<FILE-date="2008/01/03/19">
<article-nb="2008/01/03/19-1">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1">  Alors que l&#38;#39;opposition a d annuler jeudi sa manifestation contre les rsultats contests de la prsidentielle du 27 dcembre, Amos Wako a appel  ce qu&#38;#39;un dcompte indpendant ait lieu &#38;#34;immdiatement&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1">   
    L e procureur gnral du Kenya, Amos Wako, a propos jeudi 3 janvier un
    dcompte  indpendant des bulletins de vote pour sortir le pays de la
     crise ne de la rlection conteste du prsident sortant Mwai Kibaki.
    "Il est ncessaire (...) qu'un dcompte juste des bulletins valides
    soit entrepris immdiatement et de faon prioritaire par une personne
     ou un organisme indpendant et faisant consensus", a-t-il estim dans
    une dclaration lue  la tlvision.
 
 
 
 
           Londres envoie 1 million de livres d'aide aux
    victimes de la crise au Kenya
 
 
 
    Le gouvernement britannique a annonc jeudi 3 janvier l'octroi d'une
    aide d'urgence d'un million de livres (1,34 million d'euros) pour les
    victimes des violences qui secouent le Kenya depuis l'lection
    prsidentielle du 27 dcembre.
 
    L'argent, qui sera distribu par l'intermdiaire de la Croix-Rouge,
    couvrira la fourniture de denres alimentaires, d'abris, d'eau potable
    et de soins sanitaires pour venir en aide au demi-million de personnes
    dplaces (selon une estimation de Londres), a indiqu le ministre du
    dveloppement international. L'aide britannique est accorde dans le
    cadre d'un appel lanc par la Croix-Rouge knyane destin  lever 5,6
    millions de dollars. (Avec AFP.)
 
                                                              
 
 
 
    La crise dans laquelle s'enfonce le Kenya depuis le scrutin du 27
    dcembre inquite de plus en plus la communaut internationale.
    Washington,   Londres, l'ONU et l'UE ont lanc des appels au calme.
    Mais la visite du prsident du   Ghana et de l'Union africaine (UA),
    John Kufuor, qui devait mener jeudi  Nairobi une   mdiation avec le
    chef de la mission du   Commonwealth, a t annule. Et l'ancien
    prsident de la Sierra Leone, Ahmed Tejan Kabbah,  la   tte de la
    mission d'observation du Commonwealth pour les lections   gnrales, a
    quitt Nairobi jeudi, laissant mal   augurer d'une mdiation conjointe
    des deux organisations.
    
    LE RASSEMBLEMENT DE L'ODM REPORT
 
    Un porte-parole du gouvernement   avait averti mercredi que "le Kenya
    n'est pas en guerre   et n'a besoin ni de mdiateurs ni de forces de
    maintien de la paix", et que si"le prsident Kibaki est prt  parler
    avec tous et  tout   moment", "la discussion ne signifie pas mdiation
    ou cessez-le-feu". Le camp prsidentiel   n'aurait pas apprci que
    l'annonce de cette mdiation conjointe UA-Commonwealth soit faite par
    la Grande-Bretagne, l'ancienne puissance coloniale.
 
    Le Mouvement dmocratique orange (ODM) de Raila Odinga, rival
    malheureux du chef de l'Etat  la prsidentielle, a d renoncer au
    dernier moment au rassemblement qu'il prvoyait  Nairobi jeudi et que
    les autorits avaient interdit. La manifestation a t reporte au 8
    janvier, devant l'ampleur du dispositif policier empchant les
    partisans d'Odinga de se rendre  la manifestation. Les policiers, en
    tenue anti-meute, ont notamment bloqu les accs au parc Uhuru, dans
    le centre-ville, o tait prvue la manifestation, et  Kibera, plus
    grand bidonville de la capitale, et dont M. Odinga est le dput.
    Devant les barricades en feu, ils ont utilis des canons  eau, tir en
    l'air  balles relles et eu recours   aux gaz lacrymognes.
 
    A Kisumu, ville de l'ouest du pays considre comme un fief de
    l'opposition, la police a annonc l'arrestation de Shabir Shabeer et
    Olago Aluoch, dputs de l'ODM accuss d'avoir incit les partisans de
    M. Odinga  manifester dans les rues. Les autorits ont galement
    annonc la mort de quatre personnes, jeudi, portant  346 le nombre de
    tus dans les violences politiques et ethniques commences la semaine
    dernire, selon un bilan tabli par   l'AFP  partir de sources
    policires et hospitalires.
 
 
<article-nb="2008/01/03/19-2">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2">  Les candidats y ont trois fois plus dpens  en publicit que leurs prdcesseurs de 2004. John Edwards a particip  plus de 200 runions publiques dans cet Etat.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2">   
    L 'Iowa est une absurdit. Les mdias amricains ne cessent de le
    rpter, mais rien n'y fait. C'est ce petit Etat de moins de 3 millions
    d'habitants, situ dans le Midwest profond des Etats-Unis, o les
    agriculteurs et les retraits sont surreprsents et les Noirs
    sous-reprsents, qui donnera une fois de plus le coup d'envoi de la
    campagne pour l'lection prsidentielle. Lui qui donnera le ton, jeudi
    3 janvier, avec son mode de slection compliqu des caucus et sa
    cohorte de journalistes dpchs sur place (plus de 3000
    accrditations).
 
 
    Jamais depuis 1972, anne depuis laquelle l'Iowa profite de son statut
    de premier des 50 Etats amricains  dsigner ses candidats  la
    candidature, l'importance du vote n'avait pris de pareilles
    proportions. Certains candidats n'ont pas cess de battre la campagne,
    comme le dmocrate John Edwards, qui a particip, sur place,  plus de
    200 runions publiques. Le rpublicain Mitt Romney a pay la diffusion
    de plus de 8 000 spots tlviss sur les chanes locales, et le
    dmocrate Chris Dodd est mme venu s'installer avec femme et enfants 
    Des Moines, la capitale de l'Etat, o il est apparu dans les meetings 
    43 reprises.
 
    Plus de 40 millions de dollars auront t dpenss en publicit par les
    candidats trois fois plus qu'en 2004 pour dcrocher le vote de quelque
    57 dlgus dmocrates (sur un total national de 4315) et 40
    rpublicains . La palme revient au snateur dmocrate Barack
    Obama, avec 8,3 millions de dollars, et  sa rivale Hillary Clinton,
    avec 6,5 millions de dollars. Un investissement risqu puisque, de
    l'avis mme des spcialistes, personne ne sait trs bien qui viendra
    voter en cette froide priode frie.
 
    En 2004, 124 000 personnes seulement s'taient dplaces ct
    dmocrate. Une participation ridiculement faible  l'chelle de
    l'lectorat amricain, mais qui avait confirm la rputation de l'Etat
    d'tre un "giant killer", un tueur de personnalits de premier plan.
    Les lecteurs avaient brouill les pistes en votant pour John Kerry
    alors que les sondages donnaient Dick Gephardt et Howard Dean en tte.
    Un choix qui avait propuls le snateur du Massachusetts vers la
    candidature.
 
<article-nb="2008/01/03/19-3">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3">  La gurilla devait le librer, fin dcembre, avec sa mre, Clara Rojas, et une autre otage. Le prsident colombien soutient que l&#38;#39;enfant est libre depuis 2005.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3">   
    L es Colombiens sont tenus en haleine par une nigme digne d'une de ces
    telenovelas qui dominent l'Audimat en Amrique latine. A savoir :
    l'enfant plac dans un foyer d'accueil  Bogota est-il vraiment
    Emmanuel, le fils de Clara Rojas, ex-assistante d'Ingrid Betancourt et
    otage, comme elle, de la gurilla des Forces armes rvolutionnaires de
    Colombie (FARC, extrme gauche) ?
 
 
    Le 18 dcembre 2007, les FARC avaient annonc la libration prochaine
    de trois otages, Emmanuel, sa mre, ainsi que l'ex-dpute Consuelo
    Gonzalez de Perdomo. La gurilla disait vouloir ainsi montrer sa
    "reconnaissance" au prsident vnzulien, Hugo Chavez, congdi de son
    rle de mdiateur par le prsident colombien, Alvaro Uribe, le 21
    novembre. Organisateur du dispositif destin  rcuprer les trois
    otages, M. Chavez l'appela "Opration Emmanuel".
 
    Devant le fiasco de l'opration, M. Uribe a avanc une surprenante
    "hypothse" le 31 dcembre 2007. Si les FARC n'ont pas tenu leur
    engagement en ce qui concerne au moins l'enfant, disait-il en
    substance, c'est que celui-ci n'est plus aux mains de la gurilla
    depuis plusieurs annes.
 
    Selon le prsident colombien, le petit Emmanuel a t remis aux
    services sociaux de San Jos de Guaviare (sud) le 16 juin 2005, sous le
    nom de Juan David Gomez Tapiero. L'Institut colombien du bien-tre
    familial (ICBF) l'a ensuite plac dans une famille  Bogota, aprs
    avoir diagnostiqu plusieurs maladies et des signes de mauvais
    traitement.
 
    Jos Crisanto Gomez, celui qui l'a remis  l'ICBF, puis a tent de le
    rcuprer, a avou n'avoir aucun lien de parent avec lui,
    contrairement  ce qu'il avait prtendu d'abord. L'enfant, a-t-il dit
    est "un enfant des FARC". M. Gomez et sa famille se trouvent, depuis, 
    Bogota sous protection des autorits.
 
    L'existence d'Emmanuel a t rvle en avril 2006 par un journaliste
    colombien, Jos Enrique Botero, dont les contacts avec les FARC sont
    frquents. Dans un ouvrage romanesque intitul Dernires nouvelles de
    la guerre, publi  Bogota, il raconte la naissance du garon, n d'une
    liaison entre un gurillero et Clara Rojas. L'accouchement avait eu
    lieu deux ans auparavant en pleine jungle, par une csarienne pratique
    avec un couteau de cuisine. D'aprs M. Botero, le chef historique des
    FARC, Manuel Marulanda, avait dit : "Ce gamin est  moiti  nous, 
    moiti  eux." L'enfant aurait t spar de la mre. Le pre a t
    sanctionn par les FARC.
 
    Selon le policier Jhon Pinchao, un otage qui est parvenu  s'chapper
    en mai 2007, Emmanuel avait subi des svices, des brlures de
    cigarette. A la suite de ce tmoignage, l'enfant est devenu le symbole
    du drame des otages. "Librez Emmanuel !", demandaient les mdias
    colombiens.
 
    Pour tenter d'claircir l'affaire, mercredi 2 janvier, le procureur
    gnral, Mario Iguaran, a annonc qu'on avait procd  un prlvement
    d'ADN sur la mre et les frres de Clara Rojas, pour confirmer
    l'identit de l'enfant suppos tre Emmanuel. "Pour l'instant, nous ne
    pouvons pas spculer sur des hypothses, a-t-il dclar. Nous disposons
    de tmoignages dont la vracit est probable, mais qui restent des
    indices." La crdibilit de la gurilla et des prsidents colombien et
    vnzulien dpend dsormais d'un test d'ADN.
 
<article-nb="2008/01/03/19-4">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4">  Le gouvernement fdral a refus, mercredi, la de l&#38;#39;Etat, qui souhaitait imposer aux constructeurs automobiles une baisse chiffr de 30 % des missions polluantes des vhicules entre 2009 et 2016.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4">   
    L a Californie a officiellement dpos plainte contre le gouvernement
    des Etats-Unis, mercredi 2 janvier, pour avoir empch l'application de
    sa loi de rduction des missions de gaz  effet de serre des
    automobiles. La loi, vote en 2002, aurait impos aux constructeurs
    automobiles une baisse chiffre de 30 % des missions polluantes des
    vhicules entre 2009 et 2016 ; le gouvernement fdral, par le biais de
    l'Agence fdrale de l'environnement (EPA), a estim que le choix
    californien, partag par 12 autres Etats, n'est pas aussi effectif que
    le plan nergtique prn par l'admnistration Bush.
    "Il est inconcevable que le gouvernement fdral empche d'adopter ces
    mesures. Il  ignore ainsi la volont de millions de personnes
    dsireuses de voir le   gouvernement agir contre le rchauffement
    climatique, c'est pourquoi,   avec cette toute premire action en
    justice, nous portons plainte afin   de corriger la mauvaise dcision
    de l'EPA", a expliqu le gouverneur de Californie, Arnold
    Schwarzenegger. La bataille juridique pourrait durer des annes et
    aller jusqu' la Cour suprme, selon l'avocat gnral de l'Etat, Jerry
    Brown.
    
    QUERELLE SUR LES CHIFFRES
    La dcision de l'EPA de ne pas accorder la drogation ncessaire  la
    mise en place de ces normes plus restrictives rompt avec une
    jurisprudence qui existe depuis plusieurs dcennies. Elle reprsente
    galement une victoire pour les plus grands fabricants d'automobiles.
    Si la Californie et les autres Etats engags dans une dmarche
    similaire avaient appliqu leur politique de rduction des missions de
    gaz, prs de la moiti des vhicules   vendus aux Etats-Unis auraient
    pu tre concerns.
 
 
    La querelle entre les experts californiens et fdraux porte notamment
    sur les chiffres, les uns et les autres affirmant, statistiques 
    l'appui, que leur approche est plus efficace que l'autre. Les
    Californiens estiment que leur loi pourrait amliorer le rendement d'un
    vhicule  hauteur 16 km par litre. Se basant sur des donnes
    fdrales, l'EPA a rpliqu que le chiffre serait en ralit de 14 km
    par litre - alors que le plan fdral donnerait un rsultat de 15 km
    par litre d'ici  2020 - et souligne la ncessit "d'tablir une norme
    aggressive pour les 50 Etats, plutt qu'une norme plus basse en
    Californie".
 
    Mary Nichols, responsable du dpartement de la qualit de l'air
    californien, a assur, mercredi, que les raisons invoques par l'EPA
    pour refuser d'accorder la drogation ne sont pas recevables. D'une
    part, affirme-t-elle, la Californie serait en mesure de rduire sa
    production de dioxide de carbone de 58 millions de tonnes entre 2009 et
    2016 grce  cette politique, soit plus du triple prvu par le
    gouvernement sur la mme priode.
 
    Enfin, M^me Nichols a estim que le refus de l'EPA de reconnatre que
    la Californie tait particulirement affecte par le rchauffement
    climatique - ce qui aurait pu faciliter l'application de la loi - tait
    une erreur. Cet avis est partag par des groupes de dfense de
    l'environnement, qui soulignent,  l'instar du Natural resources
    defense council (NRDC) qu'"aucun autre Etat ne peut affirmer tre
    autant affect que la Californie".
 
<article-nb="2008/01/03/19-5">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5">  86 journalistes ont t tus au cours l&#38;#39;anne, selon le bilan de Reporters sans frontires publi mercredi. L&#38;#39;Irak reste de loin le pays le plus dangereux.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5">   
    L 'anne 2007 a t la plus meurtrire pour la presse depuis 1994, avec
    86 journalistes tus contre 85 en 2006, selon le bilan annuel de
    Reporters sans frontires (RSF) publi mercredi 2 janvier. Vingt
    collaborateurs des mdias ont galement t tus.
 
 
       L'Irak est rest le pays le plus meurtrier pour les journalistes,
    avec 47 victimes."Depuis l'invasion amricaine, en mars 2003, au moins
    207 professionnels des mdias y ont t tus. Ni la guerre du Vietnam,
    ni le conflit dans l'ex-Yougoslavie, ni mme les massacres en Algrie
    ou le gnocide rwandais n'avaient fait autant de victimes parmi les
    professionnels de la presse", dplore l'ONG. Qui classe en deuxime et
    troisime positions des pays les plus dangereux : la Somalie (8 tus)
    et le Pakistan (6 tus).
 
    LES "CYBERDISSIDENTS" GALEMENT TOUCHS
 
    Au 1^er janvier 2008, 135 journalistes taient emprisonns dans le
    monde, un chiffre "qui ne varie gure depuis quelques annes", selon
    RSF. L'anne a t particulirement mauvaise pour la presse franaise,
    avec au moins 17 reporters arrts  travers le monde, dont deux
    toujours dtenus au Niger."A la menace des emprisonnements, il faut
    dsormais ajouter celle des kidnappings", dont le nombre a augment en
    2007 et qui sont devenus une "pratique courante" en Irak et en
    Afghanistan, souligne l'association. Au total, 67 journalistes ont t
    enlevs et 14 sont retenus en otage, tous en Irak, prcise-t-elle.
 
       En 2007, la rpression a galement touch les cyberdissidents, dont
    65 sont dtenus."La Chine conserve son leadership dans cette course 
    la rpression, avec 50 cyberdissidents derrire les barreaux", note
    RSF. Au cours de l'anne, au moins 2 676 sites Internet, dont une
    majorit de forums de discussions, ont t ferms ou suspendus."La
    censure la plus forte a eu lieu avant et pendant le 17^e congrs du
    parti communiste chinois" lorsque "quelque 2 500 sites, blogs et forums
    ont t interdits en quelques semaines", prcise l'ONG.
 
    La Syrie "s'est galement illustre en bloquant plus d'une centaine de
    sites et de services Internet en fin d'anne", tandis qu'en octobre,
    pendant les manifestations des moines birmans, "la junte militaire de
    Rangoun a tent de tarir le flot d'informations qui sortaient du pays,
    en coupant purement et simplement l'accs  la Toile", note
    l'organisation.
 
 
<article-nb="2008/01/03/19-6">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6">  La Chine souhaite gnraliser l&#38;#39;usage de l&#38;#39;injection mortelle pour les peines capitales afin de remplacer l&#38;#39;excution par balle, a indiqu un haut responsable, cit jeudi par le &#38;#34;China Daily&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6">   
    L a Chine souhaite gnraliser l'usage de l'injection mortelle pour les
    peines capitales au dtriment de l'excution par balle."C'est considr
    comme plus humain et cela devrait tre utilis dans toutes les
    juridictions intermdiaires", o se passent la plupart des excutions,
    a dclar au China Daily le vice-prsident de la Cour suprme, Jiang
    Xingchang. La pratique de l'injection ltale est possible en Chine
    depuis 1997 et selon M. Xingchang la moiti des 404 tribunaux
    intermdiaires y ont dj recours.
 
 
    La Chine est le premier pays au monde pour le nombre d'excutions. Le
    pays ne fournit pas de statistiques  ce sujet, mais selon Amnesty
    International au moins 1 010 personnes ont t soumises  la peine
    capitale en 2006. l'ONG Human Rights Watch parle mme de 10 000
    personnes excutes chaque anne.
 
    Aprs   plusieurs erreurs judiciaires qui ont fait grand bruit dans
    l'opinion, la Chine rforme lentement le systme de la peine capitale.
    Depuis l'an dernier, c'est de nouveau  la Cour suprme que   revient
    le feu vert dfinitif  une excution, rle qui avait t confi aux
    cours provinciales lors d'une vaste campagne contre la   criminalit
    dans les annes 1980.
 
    Soulignant que le recours de moins en moins frquent  la peine
    capitale est une tendance mondiale, Xiao Yang, prsident de la Cour
    suprme, estime, dans le China Daily que "la Chine se dirige galement
    dans cette direction". Il estime cependant prmatur de parler
    d'abolition  court terme. "Nous ne pouvons parler de manire abstraite
    d'abolir ou de contrler l'usage de la peine de mort sans prendre en
    compte les ralits du terrain et les conditions de scurit sociale",
    conclut le juge.
 
    La peine capitale s'applique en Chine pour une douzaine de crimes, y
    compris la corruption ou la fraude fiscale.
 
 
<article-nb="2008/01/03/19-7">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7">  Depuis le 2 janvier, les vhicules les plus polluants doivent payer entre 2 et 10 euros par jour pour accder au centre-ville.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7">   
    D epuis mercredi 2 janvier, seuls les vhicules les moins polluants ont
    encore accs gratuitement au centre de Milan. Les autres doivent
    s'acquitter d'une redevance. Cette mesure s'appuie sur les dernires
    normes europennes en matire de pollution : ceux qui les respectent
    continueront d'entrer librement, les autres devront s'acquitter - du
    lundi au vendredi de 7 h 30  19 h 30 - d'un ticket bas sur la
    pollution dgage par leur vhicule.
 
 
 
 
           Mesures d'interdiction  Berlin, Cologne et
    Hanovre
 
 
 
    Les vhicules les plus polluants n'ont, depuis le 1^er janvier, plus
    accs aux centres de Berlin, Cologne et Hanovre. Cette mesure doit tre
    tendue, au cours de 2008,  une vingtaine de villes allemandes, dont
    Stuttgart et Munich. L'objectif est de bannir des grandes villes les
    voitures mettant trop de particules fines. Au total, 1,7 million de
    vhicules - principalement des diesels anciens - seraient concerns.
 
    Les autorits esprent ainsi convaincre les propritaires de vhicules
    anciens de les quiper de filtres  particules.
 
    Concrtement, toutes les voitures ou camions voulant accder aux zones
    concernes doivent arborer sur leur pare-brise une nouvelle vignette,
    de couleur verte, jaune ou rouge suivant leur degr de "propret". Les
    voitures considres comme trop polluantes ne peuvent obtenir aucune de
    ces vignettes et sont donc, de facto, interdites d'accs.
 
                                                              
 
 
 
    Les vhicules ont t diviss en cinq catgories. Les deux premires,
    bases sur les normes Euro 3 et Euro 4 pour l'essence (correspondant
    aux vhicules mis en service aprs 2000 et aprs 2005), sont exonres
    de page. C'est le cas galement des deux-roues, des transports en
    commun, des services publics, des transports de personnes handicapes
    ainsi que des vhicules lectriques ou fonctionnant au GPL. Les trois
    autres classes, c'est--dire les automobiles immatricules avant
    l'instauration de la norme Euro 3, ainsi que les poids lourds, devront
    payer.
 
    CAMRAS DE SURVEILLANCE
 
    Le tarif journalier varie de 2  10 euros, l'abonnement annuel de 50 
    250 euros. Les tickets sont disponibles dans les kiosques, les bureaux
    de tabac, les points d'information des transports publics ainsi que sur
    Internet. Des camras de surveillance ont t places aux 43 points
    d'accs au centre-ville. Les amendes pourront aller de 74  285 euros.
 
    C'est la premire tentative de ce genre en Italie. Officiellement, elle
    dmarre pour une phase exprimentale d'un an. Le but dclar du projet,
    cher  l'actuel maire de centre droit, Letizia Moratti, est de
    "dcourager l'usage des voitures et d'encourager les transports en
    commun", afin de "rduire le niveau de pollution d'au moins 10 % et
    certaines maladies pulmonaires de 30 %".
 
    Le maire avait fait du ticket d'entre au centre-ville son cheval de
    bataille lors de la dernire campagne lectorale. Les fonds recueillis
    avec l'Eco pass, comme a t baptis le ticket, et les amendes
    serviront  l'amlioration des transports publics.
 
    L'objectif est qu' terme, les Milanais laissent leurs voitures 
    l'extrieur de l'enceinte historique pour gagner le centre-ville 
    pied, en mtro ou en bus. Mais beaucoup de questions pratiques restent
    encore sans rponse. Les transports en commun pourront-ils rpondre 
    la demande, alors qu'aux yeux de la majorit des usagers, ils ne
    brillent gure par leur efficacit et la rgularit du service ? Et o
    tous ceux qui prfreront les bus ou le mtro au page gareront-ils
    leur vhicule ?
 
    Le nombre de places de parking  l'extrieur du centre historique est
    largement insuffisant. Et les communes de la ceinture milanaise
    craignent d'tre envahies par les voitures gares par les dizaines de
    milliers de banlieusards qui font quotidiennement le trajet vers le
    centre-ville. Elles pourront toujours suivre l'exemple de la
    municipalit de Sesto San Giovanni : celle-ci a annonc son intention
    de doubler le prix du ticket de stationnement  proximit des stations
    de mtro.
 
 
<article-nb="2008/01/03/19-8">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8">  La Syrie riposte aux dclarations de Nicolas Sarkozy lui demandant de dmontrer dans les actes sa volont &#38;#34;de laisser le Liban dsigner un prsident de consensus&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8">   
    N euf mois aprs son lancement, le dialogue hsitant franco-syrien 
    propos du Liban a vcu. En riposte  Paris, qui a dcid de
    l'interrompre jusqu' ce que Damas ait donn la preuve de sa bonne foi
    au pays du Cdre, la Syrie a dcid d'"arrter la coopration
    franco-syrienne" en la matire. L'annonce a t faite, mercredi 2
    janvier, par le ministre syrien des affaires trangres, Walid Moallem.
    La dcision a t prise, a-t-il prcis, aprs que la France a tent
    d'"imputer  Damas et  l'opposition libanaise la responsabilit de
    l'chec" de ses propres tentatives de "commercialiser" auprs de la
    majorit politique libanaise un "projet de solution franais".
 
 
    Ce projet, a affirm M. Moallem, a t soumis par crit le 28 dcembre
    2007  la Syrie qui "l'a soutenu" et "qui s'est efforce de le faire
    approuver par l'opposition" libanaise, dont la majorit des composantes
    sont ses allies. "Les dclarations du prsident franais Nicolas
    Sarkozy montrent bien que les efforts franais auprs de Saad Hariri
    chef du plus important groupe parlementaire et d'autres (au Liban) ont
    tourn court", a ajout le ministre, qui a rejet sur Washington la
    responsabilit de cet "chec".
 
    A en croire le chef de la diplomatie syrienne, Paris aurait admis son
    "incapacit", dans une missive qui lui a t transmise le 31 dcembre.
    L'existence de cette missive a t formellement dmentie  Beyrouth par
    une source qui a suivi de prs l'ensemble du dossier. Selon le Quai
    d'Orsay, le secrtaire gnral de l'Elyse, Claude Guant, a inform le
    ministre syrien des affaires trangres M. Moallem de la dcision du
    prsident franais le 31 dcembre.
 
    La veille, au Caire, M. Sarkozy avait dclar que lui-mme et ses
    collaborateurs n'auraient plus de contacts avec le pouvoir syrien
    "aussi longtemps que ce dernier n'aurait pas dmontr" dans les actes
    "sa volont de laisser le Liban dsigner un prsident de la Rpublique
    de consensus". "Le temps est venu pour les Syriens de prouver dans les
    faits ce qu'ils ne cessent de proclamer dans les discours", avait
    ajout M. Sarkozy. Il faisait allusion aux dclarations de bonnes
    intentions faites par le prsident syrien Bachar Al-Assad lors des
    trois contacts tlphoniques qu'il a eus avec lui ainsi que des
    entretiens de M. Moallem avec le secrtaire gnral de l'Elyse, Claude
    Guant.
 
    M. Moallem a dclar "ne pas vouloir entrer dans les dtails du projet
    de solution franais". Selon une source sre, il ne s'agit de rien
    d'autre que de l'accord minimal auquel sont parvenus les deux
    principaux ngociateurs de la majorit et de l'opposition libanaises,
    Saad Hariri et Nabih Berri, grce  la mdiation du ministre franais
    des affaires trangres, Bernard Kouchner.
 
    Cet accord prvoit un amendement de la Constitution pour autoriser
    l'lection  la prsidence du commandant en chef de l'arme, le gnral
    Michel Sleimane, ainsi que l'engagement des deux parties  former un
    gouvernement d'union nationale et  adopter une nouvelle loi lectorale
    "juste et quitable". Les opposants libanais affirment que l'accord
    octroie  l'opposition une minorit de blocage au sein du futur
    gouvernement.
 
    Raillant ceux qui demandent  la Syrie d'user de "ses amitis et de son
    influence" auprs de l'opposition libanaise, M. Moallem a fait valoir
    que "certains (pays) frres arabes" feraient bien de mettre  profit
    "l'influence bien plus grande" dont ils bnficient auprs de la
    majorit libanaise pour l'amener  composer. Il faisait essentiellement
    allusion  l'Arabie saoudite, qui entretient des liens troits avec une
    partie au moins de la majorit.
 
<article-nb="2008/01/03/19-9">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9">  Des experts de Scotland Yard enquteront sur l&#38;#39;assassinat de l&#38;#39;ex-premier ministre Benazir Bhutto.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9">   
    S ombre mais dtermin, le prsident pakistanais, Pervez Musharraf, a
    justifi, mercredi 2 janvier, dans sa premire adresse  la nation
    depuis l'assassinat de l'ancien premier ministre Benazir Bhutto, le
    report au 18 fvrier des lections lgislatives et provinciales prvues
    le 8 janvier. "L'ajournement tait invitable et la dcision de la
    commission lectorale tait justifie", a affirm le prsident, qui a
    soulign : "Je veux que les lections soient libres, quitables,
    transparentes et se droulent dans la paix."
 
 
 
 
           CHRONOLOGIE
 
 
 
    18 OCTOBRE 2007 :
    l'ancien premier ministre Benazir Bhutto revient au Pakistan aprs huit
    ans d'exil. Elle sort indemne d'un attentat qui fait plus de cent morts
     Karachi.
 
    3 NOVEMBRE :
    le prsident Pervez Musharraf dclare l'tat d'urgence et suspend la
    Constitution.
 
    29 NOVEMBRE :
    M. Musharraf, qui a finalement renonc  son poste de chef des armes,
    est confirm prsident par la Cour suprme, qui valide le rsultat de
    l'lection prsidentielle d'octobre.
 
    27 DCEMBRE :
    M^me Bhutto est tue dans un attentat-suicide prs d'Islamabad.
 
    2 JANVIER :
    la commission lectorale annonce le report des lgislatives, fixes au
    8 janvier, au 18 fvrier. Le Parti du peuple pakistanais (PPP), men
    par le fils et le mari de Benazir Bhutto, annonce son intention d'y
    participer.
 
 
                                                              
 
 
 
    Pour cela, il a prcis que "l'arme et les forces paramilitaires
    seront utilises pour maintenir la loi et l'ordre jusque et aprs les
    lections". "Aucune agitation ou meute ne sera tolre", a-t-il
    proclam. Il a appel ses concitoyens " cooprer dans le maintien de
    l'ordre", soulignant : "C'est le temps de la rconciliation, non de la
    confrontation."
 
    Dans un geste visant les fidles de Benazir Bhutto encore sous le choc,
    il a affirm : "La mission de Benazir Bhutto tait la promotion de la
    dmocratie et l'limination du terrorisme. J'ai la mme mission." Le
    prsident Musharraf a encore dit : "Nous devons nous unir et lutter
    contre (le terrorisme) avec plus de vigueur et d'nergie, car si nous
    chouons, alors, Dieu nous en prserve, l'avenir du Pakistan est
    sombre."
 
    M. Musharraf a d'autre part annonc que des experts britanniques de
    Scotland Yard viendraient assister les enquteurs pakistanais dans
    l'enqute sur l'assassinat de Benazir Bhutto. L'quipe de Scotland Yard
    "comblera nos lacunes en matire de mdecine lgale", a expliqu M.
    Musharraf, se disant "reconnaissant  l'gard du premier ministre
    Gordon Brown", car, "quand je le lui ai demand, il a accept". Les
    experts britanniques, une petite quipe d'officiers de la section
    antiterroriste de la police mtropolitaine, "doivent quitter le
    Royaume-Uni d'ici  la fin de la semaine", a indiqu le ministre
    britannique des affaires trangres, David Miliband.
 
    L'appel  Scotland Yard, qui pourrait aider  apaiser la polmique
    autour des circonstances et des causes de l'assassinat de Benazir
    Bhutto, a toutefois t rejet par son mari, Asif Zardari. Celui-ci
    continue de demander une enqute des Nations unies du type de celle
    engage aprs l'assassinat de l'ex-premier ministre libanais Rafic
    Hariri. Une telle enqute, rejete par le gouvernement pakistanais,
    avait t juge "difficile" par le ministre franais des affaires
    trangres, Bernard Kouchner, en visite au Pakistan. La Maison Blanche
    a aussi fait savoir qu'elle soutenait la participation de Scotland
    Yard, mais qu'une enqute de l'ONU n'tait pas ncessaire  ce stade.
 
    Alors que les accusations contre le pouvoir continuent, les autorits
    offrent 10 millions de roupies (172 000 euros)  quiconque fournira des
    informations "fiables" permettant d'identifier deux suspects. La presse
    a diffus une photo de deux hommes au milieu de la foule  quelques
    mtres de la voiture de l'ex-premier ministre, quelques secondes avant
    qu'un inconnu ouvre le feu sur elle et qu'une trs forte explosion se
    produise.
 
    De mme, une photo montrant un profil de la tte du kamikaze prsum
    est publie  ct de celle des deux suspects photographis peu avant
    l'attaque. L'un d'eux, en costume sombre et portant des lunettes de
    soleil, semble fixer l'objectif. Une vido d'amateur ainsi que les
    tmoignages des personnes qui se trouvaient dans la voiture avec
    Benazir Bhutto permettent d'affirmer qu'un assaillant a ouvert le feu
    avant l'explosion, qui a galement tu 20 personnes.
 
    Malgr leur condamnation du report de six semaines des lections, les
    deux grands partis d'opposition, le Parti du peuple pakistanais (PPP)
    des Bhutto et la Pakistan Muslim League-Nawaz (PLM-N) de l'ex-premier
    ministre Nawaz Sharif, ont fait savoir qu'ils participeraient aux
    scrutins. M. Zardari, dsormais coprsident du PPP, a toutefois mis en
    garde les autorits contre un truquage des lections car, a-t-il
    averti, "elles devront en supporter les consquences". "Les gens
    doivent rester calmes et exprimer leur colre  travers leurs bulletins
    de vote", a-t-il soulign. "Sous aucun prtexte, nous ne laisserons le
    champ libre au parti prsidentiel", a pour sa part affirm Ahsan Iqbal,
    porte-parole de la PLM-N.
 
    La campagne lectorale devrait dsormais reprendre, mais la tension
    dans le pays reste trs forte et les changes d'accusations ne sont pas
    de nature  ramener un peu de calme dans une situation scuritaire qui
    reste trs incertaine.
 
 
<article-nb="2008/01/03/19-10">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10">  Le tribunal correctionnel de Tanger l&#38;#39;a condamn, le 28 dcembre 2006,  dix ans de prison. En appel, le 18 avril 2007, sa peine a t ramene  huit ans.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10">   
    I l n'y a jamais de silence dans ce coin de Mohammedia. Les hauteurs de
    cette cit marocaine proche de Casablanca, o se dresse la prison
    dcrpite, retentissent des cris des dtenus, couverts par d'incessants
    aboiements. Christophe Curutchet, lui, n'entend plus rien. "Comment je
    suis arriv l ?" ressasse ce Franais de 36 ans. Depuis deux semaines,
    il est en grve de la faim. "Mme si je dois sortir d'ici les pieds
    devant, j'en sortirai", nous lance-t-il, lorsque nous l'avons rencontr
    en prison.
 
 
    La justice marocaine lui reproche d'tre un narcotrafiquant. Le
    tribunal correctionnel de Tanger l'a condamn, le 28 dcembre 2006, 
    dix ans de prison. En appel, le 18 avril 2007, sa peine a t ramene 
    huit ans.
 
    Sa vie s'est arrte, comme il le dit, le 16 septembre 2006. Christophe
    Curutchet est alors directeur de la socit de transport international,
    STE Mditerrane, base  "Casa". Ce jour-l, son entreprise affrte un
    camion de 36 tonnes pour Chantelle, marque de lingerie fminine, qui
    fabrique des produits au royaume. Quarante-deux palettes sont charges
    auprs de deux sous-traitants. La marchandise doit tre achemine en
    France.
 
    Au port de Tanger, le camion est pass au scanner. Les douanes
    dcouvrent deux palettes non dclares. A l'intrieur, 1,4 tonne de
    haschisch. M. Curutchet se rend ds le lendemain  la police de Tanger
    pour une dposition. Aprs une nuit au poste, un juge d'instruction le
    met en examen pour "dtention, trafic, transport et complicit de
    tentative d'exportation de marchandises prohibes". Il nie les faits
    mais est crou  la prison de Tanger.
 
    "EN SA QUALIT DE DIRECTEUR"
    Pour le tribunal, Christophe Curutchet, en tant que directeur, tait
    forcment au courant d'un tel chargement de haschisch. De plus, la
    prsence au Maroc de son PDG, Michel Mezerette, la veille de cette
    saisie, tend  prouver, pour la justice marocaine, que "les intresss
    ont procd  la prparation et  la planification d'exportation des
    stupfiants", lit-on dans l'ordonnance de renvoi. Elle souligne aussi
    que le PDG avait annonc son intention de vendre la socit, qui est
    "en bonne sant, ce qui suscite de notre part doute et suspicion". Le
    16 fvrier 2005, 70 kg de rsine cannabis avaient dj t saisis dans
    un des camions de STE Mditerrane, mais M. Curutchet avait t mis
    hors de cause. "Tout cela constitue des prsomptions que l'intress ne
    pouvait ignorer l'existence des stupfiants", peut-on lire dans le
    jugement de 2006. "Il est en prison en sa seule qualit de directeur.
    C'est fou !" estime son avocate, Patricia Simo. "Cette affaire fait
    honte au Maroc, s'emporte son conseil, Mohammed Ziane, btonnier de
    Rabat et ancien ministre des droits de l'homme. O est donc la
    prsomption d'innocence ? Rien dans ce dossier ne prouve sa
    culpabilit."
 
    La grve de la faim est, dit-il, son unique moyen pour sensibiliser les
    autorits marocaines et franaises. "Mon pays m'a abandonn",
    soupire-t-il. Il s'est pourvu en cassation le 19 avril. La Cour suprme
    doit prochainement rendre son verdict. Le Franais espre un nouveau
    procs.
 
<article-nb="2008/01/03/19-11">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11">  Les dirigeants du mouvement islamiste parlent d&#38;#39;un &#38;#34;document suisse&#38;#34;, qui serait une sorte de dclaration d&#38;#39;intention par laquelle les parties envisagent de ngocier une &#38;#34;tahadiye&#38;#34; (trve  trs long terme).
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11">   
    I sral et le Hamas entretiennent-ils des contacts secrets ? Selon
    Mahmoud Abbas, des changes se seraient drouls dans le courant de ces
    derniers mois. Grce aux efforts d'intermdiaires suisses. Voil dj
    plusieurs semaines que le prsident palestinien voque de manire
    rcurrente l'existence de contacts confidentiels entre Isral et son
    pire ennemi. Lundi, il s'est fait plus prcis en affirmant que la
    conseillre fdrale Micheline Calmy-Rey l'aurait personnellement
    inform de l'existence de ces pourparlers lors de l'une de leurs
    rencontres. Dans la foule, Mahmoud Abbas en a profit pour se gausser
    du Hamas en prsentant ses dirigeants comme des "soi-disant 'hros de
    la rsistance' qui passent leur temps  donner des leons mais sont les
    premiers  conclure une trve".
    
    ECHANGE DE PRISONNIERS
 
 
    Le discours de Mahmoud Abbas est pass inaperu aux yeux des
    observateurs trangers. Mais pas sur la scne politique palestinienne.
    Etrangement, le "ministre des affaires trangres" du Hamas Mahmoud Al
    Zahar (l'un des tenants de ligne dure de l'organisation) n'a pas
    dmenti les propos du prsident de l'Autorit palestinienne. Au cours
    d'une confrence de presse tenue mardi  Gaza, il a abond dans le sens
    de Mahmoud Abbas et rvl l'existence d'un protocole entre
    l'organisation islamiste et l'Etat hbreu.
 
    A en croire les dirigeants du Hamas de Gaza, ce texte baptis "document
    suisse" a t paraph par le ou les missaires de Berne. "Nous n'avons
    pas ngoci directement avec les sionistes", a dclar Mahmoud
    al-Zahar. "Nous avons transmis des ides aux Suisses et ceux-ci les ont
    fait parvenir l o il fallait."
    Au tlphone, un membre de l'entourage de Mahmoud al-Zahar affirme par
    ailleurs que le "premier ministre" de Gaza, Ismal Hanyeh, aurait
    galement t ml  ces pourparlers indirects dont certains acteurs
    ont semble-t-il dj particip  la ngociation de l'accord de Genve.
 
    Pour ce que l'on en sait, le "document suisse" serait une sorte de
    dclaration d'intention par laquelle les parties envisagent de ngocier
    une "tahadiye" (trve  trs long terme). Dans le cadre de cette
    accalmie d'une dure d'au moins dix ans, l'organisation islamiste
    veillerait  interrompre les tirs de roquettes Kassam sur les villes
    frontalires de l'Etat hbreu et ce dernier mettrait en veilleuse sa
    politique des "liquidations". Il rouvrirait galement certains des
    points de passage desservant la bande de Gaza. En outre, un change de
    prisonniers incluant le caporal isralien Gilad Shalit (enlev le 25
    juin 2006 par des islamistes) serait organis.
 
    A Jrusalem, aucun porte-parole ne souhaite se prononcer sur le
    "document suisse" dont beaucoup reconnaissent d'ailleurs ne jamais
    avoir entendu parler. Officiellement, la ligne de l'Etat hbreu
    consiste donc  rpter que "l'on ne ngocie pas avec les terroristes".
    
    DES MINISTRES FAVORABLES  DES POURPARLERS
 
    On se souviendra cependant que dans le courant du mois de dcembre,
    plusieurs ministres israliens tels le travailliste Binyamin Ben
    Eliezer, l'ancien patron de la Sret gnrale Ami Ayalon et le
    "faucon" Shaoul Mofhaz ont surpris les commentateurs en estimant qu'il
    faudrait discuter avec le Hamas. Le 21 dcembre, Binyamin Ben Eliezer a
    d'ailleurs estim que de tels pourparlers pourraient tre entams si
    l'organisation islamiste "fait des propositions crdibles".
 
    Quelques heures plus tard, Gale Tsahal (la radio de l'arme
    isralienne) a rvl que le chef de l'tat-major de Tsahal, Gaby
    Ashkenazi, venait de proposer au gouvernement de ngocier avec le
    Hamas. Mais le brigadier gnral a publi un dmenti aprs que les
    tnors des partis de la droite nationaliste eurent cri 
    "l'inconscience", voire  la "trahison".
 
    La mme semaine, un sondage publi  Tel-Aviv a pourtant montr que 58
    % des Israliens approuveraient la dmarche du gouvernement de l'Etat
    hbreu si celui-ci ngociait avec le Hamas. C'est galement vers la
    mi-dcembre qu'Ehoud Olmert a annonc son intention d'tudier
    l'assouplissement des conditions de libration des dtenus palestiniens
    susceptibles de faire l'objet d'un change. Pour cela, une commission
    ministrielle restreinte a commenc  fonctionner il y a trois jours.
    Malgr l'opposition du Shabak (la Sret gnrale), elle accepte l'ide
    que des "terroristes ayant du sang sur les mains" puissent dsormais
    tre relaxs.
 
<article-nb="2008/01/03/19-12">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12">  Le ministre de la justice amricain a estim que l&#38;#39;ouverture d&#38;#39;une enqute criminelle sur la destruction, par des agents de la CIA, de deux cassettes montrant des interrogatoires muscls, &#38;#34;tait fonde&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12">   
    L a destruction par la CIA d'enregistrements vido montrant des
    interrogatoires muscls de membres prsums d'Al-Qaida fera l'objet
    d'une enqute criminelle, a annonc, mercredi 2 janvier, le ministre
    de la justice amricain. Cette dcision fait suite  l'ouverture d'une
    enqute prliminaire, le 8 dcembre, qui a "conclu qu'une enqute
    criminelle sur cette affaire tait fonde", selon le ministre, qui
    souligne cependant que des inculpations n'allaient pas "forcment
    suivre".
 
 
    L'ouverture de l'enqute montre cependant que le ministre de la
    justice estime qu'il y a une possibilit que des agents de la CIA aient
    commis un crime en dtruisant en 2005 des cassettes enregistres en
    2002 et dmontrant l'usage de techniques d'interrogation controverses,
    comme le "waterboarding", qui consiste  plonger quelqu'un dans l'eau
    jusqu' suffocation.
 
    Ces vidos, dont la destruction a t reconnue et justifie par le
    patron de l'agence, Michael Hayden, montraient, selon le New York
    Times, les interrogatoires d'Abou Zoubaydah, membre   prsum
    d'Al-Qaida, et d'Abdel Rahim Al-Nachiri, suspect d'tre   impliqu
    dans un attentat au Ymen contre un navire amricain.
 
    L'enqute sera mene par le FBI, sous la direction   de John Durham, un
    procureur fdral adjoint spcialis dans les affaires ayant trait  la
    mafia, transfr spcialement au sige de la CIA, en Virginie. Un
    porte-parole de la CIA a immdiatement annonc que son agence "va
    cooprer pleinement avec cette enqute". Lorsque l'information avait
    pour la premire fois t rendue publique, le 6 dcembre, l'agence
    avait rejet les accusations de nombreux lus dmocrates et
    associations de dfense des droits de   l'homme, qui lui reprochaient
    de dissimuler des actes de tortures, ce qui constituerait une
    obstruction  la justice.
 
    Preuve que l'ouverture de cette enqute criminelle n'apaise pas les
    dtracteurs de la CIA dans cette affaire, le New York Times publie,
    dans son dition de mercredi 2 janvier, une tribune signe par Thomas
    Kean et Lee Hamilton, les deux   co-prsidents de la commission
    d'enqute sur les attentats du   11-Septembre, qui estiment que la CIA
    n'a pas rpondu  leurs demandes d'information."Ceux qui connaissaient
    l'existence de ces vidos - et qui ne nous en ont pas parl - ont fait
    obstruction  notre enqute", crivent-ils. La CIA a assur que les
    demandes faites par la commission n'taient pas assez prcises.
 
 
<article-nb="2008/01/03/19-13">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13">  La situation dans le Nord inquite l&#38;#39;ONU, qui a dploy prs de 8 000 casques bleus dans le pays.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13">   
    Q ue s'est-il exactement pass dans la nuit du jeudi 27 dcembre au
    vendredi 28 dcembre 2007  Bouak, la "capitale" des Forces nouvelles
    (FN), les ex-rebelles qui contrlent la moiti nord de la Cte d'Ivoire
    ? "Plus de 60 individus (...) ont t enlevs  leur domicile et
    froidement abattus", a accus, mercredi 2 janvier, au cours d'une
    confrence de presse  Abidjan, le porte-parole d'Ibrahim Coulibaly, un
    ancien proche des rebelles devenu leur adversaire.
 
 
    Les "individus" taient des partisans d'Ibrahim Coulibaly, plus connu
    sous ses initiales "IB" et qui fut le cerveau de la tentative du coup
    d'Etat de 2002 contre le prsident Laurent Gbagbo, avant d'tre cart
    par le chef politique de la rbellion, Guillaume Soro, l'actuel premier
    ministre. Les allis d'"IB" ont t victimes d'une "opration
    d'puration", d'une "chasse aux sorcires" mene par les troupes de
    Guillaume Soro, a dnonc le porte-parole d'"IB", Timit Ben Rassoul.
    Selon lui, une centaine de partisans d'"IB" ont par ailleurs t faits
    prisonniers.
 
    Les FN - toujours matres de la moiti nord du pays mme s'ils
    participent au gouvernement - ont reconnu que des troubles avaient eu
    lieu  Bouak fin dcembre. Mais leur explication est diffrente.
    D'aprs eux, M. Coulibaly, qui se trouve actuellement en Belgique,
    aurait foment un "complot" le 27 dcembre  Bouak. Des changes de
    coups de feu s'en seraient ensuivis, qui auraient entran la mort
    d'une personne, le "cerveau de l'opration", et une vingtaine
    d'arrestations.
 
    Mercredi, les anciens rebelles ont maintenu cette version. Pour prouver
    qu'il tenait la situation bien en main, Guillaume Soro, toujours
    secrtaire gnral des FN, s'est d'ailleurs rendu  Bouak en dbut de
    semaine.
 
    La situation dans le Nord inquite l'ONU, qui a dploy prs de 8 000
    casques bleus dans le pays. Lundi, la mission des Nations unies en Cte
    d'Ivoire (Onuci) a condamn les "violences attentatoires aux droits de
    l'homme" qui se sont produites  Bouak et a dit sa proccupation face
    aux "affrontements  caractre militaire (...), aux arrestations
    abusives et illgales (et aux) excutions sommaires" qui ont eu lieu
    dans la "capitale" des rebelles.
 
    La dgradation de la situation scuritaire ne touche pas que le Nord
    rebelle. Dans l'ouest du pays, des miliciens proches du prsident
    Gbagbo ont manifest il y a quelques jours en exigeant le versement de
    primes d'argent en contrepartie de leur dmobilisation. Ignorant ces
    tensions, le chef de l'Etat continue  faire comme si de rien n'tait.
    Prsentant ses voeux  la tlvision, le 31 dcembre, il a assur que
    des lections gnrales pouvaient tre tenues "ds juin 2008".
 
