<FILE-date="2008/01/05/19">
<article-nb="2008/01/05/19-1">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1">  Donn favori avant le scrutin, le prsident sortant l&#38;#39;emporterait avec 52,5 % des voix selon un sondage sortie des urnes. L&#38;#39;opposition a dnonc &#38;#34;de srieuses violations&#38;#34; et menac de ne pas reconnatre les rsultats.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-1">      A lors que les rsultats officiels sont attendues tard dans la nuit de
    samedi 5 janvier, le premier sondage sortie des urnes affirme que le
    prsident sortant Mikhel Saakachvili a remport la prsidentielle
    anticipe avec 52,5 % des voix. Il est suivi du principal candidat de
    l'opposition, Levan Gatchetchiladze, qui a obtenu 28,5 % des suffrages,
    selon ce sondage,  financ par quatre tlvisions gorgiennes.
    L'opposition n'a pas reconnu la validit de cette tude d'opinion, dont
    la marge d'erreur est de 2  3%.
 
 
    Un deuxime tour n'est donc pas encore exclu car seul un candidat ayant
    obtenu plus de 50 % des voix peut tre lu ds le premier tour. Un
    second tour serait organis dans deux semaines si aucun des six
    candidat en lice n'atteint la majorit absolue.
 
    M. Saakachvili tait le grand favori du scrutin anticip, organis
    aprs une importante contestation dans les rues de la capitale
    Tbilissi, en   novembre 2007. Aprs avoir vot, le prsident sortant a
    dfendu son bilan depuis son accession au pouvoir en 2003, dclarant
    que "c'est au peuple gorgien de dcider si ce succs se poursuivra."
 
    "L'LECTION EST PRATIQUEMENT DNATURE"
    Les partis d'opposition, qui ont menac de ne pas reconnatre les
    rsultats de l'lection, ont d'ores et dj dnonc "de srieuses
    violations", des accusations rejetes par le camp de M. Saakachvili. Un
    de ses leaders, Tina Khidacheli, a fait   tat d'enregistrements
    montrant des personnes qui votent deux ou trois   fois et a affirm que
    des responsables de commissions lectorales   avaient ouvert des urnes
    pendant le scrutin.
 
    Mais l'opposition a accus vendredi le gouvernement d'avoir d'ores et
    dj truqu le scrutin."Nous   n'avons pas de lgislation
    (garantissant) des lections libres. Nous   n'avons pas eu assez de
    temps pour prparer l'lection. Ils ont eu   recours  la diffamation
    et  la terreur contre nous", a affirm Levan Gatchetchiladze."Tout
    cela signifie que l'lection est pratiquement dnature", a-t-il
    poursuivi, annonant la mobilisation de ses partisans en cas de fraudes
    avres. Environ 460 observateurs de l'OSCE surveillent le droulement
    du   vote et doivent rendre leurs   conclusions dimanche.
 
<article-nb="2008/01/05/19-2">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2">  L&#38;#39;universit a fait savoir  trois candidats qu&#38;#39;ils ne pourraient tre inscrits, mme si l&#38;#39;un d&#38;#39;eux avait dj dcroch une bourse, et pourrait dcrter une interdiction gnrale pour tous les tudiants venus d&#38;#39;Iran.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-2">      L es universits nerlandaises s'inquitent de la prsence en leur sein
    d'tudiants iraniens qui pourraient s'initier aux techniques du
    nuclaire. L'une d'entre elles, au moins, l'universit technique
    publique de Twente-Enschede, a fait savoir par courrier  trois
    candidats qu'ils ne pourraient tre inscrits, mme si l'un d'eux avait
    dj dcroch une bourse. Le mme tablissement pourrait dcrter une
    interdiction gnrale pour tous les tudiants venus d'Iran.
 
 
    L'universit publique technique d'Eindhoven aurait pris des dcisions
    semblables mais nie "refuser d'accueillir des tudiants". L'Institut de
    physique nuclaire de l'universit de Groningue a dj annul une
    inscription lors de la rentre 2006-2007. A Amsterdam, une liste en
    cours d'laboration, reprenant le nom de tous les tudiants iraniens, a
    finalement t bloque par la direction.
 
    FAIRE PREUVE DE "RETENUE"
 
    Les tablissements expliquent que ce sont les pouvoirs publics qui les
    forcent  respecter de nouvelles rgles. Les universits, les coles
    suprieures et les centres de recherche ont t invits, en septembre
    2007,  faire preuve de "retenue" dans l'accueil de jeunes Iraniens.
    Mardi 2 janvier, les responsables des dpartements des affaires
    trangres et de l'ducation nuanaient. Ils voquaient une simple
    "information" relative, notamment,  la rsolution 1 737 vote par les
    Nations unies en dcembre 2006. Ce texte attirait l'attention des Etats
    sur la ncessit de ne pas faciliter l'acquisition des techniques
    nuclaires par le rgime de Thran.
 
    Les ministres concerns soulignent qu'ils voulaient seulement poser
    aux responsables de l'enseignement suprieur "des questions sur la
    ncessit de mesures ventuelles". L'interprtation n'est pas la mme 
    Twente. On y souligne que les ministres rclament des "garanties" que
    les Iraniens ne peuvent acqurir de connaissances dans le domaine
    nuclaire. Incapable de les fournir, l'universit se dit "oblige
    jusqu' nouvel ordre" de refuser des candidats.
 
    "Les tudiants ont le droit de suivre en toute libert les
    enseignements proposs. Nous ne pouvons en outre contrler quelle
    formation prcise ils reoivent", a expliqu Menno van Duuren, de
    l'universit de Twente.
 
    Les tablissements doivent, en principe, prsenter les mesures qu'ils
    appliquent aux services de l'immigration et de la naturalisation (IND),
    qui dcident en dernier recours d'octroyer ou non les visas.
 
    Le Parti socialiste (SP), principale force d'opposition de gauche au
    gouvernement de Jan Peter Balkenende, estime qu'on "tire au canon sur
    une mouche". "Aucune universit ne dispense une formation sur le thme
    "comment puis-je fabriquer ma bombe ?"", raille le dput Harry van
    Bommel. Il souligne que ces connaissances peuvent tre acquises plus
    facilement via Internet que sur les bancs d'un amphi.
 
<article-nb="2008/01/05/19-3">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3">  La fermeture d&#38;#39;un site de stockage a relanc la crise des ordures dans l&#38;#39;agglomration. Chaque nuit, des dizaines de feux de dchets sont allums par les habitants, excds.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3">      U ne Napolitaine vivant dans le nord de l'Italie, de retour dans sa
    ville natale pour les ftes, trie consciencieusement ses ordures
    mnagres dans la maison familiale, puis s'en va jeter ses trois
    sacs-poubelle. Au lieu de conteneurs de tri slectif, elle se retrouve
    face  un norme tas de dchets. C'est l'histoire raconte rcemment
    par le quotidien Corriere della Sera pour illustrer la crise des
    ordures qui svit de nouveau  Naples. La suite est simple : aprs un
    instant d'embarras, la dame se rsigne  faire comme tout le monde, et
    abandonne ses sacs sur le trottoir.
 
 
    Dbut janvier, quelque 2 000 tonnes de dchets s'entassaient dans les
    rues. Les pompiers ont d intervenir  70 reprises dans la nuit du 2 au
    3 janvier pour teindre des feux allums par des habitants excds. Les
    autorits sanitaires ont rappel, en vain, que ces dizaines d'incendies
    volontaires libraient des dioxines, des molcules toxiques.
 
    En ralit, "l'urgence ordures", comme on dit  Naples, dure depuis
    quatorze ans. Elle trouve son origine dans la pnurie de dcharges. Les
    rares qui fonctionnent sont satures. Beaucoup d'autres, contrles par
    la Camorra (Le Monde du 25 avril 2007), ont t fermes par la justice.
    Car les dchets sont devenus pour la mafia locale un commerce lucratif.
    Elle achte  bas prix un terrain agricole, puis, grce aux connivences
    qu'elle entretient, le transforme en dcharge, o elle coule - en plus
    des dchets - des produits toxiques en provenance des industries du
    Nord.
 
    Le faible taux de tri slectif - 10 % en moyenne dans la rgion - et
    l'absence de planification ont fait le reste. Les sites de retraitement
    et de recyclage sont encore  l'tat de projet. Le seul incinrateur
    prvu - en Lombardie, on en compte treize - est toujours en voie
    d'achvement. Consquence : les ordures s'entassent. Pas moins de 2
    milliards d'euros ont pourtant t dpenss depuis quatorze ans. Depuis
    sept ans, 2 000 tonnes de dchets - une quantit qui pourrait bientt
    doubler - partent quotidiennement pour tre brles en Allemagne, ce
    qui cote 1 million d'euros par jour.
 
    La situation semble parfois s'arranger, puis se dgrade de nouveau,
    comme ces jours-ci,  la suite de la fermeture, fin dcembre, d'un des
    rares sites de stockage qui fonctionnaient encore. D'autres sites
    potentiels ont t identifis, et la rouverture de vieilles dcharges
    a t voque. Mais les populations locales s'opposent  ces projets.
 
    L'Union europenne a encore une fois rappel l'Italie  l'ordre, comme
    en juin 2007. Le porte-parole du commissaire  l'environnement a
    annonc que Bruxelles suivait "de prs l'volution de la situation en
    Campanie" et que des sanctions pourraient tre prises.
 
    Sans plus attendre, un cur de la banlieue napolitaine a exhort ses
    paroissiens  ragir et a fait placer des conteneurs devant son glise.
    Mais, comme pour les trois sacs de la dame, reste  savoir quel sort
    leur sera rserv une fois qu'ils seront remplis.
 
<article-nb="2008/01/05/19-4">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4">  La mairie de Neuklln, quartier populaire de Berlin, a impos cette mesure controverse  treize coles pour contenir la progression des violences corporelles.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4">      C 'est l'heure de la rcration  l'cole primaire Karl-Weise de
    Neuklln, un quartier berlinois populaire compos d'une importante
    population d'origine trangre. Les enfants s'lancent dans le prau en
    poussant des cris de joie.
 
    Parmi la foule des coliers, on distingue deux hommes vtus d'un
    uniforme bleu fonc. Il s'agit de deux agents de scurit employs par
    l'entreprise Germania et chargs d'une mission de surveillance dans
    l'tablissement scolaire depuis le 10 dcembre 2007. Ce projet est
    test par douze autres coles du quartier et doit durer jusqu' l't
    2008. La mairie de Neuklln a impos cette mesure malgr l'opposition
    du Snat de la ville. "Des units paramilitaires ne sont pas la bonne
    voie", a critiqu Ehrhart Krting (SPD), le snateur charg des
    affaires intrieures. "Ce pas est incontournable, sinon nous ne
    pourrons plus garantir aux parents la protection et la scurit de
    leurs enfants", a rtorqu Heinz Buschkowsky (SPD), le maire du
    quartier. Au cours de l'anne scolaire 2006-2007, les coles de
    Neuklln ont signal 139 cas de violences corporelles.
 
 
 
 
           CHIFFRES
 
 
 
    Neuklln : 147 832 habitants, dont 51 709 trangers. Taux de chmage :
    23,1 %. Selon une tude publie par le snat de Berlin en dcembre
    2006, les actes de violences dclars par les tablissements ont fait
    un bond de 76 % au cours de l'anne scolaire 2005-2006. Neuklln est
    concern au premier plan par ces agressions en milieu scolaire.
 
    Selon les statistiques de la police berlinoise, la dlinquance juvnile
    en groupe a augment de 8,4 % en 2006  Berlin.
 
                                                              
 
 
 
    "La police intervient seulement aprs les faits, nous voulions ces
    agents pour agir prventivement", explique Klaus Hartung, le directeur
    de cette cole g de 63 ans. Les difficults du collge Rtli, situ
    dans le mme quartier, l'ont pouss  prendre cette dcision, comme
    plusieurs de ses collgues des douze autres tablissements concerns.
    En mars 2006, les enseignants de Karl-Weise avaient lanc un appel
    dsespr  la mairie face  la multiplication des violences au sein de
    l'cole.
 
    Ici, le problme ne vient pas tant de l'intrieur que de l'extrieur.
    L'tablissement, install dans un immeuble en brique rouge de la fin du
    XIX^e sicle, scolarise 370 enfants gs de 6  13 ans dont les deux
    tiers parlent une langue maternelle autre que l'allemand. Il y a certes
    quelques cas d'absentisme, des tentatives de racket et parfois
    quelques insultes  l'encontre du personnel enseignant. Le danger vient
    surtout d'anciens lves qui viennent rder  proximit de
    l'tablissement, s'y introduisent et provoquent des conflits.
 
    Le 13 dcembre, un incident a eu lieu devant l'entre de l'cole. Une
    enseignante qui rentrait avec sa classe de CM2 a t agresse par deux
    anciens lves. L'un d'eux a secou l'institutrice et l'a insulte
    jusqu' ce que les agents de scurit interviennent et appellent la
    police. "Cet vnement permettra peut-tre de mieux lgitimer la
    prsence de ces agents", espre le directeur de l'cole.
 
    A l'origine, son ide a rencontr une forte opposition parmi les
    enseignants et les parents d'lves. Mme si le personnel enseignant a
    fini par donner son accord, les avis restent partags dans la salle de
    runion des professeurs. "Ce devrait tre  l'Etat de protger les
    coles, et non pas  une entreprise prive", commente l'un d'entre eux,
    responsable d'une classe de sixime. Pour sa collgue Catherine, une
    institutrice ge de 46 ans qui refuse donner son nom, "on n'a rien 
    perdre  tenter cette exprience".
 
    Les parents d'lves ont fini par temporiser. "Je leur ai assur qu'il
    ne s'agissait pas de contrler leurs enfants", explique M. Hartung.
    Quant aux enfants, ils ne semblent pas pour l'instant s'mouvoir de la
    prsence de ces agents. "Mes lves ne m'en ont pas encore parl",
    affirme Catherine.
 
    Avant d'arriver dans l'cole, les deux agents, qui refusent de
    commenter leur mission, ont suivi une formation d'une semaine pour
    grer les conflits. Leur rle demande encore  tre prcis. D'aprs le
    directeur, ils doivent intervenir en cas de bagarre dans l'cole ou
    s'assurer qu'un inconnu ne s'est pas gliss sous le prau. En mme
    temps, le corps enseignant ne doit pas, selon lui, transfrer sa
    responsabilit de surveillance sur les agents. "Nous nous trouvons
    encore dans une zone grise", reconnat Klaus Hartung. Selon Catherine,
    "les agents se montrent pour l'instant professionnels et discrets". "Je
    remettrai peut-tre en cause le bien-fond de cette exprience si les
    lves commencent  me dire qu'ils ne peuvent plus faire un pas sans
    que quelqu'un regarde par-dessus leur paule", souligne M. Hartung.
 
 
