<FILE-date="2008/01/03/19">
<article-nb="2008/01/03/19-1">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-1">  Deux sites proposent des plates-formes musicales participatives pour les producteurs amateurs et les musiciens.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-1">   
    V oil des annes, que les labels alertent le public avec le mme
    refrain : les plates-formes de tlchargement illgales sont en train
    de tuer l'industrie musicale. Pendant ce temps, les marchands de
    disques ont le moral en berne et les artistes triment pour faire
    produire leurs albums. Que faire ? Rvolutionner le systme, en
    permettant, par exemple, au public de s'impliquer directement et
    financirement dans la production de l'album d'un artiste de son choix.
    Voici en tout cas ce que proposent Spidart.com, dont le slogan "You are
    the label" (Vous tes le label) rsume assez bien le principe, et
    Nomajormusik.com qui entend placer l'artiste et le public "au coeur de
    la cration artistique".
 
 
    Sur la page d'accueil de Spidart, on dcouvre la photo de Lucette
    Royal, une grand-mre un brin bouriffe et  l'allure plutt
    rock'n'roll. Lucette existe-elle vraiment ou n'est-elle qu'un
    personnage virtuel cr pour faire la promotion du site ? Le mystre
    demeure. Toujours est-il qu'en cliquant sur son profil, on apprend que
    la vieille dame a pris des parts dans la production des albums de
    quatre artistes. Elle invite les visiteurs  faire comme elle en
    donnant un peu (ou beaucoup) d'argent pour permettre "aux petits jeunes
    de montrer leur talent".
 
    PARTAGE DES GAINS
 
    Aux musiciens, Spidart et Nomajormusik permettent de crer une page de
    prsentation avec biographies, informations diverses, concerts, liens,
    mp3... Les visiteurs ont ainsi la possibilit de choisir le ou les
    artistes qu'ils souhaitent aider en prenant des parts de production.
    Lorsque les investissements runis atteignent une somme minimale, les
    partenaires professionnels des deux sites (arrangeurs, ingnieurs du
    son, producteurs...) entrent en jeu pour donner vie au projet.
 
    Le partage des gains raliss par la vente de l'album s'effectue
    ensuite entre les internautes coproducteurs (35 %), l'artiste financ
    (35 %) et le site Spidart (30 %). Sur Nomajormusik, les parts
    respectives sont de 40 % pour l'artiste et les internautes et 20 % pour
    le site.
 
    Pour les visiteurs tents par l'aventure, l'ide consiste donc  lancer
    de nouveaux groupes et musiciens mais aussi  rcuprer une partie de
    l'investissement grce au succs de l'album ou du titre. Nomajormusik
    invite ainsi les internautes  participer  la promotion de "leurs"
    artistes
 
    A ce jour, aucun artiste inscrit sur le site Spidart ne semble avoir
    encore eu la chance d'atteindre les 50 000 euros de sponsors
    ncessaires. Avec quelque 3 080 euros d'investissements, le chanteur
    folk Naosol fait figure de grand favori. La route est donc encore
    longue, mais tous les espoirs sont permis.
      __________________________________________________________________
 
    spidart.com et nomajormusik.com
 
 
<article-nb="2008/01/03/19-2">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-2">  Les enregistrements du clbre label de musique classique sont dsormais mis en vente sur la Toile.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-2">   
    L a crise du disque n'pargne pas la musique classique. Durant le
    premier semestre 2007, les ventes dans ce secteur ont chut de 33 % en
    France. Les labels ragissent en lanant diffrentes oprations.
    Dernire en date, la cration du "Web Shop" de Deutsche Grammophon.
    Depuis fin novembre 2007, les internautes peuvent tlcharger les
    enregistrements du label allemand (filiale d'Universal Music) sur son
    site. C'est une premire dans l'univers des majors de la musique
    classique.
 
 
    "Ce lancement permet d'attirer  la fois nos habitus, mais aussi un
    nouveau public qui prouve des difficults  se procurer dans le
    commerce des enregistrements de musique classique", explique Michael
    Lang, prsident de Deutsche Grammophon.
 
    Le "Web Shop" propose  l'heure actuelle 2 500 albums, dont 600 taient
    indisponibles en CD. L'occasion de rentendre des enregistrements
    parfois historiques de ce label, longtemps associ au chef d'orchestre
    Herbert von Karajan.
 
    Point fort du site : les tlchargements MP3 se font  un dbit de 320
    kilobits par seconde. "Les experts "audio" s'accordent pour dire que la
    qualit de ces tlchargements ne peut tre distingue de celle d'un
    CD. Par ailleurs, le dbit dpasse celui des autres plateformes de
    tlchargements, qui se situe entre 128 et 192 kilobits par seconde",
    assure M. Lang.
 
    50 000 TLCHARGEMENTS
 
    Le mlomane peut tlcharger un album entier ou bien des plages
    spares. Dans le premier cas, il recevra un "e-booklet", sorte de
    fascicule sous format PDF, comprenant photos et texte d'accompagnement.
    Autre atout de ces tlchargements : ils n'ont pas de scurit DRM
    (Digital Rights Management). "L'auditeur peut donc couter l'album sur
    n'importe quel baladeur", remarque Daniel Goodwin, directeur du service
    marketing et mdia de Deutsche Grammophon, avant de souligner que "le
    public de musique classique est gnralement respectueux du copyright".
 
    Le seul bmol concerne le prix des tlchargements - entre 10,99 et
    11,99 euros l'album - suprieur  ceux pratiqus par les autres
    plateformes (iTunes Music Store, Fnacmusic, VirginMega...). Par
    ailleurs, le site prouve encore quelques difficults de fonctionnement
    selon les navigateurs employs.
 
    Cela ne l'a toutefois pas empch de faire un dmarrage en fanfare.
    Lors de la premire semaine de mise en ligne, quelque 50 000
    tlchargements ont t vendus. Le label compte bien ne pas s'arrter
    l et envisage, courant 2008, de dvelopper le tlchargement vido et
    de commercialiser ainsi ses DVD de concerts et d'opras.
      __________________________________________________________________
 
    www.deutschegrammophon.com
 
 
<article-nb="2008/01/03/19-3">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-3">  C&#38;#39;tait le concert du sicle o il fallait tre. Sur scne Robert Plant, chant, Jimmy Page, guitare, John Paul Jones, basse et claviers, et Jason Bonham, batterie, fils de John, dont la mort, le 25 septembre 1980, avait entran la dissolution de la formation britannique.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-3">   
    C 'tait le concert du sicle o il fallait tre. La reformation de Led
    Zeppelin, vaisseau amiral du hard-rock, pour un soir, lundi 10
    dcembre,  l'O2 Arena, de Londres, lors d'un hommage  Ahmet Ertegun,
    patron de la maison de disques Atlantic. Sur scne Robert Plant, chant,
    Jimmy Page, guitare, John Paul Jones, basse et claviers, et Jason
    Bonham, batterie, fils de John, dont la mort, le 25 septembre 1980,
    avait entran la dissolution de la formation britannique. Pour
    l'instant pas de CD ou de DVD en vue, ni de tourne.
 
 
    Mais depuis quelques jours, revivre l'vnement est possible en
    quelques clics sur Internet. Mots-cls "Led Zeppelin + 02 Arena". Sur
    des plates-formes de partage, des pages personnelles ou des sites de
    vidos, circulent une vingtaine d'enregistrements audio et une
    cinquantaine de films courts capts avec des tlphones portables ou
    des camras vido. Le son est en audience quality, des enregistrements
    raliss au milieu du public, les images prises de loin avec des zooms
    tremblotants.
 
    Aux temps anciens du disque pirate, dans les annes 1960 et 1970, il
    fallait plusieurs semaines ou mois pour dgotter,  prix d'or, ces
    enregistrements de concerts illgaux. Aujourd'hui, l'acquisition est
    possible, parfois quelques heures aprs la fin du concert, et ne cote
    rien... Dans le mme temps, la folie Led Zeppelin sur Internet exhume
    d'autres enregistrements historiques. Certains sous l'appellation de
    liberated bootleg, les pirates librs. Soit un piratage des pirates,
    puisqu'il ne s'agit pas de commercialiser ces rarets mais de les
    copier dans une sorte de "chane de l'amiti". Dans l'dition de
    janvier du mensuel Rock & Folk, qui consacre un dossier aux bootlegs de
    Led Zeppelin, est prsent un enregistrement du 2 avril 1973, au Palais
    des sports de Saint-Ouen, qui s'arrte brutalement lors de
    "l'intervention de l'quipe de Peter Grant". Le manager du groupe, mort
    le 21 novembre 1995, traquait alors les amateurs dans les salles de
    concerts, rglant leur sort de manire expditive. Internet lui aurait
    probablement donn plus de mal... mais il n'aurait pas ddaign
    dtruire le premier ordinateur  porte de main.
 
