<FILE-date="2008/01/05/19">
<article-nb="2008/01/05/19-1">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1">  Seuls 18 000 emplois ont t crs en dcembre 2007 tandis que le taux de chmage est mont de 4,7 %  5 %. 
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1">      "N ous ne devons pas penser que la croissance va de soi" : c'est en ces
    termes, vendredi 4 janvier, que George W. Bush a ragi aux mauvais
    chiffres de l'emploi amricain publis plus tt dans la journe. Avant
    de promettre de travailler avec les dmocrates du Congrs  un plan de
    relance d'ici  la fin du mois dont il pourrait annoncer les
    principales mesures le 28 janvier, lors de son discours sur l'Etat de
    l'Union.
 
 
 
 
           Chiffres
 
 
 
    Emploi. En dcembre 2007, les Etats-Unis ont cr 18 000 emplois. Le
    secteur de la construction, particulirement affect par la crise des
    subprimes, a t le plus touch avec 49 000 licenciements nets.
    L'industrie a dtruit 31 000 emplois malgr un dollar faible et des
    exportations en hausse. Et dans les services, le commerce de dtail en
    a supprim 24 000 malgr la saison des ftes.
 
    Rmunrations.Le salaire horaire a augment aux Etats-Unis de 0,4 % en
    dcembre 2007 (+ 3,7 % en un an contre 4,3 % en 2006).
 
 
                                                              
 
 
 
    L'anne 2007 s'est effectivement mal finie : seulement 18 000 emplois
    ont t crs aux Etats-Unis en dcembre alors que les analystes
    misaient sur le chiffre pourtant modeste de 70 000. C'est le rythme de
    crations d'emplois le plus faible depuis aot 2003 quand le pays
    sortait  peine de l'clatement de la bulle Internet et entrait en
    guerre en Irak.
 
    Dans ce contexte, le taux de chmage a grimp de 4,7 %  5 %, pour
    atteindre son niveau le plus lev depuis novembre 2005, juste aprs le
    passage du cyclone Katrina. Sans les embauches du service public, qui a
    cr 31 000 emplois en dcembre, et a donc plus que compens les 13 000
    destructions d'emplois dans le secteur priv, le solde aurait t
    ngatif.
 
    Les Bourses n'ont pas apprci. Wall Street, tout comme les principales
    places financires europennes, ont vu leurs principaux indices chuter
    vendredi. Quant au billet vert, il a aussi encaiss le coup. L'euro est
    mont jusqu' 1,4823 dollar vendredi -  un plus haut depuis fin
    novembre 2007 - dans la foule de la publication des chiffres sur
    l'emploi. La perspective de voir la Rserve fdrale (Fed) baisser une
    nouvelle fois ses taux le 30 janvier - aprs trois baisses depuis
    septembre - pour soutenir l'conomie n'a pas aid la devise amricaine.
 
    "CRAINTES SUR LA CONSOMMATION"
 
    Les effets de la crise des subprimes - du nom de ces crdits
    immobiliers hypothcaires accords  des mnages prcaires - qui a
    dbut  l't 2006 ne cessent de s'amplifier. Le dtail des
    statistiques amricaines publies vendredi l'atteste, c'est bien de l
    que viennent les soucis de l'conomie. Mais, aujourd'hui, la crise
    initialement limite aux secteurs immobilier et bancaire se propage au
    reste de l'conomie. Jusqu'ici, l'emploi avait t prserv. Le fait
    qu'il flanche  son tour fait craindre un ralentissement de la
    consommation, le principal moteur de la croissance amricaine
    puisqu'elle en reprsente prs des deux tiers.
 
    Il y a un an, le chmage affectait 4,4 % seulement de la population
    active. "Il a augment dans presque toutes les professions", a indiqu
    Philip Rones du bureau des statistiques sur l'emploi. Et d'grener les
    236 000 emplois perdus dans le btiment depuis son pic d'aot 2006, ou
    les 212 000 licenciements nets de l'industrie en 2007, en raison
    surtout des difficults du secteur automobile... Au total, "l'conomie
    a cr 111 000 emplois par mois en moyenne en 2007, contre 189 000 en
    2006", a ajout M. Rones. Les analystes jugent qu'il faut entre 110 000
    et 140 000 embauches nettes chaque mois pour absorber la hausse de la
    population active et, donc, ne pas augmenter le taux de chmage.
 
    Hausse du chmage, flambe des prix du ptrole dont le baril a atteint
    les 100 dollars cette semaine, crise immobilire, ralentissement
    industriel comme en atteste le dernier indice des directeurs d'achats
    paru mercredi 2 janvier, pousses inflationnistes... Alors que la
    campagne pour les lections primaires est entre dans sa phase active,
    les problmatiques conomiques devraient en tre un des principaux
    enjeux.
 
    Les conomistes sont aujourd'hui de plus en plus nombreux  penser que
    les Etats-Unis n'chapperont pas  un trs brutal ralentissement, voire
     une rcession. La croissance amricaine, qui s'tait maintenue sur un
    rythme annuel de quelque 5 % au printemps et  l't, semble
    aujourd'hui sur le point de caler.
 
    "Il va sans dire que ces chiffres sont trs mauvais. Aprs a, mme les
    plus optimistes, qui soutenaient l'hypothse d'un simple ralentissement
    de l'conomie, voient leurs certitudes remises en cause", a dclar 
    l'AFP Al Goldman, analyste chez A. G. Edwards. "Les investisseurs sont
    de plus en plus nombreux  penser que la croissance amricaine va se
    situer en territoire ngatif cette anne", a, pour sa part, soulign
    Ren Defossez, de chez Natixis. Pour Mark Zandi, chef conomiste chez
    Moody's Economy.com, "l'conomie amricaine est au bord de la
    rcession".
 
 
<article-nb="2008/01/05/19-2">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2">  Inaudibles durant l&#38;#39;automne, les leaders du PS s&#38;#39;efforcent de hausser le ton. 
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2">      E n 2008, les Franais vont "ouvrir les yeux" : tel est le credo auquel
    se raccroche la gauche en ce dbut d'anne. Tous ses leaders, du PS aux
    Verts en passant par le PCF, esprent que l'"annus horribilis" qui a vu
    la quasi-disparition de l'opposition ne se poursuivra pas. Au-del de
    cette mthode Cou, la gauche s'interroge sur la pertinence de ses
    angles d'attaque face  Nicolas Sarkozy.
 
 
 
 
           Les Franais partags sur l'action du chef de
    l'Etat
 
 
 
    Les Franais sont aussi nombreux  soutenir qu' rejeter l'action de
    Nicolas Sarkozy, selon un sondage CSA/Valeurs actuelles ralis les 19
    et 20 dcembre auprs de 952 personnes et publi vendredi 4 janvier.
    Selon l'tude, 44 % (- 6 %) des personnes interroges estiment que sa
    politique va "plutt dans le bon sens" et 44 % (+ 3 %) qu'elle va
    "plutt dans le mauvais sens". C'est la premire fois dans ce baromtre
    que seul un Franais sur deux juge positivement l'action du chef de
    l'Etat.
 
                                                              
 
 
 
    Jusqu'ici, les critiques visant le prsident de la Rpublique restaient
    dans le registre du style prsidentiel, de la mise en scne de sa vie
    prive ou des mots qu'il employait, jugs "indignes" d'un chef d'Etat.
    Le premier secrtaire du PS, Franois Hollande, a ainsi jug, le 31
    dcembre, que "2007 s'est acheve avec une dgradation de la dmocratie
    en France, o Nicolas Sarkozy utilise les mdias comme jamais aucun de
    ses prdcesseurs n'avaient os le faire". Sgolne Royal a renchri en
    dclarant : "La France mrite beaucoup mieux que cette juxtaposition
    entre des comportements ostentatoires et un luxe insolent d'un ct, et
    tant de prcarit ou de fragilit pour le plus grand nombre de
    l'autre." Le PCF n'a pas t en reste, dnonant "l'autosatisfaction
    tous azimuts" du prsident lors de ses voeux tlviss, "exercice de
    pure communication qui frise l'indcence". Des critiques cantonnes 
    l'apparence, retenues sur le fond.
 
    Le cap du Nouvel An pass, le ton a chang. Comme si les sondages
    indiquant que l'tat de grce est dsormais termin pour M. Sarkozy
    semblaient avoir rveill la gauche. Comme si ses leaders voulaient
    montrer qu'ils avaient tir les leons de leur invisibilit. "La
    gauche, et le PS en particulier, sont apparus suivistes. Or, il n'y a
    pas grand-chose  gagner  commenter", note Vincent Tiberj, chercheur
    au Cevipof. "Les attaques sur le style "m'as-tu-vu" ou les vacances de
    luxe, a marche  gauche mais pas au-del", remarque Jrme Fourquet,
    directeur de l'Ifop. "C'est un mauvais angle d'attaque, peru comme
    l'expression que l'opposition n'a pas grand-chose  dire", renchrit
    Stphane Rozs, de CSA-Opinions.
 
    Face  un Nicolas Sarkozy matrisant l'agenda, il faut un message
    politique, notent tous ces observateurs. "Pour contrer le "travailler
    plus pour gagner plus" de Sarkozy, la gauche doit recrer du collectif.
    C'est l qu'elle a une chance d'tre entendue", affirme M. Tiberj.
    L'inquitude grandissante des Franais sur le thme du pouvoir d'achat
    offre une "premire fentre de tir", assurent les sondeurs. Le dernier
    baromtre Ipsos pour Paris Match (26 dcembre) montre que 75 % des
    sonds ne font pas confiance au gouvernement dans ce domaine. "La
    gauche doit revenir sur ces dossiers sociaux dont le prsident de la
    Rpublique semble s'loigner", note Jrme Sainte-Marie, directeur de
    BVA.
 
    Il n'est pas sr que ce message ait t entendu. Mme si M. Hollande
    affirme que "ce qui menace Sarkozy, c'est la confrontation avec la
    ralit", ses "camarades" continuent de privilgier d'autres angles
    d'attaque. En s'efforant de hausser le ton : face  une droite "dure",
    estiment-ils, l'heure est dsormais  la critique frontale. Avec le
    chef de l'Etat, estime Stphane Le Foll, directeur de cabinet de M.
    Hollande, "le pire est  venir". Comparant M. Sarkozy  l'ancien
    prsident du Conseil italien, Silvio Berlusconi, Laurent Fabius
    stigmatise, dans une tribune publie vendredi dans Libration, le
    "rgime berluskozyste".
 
    Mmes accents dramatiques pour Vincent Peillon, un proche de M^me
    Royal, qui parle lui aussi d'"un Berlusconi  la franaise qui mrite
    une opposition trs dure". L'eurodput Benot Hamon appelle, lui, 
    "une vraie rsistance" contre les "attaques sans prcdent du pacte
    rpublicain et dmocratique".
 
    Reste pour la gauche  tenir jusqu'aux lections municipales, en
    esprant que d'ventuels succs viennent par eux-mmes inverser la
    donne. "La seule issue pour le PS et la gauche est de se requinquer
    avec de bons rsultats lectoraux", conclut Jean-Marc Lech, coprsident
    d'Ipsos. Manire de dire que la riposte n'est pas encore au point.
 
 
<article-nb="2008/01/05/19-3">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3">  Donn favori avant le scrutin, le prsident sortant l&#38;#39;emporterait avec 52,5 % des voix selon un sondage sortie des urnes. L&#38;#39;opposition a dnonc &#38;#34;de srieuses violations&#38;#34; et menac de ne pas reconnatre les rsultats.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3">      A lors que les rsultats officiels sont attendues tard dans la nuit de
    samedi 5 janvier, le premier sondage sortie des urnes affirme que le
    prsident sortant Mikhel Saakachvili a remport la prsidentielle
    anticipe avec 52,5 % des voix. Il est suivi du principal candidat de
    l'opposition, Levan Gatchetchiladze, qui a obtenu 28,5 % des suffrages,
    selon ce sondage,  financ par quatre tlvisions gorgiennes.
    L'opposition n'a pas reconnu la validit de cette tude d'opinion, dont
    la marge d'erreur est de 2  3%.
 
 
    Un deuxime tour n'est donc pas encore exclu car seul un candidat ayant
    obtenu plus de 50 % des voix peut tre lu ds le premier tour. Un
    second tour serait organis dans deux semaines si aucun des six
    candidat en lice n'atteint la majorit absolue.
 
    M. Saakachvili tait le grand favori du scrutin anticip, organis
    aprs une importante contestation dans les rues de la capitale
    Tbilissi, en   novembre 2007. Aprs avoir vot, le prsident sortant a
    dfendu son bilan depuis son accession au pouvoir en 2003, dclarant
    que "c'est au peuple gorgien de dcider si ce succs se poursuivra."
 
    "L'LECTION EST PRATIQUEMENT DNATURE"
    Les partis d'opposition, qui ont menac de ne pas reconnatre les
    rsultats de l'lection, ont d'ores et dj dnonc "de srieuses
    violations", des accusations rejetes par le camp de M. Saakachvili. Un
    de ses leaders, Tina Khidacheli, a fait   tat d'enregistrements
    montrant des personnes qui votent deux ou trois   fois et a affirm que
    des responsables de commissions lectorales   avaient ouvert des urnes
    pendant le scrutin.
 
    Mais l'opposition a accus vendredi le gouvernement d'avoir d'ores et
    dj truqu le scrutin."Nous   n'avons pas de lgislation
    (garantissant) des lections libres. Nous   n'avons pas eu assez de
    temps pour prparer l'lection. Ils ont eu   recours  la diffamation
    et  la terreur contre nous", a affirm Levan Gatchetchiladze."Tout
    cela signifie que l'lection est pratiquement dnature", a-t-il
    poursuivi, annonant la mobilisation de ses partisans en cas de fraudes
    avres. Environ 460 observateurs de l'OSCE surveillent le droulement
    du   vote et doivent rendre leurs   conclusions dimanche.
 
<article-nb="2008/01/05/19-4">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4">  Tandis que s&#38;#39;apaisent les violences nes de sa rlection conteste, le prsident Kibaki a dit  la mdiatrice amricaine tre prt  former &#38;#34;rassemblant tous les Knyans&#38;#34;. Mais selon l&#38;#39;opposition, il reste &#38;#34;illgitime&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4">      L e prsident knyan Mwai Kibaki s'est dit "prt", samedi 5 janvier, 
    former un "gouvernement d'union nationale", lors d'un entretien avec la
    secrtaire d'Etat adjointe amricaine  charge des affaires africaines,
    Jendayi Frazer. Le communiqu de   la prsidence knyane prcise que
    ce  gouvernement "non seulement rassemblerait tous les Knyans mais
    aiderait au processus de cicatrisation et de rconciliation",  aprs
    une crise qui a fait au moins 360 morts et dplac 250 000   personnes.
 
 
    M^me Frazer est arrive vendredi pour mener une mdiation entre M.
    Kibaki et l'opposition, qui conteste la rlection de M. Kibaki 
    l'lection prsidentielle du 27 dcembre. Elle a d'abord rencontr
    Raila   Odinga, chef de l'opposition, qui s'est heurt vendredi au
    refus du gouvernement d'organiser de nouvelles   lections.
 
    Aprs l'annonce de la prsidence, Raila Odinga a raffirm le
    "postulat" de l'opposition, selon laquelle "Kibaki est l illgalement.
    "Il ne devrait pas venir    la table des ngociations en tant que
    prsident. Nous voulons lui   parler sur la base de son ancien mandat
    et l, nous trouverons une   solution  ce problme", a dclar M.
    Odinga lors d'une confrence de presse, rejetant de fait l'appel de ce
    dernier  un gouvernement d'union nationale.
 
    PNURIES ALIMENTAIRES
 
    Les violences qui ont dur une dizaine de jours dans le pays se sont
    apaises. "La situation dans le pays retourne  la normale", a dclar
    un dirigeant de la police knyane. Le couvre-feu impos lundi  Kisumu,
    ville la plus touche par les violences politiques et ethniques qui ont
    suivi les lections gnrales du 27 dcembre, a t lev aprs
    "l'amlioration de la situation scuritaire", a assur un haut
    responsable de la police knyane, sous couvert d'anonymat.
 
    "Tout est maintenant normal et les gens vaquent  leurs occupations", a
    indiqu de son ct le commandant de la police provinciale, Grace
    Kaindi, alors que la vie reprenait galement  Eldoret, autre bastion
    dans l'ouest de Raila Odinga. Selon les autorits, sur les 1 068
    personnes personnes arrtes depuis le 30 dcembre, 451 ont t
    traduites en justice et 70 sont toujours en garde  vue. La nature des
    inculpations "incendies volontaires, rassemblements interdits,
    possession   d'objets vols, vol avec violences, cambriolages" tmoigne
    que les   troubles ont t davantage motivs par le crime que par la
    politique, souligne la police.
 
    A Nairobi, le dispositif policier a t aussi t considrablement
    allg. Mais dans le gigantesque bidonville de Kibera, la colre gronde
    : les pillages des derniers jours ont entran de graves pnuries
    alimentaires. Plusieurs milliers de personnes se sont masses vendredi
    autour de deux vhicules de la Croix-Rouge locale venus distribuer de
    la nourriture. Submergs par la foule, ils ont d rebrousser chemin
    avant d'avoir pu dcharger leur cargaison. Les policiers qui sont
    rapparus dans le quartier samedi taient pris  partie par les
    habitants, qui rclamaient une aide alimentaire.
 
<article-nb="2008/01/05/19-5">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5">  Le concept d&#38;#39;offre valable d&#38;#39;emploi (OVE) existe dj dans le code du travail franais, mais est interprt diffremment par syndicats et patronat.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5">      E n proposant de sanctionner les chmeurs qui refuseraient "deux offres
    d'emploi acceptables", Nicolas Sarkozy tablit le lien entre les "500
    000 offres d'emploi" non pourvues et la lgitimit du refus par le
    demandeur d'emploi d'une offre.
 
    Les syndicats et les associations de chmeurs ont vivement ragi  ces
    propos. La CGT note le passage du concept d'offre valable d'emploi
    (OVE)  offre "acceptable" et indique que "cela concourt  obliger les
    chmeurs  accepter des offres d'emploi en dessous de leur niveau de
    qualification, assorties d'une baisse de rmunration et de contraintes
    gographiques incompatibles avec la vie familiale". La CGT avait
    rclam, lors de la ngociation de la dernire convention
    d'assurance-chmage en novembre 2005, une dfinition plus prcise de
    l'OVE.
 
 
    Ce concept existe dj dans le code du travail franais, mais il reste
    interprtable. Selon l'article L. 311-5, "sont radis" ceux qui
    refusent un emploi, "quelle que soit la dure du contrat de travail
    offert, compatible avec leur spcialit ou leur formation, leurs
    possibilits de mobilit gographique compte tenu de leur situation
    personnelle et familiale (...) et rtribu  un taux de salaire
    normalement pratiqu dans la profession et la rgion".
 
    NOMBRE INFIME DE SANCTIONS
 
    Pour Annie Thomas, la prsidente (CFDT) de l'Unedic, "les possibilits
    de sanction existent dj au premier refus, le problme n'est donc pas
    l : aujourd'hui, l'ANPE est dans l'incapacit de proposer deux offres
    d'emploi en adquation avec les 2 millions de chmeurs".
 
    L'ANPE confirme que le nombre des sanctions pour refus d'offre est
    infime : 13 672 sur un total de 563 680 radiations, de janvier 
    novembre 2007, soit 2,4 %. Dans la ngociation sur la modernisation du
    march du travail, le Medef a propos d'intgrer "l'anciennet dans le
    chmage" dans la dfinition de l'offre valable. Plus le chmage se
    prolongerait et plus les critres de l'emploi acceptable
    s'estomperaient.
 
    Cette "dgressivit" de l'emploi valable, "acceptable", "convenable" ou
    "appropri" est pratique dans six des onze pays tudis par l'Unedic
    en juillet 2007 (Allemagne, Belgique, Espagne, Royaume-Uni, Irlande,
    Luxembourg). Seul le Danemark a abandonn la rfrence  cette notion
    en 2003 et tout chmeur indemnis est tenu "d'accepter tout emploi qui
    lui est propos".
 
    Dans la plupart des pays, les critres sont assez prcis. En Italie, le
    montant du salaire acceptable ne peut tre infrieur de plus de 10 % au
    salaire antrieur. En Espagne, le temps de trajet ne peut excder 25 %
    du temps de travail journalier ou les frais de transport excder 20 %
    du salaire mensuel.
 
    L'OVE reste  prciser en France. Dans la dernire convention de
    l'Unedic du 18 janvier 2006, les partenaires sociaux ont introduit une
    nouveaut : un allocataire de plus de 50 ans ou indemnis depuis plus
    de douze mois qui accepte un emploi dont le salaire est infrieur "d'au
    moins 15 %  30 % de son salaire journalier de rfrence" reoit une
    aide "destine  compenser la baisse de rmunration". L'Unedic indique
    avoir dpens 18,2 millions d'euros pour cette "aide diffrentielle de
    reclassement".
 
<article-nb="2008/01/05/19-6">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6">  Un groupe de lycens avait allum un ptard, vendredi 21 dcembre, dans cette boutique tenue par des Chinois. Sept personnes sont mortes.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6">      L e bazar de la rue Sadi-Carnot, dans le vieux centre de
    Pointe--Pitre, est presque devenu un lieu de plerinage. Tous les
    jours, de 6 heures du matin  10 heures du soir, des passants
    s'arrtent sur le trottoir en face du btiment de trois tages, dont il
    ne reste que la carcasse noircie. "Toute la Guadeloupe a dfil ici",
    affirme Antoine Bouhabib, dit "Tony", grant du magasin de vtement
    Used Jean, situ presque en face.
 
 
    Des mains anonymes ont dpos des fleurs, des bougies et un ours en
    peluche bleu sur les dbris de l'ancien bazar tenu par la famille Li,
    des Chinois originaires de Cayenne (Guyane). Le premier ministre,
    Franois Fillon, est venu se recueillir et dposer une gerbe, vendredi
    4 janvier.
 
    "DES GENTILS"
 
    Les enquteurs ont reconstitu le scnario de l'incendie, qui a fait
    sept victimes. Il est 17 heures, ce vendredi 21 dcembre. C'est la
    sortie des coles et le dbut des vacances scolaires. Un groupe de cinq
     sept lycens entre dans le bazar tenu par Kai Li, qui a ouvert il y a
    trois semaines  peine. "Des jeunes qui ne sont pas connus des
    services, des gentils", selon les enquteurs.
 
    "Ils avaient un plan concert pour voler des ptards, dclare
    Jean-Michel Prtre, procureur de Pointe--Pitre. L'un d'eux a attir
    l'attention du vigile au fond du magasin, pendant que les autres se
    sont regroups autour du linaire des ptards et fuses,  l'entre."
    Il y avait l l'quivalent de deux mtres cubes d'artifices. M. Li
    repre leur mange et les prend  partie. C'est alors que l'un des
    jeunes allume un ptard de type K4 - le plus dangereux - et le pose sur
    le linaire. "Cela ressemble  une petite bombe ronde et produit un
    flash puissant, explique le procureur. Ce produit ne peut tre vendu
    que par un professionnel."
 
    Les jeunes s'enfuient, hormis celui apprhend par le vigile. Le grant
    se lance  leurs trousses, mais  peine a-t-il atteint le coin de la
    rue qu'il rebrousse chemin. Son bazar est en flammes. Les fuses ont
    mis le feu  la marchandise : guirlandes de Nol, fleurs en tissu,
    nappes en toile cire, eaux de toilette et dodorants, valises... "En
    une minute, c'est devenu l'enfer", raconte Tony.
 
    Le magasin ne dispose pas d'issue dans le fond. Huit personnes sont
    coinces derrire le brasier : l'pouse du grant, leur enfant de 9
    mois, le jeune homme et le vigile, une cliente et sa fille, tudiante
    en mtropole rentre pour les vacances, Ren-Robert Joigny, une figure
    locale, et Sad Faddoul, un commerant libanais. Selon les tmoignages,
    les victimes sont mortes intoxiques par la fume et les gaz toxiques
    dgags par les matires plastiques. Une seule personne parvient 
    s'extraire : Sad Faddoul, brl  60 %. Hospitalis  Pointe--Pitre,
    il a les poumons brls. Les pompiers, ralentis par la circulation, ont
    mis prs de trente minutes pour arriver.
 
    Quatre garons de 15  17 ans ont t arrts et mis en examen.
    "L'quipe n'est pas au complet, commente le procureur. Nous voulons
    retrouver les autres. D'autre part, il faudra tablir les
    responsabilits en termes de non-respect des normes de scurit." Parmi
    les commerants, chacun a son ide sur les causes du drame : la mode de
    lancer des ptards, pour l'un, l'essor des commerces chinois pour un
    autre, la dgradation du centre-ville pour un troisime. Fly
    Kacy-Bambuck, adjointe (PS) au maire, ne veut pas entrer dans ces
    polmiques : "Si ce drame a tant mu les Guadeloupens, c'est que les
    victimes reprsentent la diversit du dpartement : Guadeloupens,
    Libanais, Chinois..."
 
<article-nb="2008/01/05/19-7">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7">  L&#38;#39;ancien prsident de l&#38;#39;Assemble nationale est mort, dans la nuit de vendredi 4  samedi 5 janvier, des suites d&#38;#39;une leucmie.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7">      L 'ensemble de la classe politique, droite et gauche confondues, a
    rendu hommage, samedi 5 fvrier,  Raymond Forni, ancien prsident de
    l'Assemble nationale et prsident socialiste du  Conseil rgional de
    Franche-Comt, disparu, dans la nuit de vendredi  samedi, des suites
    d'une leucmie.
 
    Pour le premier secrtaire du Parti socialiste, Franois Hollande, la
    disparition de M. Forni, "cre une immense tristesse au PS". Il"fait
    partie de ces socialistes qui ont compris ds le congrs d'Epinay le
    sens de la stratgie de Franois Mitterrand autour du rassemblement de
    la gauche", rappelle M. Hollande, concluant que "pour les combats
    futurs, il nous manquera".
 
 
    Nicolas Sarkozy a dclar que le prsident du Conseil rgional de
    Franche-Comt "laissera le souvenir du destin exemplaire d'un 'Enfant
    de la Rpublique'", reprenant le titre d'une biographie de M. Forni,
    parue en 2002. "Sa trajectoire tmoigne de la capacit d'intgration et
    d'lvation par le mrite qu'offre la Rpublique (...) Elu   dput 
    seulement 32 ans, son lection  la prsidence de l'Assemble
    nationale consacra ses qualits de dialogue et d'exigence", poursuit
    l'Elyse. Dans un communiqu, Franois Fillon "adresse ses condolances
    sincres  son pouse,  ses enfants et  ses proches", soulignant que
    "le parcours de Raymond Forni, homme de conviction et juriste de
    talent, illustre les valeurs de la Rpublique".
 
    "LE SOCIALISME FRANAIS EST EN DEUIL"
 
    "Il laisse le souvenir d'un rpublicain intransigeant, qui pendant ses
      20 annes de mandats parlementaires, a t rapporteur du projet de
    loi   abolissant la peine de mort, a dfendu une conception rigoureuse
    de   l'indpendance nationale, du rle de l'Etat", a rappel quant 
    lui le secrtaire d'Etat charg des relations avec le Parlement, Roger
    Karoutchi.
 
    "Raymond Forni restera pour moi et pour tous les dputs socialistes
    une belle figure de la Rpublique", a pour sa part affirm le prsident
    du groupe PS  l'Assemble, Jean-Marc Ayrault, estimant qu'il "a t un
    exemple de mrite, de rectitude et d'engagement". Julien Dray a fait
    l'loge du parcours politique de M. Forni "riche de   nombreuses
    responsabilits, (qui) fait de lui un homme politique qui   aura marqu
    de son empreinte l'histoire du Parti socialiste de ces 30   dernires
    annes." Enfin, Jean-Paul Huchon, prsident de la rgion Ile-de-France,
    estime que "le socialisme franais est aujourd'hui en deuil d'un de ses
    plus remarquables reprsentants".
 
<article-nb="2008/01/05/19-8">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8">  Jean-Franois Kahn aime bousculer les conformismes, manier les banderilles de la critique acerbe, voire de la polmique. Pour ce journaliste et crateur de journaux parvenu au terme d&#38;#39;une longue carrire, &#38;#34;si nous tions dans une pure conomie de march, il n&#38;#39;y aurait plus de quotidiens&#38;#34;
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8">      V ous avez dirig trois journaux, dont deux que vous avez crs.
    Comment analysez-vous la crise sans prcdent que traverse aujourd'hui
    la presse crite ?
 
    On oublie souvent que c'est un phnomne plus gnral encore. Sur les
    dix dernires annes, la baisse d'coute des tlvisions et des radios
    est aussi trs frappante. C'est une crise cataclysmique, le mot n'est
    pas trop fort. Les gens ne s'en rendent pas toujours compte car cette
    crise a t progressive. Mais si nous tions dans une pure conomie de
    march, il n'y aurait plus de quotidiens. C'est une crise de la
    dmocratie, la tlvision tant par ailleurs contrle par le pouvoir,
    soit en raison des liens d'amiti du patron de TF1 avec Nicolas
    Sarkozy, soit parce que la tlvision publique est une tlvision
    d'Etat.
 
 
    Vous dites qu'il faut "tout repenser" dans la presse. De quelle faon
    l'entendez-vous ?
 
    Il faut tout remettre  plat. D'abord sur un plan technique : il n'y a
    pas de concurrence dans l'imprimerie et les cots d'impression sont
    trs chers. Malgr tous les efforts des Nouvelles Messageries de la
    presse parisienne (NMPP), le prix de distribution est trop lev. Quand
    j'explique  des industriels le pourcentage qui passe dans la
    distribution, ils sont effars. Idologiquement, je suis favorable au
    systme coopratif des NMPP, qui permet  tous d'tre distribu
    partout. Mais c'est parce que Marianne a quitt les NMPP (dbut 2000)
    que nous nous en sommes sortis : 8 millions de francs (1,3 million
    d'euros) de cots en moins sur une anne ! Enfin, tous les ans, on nous
    explique qu'on va rouvrir des kiosques. Or, tous les ans, il y en a de
    moins en moins.
 
    Mais les gens lisent la presse gratuite...
 
    Ah, parlons-en ! Si un boulanger dcrtait qu' partir de demain, il
    distribuera des baguettes gratuites, ds le lendemain, ce serait
    interdit par la commission de la concurrence. Pourquoi n'y a-t-il qu'un
    produit dans notre socit librale, la presse, qui peut tre gratuit
    sans que la commission de la concurrence intervienne pour concurrence
    dloyale ? Quelque part, le journal est identifi  un tract et il est
    distribu comme tel... Comment une profession malade a-t-elle pu
    accepter cette profusion de journaux gratuits ? C'est une folie !
 
    N'est-ce pas aussi une crise du contenu de la presse ?
 
    La presse a beaucoup perdu en abandonnant la polmique. Quand j'ai
    dbut, il y avait 13 ou 14 quotidiens, d'obdiences politiques trs
    diffrentes, qui s'invectivaient entre eux, craient des polmiques
    internes. Les gens achetaient avec leur quotidien une patrie de
    substitution, une bulle idologique. Aujourd'hui, le consensus gnral
    est mortifre. On n'a pas assez analys le phnomne qui a eu lieu 
    Libration au lendemain du rfrendum sur la Constitution europenne,
    lorsque Serge July a injuri, dans son ditorial, ses lecteurs qui
    avaient vot "non". C'tait courageux de la part de July de rester
    favorable au "oui". Mais on n'injurie pas ses lecteurs.
 
    Regardez  la prsidentielle : 19 % des lecteurs ont vot Bayrou.
    Libration, Le Figaro, Le Monde ont pris position contre Bayrou. Or,
    ces 19 % reprsentent 30 % des lecteurs de journaux. De la mme faon,
    on voit aujourd'hui des cheminots qui ne veulent plus lire la presse,
    des tudiants qui ne veulent plus la lire... La gauche sociale n'a plus
    de journaux, les centristo-dmocrates chrtiens, les gaullistes non
    plus, etc. Et voil comment on perd des lecteurs.
 
    Ajoutez  cela une crise du march publicitaire, et la presse n'a plus
    de revenus...
 
    Arrtons-nous l-dessus, parce qu' mes yeux, les deux sont lis. On a
    eu un moment, il y a quinze ans, o les recettes publicitaires taient
    trs hautes, juste au moment o dbutait l'rosion des ventes. Les
    journaux, surtout les magazines et les hebdomadaires, ont pens que
    l'important tait d'avoir des recettes publicitaires. Dans certains
    hebdomadaires, les recettes publicitaires ont atteint 80 % des recettes
    globales. On a donc gonfl artificiellement les ventes pour justifier
    les tarifs de vente des pages de publicit. Quand on arrive  vous
    offrir pour un abonnement un stylo, une petite chane hi-fi et une
    montre, les gens n'ont plus le sentiment d'acheter un magazine pour ce
    qu'il est. Surtout, cela a modifi les contenus.
 
    Nous avions fait un audit  Marianne pour comprendre pourquoi les
    annonceurs ne venaient pas. Ils voulaient une nouvelle maquette,
    enlever les rubriques de faits divers et de brves que l'on appelait
    "Tu l'as dit bouffi", trop peu chics pour la pub. Faire un cahier
    conomique alors que les gens veulent de l'conomie dans l'info, pas en
    cahier. Le rapport disait aussi : "Vous dfendez le petit commerce
    contre la grande distribution, donc ne vous attendez pas  avoir de la
    pub de la part de celle-ci..." Or ce que les annonceurs veulent pour
    faire de la pub, les lecteurs n'en veulent plus.
 
    Faut-il aussi repenser la faon de faire du journalisme ?
 
    Cela me fait mal de le dire, mais nous allons devoir changer notre mode
    d'criture. Il y a un type de phrase qui est mort. Je le regrette,
    parce que je suis d'une gnration qui aime ces phrases cicroniennes,
    c'est--dire une phrase construite, longue, avec des incidentes. Il
    faut des phrases plus courtes. Mais surtout intgrer que tout accident
    grammatical rend la phrase moins accessible. S'il y a huit ou neuf mots
    aprs le sujet, eh bien il faut rpter le sujet. Les gens ne
    connaissent plus beaucoup des mots que nous employons.
 
    Il faudrait donc appauvrir son vocabulaire et ses rfrences ?
 
    Oui, car beaucoup de gens de moins de 40 ans n'ont plus les rfrences
    d'avant. Je reois des lettres de lecteurs qui me disent qu'ils ne
    comprennent pas tout ce que j'cris. J'avais parl du boulangisme, en
    rfrence au gnral Boulanger, ils pensaient que j'voquais un
    ptissier. J'ai crit : "C'est une division du monde  la Yalta." Mais
    qui sait encore ce qu'est Yalta ? Je suis catastroph que les jeunes ne
    connaissent plus l'histoire, mais il faut bien en tenir compte. Les
    journalistes sont furieux qu'on leur dise cela. Mais on ne doit pas
    faire comme les marxistes qui dcrivent la ralit comme ils voudraient
    qu'elle soit, il faut s'adapter  elle.
 
<article-nb="2008/01/05/19-9">
<filnamedate="20080105"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080105"><AAMMJJHH="2008010519">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9">  Retrouvez l'ensemble des d&#233;p&#234;ches sur http://www.lemonde.fr
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9">   
 
 
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