chance de
    dcrocher le   gros lot en crant le chaos au Pakistan", a confi un
    haut responsable amricain. Aucun commentaire n'a pu tre obtenu de la
    part de la Maison Blanche, de la CIA  Langley ou du Pentagone. (Avec
    Reuters)
 
 
                                                              
 
 
 
    Interrog par la chane amricaine CBS, M. Musharraf a galement
    affirm que M^me Bhutto tait la seule responsable de l'attaque qui lui
    a cot la vie, car elle s'tait expos inutilement aprs un meeting
    politique  Rawalpindi, prs de la capitale pakistanaise. "Pour s'tre
    leve hors de la voiture, je pense qu'elle est la seule   responsable.
    Personne d'autre. La responsabilit est la sienne", a-t-il soulign.
 
    Le ministre de l'intrieur, qui avait jusqu'ici assur que Benazir
    Bhutto tait morte aprs que son crne ait heurt la poigne du toit de
    sa voiture, a concd, dimanche, qu'il existait plusieurs thories sur
    l'assassinat. "Les recherches se poursuivent et nous rendrons publiques
    leurs conclusions", a fait savoir le porte-parole du ministre, Javed
    Cheema.
 
    UNE ENQUTE DE L'ONU EXIGE PAR L'OPPOSITION
    "Le rgime modifie constamment sa position. Cela attise le doute et
    le soupon et donne crdit aux exigences du Parti du peuple pakistanais
    (PPP) d'une enqute   indpendante sous les auspices de l'ONU", a
    affirm le porte-parole du parti de M^me Bhutto, Farhatullah Babar. "Il
    y a un cadavre dans le placard du gouvernement et c'est pour cela qu'il
    change sa position, a renchri Babar Awan, un cadre du PPP,   depuis le
    premier jour, nous disons qu'elle a t abattue. C'tait un   complot,
    un plan mis  excution, nous n'avons absolument aucun doute
    l-dessus", a-t-il affirm.
 
    Les mdecins qui ont tent de sauv l'ancien premier ministre 
    l'hpital de Rawalpindi avaient affirm, peu aprs sa mort, qu'elle
    avait reu deux balles. Cependant, aucune autopsie n'a pu tre
    pratique sur le corps, le mari de M^me Bhutto ayant refus cette
    possibilit.
 
    Le PPP, qui estime que des hauts responsables proches du pouvoir et des
    services de renseignement pourraient tre impliqus dans l'assassinat,
    demande depuis plus d'une semaine une enqute des Nations unies,   sur
    le modle de celle pour lucider l'assassinat de l'ex-premier ministre
      libanais, Rafiq Hariri. En attendant, la Pakistan a sollicit l'aide
    de Scotland Yard, dont cinq experts en   antiterrorisme enqutent
    depuis vendredi, sous autorit pakistanaise.   Ils ont examin,
    dimanche, la voiture de Mme Bhutto, aprs avoir inspect   les lieux du
    crime.
 
    Les partisans de l'ancien premier ministre estiment que cette
    coopration britannique n'a "pas de sens" puisque "Scotland Yard ne
    sera pas autoris  interroger ceux que nous souponnons", selon
    Farhatullah Babar.
 
 
<article-nb="2008/01/06/19-3">
<filnamedate="20080106"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080106"><AAMMJJHH="2008010619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3">  Alors que plus de 100 000 tonnes d&#38;#39;ordures se sont accumules dans la ville et sa rgion depuis dcembre, le gouvernement italien se runira, lundi, pour rgler &#38;#34;dfinitivement&#38;#34; un problme qui dure depuis 1994.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3">      A lors que plus de 100 000 tonnes d'ordures se sont accumuls dans les
    rues de Naples et de sa rgion, le prsident de la Rpublique
    italienne, Giorgio Napolitano, a qualifi la situation de "tragdie des
    dchets", dimanche 6 janvier, promettant que le gouvernement s'engagera
    pour rgler le problme. Naples et sa priphrie sont rgulirement
    envahies par les ordures, en raison notamment de l'insuffisance des
    centres de  retraitement.
 
 
    M. Napolitano, originaire de Naples, a indiqu qu'une premire runion
    du gouvernement est prvue, lundi. Romano Prodi a affirm vouloir
    rgler "dfinitivement"   ce problme qui dure depuis 1994. Depuis
    cette date, l'Etat italien a dpens deux milliards d'euros et   nomm
    8 commissaires ad hoc qui se sont succd pour rgler la crise   sans
    que la situation ne s'amliore.
 
    "Le problme des ordures est une offense  la dignit humaine, qui
    blesse gravement notre territoire et entrave le dveloppement
    conomique", a soulign Mgr Gennaro Pascarella, vque de   Pozzuoli,
    une ville  l'ouest de Naples. Les ordures ne sont plus ramasses 
    Naples depuis le 21 dcembre par manque de place dans les centres de
    retraitement.
 
    "LES ORDURES, C'EST DE L'OR"
 
    "On ne peut pas simplement rgler ce problme en rouvrant une
    dcharge", a estim Mgr Giuseppe Cipolletta lors d'une messe organise
    devant la dcharge de Pianura,  l'ouest de Naples. Des manifestants
    refusent la rouverture de celle-ci, prvue par les autorits, et y
    bloquent depuis plusieurs jours. Au cours du week-end, quatre bus ont
    t incendis et des affrontements avec des forces de l'ordre ont eu
    lieu.
 
    La population refuse que la dcharge, ferme depuis 1996 et qui se
    trouve  prs de 200 mtres des premires habitations, soit rouverte
    malgr le fait que le premier incinrateur de la rgion n'entrera en
    service qu'en 2009 et les trois dcharges rouvertes en mai sont
    pleines.
    Le manque de centres de retraitement s'explique galement par
    l'infiltration de la Camorra, la mafia locale, qui a provoqu la
    fermeture de plusieurs d'entre eux par la justice. "La Camorra a tout
    intrt aux protestations actuelles et au maintien de la situation
    d'urgence qui lui rapporte de l'argent", a estim le chef du pool
    anti-Camorra, le magistrat Franco Roberti, rappelant dans une interview
    dimanche  La Repubblica les paroles d'un boss : "les ordures, c'est de
    l'or".
 
    Malgr les accumulations d'ordures et la toxicit ambiante, le
    gouvernement italien a ordonn la rouverture de toutes les coles de
    la rgion. Plusieurs responsables locaux avaient laiss entendre que
    les vacances scolaires, qui se terminent dimanche, pourraient tre
    prolonges pour des raisons sanitaires.
 
<article-nb="2008/01/06/19-4">
<filnamedate="20080106"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080106"><AAMMJJHH="2008010619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4">  Adopt par les 22 membres de l&#38;#39;organisation panarabe, le plan prvoit l&#38;#39;lection du prsident, la formation d&#38;#39;un gouvernement d&#38;#39;union nationale et la mise au point d&#38;#39;une nouvelle loi lectorale. Amr Moussa, secrtaire gnral de la Ligue, se rendra  Beyrouth avant mercredi.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4">      A l'issue d'une runion des ministres des affaires trangres des 22
    pays de la Ligue arabe, samedi 5 janvier, le secrtaire gnral de
    l'organisation panarabe, Amr Moussa, a annonc qu'il se rendrait au
    Liban sous 48 heures afin de prsenter un plan arabe demandant
    l'lection immdiate du chef de l'arme Michel Sleimane  la prsidence
    du pays. Le Liban, qui se trouve sans prsident depuis le 24 novembre,
    tentera de choisir un nouveau chef de l'Etat le 12 janvier, aprs onze
    reports.
 
 
    La Ligue arabe prvoit un plan de travail en trois tapes pour aider le
    Liban  sortir de l'impasse. Outre l'lection du prsident, la
    formation   d'un gouvernement d'union nationale et la mise au point
    d'une nouvelle   loi lectorale sont galement prvues. Les ministres
    arabes ont appel " un accord immdiat pour la   formation d'un
    gouvernement d'union nationale de faon  ce qu'aucune   partie n'aie
    la possibilit de faire adopter une dcision ou de la   bloquer", a
    prcis M. Moussa, prcisant que "le prsident de la Rpublique
    possdera seul la possibilit de peser pour ou contre les dcisions du
    gouvernement".
 
    "IMPATIENTS DE TOURNER UNE NOUVELLE PAGE"
    A Beyrouth, l'initiative de la Ligue arabe a t favorablement
    accueilli par les diffrentes factions politiques. "Nous sommes
    impatients de tourner une nouvelle page et de nous   appuyer sur la
    feuille de route arabe pour lire le gnral Michel   Sleimane  la
    prsidence", a dclar le chef de la majorit parlementaire, Saad
    Hariri. Le prsident du Parlement et tnor de l'opposition, Nabih
    Berri, a galement salu ce projet car "il   appelle  l'lection
    rapide de M. Sleimane sans complication et  un   gouvernement d'union
    nationale o les prises de dcisions   n'appartiendront pas plus  un
    camp qu'un autre".  Mohamad Raad, dput du mouvement chiite Hezbollah,
    a renchri : "nous attendons avec impatience une mise en oeuvre
    positive des dcisions des ministres arabes".
 
    Si la candidature de M. Sleimane ne fait plus de doute, les deux camps
    taient toujours diviss  propos d'un amendement ncessaire  son
    lection, la Constitution exigeant des   hauts-fonctionnaires qu'ils
    dmissionnent deux ans avant de se   prsenter  la prsidentielle.
    L'opposition rclamait galement que soit discute la composition du
    prochain gouvernement avant que le Parlement ne procde  l'lection du
      chef de l'Etat, ce que refusait la majorit.
 
<article-nb="2008/01/06/19-5">
<filnamedate="20080106"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080106"><AAMMJJHH="2008010619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5">  Toulouse est devenu le troisime club de Ligue 1 a tre limin par une quipe de niveau infrieur,  l&#38;#39;occasion des 32e de finale de la Coupe de France, dimanche.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5">      A prs Lens et Caen, limins respectivement par Niort et Sedan,
    Toulouse est devenu le troisime club de Ligue 1 a tre limin par une
    quipe de niveau infrieur,  l'occasion des 32e de finale de la Coupe
    de France, dimanche 6 janvier. Les Toulousains ont chut (2-1) 
    domicile contre le Paris FC, quipe de National.
 
 
    Tenant du titre, Sochaux s'est en revanche dbarrass de Maubeuge
    (division d'honneur) grce  un doubl de Moumouni Dagano (2-0) pour le
    premier match de Francis Gillot aux commandes du club, actuellement
    avant-dernier de Ligue 1.
 
    Autres club en difficult, Rennes a mis fin  une srie de 11 matches
    sans victoire en s'imposant 3-0  Martigues, club de National. Les
    Bretons ont ouvert la marque  la demi-heure de jeu par Sylvain
    Wiltord, avant des buts de Jimmy Briand, d'une reprise de vole
    acrobatique, et de Fabien Lemoine, attaquant form au club, en deuxime
    priode. Il s'agit du premier succs de Rennes depuis l'arrive de Guy
    Lacombe au poste d'entraneur le 17 dcembre.
 
<article-nb="2008/01/06/19-6">
<filnamedate="20080106"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080106"><AAMMJJHH="2008010619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6">  Areva poursuit sa stratgie de partenariats cibls, comme pour montrer que la fusion avec Alstom, tudie par le gouvernement, n&#38;#39;est pas &#38;#34;la&#38;#34; solution.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6">      A nne Lauvergeon, prsidente du directoire d'Areva, poursuit sa
    stratgie de partenariats cibls, comme pour montrer que la fusion avec
    Alstom (turbines et trains), tudie par le gouvernement, n'est pas
    "la" solution. Le numro un mondial du nuclaire a confirm, vendredi 4
    janvier, les informations du site Internet de Challenges sur ses
    discussions avec Vinci, leader mondial de la construction. Sans les
    prsenter, toutefois, comme un contre-feu aux prtentions de Bouygues
    (actionnaire d'Alstom  30 %) sur Areva.
 
 
    "Le capital d'Areva appartient  l'Etat, il fera ce qu'il veut,
    souligne le porte-parole du groupe nuclaire. Des accords existent dj
    avec Bouygues ou l'amricain Bechtel". "On a toujours plaid pour des
    partenariats  la carte. Avec Vinci, on ajouterait juste une carte dans
    le jeu", prcise-t-il en dmentant tout accord d'exclusivit avec ce
    groupe.
 
    Il n'en reste pas moins que depuis plus d'un an, son concurrent
    Bouygues veut entrer dans le secteur nuclaire, et qu'une fusion
    Areva-Alstom lui ouvrirait ce nouveau mtier. Le PDG d'Alstom milite
    aussi pour la cration d'un nouveau "champion franais de l'nergie".
    "La France a russi  le faire dans d'autres domaines, proches des
    ntres, Total-Elf, Gaz de France-Suez, rappelle Patrick Kron. Pourquoi
    ne pas le faire dans le domaine de la gnration d'lectricit ?"
 
    Le gouvernement n'a toujours pas arrt sa position. Pour soutenir la
    politique de dveloppement d'Areva, il peut se contenter d'ouvrir et
    d'augmenter son capital, dont l'Etat dtient l'essentiel  travers le
    Commissariat  l'nergie atomique. Les patrons d'Alstom, d'Areva et de
    Bouygues devraient tre reus au ministre de l'conomie dans les
    prochaines semaines.
 
    DES DIZAINES DE CHANTIERS
 
    M^me Lauvergeon s'opposera une fois de plus  toute fusion avec Alstom
    et dfendra l'autonomie d'un groupe qu'elle dirige depuis sa cration
    en 2001. A ses yeux, une entreprise intgre proposant racteurs
    nuclaires, turbines et gnie civil n'a pas d'intrt sur un march o
    les appels d'offres sont spars et o des partenariats avec des
    socits locales sont souvent une obligation.
 
    Vinci pourrait faire des offres communes avec Areva, notamment dans des
    pays ne disposant pas de l'expertise du leader mondial du BTP (Europe
    de l'Est, monde arabe). Des dizaines de gros chantiers de centrales
    vont s'ouvrir au cours de la dcennie 2010 : Etats-Unis, Inde, Chine,
    Grande-Bretagne, pays arabes, Afrique du Sud, Amrique latine... Vinci
    veut tre plus prsent sur ce march, o Bouygues travaille dj avec
    EDF, notamment pour le racteur de troisime gnration EPR de
    Flamanville (Manche).
 
    Vinci n'est pas un nouveau venu dans le nuclaire puisqu'il a particip
     la construction de plus de la moiti des 19 centrales franaises.
    Freyssinet, sa filiale spcialise dans les mtiers de gnie civil de
    haute technicit, a rachet en mai 2007 la socit britannique Nukem,
    qui participe au dmantlement des centrales outre-Manche. Or la vente
    d'EPR  la Grande-Bretagne est une des priorits d'Areva.
 
<article-nb="2008/01/06/19-7">
<filnamedate="20080106"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080106"><AAMMJJHH="2008010619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7">  En prsence de reprsentants gouvernementaux et internationaux, de groupes armes et de membres de la socit civile, une confrence visant  mettre un terme aux affrontement au Nord-Kivu s&#38;#39;est ouverte, dimanche.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7">      U ne confrence pour mettre un terme aux conflits dans les provinces du
    Nord-Kivu et du  Sud-Kivu en Rpublique dmocratique du Congo (RDC)
    s'est ouverte, dimanche 6 fvrier,  Goma, en prsence de reprsentants
    gouvernementaux et internationaux, de groupes armes et de membres de
    la socit civile. Au total, 600 personnes participent  cette runion,
    organise par le prsident Joseph Kabila. Depuis aot 2007, les
    violents affrontements entre l'arme, les rebelles du gnral dchu
    Laurent Nkunda et les rebelles rwandais ont provoqu le dplacement de
    prs de 800 000 personnes dans cette province.
    "C'est la premire fois dans l'histoire de notre pays que les frres
    et soeurs de ces deux provinces se runissent avec pour seul et unique
      objectif la recherche de la paix, de la scurit et du
    dveloppement",   a dclar lors de la crmonie d'ouverture le
    ministre de l'intrieur,   Denis Kalume, reprsentant spcial de M.
    Kabila, qui n'avait pas fait le dplacement.
 
 
    M. Kalume a demand  tous les groupes arms nationaux de "dposer
    les armes et d'opter soit pour l'intgration dans les forces publiques
      soit pour la participation au programme de dsarmement,
    dmobilisation   et la rinsertion", rappelant aux groupes arms
    trangers, notamment les Forces dmocratiques pour la libration du
    Rwanda (FDLR), la ncessit de s'inscrire au   programme de dsarmement
    volontaire afin de permettre leur rapatriement   "sous la protection de
    la communaut internationale".
 
    LA SOCIT CIVILE SUSPEND SA PARTICIPATION
      Juste aprs la crmonie d'ouverture, la socit civile a annonc la
      suspension de sa participation au motif que la composition des
    instances dirigeantes de ces assises est "totalement dsquilibre et
    montre que les rsultats ne seront pas  l'avantage des Congolais". De
    son ct, la Confrence piscopale nationale du Congo (Cenco) a mis en
    garde contre la "balkanisation" du pays et recommand aux participants
    "de ne point droger sur les acquis importants" notamment la
    Constitution du pays qui "a rsolu le problme de la nationalit".
 
    Sraphin Mirindi, porte-parole militaire du Congrs national pour la
    dfense du peuple (CNDP), parti du gnral Nkunda, a jug que la tenue
    de   cette runion tait positive, mais a rappel que la paix ne sera
     obtenue que "si l'on tenait compte de nos revendications".
 
    L'ONU, qui a qualifi la crise au Nord-Kivu de "pas moins importante
    que celle du Darfour", craint une "exacerbation de la connotation
    ethnique du conflit", qui trouve ses racines dans le gnocide rwandais
    de 1994. Laurent Nkunda se pose en dfenseur des Tutsis congolais,
    contre les   anciens gnocidaires hutus du FDLR, qui ont trouv refuge
    en RDC aprs   l'accession au pouvoir  Kigali du Front patriotique
    rwandais, compos   d'exils tutsis. Le gnral rebelle accuse l'arme
    congolaise de   soutenir les FDLR, tandis que Kinshasa le souponne
    d'tre arm et   financ par Kigali.
 
<article-nb="2008/01/06/19-8">
<filnamedate="20080106"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080106"><AAMMJJHH="2008010619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8">  John Kufuor se rendra &#38;#34;dans les deux prochains jours&#38;#34; au Kenya, a indiqu dimanche Gordon Brown. L&#38;#39;opposition continue de rejeter la proposition de coalition du prsident.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8">      L e prsident en exercice de l'Union africaine (UA) et prsident du
    Ghana, John Kufuor, va se rendre " dans les deux prochains jours" au
    Kenya pour servir de mdiateur dans la crise politique, a indiqu
    dimanche 6 janvier Gordon Brown. "Je pense qu'il y a une chance de
    rconciliation", a ajout le premier ministre britannique sur la chane
    BBC1, voquant"un important travail ralis en coulisses" depuis le
    dbut des troubles qui ont suivi la rlection conteste de Mwai Kibaki
     la tte du pays, le 27 dcembre.
 
 
    Le dpart de M. Kufuor au Kenya a t annonc samedi, sans prcision de
    date, par la diplomatie ghanenne. Cette mdiation tait attendue pour
    le dbut de la semaine, mais avait t annule : le prsident knyan
    aurait peu apprci que l'annonce en soit faite par la Grande-Bretagne,
    l'ancienne puissance coloniale avec laquelle les relations se sont
    refroidies. Entretemps, Washington a envoy une mdiatrice, la
    secrtaire d'Etat adjointe aux affaires africaines, Jendayi Frazer.
 
    C'est  l'issue d'un entretien avec M^me Frazer samedi que Mwai Kibaki
    a propos de former un gouvernement d'union nationale. Mais le chef de
    l'opposition Raila Odinga a rpondu qu'il ne pouvait discuter avec le
    prsident que sur la "base de son ancien mandat" et sous les auspices
    d'un mdiateur international. "La solution de Kibaki  ce problme ne
    nous intresse pas. Il n'a rien  offrir parce qu'il n'a pas gagn ces
    lections", a-t-il rpt dimanche, dnonant "une insulte au peuple
    knyan".
 
    URGENCE HUMANITAIRE
 
    Interrog sur la possibilit d'une nouvelle lection au Kenya -
    demande sans succs par l'opposition knyane -, M. Brown a estim que
    cette question devait tre voque lors des discussions avec le
    mdiateur. Le premier ministre britannique a souhait que les deux
    camps examinent l'ide d'une nouvelle Constitution.
 
    Les violences, qui fait au moins 361 morts et entran le dplacement
    de 250 000 personnes, se sont calmes. Mais les populations touches
    ont besoin d'aide, particulirement dans la valle du Rift (ouest), o
    100 000 personnes relvent de l'urgence humanitaire, selon l'ONU. "Les
    stocks de nourriture et d'eau potable atteignent un niveau
    dangereusement bas, particulirement dans et autour de Kisumu", bastion
    de M. Odinga et ville la plus touche par les violences, a indiqu le
    directeur pour le Kenya de l'ONG Merlin, Wubeshet Woldermariam.Or
    quasiment tout acheminement de nourriture est "gel depuis plusieurs
    jours dans l'ouest du Kenya en   raison de l'inscurit", a soulign le
    Programme alimentaire mondial, rappelant que la crise touche aussi
    l'Ouganda, l'est de la   Rpublique dmocratique du Congo et le sud du
    Soudan. Le   gouvernement knyan a ordonn  l'arme d'escorter les
    convois d'aide pour les   protger d'ventuelles attaques. Le Fonds des
    Nations unies pour l'enfance (Unicef) a soulign que nombre d'hpitaux
    avaient besoin de matriel mdical pour traiter les nombreux blesss.
 
<article-nb="2008/01/06/19-9">
<filnamedate="20080106"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080106"><AAMMJJHH="2008010619">
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