<FILE-date="2008/01/02/19">
<article-nb="2008/01/02/19-1">
<filnamedate="20080102"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080102"><AAMMJJHH="2008010219">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1">  Valeur refuge, le mtal jaune doit aussi sa hausse de mercredi  un nouveau record du baril de ptrole brent  Londres.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1">   
    L 'once d'or a battu mercredi 2 janvier son record historique de 1980
    (qui s'tablissait  850 dollars), en atteignant 859,20 dollars l'once
    sur le London Bullion Market, dope par un nouveau record des cours du
    brut et une monte des tensions gopolitiques, sur fond de dollar
    dliquescent.
 
    Le mtal jaune jouit de son statut de bouclier traditionnel contre
    l'inflation et son cours suit la courbe des prix du ptrole. Or, le
    baril de brent  Londres a inscrit  16 h 15 (17 h 15, heure de Paris)
    un nouveau record historique,  96,75 dollars.
 
 
    L'once d'or profite galement de son statut de valeur refuge, dans un
    contexte de tensions gopolitiques fortes, aprs l'assassinat de
    l'ex-premire ministre pakistanaise Benazir Bhutto.
 
    Le mtal jaune s'apprcie enfin aux dpens du dollar, dont le
    glissement continu face  l'euro est entretenu par la perspective d'une
    nouvelle baisse des taux d'intrt amricains.
 
<article-nb="2008/01/02/19-2">
<filnamedate="20080102"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080102"><AAMMJJHH="2008010219">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2">  Le lancement de nouveaux mdicaments est de plus en plus coteux et rapporte de moins en moins. Aussi plusieurs laboratoires pharmaceutques ont entrepris de remettre  plat l&#38;#39;organisation de ce qui constitue le coeur de leur mtier : la recherche et dveloppement.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2">   
    L e suisse Roche, l'anglais GlaxoSmithKline (GSK), l'amricain Merck et
    maintenant le franais Sanofi Aventis ont entrepris de remettre  plat
    l'organisation de ce qui constitue le coeur de leur mtier : la
    recherche et dveloppement (R & D).
 
    Tous les laboratoires ont fait peu ou prou le mme constat que Marc
    Cluzel, patron de la recherche de Sanofi Aventis, qui expliquait dans
    une note interne, le 15 novembre 2007, que "la productivit de notre R
    & D a globalement diminu". En 2006, les seuls laboratoires amricains
    ont investi 55 milliards de dollars (37,5 milliards d'euros) en R & D,
    soit trois fois plus qu'en 1995 pour deux fois moins de mdicaments
    commercialiss.
 
 
 
 
           GENSE D'UN MDICAMENT
 
 
 
    Pour aboutir  un mdicament, un laboratoire pharmaceutique passe au
    crible plus de 10 000 molcules.
 
    1. Les 100 composs finalement retenus sont tests sur des cellules,
    puis sur des animaux. Cette priode dite "prclinique" dure environ
    cinq ans.
 
    2. Lorsque la recherche clinique commence sur l'tre humain, il ne
    reste plus que 10 molcules en piste. Les tests vont durer encore cinq
    ans au moins.
 
    3. Trois phases commencent alors : des tests de toxicit sur personnes
    saines (phase 1), des tests d'efficacit sur population rduite ,
    puis de vastes tudes sur plusieurs milliers de patients . Cette
    ultime phase est la plus coteuse.
 
 
                                                              
 
 
 
    Les laboratoires ont ainsi ralis qu'au premier coup dur, leur
    existence mme tait menace. Merck, durement frapp par le retrait de
    son antidouleur Vioxx en 2004, avait d, quelques mois auparavant,
    abandonner en phase avance de dveloppement deux molcules sur
    lesquelles il fondait de grands espoirs.
 
    GSK a vite compris que les mdicaments nouveaux qu'il homologuait
    n'taient plus assez nombreux pour compenser la chute de ses brevets
    dans le domaine public. Roche aurait pu se reposer sur la productivit
    de sa filiale amricaine Genentech, mais il n'est jamais bon que la
    maison mre donne le sentiment de vivre aux crochets de ses filiales.
    Quant  Sanofi, l'chec aux Etats-Unis de l'Acomplia, un mdicament
    contre l'obsit, a eu valeur d'lectrochoc.
 
    Comme l'expliquait Jean-Franois Dehecq, prsident de Sanofi Aventis le
    12 dcembre 2007 dans un amphithtre de Sciences Po,  Paris, "le
    modle Pfizer (qu'a suivi) toute l'industrie pharmaceutique est mort
    depuis deux ans". Ce "modle Pfizer", c'tait des mdicaments de masse
    (cholestrol, diabte, hypertension...), des "blockbusters" propulss
    au-del du milliard d'euro de chiffre d'affaires par des dpenses de
    marketing deux fois suprieures aux dpenses de recherche. Et lorsque
    cette dernire peinait  accoucher, en interne, de mdicaments
    miracles, une offre publique d'achat (OPA) permettait de les capturer
    chez le voisin. A la belle poque, Pfizer mobilisait 38 000 visiteurs
    mdicaux de par le monde, dpensait 3 milliards de dollars en publicit
    et accaparait  coups de milliards les "blockbusters" de Warner Lambert
    ou Pharmacia.
 
    Ce modle n'est plus en prise, car l'environnement a chang. Les
    autorits sanitaires psent sur le prix des mdicaments pour rduire la
    part de la pharmacie dans le dficit de l'assurance-maladie, votent des
    "lois anti-cadeaux" pour rduire la pression marketing des laboratoires
    sur les mdecins et relvent de manire drastique leurs exigences
    d'efficacit et de scurit avant de dlivrer une autorisation de mise
    sur le march.
 
    " Il fallait 200 millions d'euros dans les annes 1980 pour obtenir une
    autorisation commerciale. En 2008, il en faut 2 milliards", rsume M.
    Dehecq. Paralllement, la monte en puissance des mdicaments
    gnriques ampute de plus en plus le chiffre d'affaires des gants de
    la pharmacie. Ceux-ci ont ainsi t privs de 18 milliards de dollars
    en 2007, un montant qui devrait atteindre, en 2008, 24 milliards, selon
    l'organisme d'tude IMS. Ds lors, le dfi industriel est vident : il
    faut ramorcer la machine  crer de la valeur, c'est--dire  produire
    plus et moins cher des mdicaments rellement innovants.
 
    Les stratgies des laboratoires se cristallisent autour d'une obsession
    : liminer aux stades les plus prcoces les molcules non comptitives,
    ne tester sur de larges cohortes de patients (phase III du
    dveloppement d'un produit), que les composs qui auront dmontr leur
    efficacit par rapport  un placebo, par rapport  un produit rival
    sans parler d'une rduction des problmes de tolrance chez les
    patients. "Dans plus de 50 % des cas, des molcules arrivaient en phase
    III sans avoir au pralable prouv leur efficacit en phase II par
    rapport au placebo", reconnat Jean-Jacques Garaud, directeur du
    dveloppement de Roche.
 
    A travers ce constat, c'est le mode de dcision au sein des grandes
    structures de recherche qui est critiqu. "On attendait la fin de
    chaque phase avant d'autoriser une molcule  accder au stade de
    dveloppement suprieur. Les laboratoires ne prenaient pas en compte
    non plus toutes les donnes", poursuit le docteur Garaud. Ce manque
    d'analyse critique engendrait un cot supportable quand l'accs au
    march des nouveaux mdicaments tait facile. Mais depuis que cela
    s'est compliqu, les laboratoires font leurs comptes : "Le cot de
    dveloppement d'un produit entre 1995 et 2005 a t multipli par 3,2
    quand sa valeur de lancement baissait de 38,5 %", souligne Sylvie
    Ouziel, directeur gnral de l'activit conseil d'Accenture. Autrement
    dit, "quand l'industrie dpensait 100, elle ne rcuprait que 80 
    horizon de cinq ans", poursuit-elle.
 
    La "dbureaucratisation" de la recherche qui est en cours a pour but de
    sortir de cet effet de cisaille. Chez Roche, mais aussi chez GSK ou
    Sanofi, les centres de recherche ont t rorganiss pour rendre
    possible l'viction d'une molcule  tout moment du dveloppement
    plutt qu' la fin de chaque tape et pour organiser une rflexion
    multidisciplinaire permanente plutt que fonctionnelle et par tapes.
 
    Dans tous les grands laboratoires, les chercheurs ont longtemps t
    rcompenss chaque fois qu'ils rendaient une molcule ligible aux
    diffrentes phases de dveloppement. L'idal, indique
    PricewaterhouseCooper dans une vaste tude intitule "Pharma 2020",
    serait d'encourager les chercheurs  "obtenir des informations
    suffisantes pour dterminer si la molcule est viable" avant qu'elle
    n'intgre une phase plus coteuse de dveloppement. Il n'est pas exclu
    qu' terme des socits spcialises dans les mcanismes biologiques et
    les preuves d'efficacit des molcules surgissent pour valider les
    process de dveloppement.
 
    Marc Cluzel est si conscient de la mutation  raliser qu'il a appel
    rcemment ses collaborateurs chez Sanofi  "faire preuve d'efficacit
    en matire de dveloppement afin de constituer des dossiers
    d'enregistrement des produits qui puissent tre accepts dans le monde
    entier. Ce qui fera la diffrence par rapport  nos concurrents sera la
    manire dont nous ferons les choses".
 
 
<article-nb="2008/01/02/19-3">
<filnamedate="20080102"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080102"><AAMMJJHH="2008010219">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3">  Pour secourir les propritaires de logements incapables de rembourser les prts hypothcaires  risque, le prsident amricain invite les financiers,  compter du 1er janvier,  geler pendant cinq ans les taux d&#38;#39;intrt pour les emprunts contracts entre le 1er janvier 2005 et le 1er juillet 2007.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3">   
    L e prsident amricain, George W. Bush, a prsent, jeudi 6 dcembre,
    un plan destin  secourir les propritaires de logements dans
    l'incapacit de rembourser les prts hypothcaires  risque (subprime
    mortgage) qu'ils ont contracts.
 
    Ce plan a t ngoci par le Trsor avec les socits de crdit et les
    grandes banques d'investissement. Selon la Maison Blanche, il
    concernera 1,2 million de mnages dont l'augmentation des
    remboursements arrive  chance prochainement.
 
 
    Ces types d'emprunt taient initialement destins aux personnes  la
    solvabilit "risque". Elles se sont vu proposer un prt  un taux
    suprieur  la norme (7 % au lieu de 5,5 % ou 6 % pour les emprunteurs
    plus solvables). Surtout, ces prts sont volutifs. Aprs deux ou trois
    ans, selon les contrats, l'intrt augmente pour atteindre 9 %  10 %.
    Et le taux de rengociation des emprunts se situe  12 %, voire plus.
 
    Dans les faits, pour gagner plus d'argent,  partir de 2002, les
    tablissements de crdit ont de plus en plus souvent propos ces
    subprimes  des mnages qui auraient tout  fait pu avoir accs  des
    crdits immobiliers traditionnels.
 
    M. Bush invite les financiers,  compter du 1^er janvier,  geler
    pendant cinq ans les taux d'intrt pour les emprunts contracts entre
    le 1^er janvier 2005 et le 1^er juillet 2007. Seules les personnes 
    jour dans leurs remboursements pourraient en profiter. Ceux qui ont
    emprunt avant le 1^er janvier 2005, ceux qui l'ont fait  des fins
    spculatives et ceux qui sont dj en dfaut de paiement ne seront pas
    concerns.
 
    Le gouvernement amricain redoute l'impact sur l'conomie qu'aurait une
    hausse du nombre de familles ne pouvant plus rembourser leurs crdits.
    Au troisime trimestre, 630 000 propritaires ont fait l'objet d'une
    mesure de saisie de leur habitat, trois fois plus qu'il y a deux ans.
    La consommation pourrait chuter, les tablissements de crdit
    pourraient tre beaucoup plus restrictifs et ne plus rpondre aux
    besoins de financement des entreprises. L'investissement et l'emploi
    s'en ressentiraient.
 
    Et il faut aller vite car le risque maximal se situe en 2008. L'an
    prochain, en effet, quelque 359 milliards de dollars de subprimes
    (245,6 milliards d'euros) verront leur taux augmenter. La somme monte 
    487 milliards de dollars si l'on va jusqu' juin 2009. Et concerne 2
    millions d'emprunteurs, qui s'ajouteront au 1,5 million dj en
    difficult. Par la suite, les montants d'emprunts soumis  une hausse
    des taux seront nettement moins importants (39 milliards entre juillet
    et dcembre 2009). Et 2008 est une anne prsidentielle. Les candidats
    rpublicains affrontent dj les rcriminations de leurs lecteurs.
 
    "PAS DE SOLUTION PARFAITE"
 
    Ds son annonce, le plan Bush a suscit la polmique. Wall Street a
    applaudi. Ce plan, en effet, n'impose pas le gel des taux de crdit par
    la loi, mais dlgue sa mise en oeuvre aux investisseurs. "Nous
    n'allons pas voler au secours des prteurs, des spculateurs
    immobiliers ou de ceux qui ont pris la dcision inconsidre d'acheter
    un appartement quand ils ne pouvaient se le permettre", s'est justifi
    le prsident pour expliquer le non-recours  la loi.
 
    "Wall Street ne cooprera pas, pronostique John Taylor, prsident de la
    NCRC (National Community Reinvestment Coalition), qui regroupe les
    intrts de 600 associations de propritaires-emprunteurs. Un vrai plan
    aurait d geler toutes les saisies pour une priode limite et crer un
    fonds fdral spcial pour rabaisser les taux des "crdits usuraires",
    l'Etat se remboursant  terme sur les ventes d'appartement."
 
    "La Maison Blanche a pris conscience de la dimension du problme, c'est
    bien, s'exclame Josh Zinner, un avocat qui dirige Nedap, une
    association d'aide aux quartiers dfavoriss. Mais la solution propose
    ne bnficiera qu'aux 10 % qui en ont le moins besoin." Barclays
    Capital estime que 12 % seulement des emprunteurs " risque" seront
    concerns.
 
    Hillary Clinton, candidate dmocrate  la prsidence, juge ce plan
    "trs limit". "Il n'y a pas de solution parfaite", a regrett M. Bush.
 
