<FILE-date="2008/01/05/19">
<article-nb="2008/01/05/19-1">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-1">  Sacre capitale culturelle de l&#38;#39;Europe en 2008, la ville des Beatles et du foot renat. Visite guide.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-1">      T oute la ville en parle. Entre excitation et nostalgie, les Scousers
    (habitants de Liverpool) attendent le grand retour de deux enfants du
    coin. Ringo Starr ouvrira le bal le 11 janvier pour fter
    l'inauguration officielle de l'Arena, gigantesque salle de spectacles
    plante prs des docks.
 
    Le 1^er juin  l'autre bout de la ville, sur la pelouse du stade
    d'Anfield, fief des Reds du Liverpool Football Club depuis 1892, ce
    sera au tour de Paul McCartney de donner un concert en hommage  la
    ville de son coeur, dsigne il y a quatre ans capitale culturelle
    europenne pour l'anne 2008.
 
 
 
 
           Accs et information
 
 
 
    Accs. Vols directs avec Easyjet de Paris et de Nice,  partir de 71
    euros l'aller-retour. Et avec Ryanair, de Carcassonne, Grenoble,
    Limoges, Nmes (www.easyjet.com, www.ryanair.com).
    Information. Office du tourisme de Grande-Bretagne,
    www.visitbritain.com/fr. L'agenda 2008 est sur Internet :
    www.liverpool08.com et www.enjoyengland.fr/liverpool08.
 
 
                                                              
 
 
       (fl-sq.gif)    Etapes et tables
 
 
 
    Etapes.
    - Malmaison, sur Princes Dock : adresse de charme, chambres design et
    bar rput,  partir de 145 livres (195 euros),
    www.malmaison-liverpool.com.
    - Parr Street Hotel : dans le btiment des clbres studios
    d'enregistrement, 12 chambres,  partir de 90 livres,
    www.parrstreet.co.uk/Hotel.html.
    - Hard Day's Night Hotel : ouverture le 1^er fvrier 2008 sur North
    John Street, btisse de 1884 amnage sur le thme des Beatles, 100
    chambres consacres  l'histoire du groupe, autour de 145 livres.
    www.harddaysnighthotel.com.
 
    Tables.
    - Alma de Cuba, dans Seel Street, dans une ancienne glise polonaise
    vieille de deux sicles, cuisine russie et stars locales, musiciens et
    footballeurs.
    - The London Carriage Works, 40 Hope Street, ouvert par Paul Askew,
    chef en vue  Liverpool, entre brasserie et gastronomie.
 
 
                                                             
 
 
       (fl-sq.gif)    Parcours rock
 
 
 
    Parcours rock.
    - Matthew Street : ce quartier central abrite les bars et le mythique
    Cavern Club qui fte ses 50 ans et o ont dbut les Beatles.
    - The Beatles Story : sur l'Albert Dock, muse consacr  l'histoire du
    groupe et aux annes 1960 (www.beatlesstory.com).
    - Magical Mystery Tour : en bus  impriale, deux heures avec un
    spcialiste sur les traces des Beatles pour 30 lieux emblmatiques de
    Penny Lane  Strawberry Fields (www.cavern-liverpool.co.uk).
    - The Picket : une des salles de concert les plus connues de Liverpool
    (www.savethepicket.com).
    - Korova : concerts live 7 jours sur 7 sept, et bar-restaurant trs
    rock (www.korova-liverpool.com).
    - Barfly : programmation musicale clectique dont la clbre Chibuku
    Shake Shake Club Night (www.barflyclub.com).
    - The Magnet : bar-lounge et groupes en vogue tous les mardis soir
    (www.magnetliverpool.uk).
    - Bumper : tout nouveau club et bonne musique tendance The Killers
    (www.bumperliverpool.co.uk).
    - BabyCream : restaurant-bar situ sur Albert Dock, bonne table,
    cocktails de qualit et musique  la mode (www.babycream.co.uk).
 
 
                                                             
 
 
 
    Le dernier concert des Beatles  Liverpool date de 1965, dans la salle
    old fashion de l'Empire, sur Lime Street. Depuis, les Scarabes ont
    conquis le monde mais n'ont jamais oubli la ville de leur enfance et
    adolescence. En 1971, John Lennon dclarait : "Mon amour de New York a
    quelque chose en commun avec mon amour pour Liverpool. On retrouve dans
    ces deux villes la mme nergie positive..." Une nergie qui s'est
    manifeste sur les bords de la Mersey  travers la scne musicale. Des
    Beatles aux Dead 60's en passant par Gerry and the Pacemakers, Echo and
    the Bunnymen ou The Icicle Works, les groupes de Liverpoool ont souvent
    fait parler d'eux.
 
    Le Cavern Club dans Matthew Street, o les Beatles firent leurs dbuts
    en fvrier 1961, reste videmment un endroit de plerinage, mme si ce
    club en sous-sol a t reconstruit ( l'identique) en 1984. Mais
    d'autres endroits lis  la musique valent le dplacement comme les
    Parr Studios. Ses cinq studios d'enregistrement sont rputs pour leur
    acoustique exceptionnelle.
 
    Murs en bois dans l'un, en pierre dans l'autre, en moquette dans un
    troisime... De Deep Purple  Coldplay en passant par Echo and the
    Bunnymen ou New Order, nombreux sont les groupes clbres  y avoir
    travaill. Aujourd'hui, d'autres stars de la pop ou de musique
    classique continuent d'y venir. "La scne musicale locale a toujours
    t ouverte et vivante. L'hritage des Beatles n'est pas pesant, il est
    stimulant", explique Matt, chanteur du groupe Dead 60's et pur Scouser.
 
    Si John Lennon, qui a donn son nom  l'aroport international situ
    dans le quartier de Speke,  deux pas de sa maison natale, pouvait
    revenir  Liverpool, il retrouverait instantanment cette nergie
    positive. Et serait stupfait par les changements intervenus au bord
    des eaux souvent agites de la Mersey.
 
    Chantiers gigantesques, immeubles flambant neufs, lofts  bobos, docks
    qui aprs avoir t laisss  l'abandon sont devenus lieux de
    promenades agrables : la grande cit du nord-ouest de l'Angleterre,
    autrefois prospre puis longtemps montre du doigt pour sa violence et
    sa misre sociale, change d'image. Elue capitale europenne de la
    culture 2008, classe au Patrimoine mondial de l'Unesco en 2004, la
    ville redevient  la mode.
 
    Liverpool la grise laisse dsormais place  "Livercool", ville qui
    vient de fter son 800^e anniversaire et o il fait de nouveau bon
    vivre. O l'on trouve du travail sans trop de mal. O l'argent qui
    avait disparu, parfois au profit de la voisine et ternelle rivale
    Manchester, est de retour. Et o les amateurs de culture n'ont pas 
    attendre les festivits lies  la nomination de la ville comme
    capitale culturelle europenne pour faire le plein d'motions.
 
    Toiles de Bonnard, Degas ou Picasso  la Tate Gallery, annexe de la
    vnrable institution londonienne et installe sur Albert Dock depuis
    bientt vingt ans, passionnant Muse de l'esclavage ouvert en aot
    2007, expos photo dissmines dans plusieurs btiments du centre-ville,
    sans oublier les multiples salles de concerts, des caves rock  la
    Philarmonie, rpute pour son acoustique et chre au chef Simon Rattle,
    autre clbre Scouser, il y en a pour tous les gots. Liverpool n'est
    plus seulement la ville du foot et des Beatles. Elle est redevenue une
    ville dynamique sur le plan conomique et une place forte de la
    culture, populaire ou plus pointue.
 
    Liverpool revient de loin. De 800 000 habitants dans les annes 1950,
    elle n'en comptait plus que 477 000 en 2000. Dsindustrialisation,
    chmage massif (25 % dans certains quartiers), violences urbaines, le
    grand port du Merseyside a pris des coups. Mais  partir du milieu des
    annes 1980, la politique volontariste des responsables politiques
    allie  l'afflux de subventions europennes aident  renverser la
    tendance.
 
    De grands travaux de rnovations sont entrepris. Des centres de
    recherche scientifique viennent s'installer au bord de la Mersey. Entre
    les effets positifs de ce vaste regeneration program et l'argent
    investi dans les quipements culturels depuis 2003, Liverpool retrouve
    une image dynamique.
 
    Dtail significatif : pour la premire fois depuis prs d'un
    demi-sicle, la population du centre-ville augmente et frle dsormais
    490 000 habitants. Le taux de chmage est tomb  5,6 %, les pubs,
    restaurants et salles de spectacles ne dsemplissent pas, et les
    tudiants reviennent en masse, attirs par la qualit des
    tablissements locaux d'enseignement suprieur et par une ville o
    faire la fte n'est pas une notion floue. Pour s'en convaincre, il
    suffit de se promener le soir dans les artres pitonnes du
    centre-ville, entre Bold et Henry Street.
 
    De tous les pubs aligns cte  cte, de toutes les nombreuses botes
    (du Barfly au Korova en passant par le Bumper ou le Magnet), la musique
    dferle dans la rue. En dpit de tempratures extrieures peu
    clmentes, beaucoup de filles sont en minijupe, les garons en
    tee-shirt et l'ambiance trs chaude.
 
    "A Manchester, les prix des htels chutent le week-end. A Liverpool,
    c'est le contraire !" rsume Gary Millar, responsable des Parr Studios,
    qui, outre leurs cinq salles d'enregistrement abritent un petit htel
    avec douze chambres de charme et un resto-pub  l'ambiance chaleureuse.
 
    "Le prochain big business  Liverpool concernera l'industrie htelire.
    Il faut augmenter la capacit de 4 000  6 000 chambres", estime cet
    entrepreneur ambitieux, conscient que la ville est en train de devenir
    une destination touristique de plus en plus populaire. Mrite ? Of
    course.
 
 
<article-nb="2008/01/05/19-2">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-2">  Dans ce sud peu frquent de l&#38;#39;Amrique, la traverse se fait entre fjords abrupts et volcans de neige ternelle.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-2">      L a Patagonie chilienne est mal connue, au contraire de l'autre
    Patagonie, l'Argentine, trs  la mode. Coince entre la cordillre des
    Andes et l'ocan Pacifique, elle sduit les amateurs de grands espaces,
    de solitude et de paysages grandioses. Parfois inhospitalire et
    inquitante, elle est aussi envotante que devaient l'tre les terres
    vierges au lendemain du Big Bang.
 
 
 
 
           Carnet de route
 
 
 
    Accs. Vol quotidien direct entre Paris et Santiago du Chili par Air
    France  partir de 948 euros (tl. : 3654). De Santiago, des compagnies
    ariennes locales assurent quotidiennement plusieurs correspondances
    pour Puerto Montt (entre 110 et 145 euros).
 
    Par bateau, les croisires se font de septembre  fin avril  bord du
    Skorpios-II, qui part tous les samedis (matin) de Puerto Montt pour une
    croisire de six jours. Confortable avec plusieurs types de cabine :
    single ou suite le prix de la croisire oscille entre 690 et 1 174
    suivant la saison (chambre, consommations et repas compris), et 50 % de
    rduction pour les moins de 12 ans s'ils partagent la cabine des
    parents. La taxe portuaire d'embarquement est de 12 dollars (8,30 ). La
    compagnie Skorpios offre d'autres croisires, dont une de six jours,
    encore plus au sud de la Patagonie chilienne, de Puerto Natales
    jusqu'au glacier Pio XI.
 
    Gastronomie. Cuisine raffine, idale pour faire une cure de poissons
    et de fruits de mer, le tout arros d'excellents vins chiliens. Plat
    typique, le "curanto",  base de fruits de mer, viande de porc,
    saucisses et pommes de terre. Un peu lourd, mais efficace pour
    affronter le vent et le froid ! Ct cocktail, le traditionnel "pico
    sour".
 
    Lecture. Charles Darwin, Voyage d'un naturaliste autour du monde. Fait
     bord du navire le Beagle de 1831  1836 (d. La Dcouverte, 2006, 552
    p., 14,50 ). Antonio Pigafetta, Magellan. Le Premier Tour du monde (d.
    Tallandier, 2005, 25 ) et Le Voyage de Magellan, 1519-1522 (d.
    Chandeigne, 2007, 2 vol., 68,50 ). Romans et nouvelles de l'crivain
    chilien Francisco Coloane, qui ont t traduits en franais. Les Terres
    de dcembre (Lucien Souny ditions, 2007, 16 ), d'Olivier Page, un beau
    rcit sur la Patagonie chilienne par un rdacteur du Guide du routard.
 
    Artisanat. Castro abrite un des plus beaux marchs artisanaux du Sud
    chilien : objets en bois, cramiques, paniers de fibre vgtale,
    tissus, chandails et poupes en laine.
 
    Informations. L'ambassade du Chili en France, www.amb-chili.fr. Pour
    les croisires, www.skorpios.cl. Agence de voyage : Mer et Voyages,
    9, rue Notre-Dame-des-Victoires, 75002 Paris,
    www.mer-et-voyages.com.
 
                                                              
 
 
 
    Une des faons de la dcouvrir est de naviguer dans cette "mer
    intrieure" qui s'tend de Puerto Montt,  1 000 km au sud de Santiago
    du Chili, jusqu'au cap Horn. "C'est le royaume du vent, du froid et de
    la pluie", avertit Luis Antonio Kochifas, le capitaine du bateau
    Skorpios-II en route pour une croisire de 800 milles jusqu'aux Campos
    de Hielo Norte (Champs de glace Nord)  travers les archipels de
    Llanquihue, Chilo, Chonos et Aysn. Un labyrinthe de lacs et de canaux
    aux eaux limpides et calmes. Pas de danger pour ceux qui n'ont pas le
    pied marin. La traverse se fait entre lots sauvages, fjords abrupts,
    volcans de neige ternelle et sombres forts. Le crachin de ce bout du
    monde dcouvert en 1520 par Fernand de Magellan se rvle vivifiant.
 
    Il fait bon rver sur le pont balay par les rafales du vent austral.
    Les claircies sont nombreuses. Le ciel est alors d'un bleu cristallin.
    La mer prend une couleur turquoise digne des Carabes et les couchers
    de soleil sur la cordillre des Andes sont poustouflants. A tout
    moment, il est possible de rendre visite au capitaine dans la cabine de
    pilotage. C'est le meilleur poste d'observation. Les compagnons de
    voyage sont nombreux : phoques, dauphins, baleines bleues, plicans,
    cormorans et albatros chers  Charles Baudelaire.
 
    On comprend pourquoi le milliardaire amricain Douglas Tompkins, ancien
    businessman pris d'cologie, s'est offert le parc Pumalin, 250 000
    hectares de nature sauvage que l'on aperoit  bbord en traversant le
    golfe d'Ancud. Un achat qui a suscit une violente polmique au Chili,
    certains accusant Tompkins de vouloir s'approprier une des rserves
    d'eau douce les plus importantes de la plante.
 
    Le haut lieu du voyage est le glacier San Rafael, vieux de 30 000 ans
    et situ sur le 46^e parallle. On s'en approche  bord de petites
    embarcations, en naviguant parmi des icebergs, vritables sculptures
    flottantes finement ciseles de cristaux bleu indigo ou vert meraude.
    Spectacle magique et silence imposant, rgulirement bris par le bruit
    assourdissant des pans entiers de la muraille de glace qui s'effondrent
    et s'engouffrent dans les eaux froides comme des monstres marins se
    retournant sur eux-mmes jusqu' ce qu'ils trouvent leur quilibre.
 
    "Aujourd'hui, la richesse c'est le ptrole, mais demain l'eau sera la
    ressource la plus prise du monde", pointe le guide Fernando Huichaman
    qui rappelle que la Patagonie est la troisime rserve d'eau de la
    plante aprs l'Antarctique et l'Arctique. "Il faut se dpcher de
    venir admirer le glacier, car il est menac de disparition", soupire le
    guide. A cause du rchauffement climatique, la fonte s'est acclre
    ces dernires annes et le glacier recule de 60  80 mtres par an.
 
    La lagune de San Rafael a t dcouverte en 1674 par l'Espagnol
    Bartolom Diaz Gallardo. Une expdition de jsuites s'y aventura en
    1766 et 1767  la recherche de la mythique cit des Csars qui, selon
    une lgende, abritait des trsors d'or et de pierres prcieuses,
    rescaps du naufrage d'un navire espagnol.
 
    Pendant toute la traverse, on aperoit au large des levages de
    saumon. Le Chili en est le deuxime producteur au monde aprs la
    Norvge. Les escales sont les bienvenues pour les marcheurs. A Puerto
    Aguirre, des enfants se proposent comme guides du petit port de pche.
    Sur fond de collines verdoyantes, le village est de toute beaut, avec
    ses humbles maisons en bois peintes de couleurs vives qui semblent
    dfier le gris du ciel. A Quiltraco, les thermes s'inscrivent au milieu
    d'une vgtation exubrante, piscines couvertes ou  l'air libre, eau 
    36 degrs.
 
    Chilo, l'le aux 150 chapelles, est la terre natale de l'crivain
    Francisco Coloane, le Jack London chilien. En la visitant en 1835, le
    naturaliste anglais Charles Darwin s'tait merveill de la varit de
    la faune et de la flore. Aprs le port de Queilen, pourvu de relais
    pour les portables et Internet, une escale de plusieurs heures permet
    de visiter Castro, la capitale de l'le.
 
    Fonde en 1567, Castro, maintes fois occupe par de redoutables
    corsaires, est un lieu de lgendes. C'est la troisime ville la plus
    ancienne du Chili, aprs Santiago et La Serena. Depuis 1988, elle
    abrite un Muse d'art moderne (MAM), riche de la plus importante
    collection d'art contemporain du pays, et un muse rgional dot d'une
    collection d'objets et d'instruments musicaux illustrant la culture du
    bois. Castro possde les derniers exemplaires de "palafitos", typiques
    maisons en bois construites sur pilotis au bord de l'eau. Il faut
    gravir les ruelles escarpes pour visiter l'glise San Francisco, de
    style nogothique, construite tout en bois par des bnistes locaux,
    entre 1910 et 1912, et qui a t dclare patrimoine de l'humanit. En
    redescendant sur les quais, il faut se perdre dans les ddales du grand
    march artisanal, le plus important du Sud chilien.
 
    De retour  Puerto Montt, avant de remonter dans l'avion pour Santiago,
    prendre le temps de flner  travers le pittoresque march de fruits de
    mer et de poissons d'Angelmo, qui approvisionne les petits restaurants
    voisins ayant vue sur la baie surplombe de volcans. Le port, qui
    abrite aujourd'hui 160 000 habitants, fut au XIX^e sicle la terre
    d'asile de milliers d'immigrants allemands. Mais aussi celle d'une
    aventurire bretonne originaire de Riec-sur-Belon (Finistre), Laurence
    de Solminihac, qui implanta l'ostriculture au Chili et fit fortune.
    Elle avait retrouv le crachin de son pays natal.
 
 
<article-nb="2008/01/05/19-3">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-3">  A Mitte et Prenzlauer Berg, dans les anciens quartiers de l&#38;#39;Est, parcours branch de cafs en galeries et discothques.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-3">      S es habitants la surnomment avec humour la Castingallee. La
    Kastanienallee, en franais l'alle des marronniers, est devenue la
    vitrine des quartiers branchs de Mitte et Prenzlauer Berg, situs 
    l'est de Berlin. Dans cette large rue, o se succdent boutiques de
    mode et cafs tendance, les passants marchent comme s'ils dfilaient
    sur un podium : vtements fashion, dmarche nonchalante et ordinateur
    portable sous le bras.
 
 
 
 
           Accs et forfaits
 
 
 
    Accs. Vols quotidiens Air France,  partir de 104 euros, de Paris,
    aprs le 6 janvier (www.airfrance.fr et tl. : 3654). Egalement vols
    Lufthansa, de Paris et province (Tl. : 0826-10-33-34,
    www.lufthansa.fr) et Easyjet en "low cost" (www.easyjet.com).
 
    Forfaits. Avion ou train et htels chez les voyagistes : notamment DB
    France (sur www.dbfrance.fr), Europauli et Nouvelles Frontires, en
    agences.
 
                                                              
 
 
       (fl-sq.gif)    Adresses  Mitte
 
 
 
    Htels. Honigmond, Invalidenstrasse 122 ; Knstlerheim Luise,
    Luisenstrasse 19 ; Circus, Weinbergsweg 1a : charmante auberge de
    jeunesse.
 
    Bars, restaurants. Keyser Soze, bistrot bar avec spcialits allemandes
    Tucholskystrasse 33 ; Caf cinma, Rosenthaler Strasse 39 ; Strandbad
    Mitte, Kleine Hamburger Strasse 16 : l'intrieur rappelle une piscine ;
    Monsieur Vuong, Indochina Cafe, Alte Schnhauser Strasse 46 : la
    cantine vietnamienne de Mitte ; Weinerei Stumpf & Gross, Veteranstrasse
    14 : caf restaurant o chaque boisson ou quiche cote 1 euro ; Bar
    103, Kastanienallee 103 : le bar branch de Mitte ; Grill Royal,
    Friedrichstrasse 105 b : le restaurant le plus branch du moment.
 
    Discothques. Rodeo Club, Augustrasse 5 a, restaurant-discothque trs
    tendance ; Kaffee Burger, Torstrasse 60 : la discothque russe la plus
    connue de Berlin ; Magnet, Veteranenstrasse 26 : un bar ; Cookie,
    Friedrichstrasse, Unter den Linden : discothque tendance.
 
    Galeries d'art. Kicken, Linienstrasse 155 ; C/O, Linienstrasse 144.
    Pour louer des peintures ou photographies : Artothek, Chausseestrasse
    128-129.
 
 
                                                             
 
 
       (fl-sq.gif)    Adresses  Prenzlauer Berg
 
 
 
    Htels. East Seven, Schwedter Strasse 7 : sympathique auberge de
    jeunesse ; Kastanienhof, Kastanienallee 65 : un htel sur la mythique
    Kastanienallee ; Myer's, Metzerstrasse 26 ; Greifwald, Greifswalder
    Strasse 211 ; Entweder-Oder, Oderbergerstrasse 15 : caf  l'ambiance
    conviviale ; Sowohl als Auch, Kollwitzstrasse 88 : parfait pour le
    petit djeuner ou le goter, excellents gteaux et viennoiseries. ;
    Toast, Raumerstrasse12 : pour boire un jus de fruits frais et dguster
    un sandwich ; Wohnzimmer, Lettestrasse 6 : caf trs convivial ; Si An,
    Rykestrasse 36 : le meilleur vietnamien de Prenzlauer Berg ; Weinstein,
    Lychener Strasse 33 : bar  vins qui sert d'excellents plats.
 
    Spectacles. Pfefferberg, Fehrbelliner Strasse 92 : concerts, festival ;
    Le Prater, Kastanienallee 7-9 : restaurant, thtre, salle de concerts,
    un site incontournable ; Haliflor, Schwedter Strasse 26 : bar trs
    apprci par les tudiants ; Schwarzsauer : Kastanienallee 13, caf-bar
    souvent bond.
 
    Guides. Berlin, collections "Un grand week-end " (Hachette), en
    Cartoville (Gallimard), et chez Autrement et Lonely Planet.
 
    Information. Office allemand du tourisme :
    www.allemagne-tourisme.com.
 
 
                                                             
 
 
 
    A l'image de ces badauds, la population de cette partie de la capitale
    allemande est incroyablement homogne : la moyenne d'ge n'excde gure
    35 ans et les mtiers de l'art ou de la communication y sont monnaie
    courante. On n'y rencontrera ni tranger ni personne ge. "C'est un
    ghetto de jeunes  projets multiples", ironise Kristina, une juriste de
    29 ans, originaire de Hambourg et qui habite  Berlin depuis cinq ans.
 
    Depuis la runification, la jeunesse ouest-allemande et les artistes
    ont envahi ces deux quartiers. Les designers et les galeristes se sont
    plutt installs  Mitte, tandis que les tudiants et les jeunes
    familles ouest-allemandes ont t sduits par les immeubles de rapport,
    les Mietkasernen de Prenzlauer Berg, relativement peu endommags par
    les bombardements ariens de la seconde guerre mondiale. Le jour, il
    est difficile de faire un pas  Prenzlauer Berg sans croiser une femme
    enceinte ou un trentenaire accompagn d'une poussette. On les retrouve
    le week-end sur le march du Kollwitzplatz rput pour ses produits bio
    ou sur les places ombrages du Helmholtzplatz ou du Wasserturm. La
    nuit, les vitrines colores des bars attirent une joyeuse population
    estudiantine ou simplement clibataire.
 
    Avant la chute du Mur, Prenzlauer Berg offrait un tout autre visage.
    Les faades taient grises, menaaient de s'effondrer et certaines
    portaient les traces d'impacts de balles de la guerre. En quelques
    annes, les btisses de l'poque wilhelmienne ( partir de 1880)
    retrouvaient les couleurs d'antan, les appartements terrasses - un must
     Berlin - poussaient comme des champignons, tandis que cafs et bars
    jalonnaient les rues.
 
    Un peu plus au sud,  Mitte, les crateurs ont lu domicile dans les
    arrire-cours en enfilade, tmoins de l'histoire artisanale et
    industrielle de ce quartier, ou dans les rues alentours, Alte
    Schnhauser Strasse et Mnzstrasse. C'est l, dans l'euphorie de la
    chute du Mur, qu'une mode jeune issue des mouvements techno des annes
    1990 s'est dveloppe : streetwear, urbanwear, et sportwear.
 
    COMME DANS UN VILLAGE
 
    D'autres rues ont t colonises par les galeries d'art. L'Augustrasse
    ou la Linienstrasse sont devenues incontournables pour les acheteurs.
    Ceux qui n'ont pas les moyens de s'offrir une photographie ou une
    peinture, pourront louer une oeuvre d'art pour quelques euros 
    l'Artothek.
 
    Avant-guerre, Mitte rassemblait une importante communaut juive venue
    de l'Est. Un pass que rappellent la synagogue de la
    Oranienburgerstrasse ou les pavs en bronze sur le sol,  la mmoire
    des habitants dports. Dans ce quartier se dissimulent les maisons les
    plus anciennes de Berlin, des XVIII^e et XIX^e sicles, ainsi que la
    Sophienkirche, l'unique glise baroque de Berlin  avoir survcu  la
    seconde guerre mondiale.
 
    Malgr le succs, on continue  y vivre comme dans un village. "Tous
    mes amis habitent dans ce quartier", explique Philipp, un
    assistant-metteur en scne de 31 ans. Les visiteurs qui dcouvrent
    l'endroit sont surpris par le calme qui y rgne, particulirement 
    Prenzlauer Berg, quartier par excellence des pauses-caf : les petits
    djeuners se prolongent tard dans la matine, en semaine.
 
    Mme  Mitte, qui attire de nombreux touristes, on peut "dormir
    fentres ouvertes la nuit", assure Marcel, un tudiant en mdecine de
    29 ans, originaire de Berlin-Ouest. La faible hauteur des btiments,
    qui n'excdent souvent pas plus de quatre tages, contribue  rendre
    l'atmosphre conviviale. "Nous connaissons tous les locataires de notre
    immeuble", raconte Karolina, ge de 32 ans, dcoratrice de thtre et
    mre de trois enfants.
 
    Rputs pour ses soires techno et ses clubs illgaux dans les annes
    1990, ces deux quartiers ont beaucoup chang, notamment  la faveur du
    dmnagement du gouvernement fdral de Bonn  Berlin  partir de 1999
    et des rnovations successives. Les prix du loyer ont augment sans
    pour autant atteindre le niveau d'autres capitales europennes, mais
    suffisamment pour dcourager de jeunes dsigneurs et les obliger 
    s'installer vers le nord de Prenzlauer Berg  Pankow ou plus  l'est
    encore vers Friedrichhain. Les nombreux espaces semi-lgaux qui se
    concentraient autrefois dans Mitte s'implantent aujourd'hui dans
    d'autres quartiers.
 
    DES LIEUX POUR LES TOURISTES
 
    "Il y a des endroits tels que le Kollwitzplatz o je ne vais plus",
    raconte le jeune assistant de thtre. Pour lui comme pour d'autres
    rsidents du quartier, "certains lieux sont devenus compltement
    banals, adapts aux touristes". A Mitte, c'est l'arrive des grands
    noms de la mode internationale ou du sportswear qui inquite. "Le
    Berlin des annes 1990 se fait de plus en plus rare", dplore Karolina.
 
    "Je ne vais quasiment plus jamais sur la Oranienburgerstrasse (l'une
    des grandes artres de Mitte), trop colonise  mon got par les
    restaurants asiatiques pour touristes", renchrit Marcel. Aussi, pour
    conserver une certaine atmosphre, certaines discothques de Mitte
    prennent garde de ne laisser entrer que des Berlinois dans leurs
    locaux.
 
    Autre tendance, les anciens habitants d'avant-1989 ont peu  peu
    dsert les lieux. Les vagues de rnovations et les hausses de prix qui
    en ont dcoul ont pouss beaucoup d'Allemands de l'Est  partir. "Il
    ne reste plus qu'un seul locataire d'avant-1989", dplore Philip, qui
    habite dans une rue parallle  la Kastanienallee. "Il y a une
    vritable viction culturelle", rsume Thomas, un musicien originaire
    de Halle, en ex-RDA, et install  Prenzlauer Berg depuis 1997.
 
 
<article-nb="2008/01/05/19-4">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-4">  Les savoir-faire comme la tradition textile de qualit perdurent autour de Grardmer.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-4">      L es Boucicaut, propritaires du Bon March, avaient fait construire,
    en 1910, un grand htel, le Luttia, pour que leurs clientes de
    province puissent venir faire leurs courses dans leur magasin et se
    loger non loin. Un sicle plus tard, dans un mouvement inverse, des
    Parisiennes se rendent le week-end  Grardmer, au coeur des hautes
    Vosges, sjourner dans l'un de ses quelque trente htels (dont deux
    quatre-toiles proches du lac, et dix trois-toiles) pour s'y procurer,
    entre autres, du trs beau linge de maison vendu dans des magasins
    d'usine.
 
 
    Car, dans le haut de gamme, le textile vosgien a tenu bon. Il vit mme
    depuis quelques annes une seconde jeunesse, dans des valles o l'on
    blanchissait autrefois "sur pr" : de longs rubans de draps lavs 
    l'eau des lacs et rivires acidifis par les sapins schaient en virant
    au blanc clatant.
 
    A FAIRE PLIR D'ENVIE
 
    "Les gens d'ici se sont battus pour ne pas avoir le chemin de fer et
    ses fumes noires", rappelle Paul de Montclos, aux commandes de l'une
    des rares entreprises textiles, Garnier-Thibaut, qui persiste 
    raliser toutes ses oprations sur place : ennoblissement des fils,
    teinture, tissage de damasss (spcialit maison), confection de
    nappes, draps et serviettes de toilette et expdition. Dans une vaste
    usine qui se visite sur rendez-vous (03-29-60-30-30), plus de 75
    mtiers entrecroisent  la vitesse de l'clair les fils de coton, mtis
    ou lin.
 
    Garnier-Thibaut, qui a quip les palaces et les grands noms de la
    restauration depuis 1833, a failli disparatre au dbut des annes
    1990. Aprs rinvestissement, de nouveaux stylistes ont ajout  sa
    gamme des collections grand public aux couleurs vives, remettant la
    marque en selle.
 
    L'usine du Jacquard franais, qui damasse les mmes matires, a, elle
    aussi, connu des difficults avant de s'associer en 1978  la clbre
    styliste Primerose Bordier, et de tisser une partie des nappes
    proposes en location par la socit Elis. Le tout lui a permis de se
    relever firement.
 
    De leur ct, les tissages Franois Hans, rests familiaux depuis 1843,
    ont offici pour des dcorateurs trangers comme le Britannique
    Sanderson, avant de reprendre leur expansion. Leur linge de maison se
    vend aussi depuis peu sous l'enseigne Blanc des Vosges. A proximit de
    l'ancienne gare de Grardmer, l'entreprise Linvosges a, elle, dlaiss
    le tissage dans ses murs pour dvelopper la vente via Internet et par
    correspondance, qu'elle pratique depuis 1923.
 
    Dans les environs de Grardmer, deux dtours s'imposent avant les
    ftes. Au Val-d'Ajol, la sixime gnration de la famille de Buyer
    fabrique des ustensiles de cuisine et de ptisserie  faire plir
    d'envie tous les gastronomes. Fidle  la pole noire en tle qui a
    fait sa renomme en 1830, l'entreprise aligne en rangs serrs, dans sa
    boutique, les cuivres, fontes, inox, acier que des professionnels se
    font expdier jusqu'en Chine. Avec les derniers succs de la maison :
    des mandolines coupe-lgumes "pro" et un ventail de moules en
    silicone.
 
    On se rendra ensuite  Epinal pour complter sa panoplie festive dans
    l'usine Bragard. "Grand couturier" du vtement professionnel, Bragard
    habille la plupart des chefs depuis que Paul Bocuse a aid son
    fondateur  concevoir une veste blanche en coton d'Egypte, aussi chic
    que pratique, vendue au magasin de l'usine. Les prtentieux ou
    factieux iront jusqu' acheter la haute toque assortie, en guise de
    touche finale.
      __________________________________________________________________
 
    Accs.
    En TGV, via Remiremont ou Epinal, chacune  une trentaine de kilomtres
    de Grardmer (navettes de certains htels). Par l'A4 en voiture, sortie
    Nancy puis Epinal.
 
    Etape.
    Grand Htel (trois-toiles), place du Tilleul  Grardmer : accueil
    chaleureux dans un cadre raffin, piscines, hydromassage et jacuzzi. De
    75  138 la chambre double en demi-pension. 143  283 en suite dans un
    luxueux chalet de bois.Tl. : 03-29-63-06-31 et
    www.grandhotel-gerardmer.com.
 
    Restaurant.
    Le Calmosien, route d'Epinal  Chaumousey (03-29-66-80-77), cuisine
    originale et dlicate du chef Jean-Marc Bati.
 
    Information-rservation.
    Office de tourisme de Grardmer (03-29-27-27-27 et
    www.gerardmer.net). Comit dpartemental de tourisme des Vosges
    (03-29-82-49-93 et www.tourismevosges.fr).
 
 
