<FILE-date="2008/01/03/19">
<article-nb="2008/01/03/19-1">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1">  Les oprations ont totalis 4 500 milliards de dollars, en hausse de 24 % par rapport  2006. La plus grosse opration ralise est le rachat de la banque ABN Amro par un consortium men par Royal Bank of Scotland.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1">   
    L e volume de fusions-acquisitions dans le monde a atteint, en 2007, un
    sommet  4 500 milliards de dollars (3 057 milliards d'euros), en
    hausse de 24 % par rapport  2006, qui marquait alors un record avec un
    volume de 3 610 milliards de dollars, selon les chiffres dfinitifs du
    fournisseur de donnes Thomson Financial, publis jeudi 3 janvier.
 
 
 
 
           Classement des plus grandes
    fusions-acquisitions ralises en 2007 :
 
 
 
    Classement suivi du montant de l'opration en milliards de dollars.
 
    1. ABN Amro par le consortium RBS, Fortis et Santander : 99,364
    2. Kraft Foods par un groupe d'actionnaires : 61,454
    3. TXU par des fonds d'investissements : 44,372
    4. Alcan par Rio Tinto : 43,922
    5. Capitalia par Unicredito : 29,528
 
 
                                                              
 
 
       (fl-sq.gif)    Classement des banques conseils en
    fusions-acquisitions ralises ou annonces en 2007 :
 
 
 
    Il s'agit des chiffres calculs selon le montant des transactions en
    milliards de dollars.
 
    1. Goldman Sachs : 1 419
    2. Morgan Stanley : 1 342
    3. Citigroup : 1 152
    4. JPMorgan : 1 077
    5. UBS : 1 024
 
 
                                                              
 
 
 
    Dans une tude prliminaire du 20 dcembre, Thomson Financial relevait
    dj ce volume record malgr un flchissement au second semestre, li
    aux inquitudes sur le march du crdit aprs la crise des prts
    hypothcaires  risque ("subprimes") aux Etats-Unis, qui menace de
    peser sur l'conomie relle.
 
    BON QUATRIME TRIMESTRE, MALGR LA CRISE
 
    Malgr cette crise, le rapport final note un rebond de l'activit au
    quatrime trimestre, avec plus de 1 000 milliards de dollars, avec
    notamment la multiplication d'investissements transnationaux par des
    intervenants du Moyen-Orient et d'Asie. Les oprations transnationales
    ont atteint le niveau record de 47 % des   fusions-acquisitions dans le
    monde en 2007, le phnomne de   consolidation alimentant l'activit
    dans les secteurs des matriaux, de   la finance et de l'nergie.
 
    L'offre du groupe minier anglo-australien BHP Billiton sur son
    compatriote Rio Tinto pour 145 milliards de dollars, est la deuxime
    plus grosse opration de tous les temps selon Thomson Financial.
    Annonce en 2007, elle n'est pas encore acheve et pourait encore
    s'accrotre s'il y avait la surenchre d'autres concurrents comme le
    brsilien CVRD.
 
    La transaction la plus importante ralise en 2007 est celle portant
    sur la banque nerlandaise ABN Amro, rachete par un consortium
    bancaire men par la banque britannique Royal Bank of Scotland pour
    plus de 99 milliards de dollars (prs de 70 milliards d'euros).
 
 
<article-nb="2008/01/03/19-2">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2">  Dans un chat sur Le Monde.fr jeudi, le sociologue est revenu sur son concept de &#38;#34;politique de civilisation&#38;#34;, repris par Nicolas Sarkozy, lors de ses voeux du 31 dcembre 2007.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2">   
    L iondeParis : Qu'est-ce que vous entendez par "civilisation" ?
    
    Edgar Morin : Il faut distinguer culture et civilisation. La culture
    est l'ensemble des croyances, des valeurs propres  une communaut
    particulire.
 
    La civilisation, c'est ce qui peut tre transmis d'une communaut  une
    autre : les techniques, les savoirs, la science, etc. Par exemple la
    civilisation occidentale dont je parle, qui s'est du reste mondialise,
    est une civilisation qui se dfinit par l'ensemble des dveloppements
    de la science, de la technique, de l'conomie.
 
 
    Et c'est cette civilisation, qui aujourd'hui apporte beaucoup plus
    d'effets ngatifs que d'effets positifs, qui ncessite une rforme,
    donc une politique de civilisation.
 
    mathieu : L'utilisation du mot "civilisation" ne risque-t-elle pas de
    nous faire jouer le jeu du no-conservatisme?
 
    Edgar Morin : Je ne vois pas en quoi. Si je dis qu'il faut rformer la
    civilisation, cela fait plutt le jeu de ceux qui voudraient changer
    les choses, et pas des conservateurs.
 
    lb : M. Sarkozy veut-il nous prparer  un affrontement entre
    l'Occident et l'Islam en employant l'expression "politique de
    civilisation" ?
 
    Edgar Morin : Je ne suis pas dans l'esprit de M. Sarkozy. Je ne peux
    pas vous rpondre. Moi, je ne l'entends pas ainsi. J'ai mme dvelopp
    dans des crits l'ide d'une politique de l'humanit qui serait une
    politique de symbiose des civilisations, c'est--dire o entrerait le
    meilleur de chaque civilisation.
 
    Vurca :  Vous dites que la civilisation apporte plus d'effets ngatifs
    que d'effets positifs. Quels sont les effets ngatifs ?
 
    Edgar Morin : Je parle du fait que, par exemple, la science n'apporte
    pas seulement des bienfaits, mais a apport des armes de destruction
    massive et des possibilits de manipulation biologique.
 
    La technique et l'conomie aujourd'hui concourent  la dgradation de
    la biosphre, et  tous les problmes cologiques que nous rencontrons
    aujourd'hui.
 
    Je dis aussi que partout o les biens matriels ont t apports  une
    partie de la population, ils n'ont pas apport un vritable bien-tre
    psychologique et moral, et qu'il y a malaise chez ceux qui connaissent
    le bien-tre.
 
    L'individualisme, qui est une chose positive sur le plan de l'autonomie
    et de la responsabilit personnelle, s'est dvelopp en provoquant le
    dprissement des solidarits.
 
    Ce sont tous ces phnomnes de dgradation qui sont les aspects
    ngatifs, lis au fait que ce qui domine, c'est la quantit, le "plus",
    au dtriment du mieux. C'est pour cela qu'il faut une rforme de
    civilisation.
 
    Cathy : Vous dites "La politique de civilisation (...) devrait reposer
    sur deux axes essentiels (...) : humaniser les villes, ce qui
    ncessiterait d'normes investissements, et lutter contre la
    dsertification des campagnes." Quelle compatibilit observez-vous
    entre les actions menes par le gouvernement et votre conception de la
    politique de civilisation ?
 
    Edgar Morin : Je pense que jusqu' prsent, ce qu'ont fait les divers
    gouvernements est trs insuffisant par rapport  ces deux aspects. Par
    exemple, la revitalisation des campagnes suscite le fait de rendre vie
    d'abord au village, de faire rgresser l'agriculture industrialise et
    l'levage industrialis qui polluent les aliments et les nappes
    phratiques au profit d'une agriculture fermire de petites et moyennes
    exploitations, de dvelopper au maximum l'agriculture biologique.
 
    Sur le plan des villes, on est aussi trs loin de les humaniser. Il y a
    le problme terrifiant de la vie dans les banlieues qui tendent 
    devenir des ghettos. C'est  la fois le problme de ceux qui vivent
    dans les villes gantes, hyper-encombres, toxiques, dans un climat si
    malsain que les maladies psychosomatiques se multiplient, l'usage des
    drogues, des somnifres, se multiplie.
 
    Donc je pense que jusqu' prsent, ces deux problmes n'ont pas t
    abords avec la puissance suffisante.
 
    Mickey : Quelle politique de civilisation avec un ministre de
    l'identit nationale et de l'immigration, l'officialisation des tests
    ADN ? N'est-ce pas l plutt des signes de "dcivilisation" ?
 
    Edgar Morin : Il est certain que ce que vous citez n'entre pas du tout
    dans ce que j'entends par politique de civilisation. Cela entre dans un
    cadre beaucoup plus large qui est celui de l'humanisation d'une
    politique  l'gard des immigrs. Cela fait partie de mes ides
    politiques qui sont trs favorables  l'intgration des immigrs en
    France.
 
    Il faut un changement de voie, pas seulement de cap. Et c'est trs
    difficile  faire. Mais si l'on est conscient qu'il faut faire un
    changement de voie, on est dans une perspective juste.
 
    Josepepe : Le journaliste espagnol d'El Mundo Arcadi Espada affirme que
    Nicolas Sarkozy perd de son verbe sans Henri Guaino, qui serait un des
    "grands crivains politiques de France" et "un ngre prsidentiel de
    lgende". Qu'en pensez-vous ?
 
    Edgar Morin : Je ne connais pas bien les rapports entre les deux. Je
    n'ai jamais rencontr M. Guaino. Je sais par exemple que c'est lui qui
    a trouv dans mes crits la formule politique de "politique de
    civilisation".
 
    mathieu : N'est-ce pas une dangereuse tentative de plus de rintroduire
    la "vertu" et la "justice" au sein de nos objectifs politiques ?
 
    Edgar Morin : De toute faon, une politique de civilisation est une
    politique qui devrait restaurer les solidarits et les responsabilits,
    et qui par l-mme aurait un aspect moral. On ne peut pas l'carter. Ce
    qui est dangereux, c'est quand on pense  la vertu, et  la formule de
    Robespierre qui disait qu'il fallait unir la vertu  la terreur.
 
<article-nb="2008/01/03/19-3">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3">  Les candidats y ont trois fois plus dpens  en publicit que leurs prdcesseurs de 2004. John Edwards a particip  plus de 200 runions publiques dans cet Etat.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3">   
    L 'Iowa est une absurdit. Les mdias amricains ne cessent de le
    rpter, mais rien n'y fait. C'est ce petit Etat de moins de 3 millions
    d'habitants, situ dans le Midwest profond des Etats-Unis, o les
    agriculteurs et les retraits sont surreprsents et les Noirs
    sous-reprsents, qui donnera une fois de plus le coup d'envoi de la
    campagne pour l'lection prsidentielle. Lui qui donnera le ton, jeudi
    3 janvier, avec son mode de slection compliqu des caucus et sa
    cohorte de journalistes dpchs sur place (plus de 3000
    accrditations).
 
 
    Jamais depuis 1972, anne depuis laquelle l'Iowa profite de son statut
    de premier des 50 Etats amricains  dsigner ses candidats  la
    candidature, l'importance du vote n'avait pris de pareilles
    proportions. Certains candidats n'ont pas cess de battre la campagne,
    comme le dmocrate John Edwards, qui a particip, sur place,  plus de
    200 runions publiques. Le rpublicain Mitt Romney a pay la diffusion
    de plus de 8 000 spots tlviss sur les chanes locales, et le
    dmocrate Chris Dodd est mme venu s'installer avec femme et enfants 
    Des Moines, la capitale de l'Etat, o il est apparu dans les meetings 
    43 reprises.
 
    Plus de 40 millions de dollars auront t dpenss en publicit par les
    candidats trois fois plus qu'en 2004 pour dcrocher le vote de quelque
    57 dlgus dmocrates (sur un total national de 4315) et 40
    rpublicains . La palme revient au snateur dmocrate Barack
    Obama, avec 8,3 millions de dollars, et  sa rivale Hillary Clinton,
    avec 6,5 millions de dollars. Un investissement risqu puisque, de
    l'avis mme des spcialistes, personne ne sait trs bien qui viendra
    voter en cette froide priode frie.
 
    En 2004, 124 000 personnes seulement s'taient dplaces ct
    dmocrate. Une participation ridiculement faible  l'chelle de
    l'lectorat amricain, mais qui avait confirm la rputation de l'Etat
    d'tre un "giant killer", un tueur de personnalits de premier plan.
    Les lecteurs avaient brouill les pistes en votant pour John Kerry
    alors que les sondages donnaient Dick Gephardt et Howard Dean en tte.
    Un choix qui avait propuls le snateur du Massachusetts vers la
    candidature.
 
<article-nb="2008/01/03/19-4">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4">  Nombre de quotidiens trangers voient dans l&#38;#39;interdiction du tabac dans les lieux publics en France la &#38;#34;fin d&#38;#39;un mythe&#38;#34;, en rupture avec un patrimoine culturel construit par de nombreux fumeurs, de Sartre  Gainsbourg.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4">   
    C omment la France pourra-t-elle se passer de la cigarette ?
    L'interdiction de fumer dans les lieux publics est largement perue par
    la presse trangre comme une atteinte  la culture franaise."Le Caf
    de Flore de mme que ses voisins Les Deux Magots et la Brasserie Lipp
    doivent leurs noms inscrits dans l'Histoire et dans les guides
    touristiques  leurs anciens clients fumeurs, comme Jean-Paul Sartre et
    Simone de Beauvoir", note le Guardian.
 
 
    Pour le quotidien britannique, la cigarette reprsente en France un
    vritable art de vivre : "Une marque de cigarette tait considre
    comme une part de la personnalit : le chanteur rebelle et dbraill
    Serge Gainsbourg y allait de sa Gauloise sans filtre au slogan 'Libert
    toujours' - alors que l'actrice au style raffin Jeanne Moreau optait
    pour des cigarettes amricaines avec filtre, ou utilisait tout au moins
    un porte-cigarette", observe le quotidien.
 
    Pour le Los Angeles Times, il s'agit d'une vritable"tradition
    franaise" qu'on abat. Tout le problme pour l'Amricain vivant en
    France est dsormais d'"imaginer Paris, la ville de fumeurs de lgende
    comme Jean-Paul Sartre, Jean-Paul Belmondo ou Jean-Paul, le boucher du
    coin, sans ses omniprsents nuages de fume". Et cette manire
    d'extirper le tabac de la culture franaise laisse sceptique : "On a
    dj retouch des photos d'hommes clbres, comme Malraux, qui apparat
    dsormais sur des timbres-poste sans sa cigarette  la bouche", dplore
    le quotidien amricain.
    
    "MOROSIT" DES BISTROTS DE CAMPAGNE
    Au-del de la culture franaise, c'est aussi toute l'industrie
    franaise du tabac qui disparat, "Altadis, le fabricant des cigarettes
    Gauloises et Gitanes, a ferm il y a deux ans ses usines en France et
    dmnag ses chanes de montage du reconnaissable paquet bleu, avec son
    emblme de casque gaulois, en Espagne, o la main-d'uvre est moins
    chre et les fumeurs plus nombreux", souligne le Washington Post.
 
    La BBC britannique s'inquite, elle, de la menace qui plane sur la
    France des campagnes, sur ces petites communes o "le bar est le seul
    endroit convivial o les gens se runissent pour discuter". Et voit
    poindre une "morosit" de la France rurale.
 
    Tout en voquant "la fin d'un mythe", la Sueddeutsche Zeitung
    enjoint de ne pas tre trop pessimiste quant  l'identit franaise.
    "Il s'agit srement d'un gain plus que d'une perte", analyse le journal
    d'outre-Rhin. Qui conclut fumeurs comme non-fumeurs ne peuvent que
    prfrer "saisir le magnifique mlange d'odeur de caf et de parfums de
    femmes" plutt que de "s'entasser dans de ternes bistrots  l'paisse
    fume de cigarette".
 
 
<article-nb="2008/01/03/19-5">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5">  Alors que l&#38;#39;opposition a d annuler jeudi sa manifestation contre les rsultats contests de la prsidentielle du 27 dcembre, Amos Wako a appel  ce qu&#38;#39;un dcompte indpendant ait lieu &#38;#34;immdiatement&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5">   
    L e procureur gnral du Kenya, Amos Wako, a propos jeudi 3 janvier un
    dcompte  indpendant des bulletins de vote pour sortir le pays de la
     crise ne de la rlection conteste du prsident sortant Mwai Kibaki.
    "Il est ncessaire (...) qu'un dcompte juste des bulletins valides
    soit entrepris immdiatement et de faon prioritaire par une personne
     ou un organisme indpendant et faisant consensus", a-t-il estim dans
    une dclaration lue  la tlvision.
 
 
 
 
           Londres envoie 1 million de livres d'aide aux
    victimes de la crise au Kenya
 
 
 
    Le gouvernement britannique a annonc jeudi 3 janvier l'octroi d'une
    aide d'urgence d'un million de livres (1,34 million d'euros) pour les
    victimes des violences qui secouent le Kenya depuis l'lection
    prsidentielle du 27 dcembre.
 
    L'argent, qui sera distribu par l'intermdiaire de la Croix-Rouge,
    couvrira la fourniture de denres alimentaires, d'abris, d'eau potable
    et de soins sanitaires pour venir en aide au demi-million de personnes
    dplaces (selon une estimation de Londres), a indiqu le ministre du
    dveloppement international. L'aide britannique est accorde dans le
    cadre d'un appel lanc par la Croix-Rouge knyane destin  lever 5,6
    millions de dollars. (Avec AFP.)
 
                                                              
 
 
 
    La crise dans laquelle s'enfonce le Kenya depuis le scrutin du 27
    dcembre inquite de plus en plus la communaut internationale.
    Washington,   Londres, l'ONU et l'UE ont lanc des appels au calme.
    Mais la visite du prsident du   Ghana et de l'Union africaine (UA),
    John Kufuor, qui devait mener jeudi  Nairobi une   mdiation avec le
    chef de la mission du   Commonwealth, a t annule. Et l'ancien
    prsident de la Sierra Leone, Ahmed Tejan Kabbah,  la   tte de la
    mission d'observation du Commonwealth pour les lections   gnrales, a
    quitt Nairobi jeudi, laissant mal   augurer d'une mdiation conjointe
    des deux organisations.
    
    LE RASSEMBLEMENT DE L'ODM REPORT
 
    Un porte-parole du gouvernement   avait averti mercredi que "le Kenya
    n'est pas en guerre   et n'a besoin ni de mdiateurs ni de forces de
    maintien de la paix", et que si"le prsident Kibaki est prt  parler
    avec tous et  tout   moment", "la discussion ne signifie pas mdiation
    ou cessez-le-feu". Le camp prsidentiel   n'aurait pas apprci que
    l'annonce de cette mdiation conjointe UA-Commonwealth soit faite par
    la Grande-Bretagne, l'ancienne puissance coloniale.
 
    Le Mouvement dmocratique orange (ODM) de Raila Odinga, rival
    malheureux du chef de l'Etat  la prsidentielle, a d renoncer au
    dernier moment au rassemblement qu'il prvoyait  Nairobi jeudi et que
    les autorits avaient interdit. La manifestation a t reporte au 8
    janvier, devant l'ampleur du dispositif policier empchant les
    partisans d'Odinga de se rendre  la manifestation. Les policiers, en
    tenue anti-meute, ont notamment bloqu les accs au parc Uhuru, dans
    le centre-ville, o tait prvue la manifestation, et  Kibera, plus
    grand bidonville de la capitale, et dont M. Odinga est le dput.
    Devant les barricades en feu, ils ont utilis des canons  eau, tir en
    l'air  balles relles et eu recours   aux gaz lacrymognes.
 
    A Kisumu, ville de l'ouest du pays considre comme un fief de
    l'opposition, la police a annonc l'arrestation de Shabir Shabeer et
    Olago Aluoch, dputs de l'ODM accuss d'avoir incit les partisans de
    M. Odinga  manifester dans les rues. Les autorits ont galement
    annonc la mort de quatre personnes, jeudi, portant  346 le nombre de
    tus dans les violences politiques et ethniques commences la semaine
    dernire, selon un bilan tabli par   l'AFP  partir de sources
    policires et hospitalires.
 
 
<article-nb="2008/01/03/19-6">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6">  Leur achat permet de financer un projet de compensation.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6">   
    E n brlant du carburant, les voitures mettent du dioxyde de carbone
    (CO), polluent l'atmosphre et contribuent au changement climatique.
    Pour tenter d'annuler ces mfaits, Climat Mundi - dont l'activit
    s'exerce au sein de processus dfinis par le protocole de Kyoto -
    propose de participer au financement d'un projet hydrolectrique dans
    la province de Guizhou (Chine). Celui-ci contribuera  compenser
    positivement le C0 mis par chaque voiture.
 
 
    Trois cartes diffrentes de compensation sont en vente  prix cotant
    dans les magasins Nature & Dcouvertes. Celle destine aux petites
    cylindres jusqu' 5 CV (compensant 2,1 tonnes de CO) est vendue 32
    euros. Celle compensant la pollution mise par une moyenne cylindre
    (de 6 CV  8 CV) cote 48 euros. Il faut dbourser 70 euros pour tenter
    d'annuler les effets polluants des vhicules de plus de 9 CV.
 
    Les automobilistes ainsi sensibiliss pourront, suivant ce principe
    thorique de compensation carbone reconnu par l'Organisation des
    Nations unies (ONU), se prvaloir de rouler dans un vhicule "neutre en
    CO".
 
<article-nb="2008/01/03/19-7">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7">  Lors de son dplacement en Guadeloupe, puis en Martinique, du jeudi 3 au samedi 5 janvier, Franois Fillon va tre confront  l&#38;#39;impatience des lus locaux.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7">   
    L ors de son dplacement en Guadeloupe, puis en Martinique, du jeudi 3
    au samedi 5 janvier, Franois Fillon va tre confront  l'impatience
    des lus locaux. Le cahier de dolances des Antilles s'est rempli
    depuis la prcdente visite du premier ministre, fin aot 2007, qui
    avait suivi le passage du cyclone Dean.
 
 
    "Nous avons besoin du soutien de l'Etat pour le traitement des dchets,
    la rnovation urbaine des villes de Pointe--Pitre et des Abymes et
    pour la mise en oeuvre du plan sisme, explique-t-on dans l'entourage
    de Victorin Lurel, prsident du conseil rgional de la Guadeloupe et
    dput socialiste. Sur tous ces sujets, Franois Fillon va tre
    confront  l'insatisfaction des ultramarins."
 
    Les Antilles ont t touches, le 29 novembre, par un tremblement de
    terre qui a fait six blesss. Le bilan aurait pu tre plus grave, de
    nombreux btiments n'tant pas aux normes antisismiques. Le secrtaire
    d'Etat  l'outre-mer Christian Estrosi, a promis, le 3 dcembre, la
    mise en oeuvre du plan sisme aux Antilles pour un montant de 350
    millions d'euros. "On ne sait pas pour l'instant o il va les trouver",
    se demande-t-on au cabinet de M. Lurel.
 
    Les lus antillais attendent encore la mise en oeuvre de certains
    engagements de campagne de M. Sarkozy. Le principal concernait la mise
    en place de zones franches globales, c'est--dire de mcanismes de
    dfiscalisation par secteurs d'activit sur l'ensemble d'un territoire.
    Ce projet, qui devait tre initialement prsent en conseil des
    ministres en dbut d'anne, a pris du retard. "Le texte est prt mais
    il doit encore tre valid en interministriel", fait-on valoir 
    l'Elyse.
 
    L'autre sujet sur lequel les Franais d'outre-mer attendent le
    gouvernement concerne la continuit territoriale entre les DOM et la
    mtropole, c'est--dire essentiellement le prix des billets d'avion
    pour les Antilles et la Runion, jug trop lev en raison d'un
    quasi-monopole d'Air France sur ces destinations. M. Sarkozy avait
    nomm un dlgu interministriel pour l'galit des chances des
    Franais d'outre-mer, en la personne de Patrick Karam, ancien prsident
    du Collectif DOM. Celui-ci proposait la mise en place d'un "chque
    congs bonifis" permettant aux ultramarins de mtropole de fractionner
    leurs vacances. Mais M. Karam, en conflit avec M. Estrosi, vient de
    donner sa dmission. Les engagements sur la continuit territoriale
    sont suspendus  la nomination de son successeur.
 
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<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8">  Quatre personnes ont t tues et trente-cinq autres blesses jeudi dans une explosion qui visait un vhicule militaire  Diyarbakir, principale ville du Sud-Est turc.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8">   
    A u moins quatre personnes ont t tues et 35 blesses dans
    l'explosion d'une bombe jeudi 3 janvier  Diyarbakir, la principale
    ville du sud-est de la Turquie,  majorit kurde, ont indiqu des
    sources hospitalires.
 
      La chane de tlvision NTV a annonc que des lycens suivant des
    cours dans un btiment proche du lieu de l'explosion pourraient figurer
    parmi les morts. Des soldats et des civils se trouveraient galement
    parmi les victimes. La dflagration s'est produite au passage d'un
    vhicule militaire sur une route du centre-ville,  une centaine de
    mtres d'une base de l'arme turque, a prcis un responsable de la
    police.
 
 
    Diyarbakir se trouve dans une rgion    majorit kurde, abritant un
    grand nombre de soldats qui combattent   les sparatistes kurdes du
    PKK, sur le sol turc ainsi que dans le nord   de l'Irak.
 
<article-nb="2008/01/03/19-9">
<filnamedate="20080103"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080103"><AAMMJJHH="2008010319">
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