<FILE-date="2008/01/02/19">
<article-nb="2008/01/02/19-1">
<filnamedate="20080102"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080102"><AAMMJJHH="2008010219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1">  Les humanitaires argentine et espagnole avaient t enleves la semaine dernire. Madrid confirme leur libration.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1">   
    L es deux employes humanitaires de Mdecins sans frontires (MSF)
    enleves il y a une semaine dans le nord-est de la Somalie ont t
    libres mercredi 2 janvier, a annonc un responsable du gouvernement
    de la rgion semi-autonome du Puntland.   "Elles ont recouvr la
    libert et se   trouvent dans un htel de Bosasso en prsence du
    prsident du Puntland   et d'autres hauts responsables locaux", a
    dclar M. Qabowsade, du ministre de l'information du Puntland."Elles
    se portent moralement et physiquement bien. Leur tat de sant est trs
    bon", a-t-il ajout.
 
 
    Une source diplomatique espagnole  Madrid a confirm la libration,
    sans fournir plus de dtails.
 
    Mercedes Garcia, mdecin espagnole de 51 ans, et sa collgue Pilar
    Bauza, infirmire argentine de 25 ans, avaient t enleves par des
    hommes arms mercredi 26 dcembre  Bosasso, la capitale du Puntland.
    Elles travaillaient au sein d'une mission d'aide aux enfants souffrant
    de malnutrition.    Les deux femmes avaient t enleves deux jours
    aprs la libration d'un journaliste indpendant franais, Gwen Le
    Gouil, lui-mme retenu en otage pendant huit jours dans les environs de
    Bosasso.
 
<article-nb="2008/01/02/19-2">
<filnamedate="20080102"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080102"><AAMMJJHH="2008010219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2">  Damas a rpondu  la suspension des contacts diplomatiques annonce dimanche par le prsident franais, dans l&#38;#39;attente de l&#38;#39;lection d&#38;#39;un prsident libanais de consensus.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2">   
    L a Syrie a rpondu, mercredi 2 janvier,  l'annonce par Nicolas
    Sarkozy dimanche au Caire, que la France interrompait ses contacts avec
     Damas jusqu' l'lection d'un prsident de consensus au Liban. "La
    Syrie a dcid de cesser sa coopration avec la France sur la crise
    libanaise", a dclar le ministre des affaires trangres Walid
    Mouallem.
 
 
    Lors d'une confrence de presse  Damas, il a accus la France de faire
    porter  la Syrie   et  l'opposition libanaise la responsabilit de
    l'chec de sa   propre mdiation. "Il semble que les Franais veulent
    imputer  la Syrie leur   incapacit (...)  trouver une solution  la
    crise", a-t-il dclar. Avant de dnoncer un paradoxe :"D'une part, on
    demande  la Syrie de ne pas intervenir au   Liban et d'une autre, on
    lui demande d'utiliser son influence sur ses   allis libanais.""Ce que
    nous avons dit aux Syriens, c'est que nos contacts politiques prenaient
    fin jusqu' ce que la Syrie dmontre sa bonne foi et qu'un prsident de
    large rassemblement soit lu au Liban", a ragi,  Paris, la
    porte-parole du ministre des affaires trangres, Pascale Andrani.
 
    Le Liban est priv de prsident depuis la fin novembre en raison d'un
     conflit entre la majorit soutenue par l'Occident et l'opposition,
    proche de Damas et Thran. Le Parlement a chou  onze reprises 
    dsigner un successeur au prsident Lahoud. Une douzime tentative est
    prvue le 12   janvier.
    
 
<article-nb="2008/01/02/19-3">
<filnamedate="20080102"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080102"><AAMMJJHH="2008010219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3">  Le bilan des violences interethniques qui ont clat aprs l&#38;#39;annonce des rsultats des lections de jeudi est dsormais estim  328 morts. Trente-cinq personnes ont t brles vives mardi dans une glise.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3">   
 
 
 
<article-nb="2008/01/02/19-4">
<filnamedate="20080102"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080102"><AAMMJJHH="2008010219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4">  Aprs le report mercredi du scrutin initialement prvu le 8 janvier, les partis d&#38;#39;opposition de Benazir Bhutto et de Nawaz Sharif ont indiqu qu&#38;#39;ils y participeraient.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4">   
 
 
 
<article-nb="2008/01/02/19-5">
<filnamedate="20080102"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080102"><AAMMJJHH="2008010219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5">  Le premier ministre isralien veut mettre toutes les chances de son ct pour permettre au processus lanc  Annapolis, le 27 novembre, d&#38;#39;aboutir.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5">   
    L e premier ministre isralien, Ehoud Olmert, a clairement laiss
    entendre, dans un entretien publi le 1^er janvier par le Jerusalem
    Post, qu'il paraissait invitable de partager Jrusalem avec les
    Palestiniens dans le cadre d'un futur accord de paix. "Ceux qui, dans
    le monde, sont les amis d'Isral qui soutiennent rellement Isral
    lorsqu'ils voquent l'avenir parlent de l'Etat juif dans les frontires
    de 1967. Ils parlent de la division de Jrusalem", a-t-il dclar. Il
    n'est toutefois pas question de renoncer  l'intgration  la partie
    isralienne de la ville du plus grand bloc de colonies de Cisjordanie,
    celui de Maale Adumim, a-t-il galement affirm.
 
 
    La question du statut de Jrusalem est dj au centre des conversations
    naissantes entre les deux camps  propos de projets contests de
    nouvelles constructions dans les colonies difies  la priphrie de
    Jrusalem et dont les autorits affirment qu'elles sont parties
    intgrantes de la ville. Le quotidien Haaretz a rvl mardi que deux
    nouveaux appels d'offres ont rcemment t publis par l'administration
    des domaines. Afin d'viter que ce type d'annonces intempestives ne
    vienne troubler le climat propice  la relance des pourparlers, Ehoud
    Olmert a fait parvenir, le 31 dcembre, une directive  plusieurs
    ministres leur demandant de ne lancer aucun projet de construction dans
    les colonies sans son aval.
 
    Apparemment, le premier ministre isralien veut mettre toutes les
    chances de son ct pour permettre au processus lanc  Annapolis
    (Maryland), le 27 novembre 2007, d'aboutir. Il a expliqu au Jerusalem
    Post que la cration d'un Etat palestinien est une ncessit, car
    l'alternative "d'un Etat pour deux peuples va mettre fin  l'existence
    d'Isral en tant qu'Etat juif". "C'est un danger qui ne doit pas tre
    ni. Il existe. C'est mme une ralit", a-t-il insist, avant
    d'ajouter "sinon, nous allons vivre ternellement dans une ralit
    confuse o 50% de la population, ou plus, sont des rsidents mais pas
    des citoyens gaux". "Mon travail, en tant que premier ministre, est de
    faire en sorte que cela ne se produise pas", a-t-il soutenu. M. Olmert
    ne cache pas qu'il va falloir faire des concessions et que "l'on ne
    peut demander (aux Palestiniens) d'accomplir leurs obligations sans
    honorer les ntres", faisant rfrence  la "feuille de route", un plan
    de paix international relanc  Annapolis.
 
    Il estime que les conditions sont particulirement favorables avec la
    venue de George Bush le 9 janvier pour sa premire visite en Isral et
    dans les territoires occups "pour appuyer le processus diplomatique".
    Avec galement son interlocuteur Mahmoud Abbas, prsident de l'Autorit
    palestinienne, qui "veut la paix avec Isral et accepte Isral tel
    qu'il se dfinit". Avec, enfin, "cette concidence qui relve du
    miracle", la prsence, outre M. Bush, de Nicolas Sarkozy en France,
    Angela Merkel en Allemagne, Gordon Brown en Grande-Bretagne et Tony
    Blair comme envoy spcial dans la rgion, "une combinaison qui ne peut
    tre plus satisfaisante pour Isral".
 
<article-nb="2008/01/02/19-6">
<filnamedate="20080102"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080102"><AAMMJJHH="2008010219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6">  Le produit intrieur brut de la premire puissance conomique de la zone euro augmenterait de 1,4 %  1,9 % en 2008, aprs une hausse de 2,5 % en 2007.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6">   
    A prs deux annes de croissance robuste, la conjoncture allemande
    pourrait connatre un ralentissement en 2008. "Les risques pour la
    conjoncture sont devenus plus importants", a reconnu le ministre de
    l'conomie, Michael Glos, dans un entretien accord au quotidien
    Bild-Zeitung, mercredi 2 janvier. "Je table sur une croissance
    conomique lgrement infrieure  2 % en 2008", a-t-il ajout. "Les
    instituts de conjoncture ont revu plusieurs fois en baisse leurs
    prvisions. Le gouvernement ne peut pas non plus l'ignorer", a-t-il
    poursuivi.
 
 
    Les instituts prvoient dsormais entre 1,4 % et 1,9 % d'augmentation
    du produit intrieur brut (PIB) cette anne, aprs une hausse de 2,5 %
    en 2007. En septembre 2007, les experts tablaient encore sur 2 %  2,5
    % de croissance en 2008.
 
    L'euro fort, la hausse du prix du ptrole, l'inflation,
    l'affaiblissement de la croissance mondiale et les incertitudes lies 
    la crise sur les marchs financiers pourraient freiner le dynamisme de
    la premire conomie de la zone euro.
 
    Pour autant, personne n'voque le scnario d'une rcession. En effet,
    plusieurs indicateurs restent favorables. Le chmage, qui n'a pas cess
    de baisser depuis 2006, va poursuivre sa dcrue en 2008, quoique  une
    cadence plus faible. Selon les principaux instituts de conjoncture, le
    nombre de demandeurs d'emploi devrait passer d'une moyenne de 3,8
    millions de personnes en 2007  moins de 3,5 millions en 2008.
 
    PRS DE 40 MILLIONS D'ACTIFS
 
    En octobre, le nombre d'actifs a atteint un chiffre record, avec 39,88
    millions de personnes, en donnes corriges des variations saisonnires
    (CVS). Autre signe positif, 16 branches sur 45 partent du principe que
    les entreprises vont crer des emplois en 2008, selon une tude de
    l'Institut d'conomie de Cologne (IW) publie le 28 dcembre 2007.
    Seuls six secteurs voquent des plans sociaux. Parmi les plus
    optimistes figurent la construction mcanique et l'lectronique.
 
    La consommation devrait aussi tre de retour outre-Rhin. La baisse du
    taux de la cotisation verse  l'assurance-chmage (de 4,2 %  3,3 %)
    conjugue  une hausse des revenus - plusieurs branches, comme la
    mtallurgie, ont dcid d'importantes augmentations de salaires -
    devrait inciter les Allemands  dpenser plus. La Socit de recherche
    applique  la consommation (GFK) prvoit une augmentation du pouvoir
    d'achat de 700 euros en moyenne et s'attend  ce que "la consommation
    prive devienne un pilier essentiel de la conjoncture en 2008".
 
    Les prvisions de l'Institut de macroconomie et de recherche
    conjoncturelle (IMK) vont dans le mme sens : le salaire net devrait
    augmenter de 0,5 % en 2008 aprs plusieurs annes de baisse ou de
    stagnation.
 
    En 2007, la hausse de la TVA de trois points en janvier et
    l'augmentation des prix de l'nergie et des denres alimentaires
    avaient incit les mnages  la prudence, faisant reculer leurs
    dpenses de 0,1 %  0,2 %. En 2008, l'inflation devrait se stabiliser 
    2 %, aprs avoir affich un taux moyen de 2,2 % en 2007, son niveau le
    plus lev depuis 1994.
 
    Enfin, l'assainissement des finances publiques se poursuit  la faveur
    de la croissance conomique. Selon le ministre des finances, Peer
    Steinbrck (SPD), le budget public (Etat fdral, rgions et communes)
    devait en effet revenir  l'quilibre ds 2007.
 
<article-nb="2008/01/02/19-7">
<filnamedate="20080102"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080102"><AAMMJJHH="2008010219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7">  Au moins trente personnes ont t tues et trente-huit autres blesss, mardi,  Bagdad, lorsqu&#38;#39;un kamikaze s&#38;#39;est fait exploser au milieu d&#38;#39;une foule assistant  des funrailles. Il s&#38;#39;agit de l&#38;#39;attentat le plus meurtrier depuis cinq mois dans la capitale irakienne
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7">   
    A u moins trente personnes ont t tues et trente-huit autres blesss,
    mardi 1^er janvier  Bagdad, lorsqu'un kamikaze s'est fait exploser au
    milieu d'une foule assistant  des funrailles, selon un bilan tabli
    par les autorits.
 
    L'attentat, le plus meurtrier  frapper depuis cinq mois la  capitale,
    a eu lieu dans le quartier de Zayouna lors des obsques d'un ancien
    officier chiite de l'arme. Selon la police, l'ancien officier avait
    succomb  des blessures subies dans un attentat  la voiture pige le
    28 dcembre dans un quartier majoritairement chiite de la capitale.
 
 
    Les attentats restent frquents  Bagdad, mme si les violences y ont
    considrablement diminu ces derniers mois grce notamment  un renfort
    de troupes   amricaines et  une accalmie dans les violences
    confessionnelles entre   sunnites et chiites. L'arme amricaine et les
    autorits irakiennes affirment que les   attaques ont diminu de 62 %
    depuis le mois de juin, en particulier  Bagdad, o   les forces
    amricaines ont lanc une vaste offensive en fvrier 2007.
 
    Au moins 568 Irakiens - civils, miliciens, policiers et soldats - ont
    t tus en dcembre dans des attaques et attentats, soit le bilan le
    plus bas depuis le mois de fvrier 2006, selon les chiffres obtenus par
    l'AFP auprs de trois ministres irakiens.
 
<article-nb="2008/01/02/19-8">
<filnamedate="20080102"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080102"><AAMMJJHH="2008010219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8">  Le zle dont il fait montre dans son actuelle campagne de &#38;#34;dtchangkachekisation&#38;#34; de Tawan n&#38;#39;est pas sans arrire-penses politiques et lectorales.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8">   
    E ntre les murs de marbre, la statue de bronze de Tchang Ka-chek est
    entoure de cerfs-volants multicolores. Sa garde d'honneur a disparu. A
    sa place, sur les murs, figure le rcit de la transition dmocratique
    suivie par Tawan dans les annes 1980-1990, avec les photos et les
    biographies de victimes de la dictature (le Gnralissime est mort en
    1975).
 
 
    L'ex-Mmorial Tchang Ka-chek, au centre de Tapeh, a t, mardi 1^er
    janvier, le lieu d'une mise en scne hautement mdiatise : le
    prsident tawanais, Chen Shui-bian, y inaugurait la premire
    exposition du nouveau Mmorial national de la dmocratie de Tawan,
    dclarant avoir "transform un mmorial qui avait t conu comme un
    temple au service du culte d'un dictateur autoritaire en un espace
    rserv au peuple de Tawan pour la rflexion, l'tude et l'exploration
    des liberts de la dmocratie et des droits de l'homme".
 
    Dbut dcembre 2007, les idogrammes gants qui dsignaient le Mmorial
    Tchang Ka-chek avaient dj t remplacs par ceux de "Place de la
    libert". Le titre de l'exposition,"Au revoir Tchang Ka-chek -
    Dmocratie anticommuniste et feuille de route pour Tawan", rsonne
    comme la devise de l'actuel prsident. Celui-ci fustige le principe d'
    "une seule Chine" voulu par Pkin et le parti d'opposition Kouomintang
    (KMT), pour se faire l'avocat, sinon de l'indpendance, du moins de
    l'accs de Tawan  une vritable souverainet.
 
    ARRIRE-PENSES LECTORALES
 
    Le mme jour, dans ses voeux tlviss  ses compatriotes, M. Chen,
    tout en se disant ouvert  toute proposition de Pkin "visant 
    maintenir la paix et la stabilit dans le dtroit de Tawan", a ritr
    son refus catgorique de toutes "prconditions" imposes par le pouvoir
    chinois. Il a aussi confirm son intention d'organiser un rfrendum
    sur l'entre de Tawan  l'ONU sous le nom de Tawan - l'le
    nationaliste ayant perdu son sige en 1971 sous l'appellation de
    Rpublique de Chine.
 
    Le zle dont il fait montre dans son actuelle campagne de
    "dtchangkachekisation" de Tawan n'est pas sans arrire-penses
    politiques et lectorales. Le Parti dmocrate progressiste (PDP) de M.
    Chen doit, en effet, affronter le KMT lors de lgislatives en janvier
    et prsidentielle en mars - le prsident sortant, qui a fait deux
    mandats, ne pouvant toutefois se reprsenter.
 
    Le dbat a pris un tour nouveau avec l'intervention de Demos Tchang, 29
    ans, arrire-petit-fils du Gnralissime, designer de son tat et
    figure du Tapeh moderne et branch. Le 26 dcembre 2007, il tenait une
    confrence de presse pour lancer son blog, dont le premier article
    porte sur ce thme. Il dit "comprendre et accepter, jusqu' un certain
    point, le mouvement de "dtchangkachekisation"". Mais il juge que
    c'est aujourd'hui un combat d'arrire-garde. Et il accuse le PDP et le
    KMT de "manipuler les lecteurs". Se proclamant tawanais, expliquant
    qu'il n'appartient pas au KMT et n'y rentrera jamais, le jeune blogueur
    en appelle  passer vite  une "re post-Tchang plus adapte 
    l'existence d'une civilisation dmocratique".
 
<article-nb="2008/01/02/19-9">
<filnamedate="20080102"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080102"><AAMMJJHH="2008010219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9">  Ils sont quinze  huit dmocrates et sept rpublicains   briguer l&#38;#39;investiture de leur parti en vue de l&#38;#39;lection prsidentielle amricaine du 4 novembre 2008. La course, qui commence le 3 janvier avec les caucus de l&#38;#39;Iowa, promet d&#38;#39;tre impitoyable : jamais, depuis quatre-vingts ans, le jeu n&#38;#39;est apparu aussi ouvert pour la dsignation des deux finalistes.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9">   
    A prs la "longue guerre" (contre le terrorisme), la "longue campagne".
    De mmoire rcente, jamais la priode prcdant l'lection
    prsidentielle aux Etats-Unis n'a t aussi tendue. Le phnomne
    s'explique par l'absence dans la course, pour la premire fois depuis
    quatre-vingts ans, d'un prsident ou d'un vice-prsident sortant. Le
    champ est totalement ouvert, aussi bien ct dmocrate que ct
    rpublicain.
 
 
    La prsidence Bush, qui laisse le camp rpublicain en dsarroi, a
    aiguis les apptits ct dmocrate. La perspective de voir leur
    candidat affronter une femme ou un Africain-Amricain rconforte les
    rpublicains, mais ils peinent  trouver le "mle blanc" idal Un an
    s'est coul entre l'entre en piste des principaux candidats et les
    "caucus" (votes aprs dbat) de l'Iowa, qui ouvrent, le 3 janvier, la
    saison des lections "primaires" dans les deux partis. Dans
    l'intervalle, le paysage politique a nettement volu. La guerre en
    Irak ne figure plus au premier rang des proccupations des lecteurs.
    Mme les dmocrates ont d reconnatre que l'envoi de renforts a permis
    de faire baisser la violence. Les Amricains n'ont pas chang d'opinion
    sur le fond 7 sur 10 continuent de penser que l'invasion tait une
    erreur , mais le nombre de personnes qui estiment que la situation va
    "plutt bien" a augment de 20points en huit mois. "L'Irak tait un
    chaudron bouillant. Il est pass  la catgorie cuisson  feu doux ,
    rsume Karlyn Bowman, du cercle de rflexion conservateur American
    Enterprise Institute. A part le gouverneur Bill Richardson, qui
    souhaite un retrait immdiat, personne ne s'est plaint de ce que l'Irak
    ne fasse mme plus l'objet d'une question dans le dernier dbat
    dmocrate. Pour les rpublicains, tout ce qui vite de rappeler l'Irak
    et George Bush aux lecteurs est pain bnit. John McCain, le seul
    candidat ayant fortement soutenu l'envoi de renforts, n'a pas profit
    de l'amlioration  Bagdad.
 
    L'conomie est revenue au premier plan des proccupations. La crise des
    emprunts dans l'immobilier a touch au cur le rve amricain : tre un
    jour propritaire. Pour l'instant, les sondages traduisent une
    inquitude plus nationale qu'individuelle : 60% des dmocrates et 79%
    des rpublicains disent ne pas tre inquiets pour leur propre
    situation, selon un sondage du Los Angeles Times. Et le prsident Bush
    est intervenu pour contenir les taux d'intrt et viter de laisser son
    parti souffrir d'un handicap supplmentaire dans la campagne. Mais la
    crainte de la rcession est l. L'conomie, plus que la guerre, la
    lutte antiterroriste ou la place de l'Amrique dans le monde, pourrait
    tre le facteur dterminant de l'lection de 2008.
 
    A qui profite cette volution? Globalement, aux dmocrates, qui avaient
    dj bas leur campagne sur les difficults de la classe moyenne et le
    sentiment d'un nombre croissant d'Amricains de "perdre du terrain" au
    profit d'une lite qui ne cesse de s'enrichir. Sur le plan individuel,
    le retour de l'conomie peut ventuellement bnficier, ct
    rpublicain,  Mike Huckabee, le pasteur baptiste surgi de l'Arkansas.
    Alors que Mitt Romney, le businessman et gouverneur mormon, peint un
    tableau trs rose de la croissance amricaine, tout  sa tentative
    d'incarner l'optimisme  la Reagan, M. Huckabee se positionne comme le
    candidat des petites gens. Le relatif effacement des thmes de scurit
    nationale peut jouer  l'encontre des candidats ayant surtout polic
    leur image d'homme ou de femme  poigne : Rudolph Giuliani, surnomm le
    "maire de l'Amrique" pour son rle  New York aprs les attentats du
    11 septembre 2001. Ou Hillary Clinton, qui a mis en avant son
    exprience les critiques disent "celle de son mari" dans le domaine de
    la politique trangre. Tous les deux taient au dpart les favoris des
    sondages. Ils ont vu leur cote dcliner au fil des mois. Selon les
    sondages, il est clair, en tout cas, que les lecteurs amricains
    veulent du changement.
 
    "Pour la premire fois, les Amricains ne croient plus que leurs
    enfants feront mieux qu'eux, explique Chuck Todd, directeur politique
    de NBC News : nous avons affaire  un pays dprim,  la recherche de
    changement et d'un peu d'optimisme." Ct dmocrate, la course s'est
    focalise sur cette problmatique. Le snateur africain-amricain
    Barack Obama, 46ans, s'est prsent comme le "candidat du changement".
    MmeClinton, comme celle qui serait prte  agir "ds le premier jour".
    Pour la candidate, le fait d'tre la seule femme parmi une vingtaine de
    prtendants vhiculait en soi un message de changement. Reste  voir
    s'il aura t suffisant pour contrebalancer le fait qu'elle a dj
    pass huit ans  la Maison Blanche comme First Lady et que le futur
    qu'elle fait miroiter est surtout un retour aux annes 1990 une
    dcennie, certes, de prosprit.
 
    Pendant des mois, la course a consist en un "rfrendum" sur M. Obama
    et son "inexprience" (il y a trois ans, il venait d'entrer au Snat).
    Patiemment, MmeClinton a construit son avance, au point d'tre
    couronne par les mdias comme la candidate "invitable". Il n'a pas
    fallu un mois pour que la reine Hillary, interroge sur le sujet
    qu'vitent soigneusement les dmocrates l'immigration tombe de son
    pidestal, sous les coups de ses adversaires et de la presse, qui l'a
    relgue aussi prcipitamment qu'elle l'avait sacre "La course est
    alors devenue un rfrendum sur elle", explique l'analyste de NBC.
 
    Rien ne sera jou  l'occasion des caucus de l'Iowa, ou des primaires
    du New Hampshire le 8 janvier. Les dmocrates ne seront probablement
    dpartags qu' l'issue du "super-mardi" du 5 fvrier, qui verra des
    primaires avoir lieu simultanment dans 22 Etats. Plus de la moiti des
    dlgus  la Convention nationale seront choisis pendant cette seule
    journe. Les rpublicains pourraient avoir  jouer les prolongations.
    Rudy Giuliani, qui n'a pratiquement pas fait campagne dans l'Iowa,
    attend que ses rivaux s'entre-dchirent  son profit (Mike Huckabee
    contre Mitt Romney dans l'Iowa; Mitt Romney contre John McCain dans le
    New Hamsphire). L'ancien maire de New York compte sur la Floride (le 29
    janvier) et sur la "super-primaire" (45% des dlgus en jeu) pour
    emporter la nomination. Mais il faudra peut-tre attendre le 4 mars et
    la dernire consultation importante, au Texas. Tout  leur souci de
    prserver leur rle de "faiseurs de rois", les mdias amricains
    attribuent une importance capitale au scrutin de l'Iowa. "Que Barack
    Obama devance Hillary Clinton de 2 000 voix, et il sera considr comme
    un tueur gigantesque", dcrit le critique mdias du Washington Post,
    Howard Kurtz. La caisse de rsonance est disproportionne. En 2004,
    seulement un quart des lecteurs dmocrates enregistrs avaient vot
    lors des primaires de l'Iowa.
 
<article-nb="2008/01/02/19-10">
<filnamedate="20080102"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080102"><AAMMJJHH="2008010219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10">  Depuis le 2 janvier, les vhicules les plus polluants doivent payer entre 2 et 10 euros par jour pour accder au centre-ville.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10">   
    D epuis mercredi 2 janvier, seuls les vhicules les moins polluants ont
    encore accs gratuitement au centre de Milan. Les autres doivent
    s'acquitter d'une redevance. Cette mesure s'appuie sur les dernires
    normes europennes en matire de pollution : ceux qui les respectent
    continueront d'entrer librement, les autres devront s'acquitter - du
    lundi au vendredi de 7 h 30  19 h 30 - d'un ticket bas sur la
    pollution dgage par leur vhicule.
 
 
 
 
           Mesures d'interdiction  Berlin, Cologne et
    Hanovre
 
 
 
    Les vhicules les plus polluants n'ont, depuis le 1^er janvier, plus
    accs aux centres de Berlin, Cologne et Hanovre. Cette mesure doit tre
    tendue, au cours de 2008,  une vingtaine de villes allemandes, dont
    Stuttgart et Munich. L'objectif est de bannir des grandes villes les
    voitures mettant trop de particules fines. Au total, 1,7 million de
    vhicules - principalement des diesels anciens - seraient concerns.
 
    Les autorits esprent ainsi convaincre les propritaires de vhicules
    anciens de les quiper de filtres  particules.
 
    Concrtement, toutes les voitures ou camions voulant accder aux zones
    concernes doivent arborer sur leur pare-brise une nouvelle vignette,
    de couleur verte, jaune ou rouge suivant leur degr de "propret". Les
    voitures considres comme trop polluantes ne peuvent obtenir aucune de
    ces vignettes et sont donc, de facto, interdites d'accs.
 
                                                              
 
 
 
    Les vhicules ont t diviss en cinq catgories. Les deux premires,
    bases sur les normes Euro 3 et Euro 4 pour l'essence (correspondant
    aux vhicules mis en service aprs 2000 et aprs 2005), sont exonres
    de page. C'est le cas galement des deux-roues, des transports en
    commun, des services publics, des transports de personnes handicapes
    ainsi que des vhicules lectriques ou fonctionnant au GPL. Les trois
    autres classes, c'est--dire les automobiles immatricules avant
    l'instauration de la norme Euro 3, ainsi que les poids lourds, devront
    payer.
 
    CAMRAS DE SURVEILLANCE
 
    Le tarif journalier varie de 2  10 euros, l'abonnement annuel de 50 
    250 euros. Les tickets sont disponibles dans les kiosques, les bureaux
    de tabac, les points d'information des transports publics ainsi que sur
    Internet. Des camras de surveillance ont t places aux 43 points
    d'accs au centre-ville. Les amendes pourront aller de 74  285 euros.
 
    C'est la premire tentative de ce genre en Italie. Officiellement, elle
    dmarre pour une phase exprimentale d'un an. Le but dclar du projet,
    cher  l'actuel maire de centre droit, Letizia Moratti, est de
    "dcourager l'usage des voitures et d'encourager les transports en
    commun", afin de "rduire le niveau de pollution d'au moins 10 % et
    certaines maladies pulmonaires de 30 %".
 
    Le maire avait fait du ticket d'entre au centre-ville son cheval de
    bataille lors de la dernire campagne lectorale. Les fonds recueillis
    avec l'Eco pass, comme a t baptis le ticket, et les amendes
    serviront  l'amlioration des transports publics.
 
    L'objectif est qu' terme, les Milanais laissent leurs voitures 
    l'extrieur de l'enceinte historique pour gagner le centre-ville 
    pied, en mtro ou en bus. Mais beaucoup de questions pratiques restent
    encore sans rponse. Les transports en commun pourront-ils rpondre 
    la demande, alors qu'aux yeux de la majorit des usagers, ils ne
    brillent gure par leur efficacit et la rgularit du service ? Et o
    tous ceux qui prfreront les bus ou le mtro au page gareront-ils
    leur vhicule ?
 
    Le nombre de places de parking  l'extrieur du centre historique est
    largement insuffisant. Et les communes de la ceinture milanaise
    craignent d'tre envahies par les voitures gares par les dizaines de
    milliers de banlieusards qui font quotidiennement le trajet vers le
    centre-ville. Elles pourront toujours suivre l'exemple de la
    municipalit de Sesto San Giovanni : celle-ci a annonc son intention
    de doubler le prix du ticket de stationnement  proximit des stations
    de mtro.
 
 
<article-nb="2008/01/02/19-11">
<filnamedate="20080102"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080102"><AAMMJJHH="2008010219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11">  La bourgade la plus proche est  plus de 200 km. Les neuf cents Indiens Kubenkokre, en pleine fort amazonienne, vivent au rythme du soleil. Mais ils cherchent  dvelopper des activits conomiques.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11">   
    S on arc en bandoulire, Njamr avance dans la fort. L'Indien
    Kubenkokre, du peuple Kayapo, traque un singe ou des oiseaux, proies
    faciles pour ses flches couronnes de plumes rouges. Les plus gros
    gibiers, chevreuil, sanglier, tapir, tatou, Njamr a l'habitude de les
    chasser  la carabine, et en groupe, pour ne pas perdre l'animal qui,
    bless, se sauverait. "Je prfre les flches parce que je n'en manque
    jamais,  la diffrence des cartouches, qu'on ne peut pas fabriquer
    nous-mmes", explique cet Indien robuste dans un bon Portugais.
    Aujourd'hui, Njamr est rentr  la tribu en chantant, un coati, sorte
    de raton laveur, sur l'paule.
 
 
    Njamr habite le bout du monde, ou presque. Son village se trouve 
    216 km de Guaranta do Norte, dans l'Etat du Mato Grosso. Pour rejoindre
    la bourgade, il faut une heure d'avion, quatre jours de cano  moteur
    ou dix jours de marche  travers la fort amazonienne. Cet loignement
    a prserv la vie traditionnelle des neuf cents Indiens Kubenkokre, qui
    habitent la rserve Mekragnotire, un territoire de 50 000 km2 aux
    confins de l'Etat du Para. L'lectricit, l'eau courante, le portable
    et Internet ne sont pas encore arrivs, la tribu vit au rythme du
    soleil.
 
    Disposes en cercle  l'ombre de manguiers, les quarante-cinq maisons
    au toit en paille et aux murs en torchis abritent de grandes familles
    pleines d'enfants. L'intrieur est sombre et sobre : entre les hamacs,
    quelques ustensiles de cuisine et des vtements. Ces Indiens ont
    abandonn la nudit de leurs anctres pour des shorts et tee-shirts,
    des robes et des tongs. Ils peignent encore leur corps, en noir et
    rouge. La tranquillit des lieux est maille de rires d'enfants, de
    cris de perroquets et de petits singes apprivoiss. Le quotidien tourne
    autour de la recherche de nourriture. Aux hommes la chasse et la pche,
    aux femmes la cueillette.
 
    Dans les clairires, les Indiennes, souvent charges du dernier-n,
    rcoltent du manioc, du mas, des bananes, des coeurs de palmier. Leurs
    paniers, ports sur le dos et quilibrs par une lanire passe sur le
    front, servent aussi au transport des bches. Nice Santana,
    l'infirmire du poste de sant maintenu par la fondation
    gouvernementale Funasa, admire leur courage : "Elles viennent souvent
    nous trouver pour soulager leurs douleurs lombaires."
 
    Les enfants jouent au foot avec des balles de tissus nous, nagent dans
    la rivire, s'entranent au tir  l'arc, loin du regard proccup d'un
    adulte. Ils vont aussi  l'cole. "Ils arrivent dj duqus, vifs et
    attentifs, souligne leur institutrice, Antonia Gimenes, une
    quadragnaire de Guaranta qui enseigne en portugais. En six ans, je
    n'ai jamais vu un lve se battre ou se disputer." Quatre Indiens de la
    tribu assurent des classes en kayapo, l'une des 180 langues orales qui
    ont survcu  la colonisation, aujourd'hui transcrite pour tre
    prserve. Les adultes frquentent aussi l'cole, pour tre
    alphabtiss et dcouvrir le Brsil et ses institutions. La nature est
    encore gnreuse, mais les Kubenkokre sentent que leurs ressources sont
    fragiles. "Avant, le gibier et les poissons taient abondants, mais le
    mercure des orpailleurs, qui s'aventurent encore sur nos terres, a tout
    chang, se dsolent les anciens. Les poissons sont plus rares."
 
    La civilisation se rapproche, et les relations, tablies pour la
    premire fois il y a quarante ans par un contact amical entre l'un des
    chefs kayapo, le cacique Bep'ti, et les clbres anthropologues
    Orlando et Claudio Villas Boas, ont modifi certaines moeurs. Le besoin
    d'argent s'est install pour satisfaire de petits, mais dsormais
    indispensables, achats : des hamacs (qu'ils ne tressent plus), des
    vtements, des perles, des savonnettes et des brosses  dents depuis
    que l'hygine est enseigne, des hameons, des cartouches, et mme du
    diesel pour le groupe lectrogne qui, certains soirs, alimente... un
    cran de tlvision raccord  un lecteur DVD. Sous le manguier, dans
    le silence de la nuit, les enfants se pressent au premier rang, les
    femmes et leurs bbs derrire, les hommes debout. Fascins par les
    images qui dfilent, ils dcouvrent le film d'pouvante Anaconda, les
    aventures d'un samoura, ou, plus apprci, un ancien documentaire sur
    les Kayapo.
 
    Au temps du chef Bep'kum, l'illusion du gain facile les avait incits 
    accepter des orpailleurs et des exploitants d'acajou sur le sol
    Mekragnotire. Ils ont travaill dur pour ces aventuriers. Mais les
    consquences nfastes de la cohabitation ont oblig les autorits
    brsiliennes  interdire ces commerces inquitables.
 
    L'incomprhension domine les changes entre ces deux mondes. Les
    Indiens ne comprennent pas l'interdiction qui frappe leur artisanat
    orn de plumes. Brasilia a sign la Convention sur le commerce
    international des espces menaces (Cites), qui interdit ce commerce,
    en ignorant les populations indignes. Les oiseaux aux magnifiques
    plumages, toucans et perroquets, sont capturs au moment des ftes
    rituelles pour confectionner les coiffes traditionnelles, les cocars.
    Ils ne sont pas toujours tus, ils peuvent vivre les ailes coupes. "On
    nous accuse de tuer les animaux sauvages, mais nous ne sommes pas des
    prdateurs, explique Kadjy-re, le chef charismatique des Kubenkokre.
    C'est pour nous alimenter et pour nos rituels, alors que les Kuben (les
    Blancs) dtruisent et polluent la fort. Sans la fort, nous ne
    pourrions plus chasser pour organiser nos ftes. La fort, c'est notre
    maison."
 
    Alors, le soir, dans l'obscurit de la Maison du guerrier, seule
    construction en dur au centre du village, les hommes, jeunes et vieux,
    se runissent et discutent, en fumant. Dans cette agora permanente, ils
    ont imagin des activits qui leur assureraient une certaine autonomie,
    en respectant la nature. Leur premier projet a t la production
    d'huile de noix du Brsil. Une huile rare, recherche par l'industrie
    cosmtique. Avec des fonds provenant notamment du Parti vert de
    Belgique, une fabrique artisanale a t difie  la lisire du
    village. Un pressoir et un filtre permettent de produire 50 litres par
    jour  la saison, en mars. Le cacique Ytumti dirige ce projet : "C'est
    une bonne occupation pour la tribu. Et des noix, il y en aura toujours.
    J'ai fait travailler 95 personnes."
 
<article-nb="2008/01/02/19-12">
<filnamedate="20080102"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080102"><AAMMJJHH="2008010219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12">  Les lections amricaines, les Jeux olympiques de Pkin, le nuclaire iranien et la lutte contre le rchauffement climatique : voici les grands chantiers de l&#38;#39;anne, tels que nous les prsentent la presse britannique et amricaine
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12">   
    A quoi ressemblera 2008 ? En ce dbut d'anne, la plupart des journaux
    s'essaient  prdire les vnements et personnalits qui marqueront les
    douze mois  venir. Daniel Franklin, rdacteur en chef de "The World
    in", hors-srie ralis depuis 1986 par The Economist (publi en
    France par Courrier international), revient, dans une tribune parue
    dans The Guardian, sur ce traditionnel exercice journalistique. Les
    tentatives de prvision, voire de prdiction, prennent gnralement
    trois formes, explique le journaliste.
    
    LES VNEMENTS CERTAINS
    Tout  d'abord, il y a les vnements qui se produiront  coup sr.
    Daniel   Franklin peut ainsi affirmer sans risque que l'lection
    prsidentielle amricaine occupera   les gros titres de la presse dans
    l'anne  venir. "La Chine fera   elle aussi la 'une' de nos journaux",
    et pas seulement  cause des Jeux olympiques de Pkin, mais parce
    qu'"avec le ralentissement de l'conomie amricaine, voire son
    ventuelle rcession, la Chine sera le pays qui contribuera le plus 
     la croissance mondiale".
 
 
    De mme, le Financial Times, qui se vante d'avoir prdit "avec
    succs les vnements de 2007", assure qu'en Russie le pouvoir effectif
    restera entre les mains de Vladimir Poutine, qui abandonnera le poste
    de prsident pour celui de premier ministre, "du fait de sa popularit"
    et d'un possible changement constitutionnel attribuant plus de pouvoir
     l'excutif. Le quotidien financier complte son tableau de 2008 en
    prcisant que "l'Iran ne sera pas en capacit de fabriquer l'arme
    nuclaire avant 2009 au plus tt", que l'Irak restera un pays
    "dsintgr"  moins d'un "rapprochement rgional entre l'Iran chiite
    et l'Arabie saoudite sunnite" et que dans la lutte contre le
    rchauffement climatique,"s'il y aura des progrs rels (...), chaque
    avance s'accompagnera de quelques pas en arrire".
 
    Plus anecdotique, 08 sera une anne lucrative pour 007, puisque
    James Bond   ftera les cent ans de la naissance de son crateur,
    Ian Fleming, et   qu'un livre et un film sortiront  cette occasion.
    Enfin, si les Chinois   fteront l'anne du rat, 2008 sera pour les
    Nations unies l'anne internationale de la pomme de terre.
 
    SPCULATIONS ET SURPRISES
 
    Dans   la deuxime catgorie de prdictions, Daniel Franklin range les
      vnements sur lesquels on ne peut que spculer, au risque de se
    tromper, comme le fait que la Chine soit le pays qui   remportera le
    plus de mdailles d'or aux Jeux ou qu'une femme accdera pour la
    premire   fois  la prsidence des Etats-Unis.
 
    Ce dernier pari est nanmoins fait par le Wall Street Journal et le
    Financial Times, pour qui "le candidat dmocrate (Hillary Clinton)
    va gagner l'lection, vu l'impopularit de l'administration Bush". M.
    Franklin prophtise une autre tendance pour l'anne 2008 : "Les
    Etats-Unis (quelle horreur !) (en franais dans le texte) dpasseront
    la France pour devenir les premiers consommateurs de vin au monde".
 
    Enfin, il y a les vnements imprvisibles : attaques terroristes,
    catastrophes naturelles, risques de pandmie, krachs boursiers...
    "Certains de ces vnements marqueront srement 2008, perturbant les
    scnarios les mieux prpars, conclut Daniel Franklin. Nous ne savons
    pas de quelle nature ils seront. Mais si nous le savions, le jeu des
    prvisions serait beaucoup moins drle".
 
    CONTRE LES EXPERTS EN PRDICTIONS
 
 
    Le jeu des prdictions ne provoque cependant pas l'enthousiame chez
    tous les journalistes. Dans un article au titre provocateur "Si vous
    voulez savoir ce qui se passera en 2008, les experts ne sauront pas
    vous le dire" paru dans The Independent, Dominic Lawson s'en prend
    aux prvisionnistes en tout genre sollicits par la presse  cette
    priode de l'anne. "Il y a quelques jours, rapporte l'ditorialiste
    britannique,   BBC Radio 4 a demand sparment  ses trois experts aux
    Etats-Unis de   prdire qui sera le prochain prsident des Etats-Unis.
    'Hillary   Clinton', a confi l'expert n 1. 'Barack Obama', a affirm
    avec autant   de conviction l'expert n 2. 'John McCain', a insist
    l'expert n 3 avec   la mme assurance !"
    
    Certains journaux vont plus loin, s'essayant  un exercice qui
    ressemble fort  de la science-fiction. Ainsi, le New York Times se
    souvient de son ditorial dat du 1^er janvier 1908, qui   envisageait
    New York et le monde tels qu'ils seraient... en 2008. Dans la mme
    optique, plusieurs   plumes ont t appeles pour imaginer le monde de
    2108.
 
    Ken Perlin,   professeur  la New York University, pense que chaque
    tre humain aura"un dispositif implant dans l'il (...) qui lui
    permettra d'avoir   toutes les informations qu'il dsire, sans faire
    d'effort". Moins   optimiste, le chorgraphe Bill T. Jones croit que
    l'on se rappellera de   2008 "comme du dernier ge heureux". D'ici 
    2108, l'humanit aura   perdu "la bataille du rchauffement climatique"
    et "une bombe atomique   aura explos", "les moins chanceux auront
    faim, certains seront handicaps, mais il y aura malgr tout quelques
    enclaves d'opulence".
 
    Si toutes ces prvisions ne sont pas  prendre au premier degr, leur
    utilit est d'laborer diffrents scnarios possibles pour l'avenir. A
    charge ensuite  chacun d'agir dans le prsent, pour, ventuellement,
    les contredire.
 
 
<article-nb="2008/01/02/19-13">
<filnamedate="20080102"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080102"><AAMMJJHH="2008010219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13">  L&#38;#39;attentat-suicide  la voiture pige visant le commissariat de  Naciria, dans la rgion de Boumerds, n&#38;#39;a pas t revendiqu. Il survient trois semaines aprs le double attentat d&#38;#39;Alger.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13">   
    U n attentat-suicide  la voiture pige contre le commissariat de
    Naciria, en Kabylie (Algrie), a tu quatre policiers et en a bless
    neuf autres, touchant aussi trois civils, mercredi 2 janvier, selon la
    radio publique. Un prcdent bilan du ministre de l'intrieur faisait
    tat de trois morts et sept blesss.
 
 
    L'attentat a t perptr  7 heures, dans cette ville de la rgion de
    Boumerds,  50 km  l'est d'Alger."Un kamikaze a fonc sur le
    commissariat au volant d'une voiture pige, causant des dgts
    importants  l'difice", a indiqu un tmoin, prcisant que la plupart
    des victimes taient des policiers, et voquant une vingtaine de
    blesss. Des dbris de la voiture pige une petite cylindre
    jonchaient le   sol aux alentours du commissariat, qui a t gravement
    endommag, et   d'un immeuble abritant des commerces. Le kamikaze a d
    forcer des   barrires de police pour accder au commissariat, selon
    ces tmoins. L'attaque n'avait pas t revendique en fin de matine.
 
    QUARTIER GNRAL
 
    La France a "condamn dans les termes les plus fermes l'attentat"  et
    "raffirm sa solidarit aux autorits algriennes dans leur lutte
    contre le terrorisme", a indiqu la porte-parole du ministre des
    affaires trangres, prsentant les condolances de la France "aux
    autorits algriennes ainsi qu'aux familles des victimes".
 
    La Kabylie demeure un foyer actif des groupes arms d'Al-Qaida au
    Maghreb islamique (ex-GSPC algrien) qui trouvent refuge dans ses
    montagnes et ses maquis enchevtrs. Le chef du mouvement, Abdelmalek
    Droukdel, alias Abou Mossab Abdelouadoud, y aurait son quartier
    gnral, selon les experts algriens de l'antiterrorisme.
    Le mouvement terroriste avait revendiqu les deux attentats-suicides 
    la voiture pige qui ont frapp Alger le 11 dcembre. Visant le
    Conseil constitutionnel et deux siges d'agences de l'ONU, ils avaient
    fait 41 morts, dont 17 employs de l'ONU, et des dizaines de blesss.
 
<article-nb="2008/01/02/19-14">
<filnamedate="20080102"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080102"><AAMMJJHH="2008010219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14">  La chane de tlvision a t accuse par le pouvoir de relayer des appels  l&#38;#39;insurrection en liaison avec des services russes.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14">   
    S a voiture lui sert de bureau provisoire, le temps de trouver un
    nouveau boulot. Gar sur Roustaveli, la principale artre de Tbilissi,
    Soso Barnabichvili ne prte pas attention aux enfants qui jettent des
    ptards dans les pieds des passants. Il est encore tout tourdi par
    l'audace de la dcision qu'il a prise le 26 dcembre 2007 avec cinq
    collgues de la chane Imedi, devenue pendant la campagne
    prsidentielle un concentr pur des tourments de la jeune dmocratie
    gorgienne. Une semaine avant le premier tour de l'lection prvu le 5
    janvier, le journaliste a dcid de claquer la porte, refusant d'tre
    l'otage de "jeux politiques" jugs malsains. Quelques heures plus tard,
    la direction de la chane prive dcidait de suspendre son antenne
    jusqu' nouvel ordre. Un sabordage en haute mer lectorale.
 
 
    Depuis deux mois, Imedi a vcu bien des tourments. Le 7 novembre, les
    forces spciales investissaient ses locaux et coupaient l'antenne, le
    jour mme o une manifestation contre le prsident Mikhal Saakachvili
    tait violemment disperse. Les autorits accusaient Imedi d'tre le
    porte-voix des appels  l'insurrection, orchestrs par son
    propritaire, l'homme d'affaires Badri Patarkatsichvili, en liaison
    avec les services russes.
 
    Pendant un mois, l'antenne est reste muette. "Nous avions ferm Imedi
    car il relayait les paroles de ceux qui voulaient renverser le rgime
    par des voies criminelles, explique David Bakradze, ministre de la
    rsolution des conflits et porte-parole de M. Saakachvili. Mais nous
    avions galement compris qu'il y aurait des doutes sur le pluralisme et
    la libert d'expression dans cette campagne lectorale si Imedi n'tait
    pas rouvert par la suite." Au terme d'une mdiation conduite par
    l'intellectuel polonais Adam Michnik, ce fut chose faite le 12
    dcembre.
 
    Mais un "kompromat" - un document compromettant, selon le vocable si
    pris dans la Russie des annes 1990 - a surgi et boulevers la donne
    politique. Diffuse sur la chane progouvernementale Roustavi 2, dans
    la soire du 25 dcembre, cette vido montrait un Badri
    Patarkatsichvili dcomplex, proposant 100 millions de dollars  un
    haut responsable du ministre de l'intrieur afin qu'il participe  son
    plan d'action, le 5 janvier. Une somme folle pour un vritable coup
    d'Etat : il s'agissait de prendre le contrle du ministre le jour du
    premier tour, de contester l'honntet du vote et de s'assurer de la
    bienveillance des forces de l'ordre  l'gard des manifestants,
    mobiliss contre le pouvoir.
 
    L'homme d'affaires a non seulement admis mais revendiqu cette
    proposition, la justifiant par son souci d'viter un bain de sang. Il a
    toutefois annonc le retrait de sa candidature  l'lection
    prsidentielle. "Tout ce que nous disions sur lui depuis des mois - ses
    liens avec le monde criminel, l'absence de toute valeur civique - a t
    confirm par cette vido", dit le dput Giga Bokeria, un des plus
    proches conseillers de Mikhal Saakachvili.
 
    "Pour nous,  Imedi, cette vido a t un moment-cl, reconnat le
    journaliste Soso Barnabichvili. Voyant que Patarkatsichvili voulait
    obtenir le pouvoir par des moyens illgaux, nous ne pouvions plus
    risquer d'tre utiliss." Mais ce dpart collectif n'a pas fait
    l'unanimit dans la profession. "J'ai t surpris par le choix de ces
    six personnes, elles auraient mieux fait de rester et d'enquter sur
    leur propritaire, dit Zviad Koridze, journaliste et membre d'un groupe
    de spcialistes charg d'analyser le traitement tlvis des lections,
    mis en place aprs la mdiation d'Adam Michnik. J'ai du mal  croire
    qu'elles n'ont dcouvert le vrai visage de Badri que le soir de la
    diffusion de la vido."
 
    La question de l'actionnariat d'Imedi demeure insoluble, alors que
    l'avenir de la chane semble incertain. Il se dit habituellement 
    Tbilissi qu'elle est la coproprit de M. Patarkatsichvili et de News
    Corp., le groupe de Rupert Murdoch. "En fait, 100 % des actions
    appartiennent  Badri, mais leur gestion revient  News Corp", assure
    Soso Barnabichvili.
 
    Aprs la diffusion de la vido accablante, la direction d'Imedi a
    demand - en vain - au milliardaire de cder ses parts. "Les relations
    entre News Corp et Patarkatsichvili sont opaques, affirme pour sa part
    David Bakradze, porte-parole de M. Saakachvili. Nous n'avons jamais
    trouv la moindre preuve que News Corp tait vraiment le propritaire
    des actions."
 
    Deux jours avant la diffusion de la vido fatale pour M.
    Patarkatsichvili, le Sunday Times britannique - proprit de Rupert
    Murdoch - publiait un article dans lequel le pouvoir gorgien tait
    accus, sur la base d'coutes sauvages, d'avoir engag un criminel
    tchtchne pour mettre fin aux jours du milliardaire. En Gorgie, la
    saison des "kompromaty" bat son plein.
 
