<FILE-date="2008/01/04/19">
<article-nb="2008/01/04/19-1">
<filnamedate="20080104"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080104"><AAMMJJHH="2008010419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1">  Le parquet colombien a indiqu, vendredi, qu&#38;#39;un test ADN a rvl avec une &#38;#34;trs forte probabilit&#38;#34; que l&#38;#39;enfant remis en juin 2005 aux services sociaux colombiens est bien Emmanuel, le fils de Clara Rojas.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1">   
 
 
 
<article-nb="2008/01/04/19-2">
<filnamedate="20080104"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080104"><AAMMJJHH="2008010419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2">  Le gouvernement knyan a annonc qu&#38;#39;il s&#38;#39;opposait  la tenue d&#38;#39;une nouvelle lection prsidentielle au cours des trois prochains mois, comme cela avait t rclam plus tt dans la journe par le Mouvement dmocratique orange (ODM) du chef de l&#38;#39;opposition, Raila Odinga.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2">   
    L e gouvernement knyan a annonc, vendredi 4 janvier, qu'il
    s'opposait  la tenue d'une nouvelle lection prsidentielle au cours
     des trois prochains mois, comme cela avait t rclam plus tt dans
    la   journe par le Mouvement dmocratique orange (ODM) du chef de
    l'opposition   knyane, Raila Odinga. Celui-ci est arriv
    officiellement deuxime de la   prsidentielle du 27 dcembre et
    conteste la rlection du prsident   Mwai Kibaki.
    
 
    "Le gouvernement ne cdera jamais au chantage. Les gens devraient
    cesser d'utiliser la violence comme forme de chantage" pour obtenir de
    nouvelles lections, a dclar le porte-parole du gouvernement, Alfred
    Mutua."Ceux   qui veulent vraiment la paix ne violent pas, ne brlent
    pas les   glises, ne tuent pas. Le Kenya n'est pas une rpublique
    bananire.   Nous ne sommes pas confronts  une guerre civile. Nous
    avons une opposition et un gouvernement lu. Il n'y a pas de vide" du
    pouvoir, a-t-il ajout.
 
    FAIBLE MOBILISATION DANS LA CAPITALE
    Cependant,"si la justice ordonne une nouvelle lection, cela sera fait.
    Le prsident acceptera une dcision de justice", a prcis M. Mutua,
    dclarant que"le gouvernement va agir conformment  la Constitution".
      La possibilit de la tenue d'une nouvelle lection a toutefois t
    juge hautement improbable par un haut responsable du gouvernement
    s'exprimant sous le couvert de l'anonymat. M. Odinga a en outre rpt
       plusieurs reprises qu'il refusait de porter le contentieux
    lectoral   devant la justice, arguant que les tribunaux taient
    contrls par des   jugs nomms par M. Kibaki.
 
    Les lections contestes du 27 dcembre, qui ont permis la rlection
     du prsident sortant Mwai Kibaki, sont  l'origine des troubles qui
    ont   provoqu la mort de plus de 350 personnes, selon un bilan tabli
    par l'AFP  partir de sources policires et hospitalires. Comme cela
    avait t le cas jeudi, les polices paramilitaire (GSU)   et
    anti-meute ont quadrill les rues de Nairobi, vendredi, pour
    empcher tout rassemblement de l'opposition. A la mi-journe, la
    mobilisation tait faible dans la capitale, o seuls quelques petits
    groupes se sont rassembls.
 
<article-nb="2008/01/04/19-3">
<filnamedate="20080104"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080104"><AAMMJJHH="2008010419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3">  Le march du travail amricain a donn de gros signes de faiblesse en dcembre, avec un chmage  5 % de la population active.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3">   
    S igne du ralentissement de l'conomie amricaine, le march du travail
    amricain n'a cr que 18 000 emplois en dcembre, provoquant un bond
    du chmage  5 % de la population active, selon les donnes du
    Bureau des statistiques de l'emploi publies vendredi 4 janvier.
 
 
    C'est le rythme d'embauches le plus faible depuis aot 2003 et le
    niveau de chmage le plus lev depuis novembre 2005, alors que
    l'conomie amricaine se remettait du passage du cyclone Katrina. Les
    analystes tablaient sur 70 000 crations d'emplois, aprs 115 000 en
    novembre, et une petite hausse du chmage  4,8 %, contre 4,7 % le mois
    prcdent.
 
    Ces chiffres devraient augmenter les chances d'une nette baisse des
    taux lors de la prochaine runion de la Rserve fdrale amricaine
    (Fed), le 30 janvier. Lors de sa dernire runion, celle-ci n'avait pas
    exclu des baisses "importantes" en cas de forte dtrioration de la
    conjoncture.
 
    LA CONSTRUCTION, SECTEUR LE PLUS MOROSE
    
    Il y a un an, le chmage affectait 4,4 % de la population active et "il
    a augment dans presque toutes les professions", a indiqu vendredi
    Philip Rones, du Bureau des statistiques de l'emploi. Au total,
    "l'conomie a cr 111 000 emplois par mois en moyenne en 2007, contre
    189 000 en 2006", a-t-il ajout. Un chiffre insuffisant pour empcher
    la monte du chmage. Les analystes estiment qu'il faut entre 110 000
    et 140 000 embauches net chaque mois pour absorber la hausse de la
    population active.
 
    En dcembre, le secteur le plus morose a t celui de la construction
    avec 49 000 licenciements nets, ce qui traduit les rpercussions de la
    crise de l'immobilier sur l'conomie amricaine et sur l'emploi.
    L'industrie a supprim 31 000 emplois, et dans les services, le
    commerce de dtail en a supprim 24 000 malgr la saison des ftes. En
    revanche, les services aux entreprises ont cr 43 000 emplois et la
    fonction publique 31 000.
 
    Aprs cette statistique trs dcevante, l'euro est remont en flche
    vendredi, au plus haut niveau depuis le 29 novembre  1,4823 dollar. La
    Bourse de Paris tait par contre en recul aprs cette nouvelle.
 
 
<article-nb="2008/01/04/19-4">
<filnamedate="20080104"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080104"><AAMMJJHH="2008010419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4">  A l&#38;#39;origine de cette polmique, Roland Koch, le ministre-prsident de Hesse (CDU), l&#38;#39;une des deux rgions avec la Basse-Saxe o aura lieu, le 27 janvier, un scrutin test pour le gouvernement de grande coalition.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4">   
    L 'agression dans le mtro munichois d'un retrait par deux jeunes
    trangers  la veille de Nol a incit la droite allemande  relancer
    le dbat sur un durcissement des peines  l'encontre des jeunes
    dlinquants issus de l'immigration. A l'origine de cette polmique,
    Roland Koch, le ministre-prsident de Hesse (CDU), l'une des deux
    rgions avec la Basse-Saxe o aura lieu, le 27 janvier, un scrutin test
    pour le gouvernement de grande coalition.
 
 
    M. Koch - qui avait t lu en 1999 en organisant une ptition contre
    la double nationalit - a dcid de faire de la lutte contre la
    criminalit juvnile l'un des principaux thmes de sa campagne
    lectorale. "Nous avons trop de jeunes trangers criminels", a-t-il
    dclar dans un entretien  la Bild du 28 dcembre 2007. Alors que son
    pouvoir pourrait bientt vaciller, le ministre prsident a dcid
    d'attaquer le SPD sur ce terrain. "Elle ne comprend pas jusqu'
    aujourd'hui que la duret fait parfois partie de l'ducation", a-t-il
    lanc  l'adresse de la ministre fdrale de la justice, la
    sociale-dmocrate Brigitte Zypries.
 
    M. Koch a prsent, mercredi, six propositions qui prvoient notamment
    l'augmentation de la peine maximale de prison de 10  15 ans pour les
    jeunes dlinquants, l'expulsion des trangers condamns  au moins un
    an de prison ferme. La chancelire Angela Merkel (CDU) a salu cette
    discussion tout en soulignant qu'on ne pouvait pas apporter de
    "rponses rapides"  un tel problme.
 
    Par ailleurs, plusieurs reprsentants de la CDU et de la CSU se sont
    prononcs en faveur de l'amnagement de camps d'ducation sur le modle
    des "bootcamps", des centres  la discipline militaire construits aux
    Etats-Unis dans les annes 1970 et 1980.
 
    SCEPTICISME
 
    Face  cette surenchre, le SPD a dnonc une campagne "populiste" et
    rejet en bloc les propositions des chrtiens dmocrates. Un avis que
    partagent galement de nombreux juges, avocats et travailleurs sociaux.
    "Des peines plus svres ne rgleront pas le problme de la criminalit
    juvnile", a soulign Christian Pfeiffer, prsident de l'institut de
    recherche en criminologie de Basse-Saxe. Des enqutes effectues par
    son institut ont montr que les villes o les jeunes issus de
    l'immigration obtenaient de meilleurs rsultats scolaires avaient un
    taux de criminalit juvnile en baisse.
 
    Inversement, la violence est en hausse l o l'intgration scolaire des
    adolescents d'origine trangre s'est dtriore.
 
    En Allemagne, un jeune d'origine trangre sur cinq sort de l'cole
    sans aucun diplme. Plutt que d'amnager des camps d'ducation ou de
    construire de nouvelles prisons, le criminologue appelle les lus 
    "lutter contre la violence familiale qui touche de nombreuses familles
    de migrants et contre la consommation excessive de tlvision ou de
    jeux vido".
 
    Le prsident de la fdration des juges allemands, Christoph Frank, ne
    cache pas son scepticisme : "Rgulirement, les gouvernements
    s'interrogent sur l'opportunit de nouvelles peines puis finissent
    toujours par dcider qu'il n'est pas ncessaire de durcir l'arsenal
    juridique." Le magistrat propose plutt de dvelopper des mesures qui
    offrent une alternative  la prison.
 
    La criminalit juvnile a eu tendance  reculer depuis plusieurs annes
    outre-Rhin. En revanche, les violences corporelles n'ont cess
    d'augmenter. En 2006, la part des jeunes gs de moins de 21 ans parmi
    les coupables d'actes de violences atteignait 43,4 %. De plus, les
    trangers restent surreprsents parmi les dlinquants mineurs (45,7 %
    des suspects gs de 14  18 ans en 2006) mme si leur taux a baiss de
    manire significative depuis plusieurs annes.
 
<article-nb="2008/01/04/19-5">
<filnamedate="20080104"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080104"><AAMMJJHH="2008010419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5">  A Fort Benning, dans l&#38;#39;Etat de Gorgie, une base accueille des soldats d&#38;#39;Amrique latine. &#38;#34;Une cole voue  la paix et au progrs humain&#38;#34;, selon l&#38;#39;arme amricaine. &#38;#34;Une cole des assassins&#38;#34;, corrigent les dfenseurs des droits de l&#38;#39;homme.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5">   
    B ruits de bottes, rafales de mitraillette, barbels et fumignes de
    toutes les couleurs. Difficile d'imaginer mise en scne plus raliste.
    Ici, les bois noueux et escarps de Fort Benning, base militaire
    amricaine  cheval sur la Gorgie et l'Alabama, signent le dcor d'une
    guerre en Technicolor. Les hommes courent, rampent, suent  grosses
    gouttes. Des hlicoptres de combat se posent et dcollent dans un
    ballet assourdissant. Plus loin, la radio d'une voiture de l'arme
    laisse mme s'chapper un vague filet musical. Sauf que ce n'est pas du
    cinma.
 
 
    Ils sont une vingtaine, tous officiers, gs entre 30 et 45 ans. Ils
    portent le treillis de camouflage amricain, un "US" inscrit en noir
    dans le dos, mais ne s'expriment qu'en espagnol. Pas un mot d'anglais
    pendant l'exercice. Ils sont latinos. La crme des armes d'Amrique du
    Sud et d'Amrique centrale, slectionne par leurs tats-majors pour
    suivre une des meilleures formations du genre.
 
    L'Ecole des Amriques, rebaptise en 2001 Western Hemisphere Institute
    for Security Cooperation (Whinsec), est un gigantesque centre
    d'entranement et de formation du dpartement de la dfense consacr
    aux militaires et personnels de scurit du sous-continent. Une
    vritable institution entre les mains de la puissance nord-amricaine.
    Ses origines remontent aux premires annes de la guerre froide et elle
    a dj vu passer plus de 65 000 lves.
 
    Chaque anne, ils sont environ 1 000 soldats et policiers  venir
    s'installer pour quelques semaines ou quelques mois dans ce sud profond
    des Etats-Unis pour renforcer la coopration militaire. Assis sagement
    dans une salle perdue au fond d'un des interminables couloirs du
    prestigieux btiment central de l'cole, une trentaine de militaires
    prennent des notes. Le professeur, chemise civile et cravate, gesticule
    entre tableau et rtroprojecteur. Il fait partie des trois enseignants
    des droits de l'homme exerant dans l'cole. Trois sur les deux cents
    employs et instructeurs que compte la base. "Il faut respecter le
    droit et les liberts fondamentales", martle-t-il en espagnol. Il
    voque le "peuple". Insiste sur la "dignit humaine", "facteur
    essentiel de la rgle du jeu". Un colonel colombien,  peine plus g
    que ses camarades, lve soudain la main : "Comment voulez-vous lutter
    contre les gurilleros des FARC avec la dignit humaine ?..."
 
    Les lves sont l au nom de la guerre contre le terrorisme et le
    narcotrafic, en dfense des "principes dmocratiques", d'aprs la
    charte de l'tablissement. "Une cole voue  la paix et au progrs
    humain", selon le commandement sud de l'arme des Etats-Unis (Southern
    Command, Southcom), le principal dispositif militaire en Amrique
    latine. "Une cole des assassins", corrigent les dfenseurs des droits
    de l'homme, qui lui reprochent d'avoir cautionn les rgimes
    autoritaires du pass et de perptuer une politique hgmonique sur
    l'"arrire-cour" de Washington.
 
    La liste des griefs est longue. Implante  ses dbuts, en 1946, sur
    les bords du canal de Panama, l'cole a fait parler d'elle en 1993, dix
    ans  peine aprs avoir dmnag sur cette base de Fort Benning. La
    publication des noms des soldats diplms a rvl l'implication de
    plusieurs centaines d'anciens lves dans des assassinats, disparitions
    et actes de tortures.
 
    Parmi les plus clbres, deux anciens dirigeants de la junte argentine,
    les gnraux Roberto Viola et Leopoldo Galtieri. L'ancien homme fort du
    Panama Manuel Noriega. Le colonel salvadorien Domingo Monterrosa, chef
    du sinistre bataillon Atlacatl, impliqu dans le massacre d'El Mozote
    en 1981. Le gnral hondurien Luis Alonso Discua, ancien responsable
    d'une unit d'escadrons de la mort connue sous le nom de "bataillon
    3-16". Roberto d'Aubuisson, pre des escadrons de la mort au Salvador
    et instigateur de l'assassinat de l'archevque Oscar Romero. Le
    prsident dictateur bolivien Hugo Banzer, ou encore le gnral
    hondurien Humberto Ragalado, li aux cartels de la drogue colombiens.
 
    Trois ans aprs la publication de cette liste, nouveau scandale, celui
    des "Manuels de torture". Selon une enqute interne du Pentagone, un
    document de plusieurs volumes, consacr  la lutte contre les
    gurillas, a circul au sein de l'tablissement entre 1982 et 1991,
    recommandant des techniques d'interrogatoire pour le moins muscles et
    dfinitives. La presse s'en fit l'cho, allant jusqu' rclamer la
    fermeture du centre, comme le fit le New York Times en septembre 1996
    dans un ditorial clbre, intitul "L'Ecole des dictateurs".
 
    Le colonel Gilberto Perez hausse les paules. "Du pass", glisse-t-il
    sans sourciller. Dans son bureau encombr jusqu'au plafond de photos de
    souvenirs glorieux, l'actuel commandant de l'cole se montre  son aise
    pour dfendre l'institution. Il fait partie de la gnration "d'aprs",
    de ces grads nomms dans les annes qui ont suivi la controverse. Des
    hommes dcids  entrouvrir les portes et  reprendre la main en
    matire de relations publiques, convaincus des bienfaits de
    l'tablissement.
 
    "Le manuel avait t introduit par un officier venu de l'extrieur",
    explique-t-il doctement. Comme tous les militaires rencontrs sur la
    base, il affirme que de telles pratiques n'ont jamais t cautionnes
    par l'cole. Lui parle d'"thique", d'entranement "pour
    professionnels", de prvention des excs. Il ne nie pas que certains
    diplms aient commis des exactions. "Des cas isols, estime le
    commandant. A-t-on ferm Harvard aprs les morts d'Unabomber (chercheur
    scientifique diplm de l'universit et auteur de colis pigs) ?"
 
    L'Ecole des Amriques n'a donc pas ferm ses portes, mais a chang de
    nom. Une manire de tourner la page, officiellement du moins. Des cours
    ont t supprims, d'autres renomms, comme l'a observ la chercheuse
    Lesley Gill, dans son livre rquisitoire The School of the Americas
    (d. Duke University Press, 2004). Les "oprations psychologiques", ces
    fameuses techniques de manipulation des masses appeles "spyops", ont
    t remplaces par des cours intituls "Oprations d'information". Un
    "Civil-Military Operations" est venu coiffer une batterie de formations
    d'aide et de secours aux populations locales. Subsiste tout de mme un
    entranement  l'"action civique militaire", consistant  convaincre
    les civils du bien-fond des interventions. Le "sniper course",
    l'entranement au tir de prcision, a t retir du programme. Mais il
    suffit de faire un tour du ct des installations en contrebas de la
    base pour se trouver face  un champ de tir de plusieurs centaines de
    mtres de long, accessible en toute discrtion.
 
<article-nb="2008/01/04/19-6">
<filnamedate="20080104"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080104"><AAMMJJHH="2008010419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6">  Les difficults du promoteur pourraient constituer les prmices de la fin de l&#38;#39;ge d&#38;#39;or pour le secteur du logement.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6">   
    L es rcentes dconvenues du promoteur espagnol Colonial semblent tre
    une nouvelle preuve de l'essoufflement de l'immobilier espagnol, un
    secteur dans la tourmente aprs avoir connu un vritable ge d'or.
 
    Effondrement de prs de 40 % de son titre lors des deux dernires
    sances de 2007  la Bourse de Madrid, dmission de son patron, Luis
    Portillo, et cessions d'actifs : Colonial semble au bord du gouffre en
    ce dbut 2008. "Le dpart de Portillo est une solution  court terme
    pour calmer les investisseurs", selon les analystes de la banque
    portugaise Espirito Santo.
 
 
    De son ct, le gendarme de la Bourse espagnole, la CNMV, a tent,
    mercredi 2 janvier, d'viter toute contagion au reste du secteur en
    suspendant le titre. Mais  la reprise des cotations, jeudi, l'action
    plongeait  nouveau de 13,3 %.
 
    Colonial, avec des actifs estims  13 milliards d'euros, est l'un des
    grands du secteur en Espagne et aspirait  se faire un nom en Europe.
    Il est dj prsent en France, avec une participation de plus de 84 %
    dans la Socit foncire lyonnaise (SFL). L'espagnol a annonc,
    mercredi, qu'il baisserait sa participation dans SFL  moins de 60 %
    pour respecter la lgislation franaise sur les socits
    d'investissements immobiliers cotes (SIIC). En Espagne, Colonial a
    rachet cette anne son rival Riofisa pour 2 milliards d'euros. Il
    dtient aussi 15 % du groupe de construction et services FCC.
 
    RPLIQUE
 
    A l'origine des difficults du groupe, une dette de 9 milliards
    d'euros, soit plus de 65 % de ses actifs, qui risque d'asphyxier la
    compagnie dans un secteur en plein ralentissement et affect par la
    crise financire internationale.
 
    "Les actionnaires de Colonial ont commenc l'anne 2008 touffs par le
    manque de liquidits du secteur", commente le journal conomique
    Expansion. El Economista se veut, lui, plus rassurant : "La sirne des
    alarmes a t plus importante que l'incendie", car la "qualit des
    actifs est une sorte d'assurance-vie face  son importante dette."
 
    Mais le "scnario Colonial" a t vcu comme une sorte de rplique du
    mini krach qu'a connu la Bourse de Madrid en avril 2007. La brusque
    chute des valeurs immobilires avait t interprte comme le premier
    signe de l'clatement de la bulle immobilire espagnole, aprs des
    annes fastes de construction  tout-va de l'aprs-franquisme.
 
    La chute vertigineuse d'une petite socit immobilire, Astroc, avait
    entran toutes les valeurs du secteur dans son lan. Tous s'taient
    alors voulus rassurants sur la sant de deux secteurs importants en
    Espagne : le logement, qui contribue  7,5 % de son produit intrieur
    brut (PIB), selon la banque BBVA, et la construction, qui emploie prs
    de 13 % des salaris. Le gouvernement socialiste avait alors affirm
    qu'il s'agissait d'un simple "ajustement". Mais d'autres signes, comme
    le surendettement des mnages espagnols, faisaient dj craindre un
    essoufflement.
 
    Les chiffres parlent aussi. En 2007, les transactions immobilires ont
    baiss de 12 % jusqu' fin octobre. La hausse des prix de l'immobilier
    a aussi t freine. Selon une tude de la Deutsche Bank, l'anne 2007
    s'est acheve sur une hausse moyenne d'environ 4 %, soit une
    progression moindre que celle de ces dernires annes, en moyenne
    suprieure  10 %. Pour 2008, Deutsche Bank prdit mme une baisse des
    prix de 2 %  8 %. - (Intrim.)
 
<article-nb="2008/01/04/19-7">
<filnamedate="20080104"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080104"><AAMMJJHH="2008010419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7">  En dcembre, il est tomb  8,4 % de la population active, son niveau le plus bas depuis quinze ans, selon l&#38;#39;Agence fdrale pour l&#38;#39;emploi.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7">   
    L e chmage poursuit sa forte dcrue en Allemagne, dans le sillage
    d'une croissance soutenue. En dcembre, il est tomb  8,4 % de la
    population active, son niveau le plus bas depuis quinze ans, selon
    l'Agence fdrale pour l'emploi. En 2007, le nombre de demandeurs
    d'emploi a diminu de 711 000. "C'est le plus fort recul depuis
    l'existence de la Rpublique fdrale", a soulign Frank-Jrgen Weise,
    directeur de l'Agence. Avec une moyenne de 3,776 millions de
    sans-emploi en 2007, le taux de chmage s'est tabli  9 %, en baisse
    de 1,8 point par rapport  l'anne prcdente. L'Allemagne a cr 649
    000 emplois en 2007 et emploie un record de 40,4 millions de
    travailleurs. En cinq ans, elle a cr 1,7 million d'emplois.
 
 
 
 
           M. Sarkozy veut limiter les refus d'offres
    d'emploi
 
 
 
    Nicolas Sarkozy a ritr une de ses promesses de campagne : s'il
    refuse "deux offres d'emploi acceptables", un chmeur doit pouvoir tre
    sanctionn, a-t-il dclar, jeudi 3 janvier. Le chef de l'Etat a
    indiqu qu'une discussion devrait s'engager avec les partenaires
    sociaux. Syndicats et patronat ont de nouveau abord cette question
    dans le cadre de la ngociation sur la modernisation du march du
    travail qui s'achve le 10 janvier. Le Medef propose d'introduire la
    notion d'"anciennet dans le chmage" pour dfinir cette offre valable
    d'emploi. Plus sa dure d'inscription  l'ANPE sera longue, moins le
    chmeur pourra tre exigeant sur l'emploi qu'il devra accepter
    (qualification, ancienne rmunration, loignement du domicile...).
 
                                                              
 
 
 
    L'embellie devrait se poursuivre en 2008 malgr les ombres qui planent
    sur la conjoncture outre-Rhin. L'ANPE allemande table sur 3,5 millions
    de sans-emploi en 2008. Le ministre du travail social-dmocrate (SPD),
    Olaf Scholz, s'est lui aussi montr optimiste. "La croissance va
    profiter trs concrtement  toujours plus de monde", s'est-il rjoui.
 
    Depuis le dbut des annes 1990, le nombre de chmeurs n'est pas
    repass sous la barre des 3 millions. Aprs un pic de 5 millions en
    mars 2005, le chmage a engag sa dcrue au printemps 2006, tire par
    la relance conomique. L'Allemagne a vu son produit intrieur brut
    (PIB) progresser de 2,5 % en 2007.
 
    PNURIE DE MAIN-D'OEUVRE
 
    "Ces bons chiffres sont aussi les dividendes de la politique de
    rformes du march de l'emploi", ajoute Holger Schfer, expert 
    l'Institut d'conomie de Cologne (IW), proche du patronat. L'agenda
    2010, vaste programme de rformes de l'ex-chancelier Gerhard Schrder
    (SPD), a permis de flexibiliser le march du travail. Les crations
    d'emploi sont dsormais en hausse dans tous les secteurs de l'conomie
    et certaines branches se plaignent d'une pnurie de main-d'oeuvre.
 
    Les conomistes mettent en garde contre la tentation d'une marche
    arrire dans le train des rformes. La grande coalition, compose des
    unions chrtiennes (CDU-CSU) et du SPD, est revenue dbut novembre sur
    une lgislation phare de l'agenda 2010, en rallongeant la dure de
    versement des indemnits pour les chmeurs gs. "C'est une trs
    mauvaise dcision, estime M. Schfer. Les chmeurs plus gs sont
    justement ceux qui ont profit de l'amlioration de la situation de
    l'emploi ces deux dernires annes."
 
    Autre menace, selon les experts : les revendications salariales leves
    des syndicats. Le march de l'emploi a profit ces dernires annes de
    la modration salariale, qui a limit le cot du travail. Aujourd'hui,
    le syndicat de services Ver.di rclame 8 % d'augmentation pour les
    fonctionnaires et IG Metall en exige autant pour le secteur de l'acier.
    "De telles hausses auraient des consquences fcheuses sur l'emploi,
    notamment dans l'est de l'Allemagne o le salaire de base est plus
    faible qu' l'Ouest", juge Roland Dhrn, de l'institut conomique RWI 
    Essen.
 
 
<article-nb="2008/01/04/19-8">
<filnamedate="20080104"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080104"><AAMMJJHH="2008010419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8">  La Core du Nord devait rvler ses programmes et stocks nuclaires fin 2007 pour obtenir la leve des sanctions conomiques amricaines.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8">   
    L e secrtaire d'Etat amricain aux affaires asiatiques, Christopher
    Hill, doit se rendre en fin de semaine en Asie du Nord-Est afin
    d'lucider les raisons pour lesquelles la Rpublique populaire
    dmocratique de Core (RPDC) n'a pas respect son engagement de rvler
    ses activits nuclaires avant le 31 dcembre 2007.
 
 
    Dans leurs ditoriaux du Nouvel An, les trois organes de presse du
    rgime n'ont fait aucune allusion  ce manquement  l'engagement pris
    par Pyongyang en octobre, se contentant d'appeler les Etats-Unis 
    "abandonner leur politique hostile".
 
    Impasse du processus de dnuclarisation entam par l'accord de fvrier
    2007, qui s'est traduit par la dsactivation, en cours d'achvement, de
    la centrale de Yongbyon ? Ultime preuve de force entre Pyongyang et
    Washington ? C'est vers la seconde hypothse que penchent les milieux
    diplomatiques  Soul et  Tokyo. "L'important n'est pas d'avoir ou non
    une dclaration  la date fixe mais que celle-ci rponde  nos
    demandes", a prcis le 1^er janvier le porte-parole du dpartement
    d'Etat, Tom Casey, tayant cette interprtation.
 
    Au-del du retard dans les livraisons de l'aide nergtique
    internationale (contrepartie  la dsactivation de la centrale),
    voques par le directeur adjoint du bureau des affaires amricaines du
    ministre des affaires trangres nord-coren, Hyun Hak-bong, qui
    pourraient conduire  "ajuster" (c'est--dire ralentir) le processus,
    la divulgation de toutes ses activits nuclaires par le rgime est un
    point crucial des ngociations entre Amricains et Corens.
 
    En change de la liste complte de ses programmes et de la rvlation
    de ses stocks de plutonium, la RPDC obtiendra la leve des sanctions
    conomiques amricaines (notamment son inscription sur la liste de pays
    soutenant le terrorisme), qui l'isolent de la communaut
    internationale, ainsi que des garanties de scurit.
 
    Pour Washington, il en va une nouvelle fois dans cette affaire de sa
    crdibilit. La suspicion d'un programme d'enrichissement de l'uranium
    qu'aurait poursuivi clandestinement Pyongyang est la raison pour
    laquelle l'administration Bush a provoqu en octobre 2002 la crise qui
    a conduit la RPDC  se retirer du trait de non-prolifration.
    Reprenant ensuite sa production de plutonium (gel par l'accord de
    1994) qui lui a permis d'effectuer un essai nuclaire en octobre 2006.
 
    Les services de renseignement amricains sont aujourd'hui beaucoup
    moins certains que l'administration Bush ne le proclamait du degr
    d'avancement de ce programme. Et la Maison Blanche risque d'tre prise
    une nouvelle fois en flagrant dlit de dsinformation. "Beaucoup reste
     confirmer sur les activits nuclaires nord-corennes, en particulier
    en ce qui concerne l'uranium enrichi", peut-on lire dans un rapport au
    Congrs sur les armes nuclaires de la RPDC dat du 21 novembre 2007.
 
    La RPDC a achet des centrifugeuses au Pakistan et a reconnu s'tre
    procur en Russie des tubes d'aluminium  forte rsistance (deux
    quipements ncessaires  l'enrichissement). A-t-elle t plus loin ?
    Son programme a-t-il jamais t oprationnel ? Le rgime a toujours
    ni, au plus haut niveau, avoir poursuivi une telle activit. Mais
    peut-il contester en avoir eu l'intention ?
 
    Washington attend une "explication satisfaisante" qui n'est pas
    forcment celle que peut (ou veut) donner Pyongyang. Le rgime n'entend
    pas "abattre son jeu" au risque de perdre sa marge de ngociation,
    alors que l'arrive au pouvoir en Core du Sud d'un prsident moins
    conciliant rduit dj celle-ci.
 
    Pour l'instant, en dpit d'une lettre de George Bush adresse,  la
    mi-dcembre, au dirigeant nord-coren Kim Jong-il, raffirmant les
    engagements amricains, Pyongyang cherche  entretenir l'ambigut tant
    sur ses activits d'enrichissement que sur ses stocks de plutonium (50
    kg selon la CIA) afin de tester les intentions relles de Washington.
 
<article-nb="2008/01/04/19-9">
<filnamedate="20080104"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080104"><AAMMJJHH="2008010419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9">  Le prsident sortant de la Gorgie a fait une priorit de la reconqute de cette rgion sparatiste, qui se trouve comme l&#38;#39;Osstie du Sud dans le giron de la Russie.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9">   
    L 'emphase guette Mikhel Saakachvili lorsqu'il parle de l'Abkhazie. Le
    prsident sortant de la Gorgie a fait une priorit de la reconqute de
    cette rgion sparatiste, qui se trouve comme l'Osstie du Sud dans le
    giron de la Russie. Jeudi 3 janvier, en s'avanant sur la scne dresse
    au centre de Zougdidi sous les acclamations de milliers de personnes,
    le candidat sait qu'il va s'adresser aux habitants des deux cts de la
    "frontire", situe  une poigne de kilomtres de l. Une frontire de
    fait, sans aucune reconnaissance internationale.
 
 
    Exceptionnellement dans cette campagne lectorale, le candidat ne parle
    pas conomie, pensions et aides sociales. Il voque avec lyrisme
    l'histoire millnaire du pays et ses pres fondateurs, pour justifier
    la ncessit imprieuse de dfendre l'unit territoriale et la
    souverainet nationale. Il salue aussi les habitants gorgiens de Gali,
    ville enclave situe de l'autre ct du fleuve Ingouri, qui sont
    interdits de passage par les Abkhazes pour aller voter. "Demain,
    l'Ingouri deviendra le symbole de l'unit de la Gorgie, quel qu'en
    soit le prix. (...) Je veux dire que le choix n'est pas entre
    l'Abkhazie et la Gorgie, s'emporte le prsident sortant. C'est
    l'Abkhazie dans la Gorgie !"
 
    Dans cette immense foule drape de rouge, qui acclame le favori de
    l'lection prsidentielle du 5 janvier, combien sont-ils ces hommes et
    ces femmes qui ont quitt l'Abkhazie, abandonnant leurs maisons pour
    sortir de la zone de conflit ? Pendant la guerre qui a oppos la
    Gorgie et l'Abkhazie en 1992-1993, prs de 250 000 Abkhazes ont subi
    ce sort. "Comment appeler a autrement qu'un nettoyage ethnique ?
    confiait Mikhel Saakachvili au Monde dans l'hlicoptre l'amenant 
    Zougdidi. Les diplomates et les organisations internationales ne
    veulent pas utiliser cette expression, prfrant dire que les rfugis
    ont "d fuir". Mais regardez la ralit : quasiment tous les Juifs, les
    Armniens, les Ukrainiens et les Gorgiens ont t expulss."
 
    GARDER L'OTAN " L'CART"
 
    Le leader de la "Rvolution des roses" sait que la rsolution du
    conflit passe davantage par Moscou que Soukhoumi, la capitale de
    l'Abkhazie. Mais il se plaint de n'avoir jamais reu de demandes ou de
    propositions claires en provenance du Kremlin. "Les Russes poursuivent
    cette politique de la tension, car c'est une faon de garder l'OTAN 
    l'cart de la rgion, souligne-t-il. Ils se disent qu'il ne peut pas y
    avoir un nouvel entrant, comme la Gorgie, avec des conflits
    irrsolus." Il y a deux ans, Mikhel Saakachvili se voulait pourtant
    optimiste, misant sur une intgration de son pays dans l'OTAN avant la
    fin de son mandat en 2009.
 
    Mais les racines de la crise abkhaze sont profondes et la question
    brlante de l'indpendance du Kosovo accentue sa complexit. Tbilissi a
    compris que les paroles vaillantes ne suffiraient pas dans l'entreprise
    de reconqute territoriale et que les Occidentaux ne voulaient gure
    s'en mler. Les Gorgiens ont donc dcid d'accentuer la pression. Un
    camp patriotique pour former la jeunesse a t inaugur  Ganmoukhuri
    en mai 2006, prs de la "frontire". En juillet 2006, les forces armes
    ont repris le contrle des gorges de Kodori, o M. Saakachvili vient de
    passer le Nouvel An.
 
    L'heure n'est pas  la guerre, mais il n'est plus aux apparences de la
    paix. Fin novembre 2007, les Gorgiens se sont alarms du dploiement
    par les Russes, dans la ville portuaire d'Ochamchira, de 200 nouveaux
    soldats disposant d'quipements lourds. Ils se disent aussi outrs de
    l'arrive hautement symbolique d'un bataillon de Tchtchnes, sous
    tendard russe ; des hommes du redout prsident Kadyrov qu'on imagine
    assez mal portant un casque bleu. Les observateurs des Nations unies,
    justement, n'ont pas t "en mesure" de confirmer le renforcement des
    troupes.
 
    Une des principales revendications des Gorgiens concerne la
    suppression de la "force commune de maintien de la paix", dploye dans
    la zone de conflit en vertu du cessez-le feu conclu en 1994. Pour
    souligner son inefficacit, Tbilissi met rgulirement en exergue des
    incidents - rels ou pas - attribus au camp d'en face et dnonce les
    activits criminelles en Abkhazie. "Il faut changer le mandat de la
    force de paix, explique son commandant, Mamouka Karachvili. Face aux
    bandes armes qui apeurent et volent la population, c'est la police
    qu'il faut utiliser. Cette force est juste un moyen pratique, pour les
    sparatistes, de se maintenir au pouvoir."
 
<article-nb="2008/01/04/19-10">
<filnamedate="20080104"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080104"><AAMMJJHH="2008010419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10">  &#38;#34;Nous sommes de retour dans la communaut internationale&#38;#34;, s&#38;#39;est rjoui Giadalla Ettalhi, l&#38;#39;ambassadeur de la Libye  l&#38;#39;ONU.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10">   
    S cellant un retournement de l'histoire, la Libye a prsid, jeudi 3
    janvier, le Conseil de scurit de l'ONU, l'organe le plus influent des
    Nations unies, qui avait maintenu Tripoli sous sanctions, entre 1992 et
    2003, pour ses liens avec le terrorisme. "Nous sommes de retour dans la
    communaut internationale", s'est rjoui Giadalla Ettalhi,
    l'ambassadeur de la Libye  l'ONU, dont le pays a t lu au Conseil,
    le 16 octobre 2007, par 178 des 192 Etats membres de l'organisation.
 
 
    Le ministre des affaires trangres libyen, Abdelrahmane Chalgam, a par
    ailleurs rencontr, jeudi,  Washington, la secrtaire d'Etat
    amricaine, Condoleezza Rice. Il a sign des partenariats scientifiques
    et devait s'entretenir avec les secrtaires amricains  la scurit
    intrieure et  l'nergie. La veille, le Libyen, premier dirigeant de
    ce niveau  tre reu  Washington depuis 35 ans, avait mme bnfici
    d'une visite de la Maison Blanche.
 
    La Libye a rejoint le Conseil de scurit pour deux ans, en mme temps
    que la Croatie, le Costa Rica, le Vietnam et le Burkina Faso. Par un
    hasard protocolaire, le pays assure la prsidence tournante du Conseil
    pour le mois de janvier. Dans une institution domine par les membres
    permanents, dots d'un droit de veto (Chine, Etats-Unis, France,
    Royaume-Uni, Russie), le poste est surtout honorifique, mais il offre
    une forme de rhabilitation  la Libye, soucieuse de faire oublier son
    image de paria international.
 
    Depuis 2003, le pays a reconnu son rle dans les attentats de
    Lockerbie, en 1988, et contre le DC-10 d'UTA, l'anne suivante. Tripoli
    a renonc  ses armes de destruction massives, coopr avec les
    Etats-Unis contre le terrorisme, et libr, en juillet dernier, les
    soignants bulgares qu'il dtenait. En dpit d'un bilan toujours sombre
    en matire de droits de l'homme, le "Guide" Mouammar Kadhafi a renou
    avec plusieurs puissances occidentales. Il a t reu en dcembre 
    Paris mais ne compterait pas se rendre aux Nations unies pour
    l'instant.
 
    "Nous traiterons avec la Libye comme avec n'importe quel autre pays
    (...) et je pense qu'au Conseil, nous travaillerons bien avec eux", a
    dclar Jackie Wolcott, ambassadeur adjoint des Etats-Unis  l'ONU.
    "Les relations avec Washington sont en bonne voie", confirme Giadalla
    Ettalhi, selon lequel la Libye "attend la visite trs prochainement de
    Condoleezza Rice".
 
    Pour sa premire intervention en tant que prsident du Conseil,
    l'ambassadeur a adopt un profil bas. En gage de bonne volont, il a
    offert des dattes libyennes  ses homologues.
 
<article-nb="2008/01/04/19-11">
<filnamedate="20080104"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080104"><AAMMJJHH="2008010419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11">  Fonde par Abdul Satar Edhi, la fondation Edhi est la plus importante ONG du Pakistan.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11">   
    A nwar Kazmi est encore sous le choc. Il ne cesse de rpter :
    "Pourquoi ? Pourquoi ?" Pourquoi la fondation caritative Edhi, dont il
    est l'un des animateurs  Karachi, a-t-elle t la cible de
    reprsailles lors de l'explosion de violences qui a suivi l'assassinat,
    le 27 dcembre, de Benazir Bhutto ? Pourquoi l'un de ses centres
    d'hbergement, bti en lisire de la ville, a-t-il t pris d'assaut et
    ses pensionnaires (des enfants handicaps mentaux et orphelins) ont-ils
    t rosss par des manifestants en colre ? Pourquoi une quarantaine
    d'ambulances de l'association ont-elles t endommages ou dtruites
    dans l'ensemble de la province mridionale du Sind, dont Karachi est le
    chef-lieu ?
 
 
 
 
           Arrive des enquteurs de Scotland Yard
 
 
 
    Une quipe de Scotland Yard, la police britannique, compose de six
    personnes, est arrive vendredi 4 janvier au Pakistan pour aider les
    autorits  enquter sur l'assassinat, le 27 dcembre 2007, de
    l'opposante Benazir Bhutto. Jeudi, rpondant aux questions de la presse
    internationale, le prsident Pervez Musharraf a assur qu'il n'tait
    "pas entirement satisfait" de l'enqute locale en cours, tout en
    proclamant que le gouvernement ou les services de renseignements n'ont
    pas cach de "secrets". Les autorits pakistanaises accusent un groupe
    li  Al-Qaida. - (AFP.)
 
                                                              
 
 
 
    M. Kazmi pointe de l'index la carcasse d'une fourgonnette gare devant
    le bureau de l'association, juste  ct d'un marchand de galettes.
    Tle dfonce, pare-brise clat. "L'ambulance se trouvait devant
    l'hpital pour maladies cardio-vasculaires de Karachi", soupire-t-il.
 
    En cette fin d'aprs-midi, le sige de la fondation - locaux bien
    prcaires avec ses fils lectriques pendouillant le long de murs
    caills - bourdonne comme une ruche. Les tlphones ne cessent de
    sonner. Les volontaires, vtus d'un gilet vert fluorescent frapp
    d'"Edhi 115", le numro de tlphone de l'association, entrent et
    sortent au gr de leurs missions. Alors que Karachi a retrouv son
    calme et ses rues leur animation, la fondation renoue avec ses
    activits ordinaires, celles du secours aux personnes malades,
    accidentes, aux enfants des rues, aux femmes battues.
 
    Fonde par Abdul Satar Edhi, une personnalit charismatique qui
    professe un "humanitarisme" transcendant les clivages religieux et
    ethniques, la fondation Edhi est la plus importante ONG du Pakistan.
    Elle est surtout minemment respecte dans l'opinion en raison de
    l'efficacit de ses services, qui tranche avec la faillite de l'Etat
    dans le domaine social.
 
    INCOMPRHENSION
 
    Certes, elle avait dj eu maille  partir avec des groupes
    extrmistes, notamment des fondamentalistes islamiques allergiques  sa
    philosophie plutt librale, mais que des partisans enrags de Benazir
    Bhutto s'en soient pris  ses pensionnaires et  son quipement a
    suscit incomprhension et dsarroi. "C'est trs triste pour nous", se
    lamente Anwar Kazmi. Coiff du pakol (bret  larges bords pris en
    Afghanistan), visage d'ascte mang d'une barbe blanche, il est,  63
    ans, un vtran de la fondation Edhi, au sein de laquelle il travaille
    depuis 1967. Quatre dcennies de loyaux services et, pourtant, nul
    souvenir d'un tel dchanement de violences. "Mme lors des guerres
    civiles en Afrique, les ambulances sont respectes", grince-t-il.
 
    Ironie amre, la fondation Edhi a toujours t considre comme assez
    proche de l'tat-major du Parti du peuple pakistanais (PPP), de Benazir
    Bhutto. Les militants de terrain, eux, taient apparemment  mille
    lieues de ces affinits. "Ce sont des petits groupes nationalistes
    sindis  l'esprit troit", se dsole Faisal Edhi, le fils du fondateur
    de l'association. Il voque l'enracinement du PPP dans la province du
    Sind, dont la population autochtone manifeste parfois de l'hostilit 
    l'encontre d'autres groupes ethniques, tels les Mohajirs (rfugis
    d'Inde) contrlant la cit de Karachi ou les Pendjabis dominant
    l'appareil d'Etat pakistanais.
 
    Ce cocktail d'islamisme, de tensions ethniques et de hooliganisme qui a
    explos dans le pays alimente entre Anwar Kazmi et Faisal Edhi une
    ardente conversation "La troisime guerre mondiale va-t-elle clater en
    Asie du Sud, avec le Pakistan comme picentre ?" C'est qu'Anwar Kazmi
    se passionne pour l'histoire et lit beaucoup. Sur son bureau trnent en
    vidence les Mmoires de Churchill. Il les feuillette entre deux appels
    d'urgence pour assistance mdicale.
 
 
<article-nb="2008/01/04/19-12">
<filnamedate="20080104"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080104"><AAMMJJHH="2008010419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12">  Selon le parquet gnral de Nouakchott, deux des trois assaillants, des Mauritaniens, avaient t arrts en 2006 pour appartenance prsume au GSPC.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12">   
    L a Mauritanie a de nouveau t endeuille, jeudi 27 dcembre, par une
    attaque qui a cot la vie  trois militaires dans le nord-est du pays,
    trois jours aprs le meurtre de quatre touristes franais par des
    assaillants mauritaniens toujours en fuite. "Les trois soldats ont t
    tus dans une embuscade qui leur a t tendue au moment o ils
    poursuivaient un vhicule non identifi qui s'tait approch de leur
    base" de El-Ghallawiya (nord-est), selon un communiqu de l'Agence
    mauritanienne de presse. Aucune information n'tait encore disponible
    sur l'identit des responsables de cette attaque, qui pourraient
    appartenir  l'ex-Groupe salafiste pour la prdication et le combat
    (GSPC) algrien, rebaptis Al-Qaida au Maghreb islamique, trs actif
    dans le dsert entre l'Algrie, la Mauritanie et le Mali.
 
 
    Ce groupe est fortement souponn d'tre  l'origine de la prcdente
    attaque qui a fait quatre morts et un bless parmi des touristes
    franais, le 24 dcembre dans le Sud-Est mauritanien. Le rescap, un
    septuagnaire, Franois Tollet, a t rapatri  Lyon, o il est
    hospitalis.
 
    Selon le parquet gnral de Nouakchott, deux des trois assaillants, des
    Mauritaniens, avaient t arrts en 2006 pour appartenance prsume au
    GSPC. Le groupe n'a toutefois pas revendiqu l'attaque.
 
    La traque se poursuivait, jeudi soir, entre la Mauritanie, le Sngal
    et le Mali pour retrouver les meurtriers, qui ont fui vers le Sngal.
    Ce nouvel pisode inquite les organisateurs du rallye-raid Dakar 2008,
    dont huit tapes sont prvues sur le sol mauritanien entre le 11 et le
    19 janvier. - (AFP.)
 
<article-nb="2008/01/04/19-13">
<filnamedate="20080104"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080104"><AAMMJJHH="2008010419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13">  Cette loi qui transpose une directive europenne impose aux fournisseurs de tlphonie et d&#38;#39;Internet d&#38;#39;enregistrer les donnes de communication pendant six mois.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13">   
    C 'est du jamais-vu dans l'histoire de la Rpublique fdrale
    allemande. Prs de 30 000 personnes veulent saisir la Cour
    constitutionnelle de Karlsruhe pour stopper une lgislation sur le
    stockage des donnes de communication, qui doit entrer en vigueur le
    1^er janvier 2008. Un recours a t dpos lundi 31 dcembre par un
    avocat berlinois  l'initiative du Cercle de travail sur la sauvegarde
    des donnes, un regroupement de citoyens et de membres de diverses
    associations et organisations.
 
 
    Cette loi qui transpose une directive europenne impose aux
    fournisseurs de tlphonie et d'Internet d'enregistrer les donnes de
    communication pendant six mois. Pour faciliter la recherche de
    criminels et de terroristes, les pays de l'Union europenne avaient
    dcid en fvrier 2006 de modifier leurs lgislations dans ce sens.
 
    Le texte vot le 9 novembre 2007 par le Bundestag, la chambre basse du
    Parlement allemand, prvoit le stockage des numros de tlphone,
    adresses Internet, date et heure des changes tlphoniques ou
    lectroniques et non pas l'enregistrement du contenu des conversations
    tlphonique ou des courriers lectroniques. Ces informations pourront
    tre mises  la disposition de la police, des tribunaux et des services
    de renseignements.
 
    Ce texte de loi suscite une vague de protestations depuis plusieurs
    mois. En Allemagne, le renforcement du pouvoir des services de scurit
    reste un sujet dlicat en raison du pass nazi puis communiste. En
    novembre, juste avant l'adoption de la lgislation par le Bundestag,
    plusieurs milliers de personnes avaient manifest dans plus de quarante
    villes  l'appel du Cercle de travail sur la sauvegarde des donnes.
    D'autres manifestations ont suivi, dont la dernire a eu lieu 
    Hambourg lundi 31 dcembre. Un cortge de quelques centaines de
    personnes a dfil aux cts d'un cercueil pour faire le "deuil de la
    sphre prive".
 
    "L'ETAT QUI SURVEILLE"
 
    "Il s'agit d'une grave atteinte au systme de valeurs de l'Etat de
    droit", souligne le communiqu du Cercle. Pour la majorit des
    opposants, cette lgislation constitue d'abord un pas de plus vers
    "l'Etat qui surveille". De leur ct, les mdecins, journalistes et
    avocats dnoncent un texte qui remet en cause le respect du secret
    professionnel. Des reprsentants du parti libral (FDP) ont galement
    annonc qu'ils porteraient plainte devant la Cour constitutionnelle.
 
    Les entreprises de tlcoms se plaignent pour leur part des cots
    engendrs par la nouvelle lgislation. Les entreprises ont jusqu' la
    fin de l'anne 2008 pour se mettre en conformit. De fortes amendes
    s'appliqueront ensuite  partir de 2009.
 
    La Cour constitutionnelle a indiqu qu'elle n'examinera pas le recours
    des 30 000 plaignants avant le 2 janvier. Si les juges acceptent la
    requte, l'entre en vigueur sera bloque jusqu' ce que la Cour se
    prononce sur le contenu de cette loi. Dans le cas contraire, la
    lgislation continuera  s'appliquer jusqu' ce que les juges rendent
    leur dcision sur le fond.
 
<article-nb="2008/01/04/19-14">
<filnamedate="20080104"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080104"><AAMMJJHH="2008010419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14">  Selon les autorits turques, la dflagration s&#38;#39;est produite au passage d&#38;#39;un vhicule militaire sur une route du centre-ville,  une centaine de mtres d&#38;#39;une base.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14">   
    C inq personnes ont t tues et environ 70 blesses dans l'explosion
    d'une voiture pige, jeudi 3 janvier,  Diyarbakir, la principale
    ville du sud-est de la Turquie, une rgion majoritairement peuple de
    Kurdes. Selon les autorits turques, la dflagration s'est produite au
    passage d'un vhicule militaire sur une route du centre-ville,  une
    centaine de mtres d'une base.
 
 
    Cet attentat, dont les auteurs n'ont pas t identifis, est intervenu
    alors que l'arme multiplie les oprations dans le nord de l'Irak
    contre les positions des sparatistes turcs du Parti des travailleurs
    du Kurdistan (PKK). Ankara accuse le PKK de mener des attaques en
    Turquie depuis ces bases. Les rebelles kurdes ont annonc des
    reprsailles aprs ces attaques contre leurs camps retranchs.
 
    La rgion de Diyarbakir a dj t vise en 2006 et en 2007 par des
    attaques  la bombe imputes par les autorits aux rebelles du PKK. En
    2006, 10 personnes, dont 7 enfants, avaient ainsi pri dans l'explosion
    d'une bombe place dans un parc de la ville. - (AFP.)
 
<article-nb="2008/01/04/19-15">
<filnamedate="20080104"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080104"><AAMMJJHH="2008010419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15">  Prinicpale victime de ce remaniement, le vice-prsident Jorge Rodriguez.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15">   
    U n mois aprs sa dfaite lors du rfrendum constitutionnel du 2
    dcembre, le prsident vnzulien, Hugo Chavez, a annonc jeudi 3
    janvier un vaste remaniement de son gouvernement. Treize ministres sont
    concerns. Principale personnalit concerne : le vice-prsident Jorge
    Rodriguez qui a t remplac par l'ancien ministre du logement Ramon
    Carrizales. Charg l'an dernier de superviser une vague de
    nationalisations, dans le cadre du "socialisme du XXI^e sicle"
    prconis par le chef de l'Etat, Jorge Rodriguez est tenu pour
    responsable du revers subi par M. Chavez en dcembre.
 
 
    Ces derniers jours, Hugo Chavez s'est dparti de son discours
    rvolutionnaire en promettant plus modestement de s'attaquer  des
    problmes concrets de la population, comme la collecte des ordures qui
    encombrent les rues de Caracas. Interrog par la tlvision nationale,
    le prsident a justifi ce revirement.
 
    "Nous ne sommes pas des extrmistes et nous ne pouvons pas l'tre. Nous
    devons chercher des alliances avec les classes moyennes", a dclar
    Chavez, en soulignant qu'il n'avait pas l'intention de supprimer la
    proprit prive, une hantise de nombre de ses opposants, qui
    l'accusent de vouloir imposer un rgime dictatorial.
 
