<FILE-date="2008/01/05/19">
<article-nb="2008/01/05/19-1">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1">  Le concept d&#38;#39;offre valable d&#38;#39;emploi (OVE) existe dj dans le code du travail franais, mais est interprt diffremment par syndicats et patronat.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1">      E n proposant de sanctionner les chmeurs qui refuseraient "deux offres
    d'emploi acceptables", Nicolas Sarkozy tablit le lien entre les "500
    000 offres d'emploi" non pourvues et la lgitimit du refus par le
    demandeur d'emploi d'une offre.
 
    Les syndicats et les associations de chmeurs ont vivement ragi  ces
    propos. La CGT note le passage du concept d'offre valable d'emploi
    (OVE)  offre "acceptable" et indique que "cela concourt  obliger les
    chmeurs  accepter des offres d'emploi en dessous de leur niveau de
    qualification, assorties d'une baisse de rmunration et de contraintes
    gographiques incompatibles avec la vie familiale". La CGT avait
    rclam, lors de la ngociation de la dernire convention
    d'assurance-chmage en novembre 2005, une dfinition plus prcise de
    l'OVE.
 
 
    Ce concept existe dj dans le code du travail franais, mais il reste
    interprtable. Selon l'article L. 311-5, "sont radis" ceux qui
    refusent un emploi, "quelle que soit la dure du contrat de travail
    offert, compatible avec leur spcialit ou leur formation, leurs
    possibilits de mobilit gographique compte tenu de leur situation
    personnelle et familiale (...) et rtribu  un taux de salaire
    normalement pratiqu dans la profession et la rgion".
 
    NOMBRE INFIME DE SANCTIONS
 
    Pour Annie Thomas, la prsidente (CFDT) de l'Unedic, "les possibilits
    de sanction existent dj au premier refus, le problme n'est donc pas
    l : aujourd'hui, l'ANPE est dans l'incapacit de proposer deux offres
    d'emploi en adquation avec les 2 millions de chmeurs".
 
    L'ANPE confirme que le nombre des sanctions pour refus d'offre est
    infime : 13 672 sur un total de 563 680 radiations, de janvier 
    novembre 2007, soit 2,4 %. Dans la ngociation sur la modernisation du
    march du travail, le Medef a propos d'intgrer "l'anciennet dans le
    chmage" dans la dfinition de l'offre valable. Plus le chmage se
    prolongerait et plus les critres de l'emploi acceptable
    s'estomperaient.
 
    Cette "dgressivit" de l'emploi valable, "acceptable", "convenable" ou
    "appropri" est pratique dans six des onze pays tudis par l'Unedic
    en juillet 2007 (Allemagne, Belgique, Espagne, Royaume-Uni, Irlande,
    Luxembourg). Seul le Danemark a abandonn la rfrence  cette notion
    en 2003 et tout chmeur indemnis est tenu "d'accepter tout emploi qui
    lui est propos".
 
    Dans la plupart des pays, les critres sont assez prcis. En Italie, le
    montant du salaire acceptable ne peut tre infrieur de plus de 10 % au
    salaire antrieur. En Espagne, le temps de trajet ne peut excder 25 %
    du temps de travail journalier ou les frais de transport excder 20 %
    du salaire mensuel.
 
    L'OVE reste  prciser en France. Dans la dernire convention de
    l'Unedic du 18 janvier 2006, les partenaires sociaux ont introduit une
    nouveaut : un allocataire de plus de 50 ans ou indemnis depuis plus
    de douze mois qui accepte un emploi dont le salaire est infrieur "d'au
    moins 15 %  30 % de son salaire journalier de rfrence" reoit une
    aide "destine  compenser la baisse de rmunration". L'Unedic indique
    avoir dpens 18,2 millions d'euros pour cette "aide diffrentielle de
    reclassement".
 
<article-nb="2008/01/05/19-2">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2">  Le prsident de la Rgie immobilire de la Ville de Paris (RIVP) et maire (PS) du 14e, Pierre Castagnou, dclare au &#38;#34;Parisien/Aujourd&#38;#39;hui en France&#38;#34; qu&#38;#39;il compte poursuivre et radier les locataires qui sous-louent leur logement HLM ou dtiennent deux baux.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2">      L e prsident de la Rgie immobilire de la ville de Paris (RIVP)
    Pierre Castagnou annonce, dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en
    France du samedi 5 janvier, le lancement d'une "opration vrit" :"Ds
    lundi prochain, nous allons examiner de trs prs (...) la situation
    des diffrents occupants des 315 logements de standing  loyer libre
    que possde la RIVP", explique-t-il.
 
 
    M. Castagnou, maire socialiste du 14^e arrondissement, prvoit de
    radier et de poursuivre en justice les locataires qui sous-louent leur
    logement HLM, comme Jean-Paul Bolufer, qui a dmissionn de ses
    fonctions de conseiller de Christine Boutin, aprs que Le Canard
    Enchan eut rvl qu'il louait depuis 1981 un appartement de 190 m2
     boulevard de Port-Royal, dans le 5e arrondissement de Paris, pour
    quelque 1 200 euros par mois, soit trs en-dessous du prix du march.
    Le conseil d'administration de la RIVP sera appel fin janvier 
    valider ces nouvelles dispositions.
 
    M. Castagnou note galement que "la situation de Jean-Pierre
    Chevnement dans ce dossier nous parat dlicate". "Il n'est pas
    possible d'avoir deux baux dans deux logements sociaux diffrents. On
    ne peut en avoir qu'un au titre de la rsidence principale. Nous allons
    examiner de prs son dossier", ajoute-t-il. Et"si la situation est non
    conforme, nous mettrons fin  ces baux, dans le respect de la loi".
 
    Selon lui, "les anciens responsables" de la RIVP et de la SAGI (Socit
    anonyme de gestion immobilire), socits d'conomie mixte dont la
    Ville de Paris tait actionnaire minoritaire, "qui taient des proches
    de Jacques Chirac, ont fait traner les choses en refusant les
    propositions que nous faisions pour racheter des actions". "Il
    s'agissait manifestement d'empcher la ville de prendre connaissance
    d'un certain nombre de situations", estime-t-il.
 
<article-nb="2008/01/05/19-3">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3">  Un groupe de lycens avait allum un ptard, vendredi 21 dcembre, dans cette boutique tenue par des Chinois. Sept personnes sont mortes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3">      L e bazar de la rue Sadi-Carnot, dans le vieux centre de
    Pointe--Pitre, est presque devenu un lieu de plerinage. Tous les
    jours, de 6 heures du matin  10 heures du soir, des passants
    s'arrtent sur le trottoir en face du btiment de trois tages, dont il
    ne reste que la carcasse noircie. "Toute la Guadeloupe a dfil ici",
    affirme Antoine Bouhabib, dit "Tony", grant du magasin de vtement
    Used Jean, situ presque en face.
 
 
    Des mains anonymes ont dpos des fleurs, des bougies et un ours en
    peluche bleu sur les dbris de l'ancien bazar tenu par la famille Li,
    des Chinois originaires de Cayenne (Guyane). Le premier ministre,
    Franois Fillon, est venu se recueillir et dposer une gerbe, vendredi
    4 janvier.
 
    "DES GENTILS"
 
    Les enquteurs ont reconstitu le scnario de l'incendie, qui a fait
    sept victimes. Il est 17 heures, ce vendredi 21 dcembre. C'est la
    sortie des coles et le dbut des vacances scolaires. Un groupe de cinq
     sept lycens entre dans le bazar tenu par Kai Li, qui a ouvert il y a
    trois semaines  peine. "Des jeunes qui ne sont pas connus des
    services, des gentils", selon les enquteurs.
 
    "Ils avaient un plan concert pour voler des ptards, dclare
    Jean-Michel Prtre, procureur de Pointe--Pitre. L'un d'eux a attir
    l'attention du vigile au fond du magasin, pendant que les autres se
    sont regroups autour du linaire des ptards et fuses,  l'entre."
    Il y avait l l'quivalent de deux mtres cubes d'artifices. M. Li
    repre leur mange et les prend  partie. C'est alors que l'un des
    jeunes allume un ptard de type K4 - le plus dangereux - et le pose sur
    le linaire. "Cela ressemble  une petite bombe ronde et produit un
    flash puissant, explique le procureur. Ce produit ne peut tre vendu
    que par un professionnel."
 
    Les jeunes s'enfuient, hormis celui apprhend par le vigile. Le grant
    se lance  leurs trousses, mais  peine a-t-il atteint le coin de la
    rue qu'il rebrousse chemin. Son bazar est en flammes. Les fuses ont
    mis le feu  la marchandise : guirlandes de Nol, fleurs en tissu,
    nappes en toile cire, eaux de toilette et dodorants, valises... "En
    une minute, c'est devenu l'enfer", raconte Tony.
 
    Le magasin ne dispose pas d'issue dans le fond. Huit personnes sont
    coinces derrire le brasier : l'pouse du grant, leur enfant de 9
    mois, le jeune homme et le vigile, une cliente et sa fille, tudiante
    en mtropole rentre pour les vacances, Ren-Robert Joigny, une figure
    locale, et Sad Faddoul, un commerant libanais. Selon les tmoignages,
    les victimes sont mortes intoxiques par la fume et les gaz toxiques
    dgags par les matires plastiques. Une seule personne parvient 
    s'extraire : Sad Faddoul, brl  60 %. Hospitalis  Pointe--Pitre,
    il a les poumons brls. Les pompiers, ralentis par la circulation, ont
    mis prs de trente minutes pour arriver.
 
    Quatre garons de 15  17 ans ont t arrts et mis en examen.
    "L'quipe n'est pas au complet, commente le procureur. Nous voulons
    retrouver les autres. D'autre part, il faudra tablir les
    responsabilits en termes de non-respect des normes de scurit." Parmi
    les commerants, chacun a son ide sur les causes du drame : la mode de
    lancer des ptards, pour l'un, l'essor des commerces chinois pour un
    autre, la dgradation du centre-ville pour un troisime. Fly
    Kacy-Bambuck, adjointe (PS) au maire, ne veut pas entrer dans ces
    polmiques : "Si ce drame a tant mu les Guadeloupens, c'est que les
    victimes reprsentent la diversit du dpartement : Guadeloupens,
    Libanais, Chinois..."
 
<article-nb="2008/01/05/19-4">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4">  Alors qu&#38;#39;ils doivent rencontrer la ministre de la sant lundi, les mdecins urgentistes et anesthsistes ont menac vendredi de durcir la grve symbolique engage  Nol, estimant qu&#38;#39;&#38;#34; l&#38;#39;heure actuelle, il y a un mpris profond de (leurs) revendications qui sont lgitimes&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4">      L es mdecins urgentistes et anesthsistes ont annonc, vendredi 4
    janvier, leur intention de durcir leur mouvement de grve engag  Nol
    dans les hpitaux afin d'amener le ministre de la sant  ngocier sur
    le paiement des heures supplmentaires, des astreintes et des gardes.
    Ces derniers considrent que la runion prvue lundi 7 janvier entre la
    ministre de la sant, Roselyne Bachelot, et les reprsentants de
    confdrations syndicales censes les reprsenter est un leurre, car
    ils ne sont pas eux-mmes invits et qu'il n'est pas question de
    discussions financires pour l'instant.
 
 
    "Nous estimons  l'heure actuelle qu'il y a un mpris profond, je dis
    bien profond, de nos revendications qui sont lgitimes. Nous n'avons
    pas vol l'argent, ce n'est pas un conflit pour demander plus, mais
    simplement pour qu'on paye ce qu'on nous doit", a indiqu Patrick
    Pelloux, prsident de l'Association des mdecins urgentistes de France.
 
    OBTENIR UNE "MEILLEURE RECONNAISSANCE DE LA PNIBILIT"
 
    Les reprsentants syndicaux ont prcis qu'ils n'envisageaient pas de
    quitter leur poste : "On ne veut pas mettre en danger la scurit des
    malades", a soulign M. Pelloux. Deux syndicats
    d'anesthsistes-ranimateurs ont rejoint, jeudi, la grve symbolique
    des urgentistes des hpitaux   pour obtenir une "meilleure
    reconnaissance de la pnibilit" de   leur mtier et la rmunration
    des jours et heures impays.
 
       Une runion est prvue le 14 janvier avec des syndicats du personnel
    hospitalier pour largir le mouvement. Des journes "hpital mort",
    pendant lesquelles seules les urgences seraient assures, sont
    envisages pour le 24 janvier, journe de grve dans la fonction
    publique, alors que M^me Bachelot doit ouvrir lundi une concertation
    sur les 23 millions d'heures supplmentaires et les   3,5 millions de
    jours de compte pargne-temps accumuls par les   salaris,
    reprsentant "800  900 millions d'euros", selon plusieurs estimations
    officielles.
 
