<FILE-date="2008/01/05/19">
<article-nb="2008/01/05/19-1">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1">  Seuls 18 000 emplois ont t crs en dcembre 2007 tandis que le taux de chmage est mont de 4,7 %  5 %. 
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1">      "N ous ne devons pas penser que la croissance va de soi" : c'est en ces
    termes, vendredi 4 janvier, que George W. Bush a ragi aux mauvais
    chiffres de l'emploi amricain publis plus tt dans la journe. Avant
    de promettre de travailler avec les dmocrates du Congrs  un plan de
    relance d'ici  la fin du mois dont il pourrait annoncer les
    principales mesures le 28 janvier, lors de son discours sur l'Etat de
    l'Union.
 
 
 
 
           Chiffres
 
 
 
    Emploi. En dcembre 2007, les Etats-Unis ont cr 18 000 emplois. Le
    secteur de la construction, particulirement affect par la crise des
    subprimes, a t le plus touch avec 49 000 licenciements nets.
    L'industrie a dtruit 31 000 emplois malgr un dollar faible et des
    exportations en hausse. Et dans les services, le commerce de dtail en
    a supprim 24 000 malgr la saison des ftes.
 
    Rmunrations.Le salaire horaire a augment aux Etats-Unis de 0,4 % en
    dcembre 2007 (+ 3,7 % en un an contre 4,3 % en 2006).
 
 
                                                              
 
 
 
    L'anne 2007 s'est effectivement mal finie : seulement 18 000 emplois
    ont t crs aux Etats-Unis en dcembre alors que les analystes
    misaient sur le chiffre pourtant modeste de 70 000. C'est le rythme de
    crations d'emplois le plus faible depuis aot 2003 quand le pays
    sortait  peine de l'clatement de la bulle Internet et entrait en
    guerre en Irak.
 
    Dans ce contexte, le taux de chmage a grimp de 4,7 %  5 %, pour
    atteindre son niveau le plus lev depuis novembre 2005, juste aprs le
    passage du cyclone Katrina. Sans les embauches du service public, qui a
    cr 31 000 emplois en dcembre, et a donc plus que compens les 13 000
    destructions d'emplois dans le secteur priv, le solde aurait t
    ngatif.
 
    Les Bourses n'ont pas apprci. Wall Street, tout comme les principales
    places financires europennes, ont vu leurs principaux indices chuter
    vendredi. Quant au billet vert, il a aussi encaiss le coup. L'euro est
    mont jusqu' 1,4823 dollar vendredi -  un plus haut depuis fin
    novembre 2007 - dans la foule de la publication des chiffres sur
    l'emploi. La perspective de voir la Rserve fdrale (Fed) baisser une
    nouvelle fois ses taux le 30 janvier - aprs trois baisses depuis
    septembre - pour soutenir l'conomie n'a pas aid la devise amricaine.
 
    "CRAINTES SUR LA CONSOMMATION"
 
    Les effets de la crise des subprimes - du nom de ces crdits
    immobiliers hypothcaires accords  des mnages prcaires - qui a
    dbut  l't 2006 ne cessent de s'amplifier. Le dtail des
    statistiques amricaines publies vendredi l'atteste, c'est bien de l
    que viennent les soucis de l'conomie. Mais, aujourd'hui, la crise
    initialement limite aux secteurs immobilier et bancaire se propage au
    reste de l'conomie. Jusqu'ici, l'emploi avait t prserv. Le fait
    qu'il flanche  son tour fait craindre un ralentissement de la
    consommation, le principal moteur de la croissance amricaine
    puisqu'elle en reprsente prs des deux tiers.
 
    Il y a un an, le chmage affectait 4,4 % seulement de la population
    active. "Il a augment dans presque toutes les professions", a indiqu
    Philip Rones du bureau des statistiques sur l'emploi. Et d'grener les
    236 000 emplois perdus dans le btiment depuis son pic d'aot 2006, ou
    les 212 000 licenciements nets de l'industrie en 2007, en raison
    surtout des difficults du secteur automobile... Au total, "l'conomie
    a cr 111 000 emplois par mois en moyenne en 2007, contre 189 000 en
    2006", a ajout M. Rones. Les analystes jugent qu'il faut entre 110 000
    et 140 000 embauches nettes chaque mois pour absorber la hausse de la
    population active et, donc, ne pas augmenter le taux de chmage.
 
    Hausse du chmage, flambe des prix du ptrole dont le baril a atteint
    les 100 dollars cette semaine, crise immobilire, ralentissement
    industriel comme en atteste le dernier indice des directeurs d'achats
    paru mercredi 2 janvier, pousses inflationnistes... Alors que la
    campagne pour les lections primaires est entre dans sa phase active,
    les problmatiques conomiques devraient en tre un des principaux
    enjeux.
 
    Les conomistes sont aujourd'hui de plus en plus nombreux  penser que
    les Etats-Unis n'chapperont pas  un trs brutal ralentissement, voire
     une rcession. La croissance amricaine, qui s'tait maintenue sur un
    rythme annuel de quelque 5 % au printemps et  l't, semble
    aujourd'hui sur le point de caler.
 
    "Il va sans dire que ces chiffres sont trs mauvais. Aprs a, mme les
    plus optimistes, qui soutenaient l'hypothse d'un simple ralentissement
    de l'conomie, voient leurs certitudes remises en cause", a dclar 
    l'AFP Al Goldman, analyste chez A. G. Edwards. "Les investisseurs sont
    de plus en plus nombreux  penser que la croissance amricaine va se
    situer en territoire ngatif cette anne", a, pour sa part, soulign
    Ren Defossez, de chez Natixis. Pour Mark Zandi, chef conomiste chez
    Moody's Economy.com, "l'conomie amricaine est au bord de la
    rcession".
 
 
<article-nb="2008/01/05/19-2">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2">  Le pouvoir a provoqu une lection anticipe pour rpondre  la contestation de novembre 2007. Les bureaux de vote ont dj ferm leur portes. Les premires estimations sont attendues samedi en dbut de soire.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2">      M ikhel Saakachvili a fait un pari audacieux : celui des urnes contre
    la rue. Aprs avoir subi une contestation sans prcdent de son action,
    dbut novembre 2007, dans le centre de Tbilissi, le prsident gorgien
    a dcid d'amputer son premier mandat de seize mois et d'organiser une
    lection prsidentielle anticipe. Ce scrutin du 5 janvier, dans lequel
    il apparat comme le grand favori, doit offrir au leader de la
    "rvolution des roses", qui l'a port au pouvoir fin 2003, une nouvelle
    lgitimit populaire.
 
 
 
 
           L'opposition dnonce de "srieuses violations"
 
 
 
 
    Alors que le prsident gorgien Mikhel Saakachvili s'est flicit
    "d'une chance pour montrer au monde entier que la Gorgie est une
    dmocratie vivante", l'opposition a dnonc, samedi, "de srieuses
    violations" lors du scrutin prsidentiel. Un de ses leaders, Tina
    Khidacheli, a fait tat d'enregistrements   montrant des personnes qui
    votent deux ou trois fois et a affirm que   des responsables de
    commissions lectorales avaient ouvert des urnes   pendant le scrutin.
    David Bakradz, porte-parole de la prsdience, a rpliqu que "la
    majorit absolue des plaintes" avaient t vrifies mais ne "s'taient
    pas confirmes" et a accus l'opposition de "discrditer la Gorgie".
    (Avec AFP.)
 
                                                              
 
 
       (fl-sq.gif)    Trois consultations et 3,3 millions d'lecteurs
 
 
 
 
    Paralllement au vote  l'lection prsidentielle du 5 janvier, deux
    consultations - qui n'ont pas de valeur contraignante - sont galement
    organises en Gorgie. Les 3,3 millions d'lecteurs gorgiens recenss
    par la Commission lectorale centrale (CEC) et qui devaient voter dans
    3 400 bureaux de vote dissmins dans 76 circonscriptions, devaient
    galement rpondre  deux questions.
 
    La premire touche  l'organisation des lections lgislatives au
    printemps. La seconde concerne la prolongation du processus de
    ngociation pour que la Gorgie intgre les rangs de l'OTAN. Dans
    celle-ci, le prsident sortant s'attend  un raz de mare, semblable 
    sa victoire  la prsidentielle en 2004 (96 % des voix). Il s'agirait
    alors d'une nouvelle dmonstration de l'ancrage du pays  l'Ouest."La
    Gorgie, c'est l'Europe, a expliqu au Monde Mikhel Saakachvili. C'est
    si trange de voir que les Amricains le comprennent souvent beaucoup
    mieux que les Europens. La diffrence, c'est que les Amricains, eux,
    pensent plus en termes d'chances longues."
 
                                                              
 
 
 
    M. Saakachvili a volontiers dramatis les enjeux. "Demain nous ferons
    un choix crucial, a-t-il expliqu lors de son dernier meeting au palais
    des sports de Tbilissi, vendredi 4 janvier. Un choix entre l'avenir de
    la Gorgie et son pass. Un choix entre le retour en arrire et le
    progrs." Depuis deux mois, dans un tonnant renversement rhtorique
    destin  gagner les faveurs populaires, M. Saakachvili a centr sa
    campagne sur les questions sociales, promettant la revalorisation des
    pensions de retraite et des salaires dans la fonction publique. Qui
    sera le plus proche du peuple ? Lui y prtend. Un jour, il se dit fier
    d'avoir rencontr 300 000 Gorgiens pendant sa campagne ; le lendemain,
    il parle de 400 000.
 
    Le 2 novembre, plus de 40 000 personnes avaient dfil dans Tbilissi 
    l'appel de l'opposition, s'estimant victime des rformes brutales du
    rgime. Mais la rvlation des manoeuvres secrtes de l'opposant
    milliardaire Badri Patarkatsichvili, fin dcembre, qui prtendait
    renverser le rgime, ont port atteinte  la crdibilit de
    l'opposition. "Je suis beaucoup plus rassur qu'il y a deux ou trois
    semaines, confiait Mikhel Saakachvili au Monde, le 3 janvier. Nous
    nous demandions alors si les lections anticipes taient un bon
    choix." A la veille du 5 janvier, le prsident sortant, sr de lui,
    s'estimait en mesure de l'emporter ds le premier tour, avec environ 60
    % des suffrages sur la base de sondages d'une fiabilit douteuse ne
    mesurant pas le rejet qu'il peut susciter dans la population.
 
    En deuxime position apparaissait Levan Gatchetchiladze, leader de la
    coalition de plusieurs partis d'opposition. Ce dernier menace de ne pas
    reconnatre le rsultat du premier tour. Dj sont annonces des
    manifestations post-lectorales pour contester les rsultats. "Il
    existe encore en Gorgie un syndrome rvolutionnaire, qui veut que la
    dmocratie soit faite de rassemblements populaires dans le centre de
    Tbilissi", note Ghia Nodia, directeur de l'Institut caucasien pour la
    paix, la dmocratie et le dveloppement.
 
    Le choix de s'en remettre aux lecteurs n'a gure calm les ardeurs de
    l'opposition, elle-mme divise. Celle-ci a pass beaucoup de temps 
    dnoncer un processus lectoral tronqu, en arguant de la partialit
    des chanes de tlvision, surtout aprs le sabordage de la chane
    prive Imedi, interdite d'antenne pendant un mois aprs avoir t prise
    d'assaut par les forces spciales le 7 novembre. L'opposition souligne
     juste titre que seul M. Saakachvili apparat sur des affiches de
    campagne dans la capitale. Effectivement, on ne peut manquer de voir
    son profil au milieu de la foule sur d'immenses photos dcorant le
    flanc des bus.
 
    A la tlvision, la situation est plus contraste. Les clips de
    campagne de l'opposition sont diffuss chaque jour sur toutes les
    chanes. Nanmoins, les adversaires de M. Saakachvili estiment que
    l'quit entre les candidats n'a gure t assure. "Les lections ne
    sont pas manipules que le jour du scrutin mais galement pendant toute
    la campagne qui a prcd, assure Davit Gamkrelidze, candidat du Parti
    des nouveaux droits. Saakachvili a utilis l'ensemble des ressources
    administratives en sa faveur. Les structures de force l'ont activement
    soutenu. Du coup, le milieu des affaires a peur et n'a pas os financer
    les partis d'opposition. Quant aux lecteurs, ils craignent que la
    police et les pouvoirs locaux soient au courant de leur vote."
 
    Mikhel Saakachvili, pour sa part, renvoie l'opposition  sa stratgie
    de campagne. "Leur erreur principale a t de ne pas organiser de
    grands meetings et de se contenter d'une campagne totalement ngative,
    axe contre moi. Dans une prsidentielle, ce n'est pas assez pour
    obtenir 50 % plus une voix."
 
    Assurant qu'il avait tout intrt  ce que l'lection soit la plus
    propre possible, le prsident sortant prfre s'amuser du fait que
    "dans certaines rgions, il y aura plus d'observateurs internationaux
    que d'lecteurs." Au total, prs de 500 observateurs internationaux
    devaient surveiller samedi les bureaux de vote, ainsi que leurs
    alentours.
 
 
<article-nb="2008/01/05/19-3">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3">  Tandis que s&#38;#39;apaisent les violences nes de sa rlection conteste, le prsident Kibaki a dit  la mdiatrice amricaine tre prt  former &#38;#34;rassemblant tous les Knyans&#38;#34;. Mais selon l&#38;#39;opposition, il reste &#38;#34;illgitime&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3">      L e prsident knyan Mwai Kibaki s'est dit "prt", samedi 5 janvier, 
    former un "gouvernement d'union nationale", lors d'un entretien avec la
    secrtaire d'Etat adjointe amricaine  charge des affaires africaines,
    Jendayi Frazer. Le communiqu de   la prsidence knyane prcise que
    ce  gouvernement "non seulement rassemblerait tous les Knyans mais
    aiderait au processus de cicatrisation et de rconciliation",  aprs
    une crise qui a fait au moins 360 morts et dplac 250 000   personnes.
 
 
    M^me Frazer est arrive vendredi pour mener une mdiation entre M.
    Kibaki et l'opposition, qui conteste la rlection de M. Kibaki 
    l'lection prsidentielle du 27 dcembre. Elle a d'abord rencontr
    Raila   Odinga, chef de l'opposition, qui s'est heurt vendredi au
    refus du gouvernement d'organiser de nouvelles   lections.
 
    Aprs l'annonce de la prsidence, Raila Odinga a raffirm le
    "postulat" de l'opposition, selon laquelle "Kibaki est l illgalement.
    "Il ne devrait pas venir    la table des ngociations en tant que
    prsident. Nous voulons lui   parler sur la base de son ancien mandat
    et l, nous trouverons une   solution  ce problme", a dclar M.
    Odinga lors d'une confrence de presse, rejetant de fait l'appel de ce
    dernier  un gouvernement d'union nationale.
 
    PNURIES ALIMENTAIRES
 
    Les violences qui ont dur une dizaine de jours dans le pays se sont
    apaises. "La situation dans le pays retourne  la normale", a dclar
    un dirigeant de la police knyane. Le couvre-feu impos lundi  Kisumu,
    ville la plus touche par les violences politiques et ethniques qui ont
    suivi les lections gnrales du 27 dcembre, a t lev aprs
    "l'amlioration de la situation scuritaire", a assur un haut
    responsable de la police knyane, sous couvert d'anonymat.
 
    "Tout est maintenant normal et les gens vaquent  leurs occupations", a
    indiqu de son ct le commandant de la police provinciale, Grace
    Kaindi, alors que la vie reprenait galement  Eldoret, autre bastion
    dans l'ouest de Raila Odinga. Selon les autorits, sur les 1 068
    personnes personnes arrtes depuis le 30 dcembre, 451 ont t
    traduites en justice et 70 sont toujours en garde  vue. La nature des
    inculpations "incendies volontaires, rassemblements interdits,
    possession   d'objets vols, vol avec violences, cambriolages" tmoigne
    que les   troubles ont t davantage motivs par le crime que par la
    politique, souligne la police.
 
    A Nairobi, le dispositif policier a t aussi t considrablement
    allg. Mais dans le gigantesque bidonville de Kibera, la colre gronde
    : les pillages des derniers jours ont entran de graves pnuries
    alimentaires. Plusieurs milliers de personnes se sont masses vendredi
    autour de deux vhicules de la Croix-Rouge locale venus distribuer de
    la nourriture. Submergs par la foule, ils ont d rebrousser chemin
    avant d'avoir pu dcharger leur cargaison. Les policiers qui sont
    rapparus dans le quartier samedi taient pris  partie par les
    habitants, qui rclamaient une aide alimentaire.
 
<article-nb="2008/01/05/19-4">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4">  Les Occidentaux s&#38;#39;inquitent de l&#38;#39;activit de groupes islamistes dans ce vaste dsert. Les autorits franaises  ont exig l&#38;#39;annulation du rallye Dakar 2008.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4">      L 'annulation du rallye Dakar 2008, exige par les autorits franaises
    et officialise vendredi 4 janvier, la veille du dpart de l'preuve,
    par les organisateurs, la socit ASO, vient rappeler l'existence d'une
    immense "zone grise" entre le Maghreb et l'Afrique subsaharienne.
 
    Peu ou mal contrle par les Etats de la rgion, elle court sur
    plusieurs milliers de kilomtres. Aprs les ctes du Sahara occidental
    et de la Mauritanie o plusieurs tapes du Dakar devaient se drouler ,
    elle traverse le nord du Mali et du Niger, mord sur le Sud algrien et
    libyen, jusqu'au Tchad.
 
 
    Longtemps abandonn aux tribus touareg nomades et aux trafiquants
    d'armes ou de drogue, trs actifs dans la rgion, ce no man's land de
    dunes de sable et de rocailles est devenu le refuge et la base arrire
    des groupes islamistes progressivement chasss d'Algrie et de leurs
    mules locaux. Il sert aussi, selon les services de renseignement
    occidentaux, de centre d'entranement pour les candidats au djihad,
    qu'ils viennent d'Europe ou d'ailleurs.
 
    Combien de "barbus" la bande sahlienne accueille-t-elle ? Gure plus
    de quelques centaines, semble-t-il, rpartis en groupes autonomes, dont
    le plus ancien est celui de l'Algrien Mokhtar Belmokhtar, un vtran
    d'Afghanistan. Les fidles d'Abderrazak "El Para", un ex-militaire
    algrien captur par des rebelles tchadiens et livr  Alger, sont
    galement actifs.
 
    Rgulirement, ces groupes font parler d'eux, qu'ils s'en prennent 
    des touristes trangers (ce fut le cas en 2003 avec l'enlvement d'une
    vingtaine d'Allemands) ou qu'ils attaquent les forces armes locales.
    En 2005, des groupes islamistes venus du Mali ont ainsi investi un camp
    dans le nord-est de la Mauritanie, faisant 15 morts parmi les
    militaires.
 
    L'assassinat, le 24 dcembre 2007, de quatretouristes franais dans une
    rgion isole de la Mauritanie, suivi, quelques jours plus tard, de la
    mort de trois militaires, constitue le dernier pisode de cette guerre
    larve que livrent les groupes arms islamistes. Ils sont pour beaucoup
    dans l'annulation du Dakar 2008 une premire dans l'histoire de la
    clbre comptition.
 
    Les Occidentaux suivent de prs la situation dans la bande sahlienne.
    Les Amricains ont lanc en 2005 un programme de lutte contre le
    terrorisme au Sahara. Dot de 100 millions de dollars par an pendant
    cinq ans, il vise  pauler sept pays bordant le dsert du Sahara.
    Chose inimaginable il y a quelques annes, on a vu en 2007, dans le
    cadre de cette initiative, des militaires amricains entraner des
    troupes algriennes. Les Europens, eux, se contentent pour l'heure
    d'changer des renseignements avec les pays sahliens.
 
<article-nb="2008/01/05/19-5">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5">  Ct dmocrate, M. Obama l&#38;#39;a emport dans l&#38;#39;Iowa, mais Mme Clinton compte faire valoir exprience et appuis dans le parti. Ct rpublicain, le jeu est ouvert.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5">      A peine annonc le revers du caucus de l'Iowa, tard dans la nuit du
    jeudi 3 janvier, Hillary Rodham Clinton s'est envole en direction de
    Concord, la capitale du New Hampshire, o se tiendront les primaires
    dmocrates et rpublicaines le 8 janvier. La snatrice de New York,
    prsente comme la favorite  l'investiture dmocrate et qui a termin
    troisime du caucus, tentera de remobiliser ses troupes en rappelant
    qu'elle conserve l'avantage sur ses adversaires dans les sondages
    nationaux. Surtout, elle fera valoir son exprience de seize ans sur la
    scne politique nationale, pour s'affirmer mieux arme lorsqu'il
    s'agira d'affronter le candidat rpublicain lors du scrutin final du 4
    novembre.
 
 
    Barack Obama repart quant  lui de Des Moines, la capitale de l'Iowa,
    avec une confiance renforce. Le jeune snateur mtis de l'Illinois a
    su sduire un public rput conservateur et majoritairement blanc, qui
    ne lui tait, a priori, pas acquis. Il a ainsi prouv que son jeune
    ge, 46 ans, et sa courte exprience politique il est lu depuis trois
    ans au Snat n'taient pas un obstacle pour les lecteurs. Surtout, son
    avance dans l'Iowa montre que les Etats-Unis sont prts  lire un
    prsident afro-amricain.
 
    EDWARDS  SES SUPPORTERS : "CONTINUEZ !"
 
    Mais une victoire dans l'Iowa, aussi importante soit-elle pour le moral
    de l'quipe et la poursuite de la campagne, n'est pas une garantie de
    succs. Hillary Clinton se rappellera srement qu'en 1992, l'anne o
    son mari avait accd  la Maison Blanche, c'tait Tom Harkin qui tait
    arriv en tte du caucus dmocrate de l'Iowa.
 
    John Edwards espre lui aussi que sa seconde place dynamise sa
    campagne, mme si son avance sur Hillary Clinton est mince (29,8 % des
    voix, contre 29,4 %). M. Edwards compte bnficier de la mme volont
    de changement qui a port la victoire d'Obama. "Continuez !", a-t-il
    lanc  ses supporters jeudi. Cependant, l'ancien bras droit de John
    Kerry a mis toute sa campagne sur l'Iowa, et il n'est pas sr qu'il
    dispose des moyens suffisants pour tenir la course jusqu' la
    convention d'investiture prvue le 25 aot.
    GIULIANI COMPTE SUR LE "SUPER TUESDAY"
 
    Du ct des rpublicains, le champ reste trs ouvert. Un caucus
    rpublicain est organis le 5 janvier dans le Wyoming mais c'est la
    primaire du New Hampshire, le 8 janvier, qui focalise l'attention des
    candidats. L'avance prise par Mike Huckabee jeudi semble fragile. Si le
    pasteur baptiste a reu l'appui des vanglistes de l'Iowa, il ne
    pourra compter sur un tel soutien des chrtiens conservateurs dans le
    Wyoming le 5 janvier et le New Hampshire le 8 janvier. Alors que la
    campagne de l'Iowa tait axe sur les questions sociales et
    religieuses, les dbats risquent de se recentrer sur les impts et la
    scurit nationale, des thmes que M. Huckabee matrise moins.
 
    L'ancien maire de New York Rudolf Giuliani, crdit de seulement 3,5 %
    des voix dans l'Iowa, pourrait faire une remonte spectaculaire,
    notamment lors du "Super Tuesday" du 5 fvrier, o des primaires et
    caucus seront organiss dans 26 Etats. "Nous sommes en avance dans au
    moins 16 des 29 Etats o seront organises des primaires
    prochainement", s'est-il rassur en apprenant qu'il terminait sixime
    du caucus de l'Iowa, nglig au profit des grands Etats-cls, notamment
    la Floride. De mme, John McCain, arriv quatrime jeudi, espre
    grignoter quelques places lors de la primaire du New Hampshire, o les
    sondages le mettent  galit avec Mitt Romney. Ce dernier, deuxime du
    scrutin de l'Iowa dont il tait pourtant le favori, mise sur le
    Michigan, son Etat natal, qui votera le 15 janvier.
 
<article-nb="2008/01/05/19-6">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6">  La mairie de Neuklln, quartier populaire de Berlin, a impos cette mesure controverse  treize coles pour contenir la progression des violences corporelles.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6">      C 'est l'heure de la rcration  l'cole primaire Karl-Weise de
    Neuklln, un quartier berlinois populaire compos d'une importante
    population d'origine trangre. Les enfants s'lancent dans le prau en
    poussant des cris de joie.
 
    Parmi la foule des coliers, on distingue deux hommes vtus d'un
    uniforme bleu fonc. Il s'agit de deux agents de scurit employs par
    l'entreprise Germania et chargs d'une mission de surveillance dans
    l'tablissement scolaire depuis le 10 dcembre 2007. Ce projet est
    test par douze autres coles du quartier et doit durer jusqu' l't
    2008. La mairie de Neuklln a impos cette mesure malgr l'opposition
    du Snat de la ville. "Des units paramilitaires ne sont pas la bonne
    voie", a critiqu Ehrhart Krting (SPD), le snateur charg des
    affaires intrieures. "Ce pas est incontournable, sinon nous ne
    pourrons plus garantir aux parents la protection et la scurit de
    leurs enfants", a rtorqu Heinz Buschkowsky (SPD), le maire du
    quartier. Au cours de l'anne scolaire 2006-2007, les coles de
    Neuklln ont signal 139 cas de violences corporelles.
 
 
 
 
           CHIFFRES
 
 
 
    Neuklln : 147 832 habitants, dont 51 709 trangers. Taux de chmage :
    23,1 %. Selon une tude publie par le snat de Berlin en dcembre
    2006, les actes de violences dclars par les tablissements ont fait
    un bond de 76 % au cours de l'anne scolaire 2005-2006. Neuklln est
    concern au premier plan par ces agressions en milieu scolaire.
 
    Selon les statistiques de la police berlinoise, la dlinquance juvnile
    en groupe a augment de 8,4 % en 2006  Berlin.
 
                                                              
 
 
 
    "La police intervient seulement aprs les faits, nous voulions ces
    agents pour agir prventivement", explique Klaus Hartung, le directeur
    de cette cole g de 63 ans. Les difficults du collge Rtli, situ
    dans le mme quartier, l'ont pouss  prendre cette dcision, comme
    plusieurs de ses collgues des douze autres tablissements concerns.
    En mars 2006, les enseignants de Karl-Weise avaient lanc un appel
    dsespr  la mairie face  la multiplication des violences au sein de
    l'cole.
 
    Ici, le problme ne vient pas tant de l'intrieur que de l'extrieur.
    L'tablissement, install dans un immeuble en brique rouge de la fin du
    XIX^e sicle, scolarise 370 enfants gs de 6  13 ans dont les deux
    tiers parlent une langue maternelle autre que l'allemand. Il y a certes
    quelques cas d'absentisme, des tentatives de racket et parfois
    quelques insultes  l'encontre du personnel enseignant. Le danger vient
    surtout d'anciens lves qui viennent rder  proximit de
    l'tablissement, s'y introduisent et provoquent des conflits.
 
    Le 13 dcembre, un incident a eu lieu devant l'entre de l'cole. Une
    enseignante qui rentrait avec sa classe de CM2 a t agresse par deux
    anciens lves. L'un d'eux a secou l'institutrice et l'a insulte
    jusqu' ce que les agents de scurit interviennent et appellent la
    police. "Cet vnement permettra peut-tre de mieux lgitimer la
    prsence de ces agents", espre le directeur de l'cole.
 
    A l'origine, son ide a rencontr une forte opposition parmi les
    enseignants et les parents d'lves. Mme si le personnel enseignant a
    fini par donner son accord, les avis restent partags dans la salle de
    runion des professeurs. "Ce devrait tre  l'Etat de protger les
    coles, et non pas  une entreprise prive", commente l'un d'entre eux,
    responsable d'une classe de sixime. Pour sa collgue Catherine, une
    institutrice ge de 46 ans qui refuse donner son nom, "on n'a rien 
    perdre  tenter cette exprience".
 
    Les parents d'lves ont fini par temporiser. "Je leur ai assur qu'il
    ne s'agissait pas de contrler leurs enfants", explique M. Hartung.
    Quant aux enfants, ils ne semblent pas pour l'instant s'mouvoir de la
    prsence de ces agents. "Mes lves ne m'en ont pas encore parl",
    affirme Catherine.
 
    Avant d'arriver dans l'cole, les deux agents, qui refusent de
    commenter leur mission, ont suivi une formation d'une semaine pour
    grer les conflits. Leur rle demande encore  tre prcis. D'aprs le
    directeur, ils doivent intervenir en cas de bagarre dans l'cole ou
    s'assurer qu'un inconnu ne s'est pas gliss sous le prau. En mme
    temps, le corps enseignant ne doit pas, selon lui, transfrer sa
    responsabilit de surveillance sur les agents. "Nous nous trouvons
    encore dans une zone grise", reconnat Klaus Hartung. Selon Catherine,
    "les agents se montrent pour l'instant professionnels et discrets". "Je
    remettrai peut-tre en cause le bien-fond de cette exprience si les
    lves commencent  me dire qu'ils ne peuvent plus faire un pas sans
    que quelqu'un regarde par-dessus leur paule", souligne M. Hartung.
 
 
<article-nb="2008/01/05/19-7">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7">  L&#38;#39;universit a fait savoir  trois candidats qu&#38;#39;ils ne pourraient tre inscrits, mme si l&#38;#39;un d&#38;#39;eux avait dj dcroch une bourse, et pourrait dcrter une interdiction gnrale pour tous les tudiants venus d&#38;#39;Iran.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7">      L es universits nerlandaises s'inquitent de la prsence en leur sein
    d'tudiants iraniens qui pourraient s'initier aux techniques du
    nuclaire. L'une d'entre elles, au moins, l'universit technique
    publique de Twente-Enschede, a fait savoir par courrier  trois
    candidats qu'ils ne pourraient tre inscrits, mme si l'un d'eux avait
    dj dcroch une bourse. Le mme tablissement pourrait dcrter une
    interdiction gnrale pour tous les tudiants venus d'Iran.
 
 
    L'universit publique technique d'Eindhoven aurait pris des dcisions
    semblables mais nie "refuser d'accueillir des tudiants". L'Institut de
    physique nuclaire de l'universit de Groningue a dj annul une
    inscription lors de la rentre 2006-2007. A Amsterdam, une liste en
    cours d'laboration, reprenant le nom de tous les tudiants iraniens, a
    finalement t bloque par la direction.
 
    FAIRE PREUVE DE "RETENUE"
 
    Les tablissements expliquent que ce sont les pouvoirs publics qui les
    forcent  respecter de nouvelles rgles. Les universits, les coles
    suprieures et les centres de recherche ont t invits, en septembre
    2007,  faire preuve de "retenue" dans l'accueil de jeunes Iraniens.
    Mardi 2 janvier, les responsables des dpartements des affaires
    trangres et de l'ducation nuanaient. Ils voquaient une simple
    "information" relative, notamment,  la rsolution 1 737 vote par les
    Nations unies en dcembre 2006. Ce texte attirait l'attention des Etats
    sur la ncessit de ne pas faciliter l'acquisition des techniques
    nuclaires par le rgime de Thran.
 
    Les ministres concerns soulignent qu'ils voulaient seulement poser
    aux responsables de l'enseignement suprieur "des questions sur la
    ncessit de mesures ventuelles". L'interprtation n'est pas la mme 
    Twente. On y souligne que les ministres rclament des "garanties" que
    les Iraniens ne peuvent acqurir de connaissances dans le domaine
    nuclaire. Incapable de les fournir, l'universit se dit "oblige
    jusqu' nouvel ordre" de refuser des candidats.
 
    "Les tudiants ont le droit de suivre en toute libert les
    enseignements proposs. Nous ne pouvons en outre contrler quelle
    formation prcise ils reoivent", a expliqu Menno van Duuren, de
    l'universit de Twente.
 
    Les tablissements doivent, en principe, prsenter les mesures qu'ils
    appliquent aux services de l'immigration et de la naturalisation (IND),
    qui dcident en dernier recours d'octroyer ou non les visas.
 
    Le Parti socialiste (SP), principale force d'opposition de gauche au
    gouvernement de Jan Peter Balkenende, estime qu'on "tire au canon sur
    une mouche". "Aucune universit ne dispense une formation sur le thme
    "comment puis-je fabriquer ma bombe ?"", raille le dput Harry van
    Bommel. Il souligne que ces connaissances peuvent tre acquises plus
    facilement via Internet que sur les bancs d'un amphi.
 
<article-nb="2008/01/05/19-8">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8">  Depuis quelques semaines, le projet d&#38;#39;un tablissement musulman,  Camden,  65 kilomtres au sud-ouest de Sydney, cre un malaise dans cette communaut majoritairement anglo-saxonne, notamment chez les nationalistes.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8">      L es coles islamiques existent depuis des annes en Australie, mais le
    sujet s'avre nanmoins sensible. La population de Camden,  65
    kilomtres au sud-ouest de Sydney, a pu le constater : depuis quelques
    semaines, le projet d'un tablissement musulman, qui pourrait
    accueillir 1 200 lves, cre un malaise dans cette communaut
    majoritairement anglo-saxonne. Parmi les opposants au projet de la
    Socit coranique - l'organisation musulmane  l'origine du projet -
    figurent en bonne place des nationalistes qui tentent d'attiser les
    tensions raciales.
 
 
    Fin novembre, deux ttes de cochon, plantes sur des poteaux, avaient
    t retrouves  l'emplacement prvu pour la future cole. Peu avant
    Nol, le rvrend Frederick Nile, dput des chrtiens- dmocrates au
    Parlement de l'Etat de Nouvelle-Galles-du-Sud, connu pour ses positions
    traditionalistes, a organis une runion rassemblant presque un millier
    de personnes  Camden, durant laquelle il a oppos l'islam au
    christianisme. M. Nile a fait salle comble, et la police a d
    intervenir pour contenir des participants criant des invectives contre
    les musulmans.
 
    Australia First, un parti d'extrme droite, a galement pris part 
    l'opposition. L'un de ses reprsentants, Jim Saleam - impliqu lors des
    meutes de Cronulla, fin 2005, au cours desquelles de jeunes Blancs
    extrmistes s'en taient pris  des Libanais dans une banlieue de
    Sydney - a dnonc dans le quotidien The Australian une campagne des
    musulmans pour "dmolir l'homognit" du pays. Il prvoit dsormais
    d'organiser lui aussi des runions  Camden. "C'est une question de
    planification locale, les arguments religieux ou politiques n'ont pas
    leur place ici", dplore pour sa part le maire de Camden, Chris
    Patterson.
 
    1,7 % DE LA POPULATION
 
    L'affaire inquite, faisant surgir la crainte de nouvelles violences, 
    l'exemple de celles qui s'taient produites  Cronulla. "L'ampleur de
    la raction suscite par le projet est tonnante. On dirait que rien
    n'a t retenu des vnements de 2005", regrette Kuranda Seyit,  la
    tte du think tank FAIR (Forum pour les relations islamiques et
    australiennes).
 
    La communaut musulmane est galement fragilise par une autre affaire.
    Il y a quelques semaines, un mystrieux "cheikh Haron" s'en est pris
    aux parents d'un soldat australien tu en Afghanistan, leur crivant
    que leur fils tait "mort pour rien". Beaucoup de musulmans, qui
    doutent de l'existence de ce religieux, souponnent en ralit une
    manipulation visant  discrditer leur communaut. "Nous ne connaissons
    pas de cheikh Haron. Ses positions sont extrmes. C'est nuisible pour
    notre image", affirme Ikebal Patel, le prsident de la Fdration
    australienne des conseils islamiques.
 
    Pour les 340 000 musulmans d'Australie - 1,7 % de la population totale,
    selon le dernier recensement - les dernires annes ont t marques
    par les tensions. "Aprs les attentats du 11 septembre 2001 et de Bali
    en 2002, aprs surtout ceux de Londres , la faon dont on nous
    regarde a chang", commente Shakira Hussein, musulmane, journaliste
    pour le magazine en ligne Shalom, Pax, Salam. "A terme cela joue aussi
    sur la faon dont notre communaut se peroit", observe Kuranda Seyit.
    Le conseil municipal de Camden se prononcera en mars pour ou contre le
    projet d'cole islamique.
 
<article-nb="2008/01/05/19-9">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9">  Les deux hommes avaient t enlevs dans les rues de Mogadiscio, selon Tripoli, qui ignore encore l&#38;#39;identit et les revendications des ravisseurs. 
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9">      L es deux diplomates libyens kidnapps par des hommes arms, samedi 5
    janvier  Mogadiscio, en Somalie, ont t librs sains et saufs, selon
    Tripoli. "Les Libyens ont t relchs par les gens qui les ont enlevs
    plus  tt ce matin. Ils sont en scurit", a confirm Bashi Mohamed, un
    hommes d'affaires et voisin des deux diplomates.
 
 
    Les deux hommes, identifis comme Neji Gsouda, charg d'affaires, et
    Fethi Abou Daya, avait t enlevs dans la matine alors qu'ils
    faisaient leurs courses dans un march de la capitale somalienne. Selon
    leur chauffeur, ils ont t encercls par "dix hommes arms (qui) sont
    partis avec la voiture". Avec le Soudan, la Libye est le seul pays 
    avoir maintenu une prsence   diplomatique continue en Somalie depuis
    le dclenchement en 1991 d'une guerre civile dans ce pays.
 
    La Somalie a t le thtre de plusieurs enlvements d'trangers ces
    dernires semaines. Deux employes de Mdecins sans frontires (MSF),
     enleves le 26 dcembre dans la rgion semi-autonome du Puntland, dans
      le nord-est du pays, ont t relches, mercredi, sans qu'aucune
    ranon   n'ait t verse, selon le ministre des affaires trangres
    espagnol.   Des mdias locaux avaient toutefois fait tat d'une demande
    de ranon   de 250 000 dollars. Le 24 dcembre, c'tait un journaliste
    indpendant   franais qui tait libr dans la rgion du Puntland,
    aprs huit jours   de prise d'otage.
 
<article-nb="2008/01/05/19-10">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10">  La gurilla colombienne a indiqu vendredi qu&#38;#39;Emmanuel, qu&#38;#39;elle avait promis de librer avec sa mre et une dput, n&#38;#39;est plus en sa possession. De premiers tests ADN sur le garon de 3 ans hberg  Bogota confirment la filiation.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10">      L es Forces armes rvolutionnaires de Colombie (FARC) ont reconnu
    vendredi 4 janvier que l'enfant recueilli en 2005 par une institution
    colombienne est le fils de Clara Rojas, Emmanuel,  que les FARC avaient
    promis le 18 dcembre de remettre aux autorits  vnzuliennes en
    compagnie de sa mre et de l'ex-parlementaire   Consuelo Gonzalez.
    L'enfant "ne pouvait pas rester au milieu d'oprations de guerre, de
    bombardements et de combats, en mouvement permanent et dans les
    contingences de la jungle", annonce la gurilla marxiste, dans un
    communiqu diffus par l'Agence bolivarienne de presse. "C'est pourquoi
    cet enfant, dont le pre est un gurillero, a t plac  Bogota chez
    d'honntes gens jusqu' ce que soit sign un accord humanitaire",
    ajoute le texte dat du 2 janvier et sign par son organe dirigeant. La
    gurilla accuse aussi les autorits colombiennes de "squestrer"
    Emmanuel pour"saboter" la remise d'otages prvue.
 
 
    Le parquet gnral de Colombie avait dclar plus tt qu'il y avait une
    "trs forte probabilit",   selon les premiers rsultats de tests ADN,
    que le garon de 3 ans et demi, remis aux services sociaux de San Jos
    de Guaviare, dans le sud du   pays, sous le nom de Juan David Gomez
    Tapiero et celui de la mre de   Clara Rojas, soit bien Emmanuel."La
    preuve scientifique montre que l'enfant qui a t plac sous la
    protection de l'Institut colombien du bien-tre familial est le fils de
    Clara Rojas. Il reste une petite marge d'erreur, mais un second test
    sera ralis en Espagne pour obtenir la certitude complte", a-t-on
    prcis au sein du ministre de la justice colombien.
 
    POSSIBLE VICTOIRE POLITIQUE POUR M. URIBE
 
    Ces informations confirment la version avance par le prsident
    colombien, Alvaro Uribe, selon laquelle les FARC avaient retard la
    libration des trois otages parce qu'ils n'avaient plus l'enfant en
    leur possession, contrairement  ce qu'ils avaient assur au prsident
    vnzulien, Hugo Chavez, et  la communaut internationale dans un
    communiqu du 18 dcembre. Cela pourrait constituer une importante
    victoire politique pour M. Uribe aprs l'chec, en fin de semaine
    dernire, de l'opration de libration des otages monte par Caracas.
 
    Le Venezuela a accus Bogota, , vendredi, de n'avoir pas autoris la
    venue de scientifiques vnzuliens pour effectuer des prlvements
    d'ADN sur Juan David Gomez Tapiero."Ce   comportement jette un doute
    trs srieux sur les recherches qui ont   pourtant obtenu le soutien
    immdiat de notre gouvernement", a   affirm le chef de la diplomatie
    vnzulienne, Nicolas Maduro,  la   chane de tlvision VTV. M.
    Maduro a rappel que Caracas avait autoris la venue au Venezuela d'une
    quipe   de cinq experts colombiens pour effectuer des prlvements
    d'ADN sur   des membres de la famille de Clara Rojas afin de les
    comparer avec l'ADN de l'enfant.
 
