<FILE-date="2008/01/04/19">
<article-nb="2008/01/04/19-1">
<filnamedate="20080104"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080104"><AAMMJJHH="2008010419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1">  Alors qu&#38;#39;ils doivent rencontrer la ministre de la sant lundi, les mdecins urgentistes et anesthsistes ont menac vendredi de durcir la grve symbolique engage  Nol, estimant qu&#38;#39;&#38;#34; l&#38;#39;heure actuelle, il y a un mpris profond de (leurs) revendications qui sont lgitimes&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1">   
    L es mdecins urgentistes et anesthsistes ont annonc, vendredi 4
    janvier, leur intention de durcir leur mouvement de grve engag  Nol
    dans les hpitaux afin d'amener le ministre de la sant  ngocier sur
    le paiement des heures supplmentaires, des astreintes et des gardes.
    Ces derniers considrent que la runion prvue lundi 7 janvier entre la
    ministre de la sant, Roselyne Bachelot, et les reprsentants de
    confdrations syndicales censes les reprsenter est un leurre, car
    ils ne sont pas eux-mmes invits et qu'il n'est pas question de
    discussions financires pour l'instant.
 
 
    "Nous estimons  l'heure actuelle qu'il y a un mpris profond, je dis
    bien profond, de nos revendications qui sont lgitimes. Nous n'avons
    pas vol l'argent, ce n'est pas un conflit pour demander plus, mais
    simplement pour qu'on paye ce qu'on nous doit", a indiqu Patrick
    Pelloux, prsident de l'Association des mdecins urgentistes de France.
 
    OBTENIR UNE "MEILLEURE RECONNAISSANCE DE LA PNIBILIT"
 
    Les reprsentants syndicaux ont prcis qu'ils n'envisageaient pas de
    quitter leur poste : "On ne veut pas mettre en danger la scurit des
    malades", a soulign M. Pelloux. Deux syndicats
    d'anesthsistes-ranimateurs ont rejoint, jeudi, la grve symbolique
    des urgentistes des hpitaux   pour obtenir une "meilleure
    reconnaissance de la pnibilit" de   leur mtier et la rmunration
    des jours et heures impays.
 
       Une runion est prvue le 14 janvier avec des syndicats du personnel
    hospitalier pour largir le mouvement. Des journes "hpital mort",
    pendant lesquelles seules les urgences seraient assures, sont
    envisages pour le 24 janvier, journe de grve dans la fonction
    publique, alors que M^me Bachelot doit ouvrir lundi une concertation
    sur les 23 millions d'heures supplmentaires et les   3,5 millions de
    jours de compte pargne-temps accumuls par les   salaris,
    reprsentant "800  900 millions d'euros", selon plusieurs estimations
    officielles.
 
<article-nb="2008/01/04/19-2">
<filnamedate="20080104"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080104"><AAMMJJHH="2008010419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2">  L&#38;#39;administration fait du zle pour tenter d&#38;#39;atteindre ses objectifs.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2">   
    S 'efforant d'atteindre l'objectif de 25 000 reconduites "effectives"
     la frontire, l'administration multiplie les acrobaties comptables,
    en incluant dans ses chiffres tous les types de retours, qu'ils soient
    forcs ou non, et juridiques pour interpeller des sans-papiers.
 
    Le 7 dcembre 2007, la cour d'appel de Rennes a annul, rvle le site
    d'information en ligne Rue89, l'interpellation d'un Soudanais en
    situation irrgulire. Il avait fait l'objet d'un contrle d'identit
    au motif qu''il traversait en dehors d'un passage clout. La cour
    estimait qu'"il ne rsultait pas de la procdure que les policiers
    avaient des raisons plausibles de souponner que l'intress avait
    commis une infraction". Elle s'interrogeait aussi, au vu d'autres
    procs-verbaux d'interpellation rdigs "en des termes rigoureusement
    identiques", sur une pratique de "copi-coll".
 
 
 
 
           Expulsion d'un des protestataires du centre de
    rtention du Mesnil-Amelot
 
 
 
    Un des leaders du mouvement de protestation lanc au centre de
    rtention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), Paul Wem, un Gabonais
    vivant en France depuis deux ans, a t expuls vendredi 4 janvier pour
    Libreville, selon des sources concordantes. Depuis le 20 dcembre,
    plusieurs dizaines d'trangers de ce centre en situation irrgulire
    protestent contre leurs conditions de rtention, observant une grve de
    la faim et manifestant  plusieurs reprises dans la cour intrieure,
    ont rapport le Rseau ducation sans frontires (RESF) et la Cimade,
    seule association habilite  intervenir dans les centres de rtention.
    Benjamin Badikadila, un autre porte-parole de la protestation, pre de
    cinq enfants, doit tre expuls samedi vers Kinshasa, en Rpublique
    dmocratique du Congo, selon RESF. (Avec AFP.)
 
                                                              
 
 
 
    Du ct des syndicats de police, on reconnat qu'aujourd'hui ce type de
    drive est possible, mme si, pour Bernard Le Bily, de l'organisation
    syndicale UNSA-Police, "il ne s'agit pas de gnraliser, l'immense
    majorit des agents faisant leur travail sans faire de zle".
 
    Pour lui comme pour Bruno Cailleteau, dlgu du Syndicat gnral de la
    police Force ouvrire, c'est la politique d'objectif chiffr et la
    pression qui en dcoule sur les policiers qui entranent de telles
    drives. "Nous sommes d'accord pour avoir  rendre des comptes, mais
    nous prfrerions avoir les moyens de faire de l'investigation pour
    mettre  bas les rseaux, relve Bruno Cailleteau. Mais cela est
    beaucoup plus long et plus lourd."
 
    Pour M. Cailleteau, "le gouvernement, relay par les prfectures et les
    directions dpartementales, prfre faire de l'affichage et (...) fixer
    des objectifs qui ne correspondent  aucune ralit objective sur le
    terrain". Les chiffres pour 2007 ne sont pas encore connus mais  la
    mi-dcembre, le ministre de l'immigration et de l'identit nationale,
    Brice Hortefeux, rvlait qu'entre janvier et fin novembre "21 000
    loignements avaient t effectus". Son cabinet pronostiquait alors
    pour l'anne entre 22 000 et 23 000 reconduites. Cette relative
    "contre-performance" s'explique, selon le ministre, par "la priode
    d'attente lie aux lections prsidentielle et lgislatives" et par
    "l'volution concernant le rgime juridique des ressortissants bulgares
    et roumains".
 
    Devenus ressortissants de l'Union europenne, Bulgares et Roumains, et
    en particulier les Roms, continuent nanmoins d'tre reconduits dans
    leur pays. Ils font dsormais l'objet de "retours humanitaires" en car.
    Cette pratique, qui se dveloppe depuis cet t, est comptabilise dans
    le chiffre de reconduites  la frontire. Le glissement constat dans
    le langage gouvernemental n'est pas fortuit : on prfre dsormais
    parler d'"loignements" que de "reconduites  la frontire".
 
    Dans le suivi de l'objectif annuel sont ainsi comptabiliss non
    seulement les trangers en situation irrgulire qui finissent par tre
    expulss aprs avoir t interpells et placs en centre de rtention,
    mais aussi les personnes bnficiant d'une aide au retour. Fin octobre,
    selon l'Agence nationale d'accueil des trangers et des migrations
    (Anaem), 2 614 trangers taient repartis dans leur pays dans le cadre
    d'un tel dispositif, 1 384 avec l'aide au retour volontaire, et 1 230
    avec l'aide au retour humanitaire.
 
    Mme s'il inclut les retours volontaires et humanitaires, le rsultat
    de 2007 ne sera pas meilleur que celui de 23 831 affich fin 2006 par
    Nicolas Sarkozy. Celui-ci s'tait dj fix, alors qu'il tait ministre
    de l'intrieur, un objectif de 25 000 loignements.
 
    Le "bleu" budgtaire publi en octobre met encore la barre plus haut
    pour les trois annes  venir : 26 000 en 2008, 28 000 en 2010. A la
    mi-septembre, Brice Hortefeux runissait une vingtaine de prfets en
    dessous de leurs objectifs d'expulsions pour leur demander de se
    ressaisir. Une mise au pas rpercute sur l'ensemble des services, et
    avec d'autant plus d'insistance qu'approchait la fin de l'anne. Le 20
    dcembre, le cabinet de la prfecture de Loire-Atlantique, notamment,
    adressait aux responsables dpartementaux de la police, de la
    gendarmerie et de la police aux frontires (PAF) un courrier les
    sommant de "ne pas relcher l'effort" et "de poursuivre les
    interpellations, y compris pendant les dix derniers jours de l'anne".
    "Pour dix dparts effectifs, prcisait le courrier, il faut trente
    interpellations  compter d'aujourd'hui 20 dcembre, soient quinze pour
    la direction dpartementale de la scurit publique, dix pour la
    gendarmerie et cinq pour la direction dpartementale de la police aux
    frontires."
 
    La pression dans l'administration va, dit Bruno Cailleteau (SGP-FO),
    jusqu' l'envoi de lettres de mise en garde aux fonctionnaires et au
    harclement moral. "A force d'tre sous pression, s'alarme-t-il, les
    agents finissent par ne plus s'attacher aux conditions dans lesquelles
    ils interpellent."
 
 
<article-nb="2008/01/04/19-3">
<filnamedate="20080104"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080104"><AAMMJJHH="2008010419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3">  L&#38;#39;inconnue principale concerne le financement du plan.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3">   
    L es principales mesures du plan Alzheimer 2008-2012 seront prcises
    dans "la deuxime quinzaine de janvier" par le chef de l'Etat et le
    gouvernement, a annonc, jeudi 3 janvier, le porte-parole de l'Elyse,
    David Martinon. Alors que Nicolas Sarkozy avait promis, en septembre
    2007, que le plan Alzheimer serait appliqu ds le 1^er janvier 2008,
    M. Martinon a estim, dans un communiqu, qu'"il n'y a pas de retard
    particulier dans (sa) mise en oeuvre". L'Elyse a prcis qu'une
    personnalit serait "charge prochainement d'animer et de coordonner"
    cette mise en oeuvre.
 
 
    Le porte-parole du chef de l'Etat rpondait aux critiques des
    associations de proches des malades d'Alzheimer, qui ont fait part de
    leur "inquitude et leur dception" face "au retard" dans la mise en
    route du plan. "Les familles qui attendaient un peu d'aide et de
    soutien, notamment financier, commencent  piaffer d'impatience",
    souligne Arlette Meyrieux, prsidente de France-Alzheimer, qui tait
    jusqu'ici sans nouvelles des pouvoirs publics. Dans son communiqu, M.
    Martinon affirme qu'une "concertation avec les professionnels
    concerns" est mene par les ministres de la recherche, de la sant,
    et de la solidarit. Le gouvernement travaille sur les propositions du
    professeur Jol Mnard, remises au chef de l'Etat le 8 novembre 2007,
    et qui visent  amliorer la recherche, le diagnostic et la prise en
    charge de la maladie.
 
    L'inconnue principale concerne le financement du plan. L'Elyse a
    raffirm qu'il proviendrait des franchises mdicales, qui devraient
    gnrer 850 millions d'euros d'conomies, mais qui sont aussi promises
     la lutte contre le cancer et aux soins palliatifs. Les associations
    craignent un dficit de financement : "Quand bien mme la totalit des
    recettes des franchises serait attribue  Alzheimer, ce serait encore
    insuffisant par rapport aux besoins", estime ainsi Pascal Champvert,
    prsident de l'Association des directeurs au service des personnes
    ges (AD-PA).
 
<article-nb="2008/01/04/19-4">
<filnamedate="20080104"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080104"><AAMMJJHH="2008010419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4">  Le rebond qui a suivi la prsidentielle a t effac par quatre mois conscutifs de baisse. Le recul des intentions d&#38;#39;achats et le souci d&#38;#39;pargne devraient peser sur l&#38;#39;conomie.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4">   
    P our le quatrime mois conscutif, le moral des mnages a recul en
    dcembre. L'indicateur qui le mesure a perdu un point  - 29 en donnes
    corriges des variations saisonnires, aprs le trs mauvais chiffre de
    novembre (en recul de 5 points,  - 28), a annonc l'Institut national
    de la statistique et des tudes conomiques (Insee) dans son enqute
    mensuelle de conjoncture auprs des mnages rendue publique vendredi 4
    janvier. Aprs une amlioration spectaculaire dans la foule des
    lections prsidentielle et lgislatives, le moral des mnages n'a
    cess de se dtriorer depuis le mois de juillet.
 
 
    Parmi les soldes composant l'indicateur rsum, l'opinion des mnages
    se dgrade dans tous les domaines sauf un : les perspectives
    d'volution du niveau de vie en France, qui se sont amliores de
    quatre points en dcembre. Ce peut tre le signe que le train de
    mesures gouvernementales sur les heures supplmentaires, qu'il s'agisse
    de la loi TEPA du 21 aot 2007 ou des dispositifs prvus dans le projet
    de loi pour le pouvoir d'achat (rachat des journes de rduction du
    temps de travail), commence  avoir de l'effet ou  tre pris en
    compte.
 
    En revanche, l'opinion des mnages sur l'volution passe du niveau de
    vie en France se dgrade de deux points  - 61 points. Ce chiffre, le
    plus mauvais enregistr depuis un an, confirme l'cart croissant entre
    la mesure officielle de l'volution du pouvoir d'achat (+ 3,3 % en
    2007, selon l'Insee) et le ressenti des Franais sur le niveau de vie.
 
    "CRISE DE CONFIANCE"
 
    La consommation des mnages reste l'un des principaux moteurs de la
    croissance et leurs dpenses de consommation ont sensiblement acclr
    au troisime trimestre de 2007  + 0,8 %, selon les rsultats dtaills
    des comptes nationaux prsents le 28 dcembre par l'Insee. Mais le
    solde sur l'opportunit de faire des achats importants continue de se
    replier tandis que celui sur l'opportunit d'pargner et sur la
    capacit future  pargner se redresse. Mme s'ils sont plus optimistes
    sur l'volution du chmage, les mnages semblent ainsi avoir intgr le
    fait que la conjoncture internationale s'est durcie, sur fond de
    turbulences financires persistantes et de hausse des prix de
    l'nergie, et qu'il peut tre ncessaire, dans un environnement trs
    incertain, de se reconstituer, lorsqu'ils en ont les moyens, une
    pargne de prcaution. "La dernire fois que le jugement sur
    l'opportunit d'pargner tait aussi durablement lev remonte  la
    priode 1993-1995,  une poque o l'conomie franaise tait trs
    vulnrable et sortait  peine de la rcession", analyse Alexandre Law,
    chef conomiste chez Xerfi. "La crise de confiance actuelle est loin
    d'tre anodine", ajoute le conjoncturiste qui prvoit pour cette anne
    une croissance de 1,4 %.
 
    Si le jugement sur l'opportunit d'pargner devait se confirmer dans
    les mois qui viennent, la consommation des mnages devrait, en effet,
    s'en ressentir. L'conomiste Mathieu Kaiser (BNP Paribas) la qualifie
    d'ailleurs de "colosse aux pieds d'argile", estimant que les Franais
    ont peu de marges de manoeuvre pour maintenir le rythme de leurs
    dpenses. La rvision  la baisse, drastique, des intentions d'achat
    depuis l't finira par peser sur les dpenses de consommation des
    mnages en produits manufacturs et sur le climat des affaires dans
    l'industrie, qui est rest plutt bien orient en dcembre.
 
    Le retour de l'inflation a t vu d'un mauvais oeil. Le solde relatif 
    l'volution passe des prix a bondi pour atteindre 39 points, ce qui,
    selon M. Law, constitue un record historique. Les mnages, en dcembre,
    anticipaient des hausses moins rapides en 2008. Mais ce relatif
    optimisme pourrait ne pas rsister  la flambe des prix de l'or noir.
 
