<FILE-date="2008/01/03/19">
<article-nb="2008/01/03/19-1">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1">  Les oprations ont totalis 4 500 milliards de dollars, en hausse de 24 % par rapport  2006. La plus grosse opration ralise est le rachat de la banque ABN Amro par un consortium men par Royal Bank of Scotland.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1">   
    L e volume de fusions-acquisitions dans le monde a atteint, en 2007, un
    sommet  4 500 milliards de dollars (3 057 milliards d'euros), en
    hausse de 24 % par rapport  2006, qui marquait alors un record avec un
    volume de 3 610 milliards de dollars, selon les chiffres dfinitifs du
    fournisseur de donnes Thomson Financial, publis jeudi 3 janvier.
 
 
 
 
           Classement des plus grandes
    fusions-acquisitions ralises en 2007 :
 
 
 
    Classement suivi du montant de l'opration en milliards de dollars.
 
    1. ABN Amro par le consortium RBS, Fortis et Santander : 99,364
    2. Kraft Foods par un groupe d'actionnaires : 61,454
    3. TXU par des fonds d'investissements : 44,372
    4. Alcan par Rio Tinto : 43,922
    5. Capitalia par Unicredito : 29,528
 
 
                                                              
 
 
       (fl-sq.gif)    Classement des banques conseils en
    fusions-acquisitions ralises ou annonces en 2007 :
 
 
 
    Il s'agit des chiffres calculs selon le montant des transactions en
    milliards de dollars.
 
    1. Goldman Sachs : 1 419
    2. Morgan Stanley : 1 342
    3. Citigroup : 1 152
    4. JPMorgan : 1 077
    5. UBS : 1 024
 
 
                                                              
 
 
 
    Dans une tude prliminaire du 20 dcembre, Thomson Financial relevait
    dj ce volume record malgr un flchissement au second semestre, li
    aux inquitudes sur le march du crdit aprs la crise des prts
    hypothcaires  risque ("subprimes") aux Etats-Unis, qui menace de
    peser sur l'conomie relle.
 
    BON QUATRIME TRIMESTRE, MALGR LA CRISE
 
    Malgr cette crise, le rapport final note un rebond de l'activit au
    quatrime trimestre, avec plus de 1 000 milliards de dollars, avec
    notamment la multiplication d'investissements transnationaux par des
    intervenants du Moyen-Orient et d'Asie. Les oprations transnationales
    ont atteint le niveau record de 47 % des   fusions-acquisitions dans le
    monde en 2007, le phnomne de   consolidation alimentant l'activit
    dans les secteurs des matriaux, de   la finance et de l'nergie.
 
    L'offre du groupe minier anglo-australien BHP Billiton sur son
    compatriote Rio Tinto pour 145 milliards de dollars, est la deuxime
    plus grosse opration de tous les temps selon Thomson Financial.
    Annonce en 2007, elle n'est pas encore acheve et pourait encore
    s'accrotre s'il y avait la surenchre d'autres concurrents comme le
    brsilien CVRD.
 
    La transaction la plus importante ralise en 2007 est celle portant
    sur la banque nerlandaise ABN Amro, rachete par un consortium
    bancaire men par la banque britannique Royal Bank of Scotland pour
    plus de 99 milliards de dollars (prs de 70 milliards d'euros).
 
 
<article-nb="2008/01/03/19-2">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2">  Baisse des stocks amricains, dollar durablement faible et risques gopolitiques enflamment l&#38;#39;or noir.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2">   
    L es marchs ptroliers n'ont pas t longs  donner la tendance de
    l'anne 2008 : au cours de la premire journe de cotation  New York,
    mercredi 2 janvier, le baril de brut lger amricain (light sweet
    crude) pour livraison en fvrier a franchi la barre des 100 dollars
    avant de se replier pour terminer la sance  99,62 dollars, soit une
    hausse de 3,64 dollars en quelques heures. Autre cours historique :
    celui du prix de l'once d'or, qui a atteint, jeudi 3 janvier, 863,11
    dollars  Londres, effaant l aussi son record de 1980.
 
 
    Comment analyser cette brusque pousse de fivre sur les marchs de New
    York et de Londres, o le baril de brent de la mer du Nord a lui aussi
    atteint un sommet (97,84 dollars en clture) ? Les experts l'expliquent
    par la baisse continue des stocks de brut aux Etats-Unis depuis deux
    mois et la faiblesse persistante du dollar, qui rend le ptrole moins
    cher pour les investisseurs non amricains. Mais aussi par le nouvel
    attentat, mercredi, en Algrie et le regain de violence au Nigeria,
    deux grands pays producteurs d'or noir.
 
    La Maison Blanche a immdiatement fait savoir qu'il n'est pas question
    de puiser dans les rserves stratgiques des Etats-Unis pour faire
    refluer les cours. Rien ne justifierait une telle mesure, que l'Agence
    internationale de l'nergie (AIE) avait d prendre,  l'automne 2005,
    aprs les ravages causs par les ouragans Katrina et Rita sur les
    installations ptrolires du golfe du Mexique. En dpit d'une baisse
    des stocks, les rserves restent en effet importantes, et aucune
    pnurie de brut ne se profile dans les prochains mois.
 
    De leur ct, plusieurs pays membres de l'Organisation des pays
    exportateurs de ptrole (OPEP), qui assure 42 % de la production
    mondiale, ont une nouvelle fois rejet toute responsabilit dans cette
    flambe des cours. Aux pays consommateurs qui lui demandent de pomper
    plus de ptrole, le cartel de Vienne a rpondu mercredi, par les voix
    de la Libye et du Qatar, que le march est bien approvisionn et que la
    hausse est due aux spculateurs. Selon des sources dans l'industrie
    ptrolire, il a suffi d'un seul change entre deux traders
    indpendants amricains  New York pour que le baril atteigne les 100
    dollars.
 
    Sans crise politique majeure ni menace imminente sur
    l'approvisionnement des pays industrialiss, le prix du brut a augment
    de 57,2 % en 2007, un choc partiellement amorti en Europe par la
    vigueur de l'euro face au dollar. De nombreux facteurs semblent runis
    cependant pour un recul des cours en 2008 : offre certes tendue mais
    suffisante pour rpondre  la demande, climat gopolitique  la dtente
    (notamment en Iran), baisse de la croissance conomique et donc du
    surplus de la demande ptrolire.
 
    Cette analyse ne vaut que pour le court terme. "Il est peu probable que
    les consommateurs aient le coeur  la fte", avait prvenu, ds
    dcembre, le Centre for Global Energy Studies (CGES) de Londres, qui
    fait autorit dans les milieux ptroliers. Il estimait que la barre des
    100 dollars serait vite franchie. Pour le CGES, il faudrait que l'OPEP
    dcide d'augmenter sa production pour que les prix baissent.
 
    Les cabinets spcialiss, les financiers et les industriels s'accordent
     dire que l'poque du ptrole bon march est rvolue et que le monde
    est entr dans une re de l'nergie chre. Mises  part les annes 1970
    marques par les deux chocs ptroliers violents de 1973-1974 et de
    1979-1980, les prix du brut sont rests extrmement bas au cours du
    sicle pass pour une nergie fossile destine, par nature, 
    s'puiser. Le prix du baril tait encore  dix dollars en 1998 et il a
    remont jusqu' 25 dollars en 2003. Il a fallu attendre 2004 et une
    brutale hausse de la demande pour qu'il flambe vraiment.
 
    Le directeur gnral de Total juge qu'"il n'y a aucune raison pour que
    le prix du ptrole baisse". Pour Christophe de Margerie, "les vannes de
    l'OPEP sont ouvertes  fond et il n'y a pas assez de ptrole en cas de
    crise". Seule l'Arabie saoudite pourrait compenser la dfaillance d'un
    grand pays exportateur comme l'Iran, le Venezuela ou le Nigria. Trois
    pays qui, depuis des annes, ne parviennent pas  remplir le quota de
    production attribu par l'OPEP.
 
    Faut-il croire les prvisions des analystes des grandes banques et des
    institutions financires ? Ces dernires annes, ils ont souvent pch
    par excs... d'optimisme. Selon une tude de la Deutsche Bank, ils ont
    systmatiquement sous-estim la progression des cours, qui a t
    finalement plus forte qu'ils ne l'avaient prvu.
 
    La banque d'affaires Goldman Sachs, trs implique sur les marchs
    ptroliers, pense que le brut texan amricain (WTI) vaudra en moyenne
    95 dollars cette anne - et mme 100 dollars au cours du quatrime
    trimestre - contre 85 dollars auparavant. La banque met en avant
    l'inflation des cots de production et les incertitudes gopolitiques,
    qui continuent  freiner les investissements. Ils sont pourtant
    ncessaires aussi bien dans l'exploration-production de nouveaux
    gisements que dans le secteur du raffinage, o les nouvelles capacits
    en cours de construction au Moyen-Orient et en Asie ne seront sans
    doute pas suffisantes pour rpondre  une demande.
 
    MARGES DE MANOEUVRES LIMITES
    Les conomies des pays industrialiss sont moins dpendantes au ptrole
    qu'il y a trente ans, notamment pour produire leur lectricit. La
    facture nergtique globale ne cesse d'augmenter. Et mme d'atteindre
    des niveaux insupportables pour de nombreux pays en dveloppement
    privs de toutes ressources en hydrocarbures. En France, la facture
    ptrolire reprsentait 4 % du produit intrieur brut (PIB) en 1980.
    Elle tait tombe  moins de 1 % en 1998 avant de remonter  un peu
    plus de 2 % en 2006. Dans ce contexte, elle s'est considrablement
    alourdie ces dernires annes pour atteindre en 2006 prs de 40
    milliards de dollars. La demande de ptrole est, en effet, peu
    "lastique" au prix puisque les deux tiers du brut consomm dans le
    monde le sont dans les transports, un secteur o il n'existe pas encore
    de vritable alternative  l'essence et au gazole en dpit du
    dveloppement des agrocarburants dans certains pays (Brsil,
    Etats-Unis) et des vhicules hybrides (essence-lectricit).
 
    Contrairement aux annes 1970, l'envole des prix ptroliers n'a pas
    entran de rcession car cette flambe a t en partie alimente par
    la vigueur de la croissance mondiale et la demande des pays mergents
    (Chine, Inde, Moyen-Orient). Mais elle a contribu  nourrir
    l'inflation et limite dsormais lamarge de manoeuvre des banques
    centrales pour baisser les taux d'intrts et limiter ainsi les effets
    de la crise des subprimes sur l'conomie mondiale.
 
<article-nb="2008/01/03/19-3">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3">  L&#38;#39;once d&#38;#39;or a atteint un nouveau record historique jeudi matin sur le London Bullion Market,  863,11 dollars, dans un contexte de forte hausse du baril de ptrole, qui a atteint mercredi les 100 dollars.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3">   
    L 'once d'or a atteint un nouveau record historique, jeudi matin 3
    janvier, sur le London Bullion Market,  863,11 dollars. Mercredi dj,
    l'once d'or avait battu le record de 850 dollars, qui datait de janvier
    1980, au moment du second choc ptrolier et de la Rvolution iranienne.
    En un an, l'once d'or a progress d'environ 34 %.
 
 
    Le mtal jaune profite de son statut de bouclier contre l'inflation et
    son cours suit la courbe des prix du ptrole. Or, le prix du "light
    sweet crude"  New York s'est propuls mercredi au niveau de 100
    dollars le baril, ce qui ne s'tait plus produit depuis avril 1980.
 
    VALEUR REFUGE
 
    L'once d'or profite galement de son statut de valeur refuge, dans un
    contexte de tensions gopolitiques fortes aprs l'assassinat de
    l'ex-premire ministre pakistanaise Benazir Bhutto et dans le contexte
    de violences meurtrires au Kenya.
 
    Le mtal prcieux s'apprcie enfin aux dpens du dollar, dont le
    glissement continu face  l'euro est entretenu par la perspective d'une
    nouvelle baisse des taux d'intrt amricains.
 
