<FILE-date="2008/01/02/19">
<article-nb="2008/01/02/19-1">
<filnamedate="20080102"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080102"><AAMMJJHH="2008010219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1">  En prennant le relais du Portugal  la tte de l&#38;#39;Union europenne, mardi, la Slovnie est devenue le premier ancien pays du bloc communiste, ainsi que le premier nouveau membre,  prsider l&#38;#39;UE.-
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-1">   
    E n prennant le relais du Portugal  la tte de l'Union europenne,
    mardi 1er janvier, la Slovnie est devenue le premier nouveau membre 
    prsider l'UE. Pendant les six mois pendant lesquels elle dirigera les
    destines de l'Union, Ljubljana entend en priorit s'occuper de la
    situation dans les Balkans, et notamment de l'indpendance du Kosovo,
    ainsi que d'une ratification rapide du trait de Lisbonne.
 
 
    "La prsidence de l'UE se dplace de l'Atlantique vers la mer
    Mditerrane, vers la cte Adriatique de la Slovnie, de l'ouest vers
     l'est", a dclar le ministre des affaires trangres slovne,
    Dimitrij Rupel, lors de la prise en charge officielle de la prsidence.
    "Devant   nous se prsente un dfi majeur, l'un des plus grands de ceux
    auxquels   la Slovnie a t confronte depuis son accession 
    l'indpendance", en 1991, a prcis le premier ministre, Janez Jansa.
 
    Pour le secrtaire d'Etat aux affaires europennes, Janez Lenarcic, le
    but sera galement d'"acclrer le processus d'adhsion"  l'UE de
    toutes les anciennes rpubliques yougoslaves : "Nous   ne demandons pas
    un rabotage des critres d'adhsion, mais nous   souhaitons que
    l'Europe soit plus volontariste dans l'assistance  ces   pays et ne se
    contente pas d'attendre passivement".
 
    Cependant, la Slovnie, qui n'a adhr qu'en 2004 et est membre de la
    zone euro depuis le 1^er janvier 2007, sait que sa marge de manuvre
    sera limite. Le calendrier dont elle a hrit est prtabli, et
    Ljubljana sera suivi au second semestre   par un poids lourd de l'UE,
    la France. "C'est une conscration pour un pays qui n'tait pas encore
      indpendant il y a dix-sept ans et qui, depuis, a russi sa
    dmocratisation   et son intgration a l'UE", veut quand mme croire M.
    Lenarcic, qui espre que son pays sera capable de relever "cet norme
    dfi".
 
<article-nb="2008/01/02/19-2">
<filnamedate="20080102"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080102"><AAMMJJHH="2008010219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2">  Le produit intrieur brut de la premire puissance conomique de la zone euro augmenterait de 1,4 %  1,9 % en 2008, aprs une hausse de 2,5 % en 2007.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-2">   
    A prs deux annes de croissance robuste, la conjoncture allemande
    pourrait connatre un ralentissement en 2008. "Les risques pour la
    conjoncture sont devenus plus importants", a reconnu le ministre de
    l'conomie, Michael Glos, dans un entretien accord au quotidien
    Bild-Zeitung, mercredi 2 janvier. "Je table sur une croissance
    conomique lgrement infrieure  2 % en 2008", a-t-il ajout. "Les
    instituts de conjoncture ont revu plusieurs fois en baisse leurs
    prvisions. Le gouvernement ne peut pas non plus l'ignorer", a-t-il
    poursuivi.
 
 
    Les instituts prvoient dsormais entre 1,4 % et 1,9 % d'augmentation
    du produit intrieur brut (PIB) cette anne, aprs une hausse de 2,5 %
    en 2007. En septembre 2007, les experts tablaient encore sur 2 %  2,5
    % de croissance en 2008.
 
    L'euro fort, la hausse du prix du ptrole, l'inflation,
    l'affaiblissement de la croissance mondiale et les incertitudes lies 
    la crise sur les marchs financiers pourraient freiner le dynamisme de
    la premire conomie de la zone euro.
 
    Pour autant, personne n'voque le scnario d'une rcession. En effet,
    plusieurs indicateurs restent favorables. Le chmage, qui n'a pas cess
    de baisser depuis 2006, va poursuivre sa dcrue en 2008, quoique  une
    cadence plus faible. Selon les principaux instituts de conjoncture, le
    nombre de demandeurs d'emploi devrait passer d'une moyenne de 3,8
    millions de personnes en 2007  moins de 3,5 millions en 2008.
 
    PRS DE 40 MILLIONS D'ACTIFS
 
    En octobre, le nombre d'actifs a atteint un chiffre record, avec 39,88
    millions de personnes, en donnes corriges des variations saisonnires
    (CVS). Autre signe positif, 16 branches sur 45 partent du principe que
    les entreprises vont crer des emplois en 2008, selon une tude de
    l'Institut d'conomie de Cologne (IW) publie le 28 dcembre 2007.
    Seuls six secteurs voquent des plans sociaux. Parmi les plus
    optimistes figurent la construction mcanique et l'lectronique.
 
    La consommation devrait aussi tre de retour outre-Rhin. La baisse du
    taux de la cotisation verse  l'assurance-chmage (de 4,2 %  3,3 %)
    conjugue  une hausse des revenus - plusieurs branches, comme la
    mtallurgie, ont dcid d'importantes augmentations de salaires -
    devrait inciter les Allemands  dpenser plus. La Socit de recherche
    applique  la consommation (GFK) prvoit une augmentation du pouvoir
    d'achat de 700 euros en moyenne et s'attend  ce que "la consommation
    prive devienne un pilier essentiel de la conjoncture en 2008".
 
    Les prvisions de l'Institut de macroconomie et de recherche
    conjoncturelle (IMK) vont dans le mme sens : le salaire net devrait
    augmenter de 0,5 % en 2008 aprs plusieurs annes de baisse ou de
    stagnation.
 
    En 2007, la hausse de la TVA de trois points en janvier et
    l'augmentation des prix de l'nergie et des denres alimentaires
    avaient incit les mnages  la prudence, faisant reculer leurs
    dpenses de 0,1 %  0,2 %. En 2008, l'inflation devrait se stabiliser 
    2 %, aprs avoir affich un taux moyen de 2,2 % en 2007, son niveau le
    plus lev depuis 1994.
 
    Enfin, l'assainissement des finances publiques se poursuit  la faveur
    de la croissance conomique. Selon le ministre des finances, Peer
    Steinbrck (SPD), le budget public (Etat fdral, rgions et communes)
    devait en effet revenir  l'quilibre ds 2007.
 
<article-nb="2008/01/02/19-3">
<filnamedate="20080102"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080102"><AAMMJJHH="2008010219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3">  Depuis le 2 janvier, les vhicules les plus polluants doivent payer entre 2 et 10 euros par jour pour accder au centre-ville.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3">   
    D epuis mercredi 2 janvier, seuls les vhicules les moins polluants ont
    encore accs gratuitement au centre de Milan. Les autres doivent
    s'acquitter d'une redevance. Cette mesure s'appuie sur les dernires
    normes europennes en matire de pollution : ceux qui les respectent
    continueront d'entrer librement, les autres devront s'acquitter - du
    lundi au vendredi de 7 h 30  19 h 30 - d'un ticket bas sur la
    pollution dgage par leur vhicule.
 
 
 
 
           Mesures d'interdiction  Berlin, Cologne et
    Hanovre
 
 
 
    Les vhicules les plus polluants n'ont, depuis le 1^er janvier, plus
    accs aux centres de Berlin, Cologne et Hanovre. Cette mesure doit tre
    tendue, au cours de 2008,  une vingtaine de villes allemandes, dont
    Stuttgart et Munich. L'objectif est de bannir des grandes villes les
    voitures mettant trop de particules fines. Au total, 1,7 million de
    vhicules - principalement des diesels anciens - seraient concerns.
 
    Les autorits esprent ainsi convaincre les propritaires de vhicules
    anciens de les quiper de filtres  particules.
 
    Concrtement, toutes les voitures ou camions voulant accder aux zones
    concernes doivent arborer sur leur pare-brise une nouvelle vignette,
    de couleur verte, jaune ou rouge suivant leur degr de "propret". Les
    voitures considres comme trop polluantes ne peuvent obtenir aucune de
    ces vignettes et sont donc, de facto, interdites d'accs.
 
                                                              
 
 
 
    Les vhicules ont t diviss en cinq catgories. Les deux premires,
    bases sur les normes Euro 3 et Euro 4 pour l'essence (correspondant
    aux vhicules mis en service aprs 2000 et aprs 2005), sont exonres
    de page. C'est le cas galement des deux-roues, des transports en
    commun, des services publics, des transports de personnes handicapes
    ainsi que des vhicules lectriques ou fonctionnant au GPL. Les trois
    autres classes, c'est--dire les automobiles immatricules avant
    l'instauration de la norme Euro 3, ainsi que les poids lourds, devront
    payer.
 
    CAMRAS DE SURVEILLANCE
 
    Le tarif journalier varie de 2  10 euros, l'abonnement annuel de 50 
    250 euros. Les tickets sont disponibles dans les kiosques, les bureaux
    de tabac, les points d'information des transports publics ainsi que sur
    Internet. Des camras de surveillance ont t places aux 43 points
    d'accs au centre-ville. Les amendes pourront aller de 74  285 euros.
 
    C'est la premire tentative de ce genre en Italie. Officiellement, elle
    dmarre pour une phase exprimentale d'un an. Le but dclar du projet,
    cher  l'actuel maire de centre droit, Letizia Moratti, est de
    "dcourager l'usage des voitures et d'encourager les transports en
    commun", afin de "rduire le niveau de pollution d'au moins 10 % et
    certaines maladies pulmonaires de 30 %".
 
    Le maire avait fait du ticket d'entre au centre-ville son cheval de
    bataille lors de la dernire campagne lectorale. Les fonds recueillis
    avec l'Eco pass, comme a t baptis le ticket, et les amendes
    serviront  l'amlioration des transports publics.
 
    L'objectif est qu' terme, les Milanais laissent leurs voitures 
    l'extrieur de l'enceinte historique pour gagner le centre-ville 
    pied, en mtro ou en bus. Mais beaucoup de questions pratiques restent
    encore sans rponse. Les transports en commun pourront-ils rpondre 
    la demande, alors qu'aux yeux de la majorit des usagers, ils ne
    brillent gure par leur efficacit et la rgularit du service ? Et o
    tous ceux qui prfreront les bus ou le mtro au page gareront-ils
    leur vhicule ?
 
    Le nombre de places de parking  l'extrieur du centre historique est
    largement insuffisant. Et les communes de la ceinture milanaise
    craignent d'tre envahies par les voitures gares par les dizaines de
    milliers de banlieusards qui font quotidiennement le trajet vers le
    centre-ville. Elles pourront toujours suivre l'exemple de la
    municipalit de Sesto San Giovanni : celle-ci a annonc son intention
    de doubler le prix du ticket de stationnement  proximit des stations
    de mtro.
 
 
<article-nb="2008/01/02/19-4">
<filnamedate="20080102"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080102"><AAMMJJHH="2008010219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4">  La chane de tlvision a t accuse par le pouvoir de relayer des appels  l&#38;#39;insurrection en liaison avec des services russes.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4">   
    S a voiture lui sert de bureau provisoire, le temps de trouver un
    nouveau boulot. Gar sur Roustaveli, la principale artre de Tbilissi,
    Soso Barnabichvili ne prte pas attention aux enfants qui jettent des
    ptards dans les pieds des passants. Il est encore tout tourdi par
    l'audace de la dcision qu'il a prise le 26 dcembre 2007 avec cinq
    collgues de la chane Imedi, devenue pendant la campagne
    prsidentielle un concentr pur des tourments de la jeune dmocratie
    gorgienne. Une semaine avant le premier tour de l'lection prvu le 5
    janvier, le journaliste a dcid de claquer la porte, refusant d'tre
    l'otage de "jeux politiques" jugs malsains. Quelques heures plus tard,
    la direction de la chane prive dcidait de suspendre son antenne
    jusqu' nouvel ordre. Un sabordage en haute mer lectorale.
 
 
    Depuis deux mois, Imedi a vcu bien des tourments. Le 7 novembre, les
    forces spciales investissaient ses locaux et coupaient l'antenne, le
    jour mme o une manifestation contre le prsident Mikhal Saakachvili
    tait violemment disperse. Les autorits accusaient Imedi d'tre le
    porte-voix des appels  l'insurrection, orchestrs par son
    propritaire, l'homme d'affaires Badri Patarkatsichvili, en liaison
    avec les services russes.
 
    Pendant un mois, l'antenne est reste muette. "Nous avions ferm Imedi
    car il relayait les paroles de ceux qui voulaient renverser le rgime
    par des voies criminelles, explique David Bakradze, ministre de la
    rsolution des conflits et porte-parole de M. Saakachvili. Mais nous
    avions galement compris qu'il y aurait des doutes sur le pluralisme et
    la libert d'expression dans cette campagne lectorale si Imedi n'tait
    pas rouvert par la suite." Au terme d'une mdiation conduite par
    l'intellectuel polonais Adam Michnik, ce fut chose faite le 12
    dcembre.
 
    Mais un "kompromat" - un document compromettant, selon le vocable si
    pris dans la Russie des annes 1990 - a surgi et boulevers la donne
    politique. Diffuse sur la chane progouvernementale Roustavi 2, dans
    la soire du 25 dcembre, cette vido montrait un Badri
    Patarkatsichvili dcomplex, proposant 100 millions de dollars  un
    haut responsable du ministre de l'intrieur afin qu'il participe  son
    plan d'action, le 5 janvier. Une somme folle pour un vritable coup
    d'Etat : il s'agissait de prendre le contrle du ministre le jour du
    premier tour, de contester l'honntet du vote et de s'assurer de la
    bienveillance des forces de l'ordre  l'gard des manifestants,
    mobiliss contre le pouvoir.
 
    L'homme d'affaires a non seulement admis mais revendiqu cette
    proposition, la justifiant par son souci d'viter un bain de sang. Il a
    toutefois annonc le retrait de sa candidature  l'lection
    prsidentielle. "Tout ce que nous disions sur lui depuis des mois - ses
    liens avec le monde criminel, l'absence de toute valeur civique - a t
    confirm par cette vido", dit le dput Giga Bokeria, un des plus
    proches conseillers de Mikhal Saakachvili.
 
    "Pour nous,  Imedi, cette vido a t un moment-cl, reconnat le
    journaliste Soso Barnabichvili. Voyant que Patarkatsichvili voulait
    obtenir le pouvoir par des moyens illgaux, nous ne pouvions plus
    risquer d'tre utiliss." Mais ce dpart collectif n'a pas fait
    l'unanimit dans la profession. "J'ai t surpris par le choix de ces
    six personnes, elles auraient mieux fait de rester et d'enquter sur
    leur propritaire, dit Zviad Koridze, journaliste et membre d'un groupe
    de spcialistes charg d'analyser le traitement tlvis des lections,
    mis en place aprs la mdiation d'Adam Michnik. J'ai du mal  croire
    qu'elles n'ont dcouvert le vrai visage de Badri que le soir de la
    diffusion de la vido."
 
    La question de l'actionnariat d'Imedi demeure insoluble, alors que
    l'avenir de la chane semble incertain. Il se dit habituellement 
    Tbilissi qu'elle est la coproprit de M. Patarkatsichvili et de News
    Corp., le groupe de Rupert Murdoch. "En fait, 100 % des actions
    appartiennent  Badri, mais leur gestion revient  News Corp", assure
    Soso Barnabichvili.
 
    Aprs la diffusion de la vido accablante, la direction d'Imedi a
    demand - en vain - au milliardaire de cder ses parts. "Les relations
    entre News Corp et Patarkatsichvili sont opaques, affirme pour sa part
    David Bakradze, porte-parole de M. Saakachvili. Nous n'avons jamais
    trouv la moindre preuve que News Corp tait vraiment le propritaire
    des actions."
 
    Deux jours avant la diffusion de la vido fatale pour M.
    Patarkatsichvili, le Sunday Times britannique - proprit de Rupert
    Murdoch - publiait un article dans lequel le pouvoir gorgien tait
    accus, sur la base d'coutes sauvages, d'avoir engag un criminel
    tchtchne pour mettre fin aux jours du milliardaire. En Gorgie, la
    saison des "kompromaty" bat son plein.
 
