<FILE-date="2008/01/15/19">
<article-nb="2008/01/15/19-1">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-1">  Jacques Rocca-Serra annoncera mercredi qu&#38;#39;il se lance dans la bataille municipale aux cots de Jean-Claude Gaudin (UMP) dont il est dja l&#38;#39;adjoint. La surprise est faible, mme si la dception est grande du cot du MoDem et pour son candidat Jean-Luc Bennahmias.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-1">   
 
 
<article-nb="2008/01/15/19-2">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-2">  Le mouvement dmocrate (MoDem) prsid par Franois Bayrou prsentera des listes dans la plupart des villes aux lections municipales.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-2">      L e mouvement dmocrate (MoDem) prsid par Franois Bayrou prsentera
    des listes dans la plupart des villes aux lections municipales. D'ores
    et dj, prs de 400 ttes de liste ou chefs de file ont t investis
    dans les communes de plus de 10 000 habitants.
 
    Aprs les lections lgislatives de juin 2007, o l'UDF-MoDem avait
    prsent des candidats dans la quasi-totalit des circonscriptions, les
    municipales apportent la confirmation de la volont de M. Bayrou de
    faire merger une nouvelle force autonome dans le paysage politique
    franais.
 
 
 
 
           A Paris, M^m^e de Sarnez privilgie une
    alliance avec le PS
 
 
 
    Candidate du MoDem  la Mairie de Paris, Marielle de Sarnez a choisi :
    au deuxime tour des municipales, elle entamerait un rapprochement avec
    Bertrand Delano plutt qu'avec Franoise de Panafieu. Fustigeant "la
    dmagogie" et "l'opposition systmatique" de la candidate de l'UMP,
    elle a estim dans Le Journal du dimanche du 13 janvier qu'avec le
    maire (PS) de Paris, "nous avons montr qu'on pouvait discuter dans
    l'intrt gnral". Le mme jour  l'mission "Ripostes" sur France 5,
    M. Delano s'est flicit de "l'attitude constructive" de M^m^e de
    Sarnez et des lus MoDem. "Il leur arrive de voter pour mes projets",
    a-t-il apprci.
 
    "Nous n'avons pas vocation  tre une force d'appoint de l'UMP 
    Paris", assure Franois Flores, conseiller de Paris, ex-Verts, numro
    deux sur la liste MoDem dans le 18^e.
 
    Pour Jean Peyrelevade, candidat MoDem dans le 16^e, "tout candidat
    socialiste  la prsidentielle de 2012 n'a pas l'ombre d'une chance
    d'tre lu sans les voix du centre. La question pour lui sera de savoir
    quand et comment l'assumer".
 
                                                              
 
 
 
    Cette rupture ne va pas sans tiraillements et, mme, dsagrments.
    Comme aux lections lgislatives, la pression de l'UMP reste forte pour
    convaincre les lus centristes ou ceux qui aspirent  le devenir de
    choisir le camp de la "majorit prsidentielle" en leur assurant, si
    ncessaire, des places de choix.
 
    A Paris, Marielle de Sarnez, la chef de file du MoDem, a ainsi vu
    s'loigner Jean-Marie Cavada, dsign par l'UMP tte de liste dans le
    12^e arrondissement. A leur tour, quatre anciens candidats aux
    lgislatives de 2007 ont fait dfection, dbut janvier, dont la dpute
    europenne Claire Gibault et l'conomiste Christian Saint-Etienne, qui
    a rejoint dans le 5^e arrondissement la liste de son ancien adversaire,
    Jean Tiberi.
 
    La constitution des listes provoque aussi des tensions. Aux cts des
    anciens responsables de l'UDF, se pressent de nouvelles gnrations
    d'adhrents venus d'horizons divers, notamment des rangs cologistes.
    Tant la composition des listes que les thmatiques mises en avant
    refltent cette volution. L aussi, la rupture peut parfois avoir un
    got amer. Ainsi, Didier Bariani, l'ancien prsident du groupe UDF du
    Conseil de Paris, a-t-il t "sauv" de justesse pour conduire la liste
    du MoDem dans le 20^e arrondissement. "Le dveloppement durable, c'est
    aussi la prservation des espces en voie de disparition", plaisante
    celui qui participa  la cration de l'UDF en 1978.
 
    "MAINS DANS LE CAMBOUIS"
 
    Lyon reste un cas emblmatique de ces dchirements. Les nouveaux
    adhrents, ceux qui sont attachs  l'affirmation de l'autonomie du
    MoDem, poussent  la formation d'une liste. La plupart d'entre eux
    cartent l'hypothse d'un soutien ou, a fortiori, d'un ralliement  la
    liste de droite conduite par Dominique Perben. Le "patron" de la
    fdration du Rhne, Michel Mercier, prsident du conseil gnral, ne
    veut pas, lui, perdre de vue les lections cantonales qui auront lieu
    en mme temps. Il entend tout mettre en oeuvre pour sauver les siges
    de ses conseillers gnraux en prparant une entente avec l'UMP.
 
    Lors de ses voeux, M. Bayrou a indiqu qu'il mettrait tout son poids
    dans la balance pour qu'une liste autonome, conduite par Christophe
    Geourjon, dfende jusqu'au bout les couleurs du MoDem. Les partisans de
    l'indpendance, conduits par Eric Lafont, craignent que M. Geourjon,
    proche de M. Mercier, ne retire la liste au dernier moment. "Il y en a
    marre, s'nerve le snateur. Un parti, c'est fait pour avoir des lus,
    qui mettent les mains dans le cambouis." Il indique, afin de lever
    l'accusation qui lui est faite de "rouler" pour son propre compte,
    qu'il ne briguera pas un nouveau mandat  la prsidence du conseil
    gnral du Rhne.
 
 
<article-nb="2008/01/15/19-3">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-3">  Sept mois aprs la formation de ce tandem inattendu, des dissonances se font jour et montrent que leur collaboration n&#38;#39;est pas qu&#38;#39;une alle de roses.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-3">      "C 'est un beau mariage, mme s'il y aura sans doute, comme dans tous
    les mariages, de petites disputes." Tout juste nomme secrtaire d'Etat
     la politique de la ville, Fadela Amara souriait, en cette journe de
    juin 2007, du couple improbable qu'elle allait former avec Christine
    Boutin, la ministre du logement et de la ville. Celle-ci, catholique
    fervente, fondatrice de l'Alliance pour les droits de la vie pour qui
    l'avortement est un geste "eugniste et inhumain", grie de la droite
    sociale, tait invite, par la grce d'une dcision prsidentielle, 
    travailler avec la premire, militante socialiste de longue date,
    fministe engage contre "toutes les formes d'intgrisme et
    d'obscurantisme".
 
 
    Une chose est sre, ces deux-l ne se sont pas choisies. "Fadela Amara
    m'a t impose comme secrtaire d'Etat, assurait la ministre du
    logement et de la ville, Christine Boutin,  Paris Match le 10 janvier.
    Les dix premires secondes de stupeur passes, j'ai dit : Je veux que
    a marche ." Alors, de leurs diffrences, les deux femmes ont pens
    pouvoir faire une force : l'une apportant  64ans sa matrise des
    arcanes du pouvoir politique; l'autre, vingt ans plus jeune, amenant sa
    connaissance intime des quartiers.
 
    Sept mois aprs la formation de ce tandem inattendu, des dissonances se
    font jour et montrent que leur collaboration n'est pas qu'une alle de
    roses. Quelques jours aprs l'annonce par Nicolas Sarkozy du report du
    plan banlieues, dont l'laboration a t confie  Fadela Amara,
    Christine Boutin annonait, dans La Croix du 14 janvier, qu'elle ne
    "croit pas en un plan uniquement centr sur les banlieues", mais en une
    politique de la ville plus globale.
 
    "Meilleures intentions" Mme Boutin a eu beau assurer qu'elle "n'a aucun
    problme avec Fadela, qu'elle aime beaucoup", le mal tait fait et
    d'aucuns y ont vu la marque d'une volont, de la part de la ministre de
    tutelle, de reprendre en main un dossier qui n'avanait pas dans le
    sens qu'elle souhaitait.
 
    Depuis, les deux cabinets se sont employs  prouver que tout allait
    bien. La preuve? Les deux membres du gouvernement ont prvu de
    prsenter leurs vux  la presse en commun, et la ministre du logement
    sera bien prsente le 22 janvier,  Vaulx-en-Velin, pour dbattre des
    grands axes du plan et entendre la restitution des dbats organiss
    dans quelque 300villes de France au mois d'octobre et novembre 2007.
 
    Cette cacophonie apparente est une illustration des difficults
    rencontres par les deux femmes et par leurs quipes respectives pour
    travailler de concert. Selon plusieurs sources, les rapports entre les
    deux cabinets sont domins par la mfiance. Moins expriment, plus
    jeune, un peu "bricolo", le staff de la secrtaire d'Etat est nanmoins
    jaloux de son primtre. "Ce n'est jamais agrable d'avoir une ministre
    de tutelle, indique un conseiller de MmeBoutin, mais la ministre a
    besoin de savoir comment le travail avance et doit pouvoir dire ce
    qu'elle en pense. Il est tout de mme hallucinant que la ministre du
    logement et de la ville doive se justifier de parler de politique de la
    ville." Parfois, la dissonance est une affaire de forme : "Fadela ne
    s'encombre pas toujours de ce qui est pour nous le b.a.-ba du protocole
    ou de la prsance; elle peut aussi annuler  la dernire minute un
    rendez-vous avec la ministre, dit-on dans l'entourage de Mme Boutin.
    Mais ce n'est pas grave, on en sourit, sauf quand elle ne joue pas le
    jeu. Par exemple, lorsqu'elle s'occupe davantage des camras que du
    ministre venu la soutenir lors d'un dplacement." Les dsaccords sont
    parfois plus profonds : sur la question du zonage, la secrtaire d'Etat
    avait ainsi expliqu, fin 2007, lors de l'examen du projet de loi de
    finances 2008  l'Assemble, qu'il pourrait tre pertinent d'tablir un
    code couleur (" rouge, orange et jaune, par exemple") afin de
    concentrer les crdits sur les quartiers les plus prioritaires.
    Christine Boutin, quant  elle, a toujours martel ses doutes vis--vis
    d'un ciblage des quartiers sensibles. "N'avons-nous pas,
    s'interrogeait-elle, lundi 14 janvier, dans un discours consacr  la
    politique de la ville, avec les meilleures intentions du monde, enferm
    les quartiers, tous les quartiers, sur eux-mmes?" Au-del de leurs
    changes, les deux femmes savent que l'arbitrage viendra, in fine, de
    l'Elyse.
 
<article-nb="2008/01/15/19-4">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-4">  A deux mois des lections municipales, la droite lance la bataille des centres-villes. Et pour l&#38;#39;occasion, c&#38;#39;est Christine Boutin qui est monte  l&#38;#39;assaut.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-4">      A deux mois des lections municipales, la droite lance la bataille des
    centres-villes. Et pour l'occasion, c'est Christine Boutin qui est
    monte  l'assaut. Quitte  bousculer au passage sa secrtaire d'Etat,
    Fadela Amara, en charge des banlieues. Lundi 14 janvier, la ministre du
    logement et de la ville a commenc par dclarer  La Croix qu'elle ne
    croyait pas "en un plan banlieue mais en une rponse beaucoup plus
    globale d'une nouvelle politique de la ville". Elle promettait aux lus
    de "vouloir les aider"  rnover leur cur de cit. Et annonait un
    "plan de rnovation des quartiers anciens les plus dgrads des villes
    moyennes ou grandes".
 
 
    L'exemple est venu du haut. Annonant son intention de s'engager dans
    la bataille des municipales, focalisant son attention sur Paris
    administre par le socialiste Bertrand Delano, le prsident de la
    Rpublique a souhait le 8 janvier placer sa rflexion sous le signe de
    l'urbanisme, de l'architecture, "de la sociabilit, de la convivialit,
    de la qualit de vie et de la place de l'homme dans la ville".
 
    Cette attention porte aux centres-villes intervient alors que le
    scrutin municipal pose  l'UMP une quation dlicate. La droite qui
    avait gagn de nombreuses villes moyennes en 2001 se doit de ne pas en
    perdre trop. Conserver Bordeaux Quant aux grandes villes, elles sont un
    terrain dangereux pour l'UMP : Sgolne Royal y a ralis de bons
    scores  l'lection prsidentielle et Franois Bayrou y a enregistr
    des perces,  l'instar de Bordeaux, la ville d'Alain Jupp. Cette
    dernire ville est  prserver. La reconqute de Lyon sur la gauche
    serait un trophe permettant de masquer des reculs ailleurs.
 
    Du coup, les populations des centres-villes ont pris une importance
    stratgique. Pour Dominique Paill, secrtaire gnral adjoint de
    l'UMP, il est clair que "le gouvernement doit aussi s'occuper des
    milliers de Franais qui vivent dans les centres-villes". Tout en
    assurant : "Le plan banlieue est un engagement du gouvernement, et il
    sera tenu. Christine Boutin et Fadela Amara ont raison toutes les
    deux."
 
    Bruno Bourg-Broc, maire (UMP) de Chlons-en-Champagne (Marne) et
    prsident de la Fdration des maires de villes moyennes approuve les
    propos de Mme Boutin. "A trop concentrer son intervention sur les
    banlieues, on en viendrait  oublier qu'il existe de la misre urbaine
    dans les centres-villes, dit-il. Je suis totalement d'accord avec
    Christine Boutin. La pauvret urbaine ne se rsume pas  la banlieue.
    La ville, c'est l'addition de quartiers diffrents. Il faut que la
    mixit sociale soit une ralit partout."
 
    Directeur de recherches au Cevipof, le sociologue Jean Viard, analyse
    la querelle Boutin-Amara comme une rpartition des rles. "A une
    certaine poque, Nicolas Sarkozy a tout fait pour rcuprer le vote de
    la deuxime gnration du Maghreb. Aujourd'hui, il a un peu fait une
    croix dessus, parce qu'il s'est rendu compte que les quartiers taient
    ancrs  gauche. Dsormais la bataille se livre dans les villes
    prfectures ou dans les villes tudiantes." Selon cette analyse, Paris
    serait perdue pour la droite.
 
    D'o le projet du grand Paris, avanc par M. Sarkozy, qui viserait 
    diluer la capitale dans son environnement. Pour M. Viard, "les villes
    traditionnelles accumulent des bourgeois urbains et des tudiants,
    lesquels ont pris l'habitude de ne pas voter chez leurs parents, mais
    sur leur lieu d'tudes. Ils ont une culture urbaine, sont mobiles et
    votent plutt  gauche." A l'inverse, "l'lectorat de droite a deux
    composantes : d'une part les non-actifs, c'est--dire les retraits et
    les femmes au foyer, et d'autre part le petit patronat. Ces deux
    catgories fuient les curs de ville".
 
    A gauche, Pierre Bourguignon, prsident (PS) de l'association des
    maires Ville et banlieue de France, dnonce "l'incohrence" du
    gouvernement : "C'est du baratin d'opposer les quartiers et les
    centres-villes". Pour Michel Destot, maire PS de Grenoble, "les
    quartiers prioritaires ne sont pas forcment dans les banlieues. Mais
    je crains que le discours de Christine Boutin ne dissimule une position
    ractionnaire, qui consiste, au nom de rquilibrage,  ne plus
    s'occuper de banlieue."
 
<article-nb="2008/01/15/19-5">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-5">  Parmi les vingt ttes de liste du MoDem dans la capitale figurent l&#38;#39;ancienne ministre Corinne Lepage, l&#38;#39;ex-prsident du Crdit lyonnais Jean Peyrelevade, dans le 16e, ou encore le journaliste et crivain Philippe Meyer, dans le 5e.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-5">      "L utter contre la fracture parisienne." C'est avec ce projet que
    Marielle de Sarnez, candidate du Mouvement dmocrate  la Mairie de
    Paris, a prsent les vingt ttes de liste aux municipales. Cette
    "fracture sociologique, gographique, politique, lectorale", existe
    aussi bien entre l'est et l'ouest de la capitale, qu'entre Paris et sa
    banlieue, a soulign M^me de Sarnez, lundi 14 janvier.
 
 
    La conseillre de Paris, qui conduira elle-mme une liste dans le 14^e
    arrondissement, dont elle est lue, a raffirm son soutien au projet
    de "Grand Paris" et  la cration d'une "continuit urbaine entre Paris
    et sa banlieue".
 
    Mais "la meilleure faon d'y parvenir n'est pas de planter des tours de
    logements le long du priphrique", a-t-elle mis en garde. "Mme si une
    ville doit bouger", "des gestes architecturaux forts ne sont pas
    forcment des tours totems de 250 mtres", a jug la dpute
    europenne, alors que le maire PS de Paris, Bertrand Delano, tudie la
    possibilit de construire au-del de 37 mtres de hauteur, plafond fix
    par l'actuel plan local d'urbanisme (PLU).
 
    "Pour moi, contrairement  l'UMP, au prsident de la Rpublique et au
    PS, les lections municipales ne sont pas un enjeu de politique
    nationale, partisane. Elles sont un enjeu de politique locale", a
    soulign M^me de Sarnez, qui doit prsenter son projet pour Paris
    "avant la fin janvier".
 
    Lors des scrutins des 9 et 16 mars, le parti centriste espre faire
    fructifier les 20,7 % des voix obtenues  Paris par Franois Bayrou 
     l'lection prsidentielle et les 12,02 % recueillis aux lgislatives
    un   score bien suprieur aux 7,6 % remports par le parti centriste au
    niveau   national.
 
<article-nb="2008/01/15/19-6">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-6">  Tous les jeudis, Le Monde.fr reoit en &#38;#34;chat&#38;#34; une femme ou un homme politique. Dbat en direct avec Martine Aubry, maire socialiste de Lille candidate  sa rlection, jeudi 17 janvier 2008  13 heures.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-6">   
 
 
<article-nb="2008/01/15/19-7">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-7">  Devant la librairie du centre-ville de Saint-Brieuc (Ctes-d&#38;#39;Armor) o elle tient une sance de signatures, il y a foule.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-7">      D evant la librairie du centre-ville de Saint-Brieuc (Ctes-d'Armor) o
    elle tient une sance de signatures, il y a foule. Un exemplaire
    ddicac de Ma plus belle histoire, c'est vous (Grasset) sous le bras,
    Flix Le Me, 81 ans, est encore sous le charme. "L'anne dernire,
    assure-t-il, c'est Sgolne Royal qui m'a fait adhrer au Parti
    socialiste : lorsqu'on la voyait,  la tl, tenir ses meetings, on
    sentait que ce qu'elle disait venait du coeur." Un peu plus tard, ce
    samedi 12 janvier, la salle o la fdration socialiste des
    Ctes-d'Armor,  majorit "hollandaise", a invit Danielle Bousquet,
    dpute et candidate  la mairie,  venir prsenter ses voeux en
    compagnie de son invite, est tout aussi bonde.
 
 
    Dans cette ville de longue tradition socialiste mais perdue par la
    gauche en 2001, l'ex-candidate  l'lection prsidentielle a rassembl
    58 % des voix au second tour. Pour sa premire contribution  la
    campagne du PS pour les lections municipales, M^me Royal est en
    terrain conquis. L'assistance est rsolument "sgoltre". Adhrent au
    PS et membre de l'association locale Dsirs d'avenir - "actuellement
    plus ou moins en sommeil", admet-il -, Andr Le Rondeau, 63 ans, ancien
    grant de socit, compte sur l'ex-candidate pour "jouer collectif et
    faire en sorte que tout ce qu'elle a fait pour le PS ne soit pas
    perdu". Rceptionniste dans un htel, Katell Philippe, 33 ans, indique
    avoir "pris la carte du PS pour contribuer  la dsignation de M^me
    Royal  la prsidentielle".
 
    "COMPORTEMENTS PUDIQUES"
 
    Pas mcontente de pouvoir rpliquer au prsident de la Rpublique le
    jour mme o il lance  Paris la campagne municipale de la majorit
    devant le Conseil national de l'UMP, M^me Royal monte  la tribune.
    Attache  reconqurir son statut de rivale en titre de Nicolas
    Sarkozy, elle le critique sans mnagement, le jugeant "dsinvolte",
    "exhibitionniste", adepte de "la provocation" et coupable d'taler un
    train de vie "de milliardaire". M^me Royal veut lui opposer " la France
    authentique, une Rpublique simple, des comportements pudiques, des
    rformes vraies, justes, stables et durables". Au chef de l'Etat, qui
    entend "politiser" les scrutins municipal et cantonal, elle propose de
    "rpondre dans les urnes".
 
    Dans le train qui l'emmne ensuite vers Paris, Sgolne Royal s'vertue
     esquiver les questions qui lui sont poses sur la controverse apparue
    au PS autour de la ratification du trait europen. Elle vite aussi de
    dtailler "les tapes" qu'elle entend franchir pour succder  Franois
    Hollande et de prciser quels seront les reprsentants de "la
    gnration montante" de responsables socialistes qu'elle entend
    "pousser".
 
    M^me Royal dit tre sollicite par de trs nombreux candidats aux
    municipales et se prpare  multiplier les dplacements. Autant
    d'occasions de se poser en leader potentiel d'un Parti socialiste qui,
    toutefois, ne semble pas encore avoir la tte aux grandes manoeuvres de
    congrs. "Les militants s'inquitent, ils se demandent o va le PS
    mais, pour l'heure, ils sont focaliss sur les lections", assure
    Michel Morin, premier secrtaire fdral des Ctes-d'Armor. Et pour
    cause. "Compte tenu de la nature du parti, c'est son existence mme qui
    sera pose si nous perdons les municipales", prvient-il.
 
<article-nb="2008/01/15/19-8">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-8">  Logement, transports, Paris-Mtropole : le maire de la capitale a dvoil, dimanche 13 janvier, les grandes lignes de son &#38;#34;contrat dmocratique&#38;#34; pour la prochaine mandature.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-8">      B ertrand Delano a profit de la prsentation de son programme pour
    les municipales, dimanche 13 janvier, dans un caf branch du 3^e
    arrondissement, pour rpondre  Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat
    s'tait engag, le 8 janvier,  s'impliquer "personnellement" dans la
    cration du "Grand Paris", estimant que "la modernit urbaine" tait un
    chantier de sa "politique de civilisation".
 
 
    Le maire PS de la capitale a utilis l'expression "enjeu de
    civilisation" pour qualifier les grandes priorits de son "contrat
    dmocratique" pour la prochaine mandature. Face  "l'interventionnisme"
    de M. Sarkozy, selon un proche de M. Delano, le candidat du PS a
    propos aux Parisiens d'lire "un maire libre" de "toute influence" par
    rapport " un parti politique", "libre de toutes les dpendances
    vis--vis de l'Etat". Ce que ne serait pas, a-t-il ainsi suggr, son
    adversaire UMP, Franoise de Panafieu, si elle tait lue  la Mairie
    de Paris.
 
    Logement. L'effort en faveur du logement est le premier des "dfis
    prioritaires" que M. Delano s'apprte  relever s'il est reconduit
    lors des lections du mois de mars. Il s'engage  financer 40 000
    logements sociaux entre 2008 et 2014 contre 30 000 durant les sept ans
    couls. Un tiers du total sera destin aux classes moyennes. M^me de
    Panafieu ne propose que "7 800 logements sociaux", a soulign M.
    Delano.
 
    Ce dernier a voqu un autre "point de clivage" avec la candidate de
    l'UMP en assurant qu'il ne voulait "surtout pas vendre" une partie du
    parc HLM. Le maire de Paris souhaite pour sa part encourager les
    locataires  librer les logements sociaux - dont le taux de rotation
    est frein par la flambe de l'immobilier - en crant un "nouveau prt
     taux zro" pour favoriser l'achat d'appartements privs. Il promet de
    doubler le nombre de personnes bnficiant actuellement d'une aide au
    logement finance par la Ville. M. Delano "vise" la construction de 27
    000 logements neufs entre 2008 et 2014, dont la moiti dans le parc
    social.
 
    Paris-Mtropole. La crise du logement  Paris ne pourra se rsoudre 
    l'chelle de la capitale, reconnat M. Delano. Il propose la cration
    de Paris-Mtropole, qu'il distingue du "Grand Paris" souhait par M.
    Sarkozy et l'UMP. Cette "structure de coopration intercommunale" 
    l'chelle de Paris et des trois dpartements limitrophes, qui
    regrouperait 6 millions d'habitants, sera "un lieu de dcision" en
    matire de logement, de transports et de dveloppement conomique.
 
    Transports. M. Delano propose d'ici  2009 la cration d'un systme de
    location de voitures en libre service sur le modle de Vlib'. Baptis
    "Autolib'", il comprendrait une flotte de 2 000 vhicules lectriques
    ou hybrides et serait "mis en place en concertation avec les communes
    voisines". Le maire de Paris s'engage  crer des parcs de
    stationnement "rsidentiels", rservs aux habitants des quartiers. Il
    entend "doubler" les places de stationnement pour les deux-roues et les
    vlos. Il propose une aide financire de la Ville pour acheter des
    deux-roues lectriques et souhaite qu'ils puissent circuler dans les
    couloirs de bus. Il s'engage  crer 300 bornes de recharge lectrique
    gratuite pour les voitures et 200 km de pistes cyclables.
 
    Enfin, il souhaite la cration d'un "titre intgral de mobilit" qui
    permettra d'emprunter "indiffremment" les transports en commun, les
    taxis, Autolib'et Vlib'. Cette dcision relve toutefois du Syndicat
    des transports d'Ile-de-France (STIF). Paris soutiendra
    "financirement" le projet de mtro en rocade autour de Paris, dfendu
    par M. Sarkozy et l'UMP. M. Delano se fixe pour objectif le
    prolongement du tramway jusqu' la porte d'Asnires. Mais il dplore
    que l'Etat refuse de cofinancer son extension.
 
    Tours. Alors que M. Sarkozy se dit favorable  la construction de
    gratte-ciel  Paris, M. Delano a assur que l'UMP tait responsable du
    retard en la matire. En 2003, les lus parisiens de l'UMP se sont
    opposs, en conseil de Paris, au dpassement du plafond des hauteurs
    fix  37 mtres. M. Delano s'engage  mener "le dbat ncessaire"
    pour qu'il soit possible de modifier les rgles d'urbanisme afin de
    construire des immeubles d'habitation d'"un peu plus de quinze tages".
    Il entend rserver des immeubles "beaucoup plus hauts" pour des
    quipements publics et des bureaux "aux abords du priphrique".
 
    Innovation. Rpondant aux critiques de M. Sarkozy sur la perte
    d'"attractivit" conomique de Paris, M. Delano s'est engag 
    consacrer "1 milliard d'euros" dans son prochain mandat  la rnovation
    des universits,  la recherche,  la cration de ppinires
    d'entreprises. Paris doit devenir "le leader mondial de l'quipement en
    haut dbit".
 
    Crches. M. Delano s'est engag  crer 4 500 nouvelles places de
    crches, qui s'ajouteront aux 5 816 ouvertes depuis 2001.
 
<article-nb="2008/01/15/19-9">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-9">  Un systme bicphale introduit en 2000 administre le Grand Londres.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-9">      U n systme bicphale introduit en 2000 administre le Grand Londres.
    D'une part, le Greater London Authority (GLA), constitu du maire
    choisi au suffrage universel et d'une assemble lue de vingt-cinq
    membres, assume  l'chelle de la capitale de larges responsabilits en
    matire de transports, de police, d'environnement, de dveloppement
    conomique et de planification.
 
 
    De l'autre, les 32 conseils municipaux de quartier (boroughs)
    autonomes, lus, disposant de leur propre budget, sont chargs de la
    gestion locale. Il faut ajouter la City, le centre financier, qui
    dispose de son propre lord-maire aux fonctions, essentiellement, de
    reprsentation.
 
    Professeur de politique municipale  la London School of Economics,
    Tony Travers a particip  l'laboration du mode de gestion de la
    ville. "Fond sur un compromis entre la dmocratie  la base et la
    ncessit d'une autorit centrale planificatrice et coordinatrice, le
    modle fonctionne plutt bien en dpit d'imperfections", dit-il. A
    l'couter, si le mode de gouvernement de la capitale est inspir de New
    York, l'exemple parisien a aussi t pris en compte, en particulier
    pour le statut de son maire.
 
    Le fonctionnement de cette capitale de 7,5 millions d'habitants,
    regroups sur 1 500 km^2, repose sur le rseau de paroisses amalgames
    au fur et  mesure du dveloppement de Londres. En 1965 a t cr le
    Greater London Council (GLC), l'anctre du GLA. Mais, exaspre par une
    assemble et un prsident - Ken Livingstone, dit "Ken le Rouge" - qui,
    dans les annes 1970, avaient t le bastion et le reprsentant de
    l'extrme gauche, Margaret Thatcher a aboli en 1986 les institutions
    qui gouvernaient la capitale.
 
    "RGION MASTODONTE"
 
    Face aux dfis logistiques provoqus par l'expansion de la mtropole,
    Tony Blair a rtabli l'autorit lue en crant le GLA. Mais
    contrairement  la volont de Downing Street, Ken Livingstone a t lu
    le premier maire de Londres. Rlu en 2004, il se prsente  un
    troisime mandat cette anne pour, dit-il, mener  terme la candidature
    de Londres aux Jeux olympiques de 2012.
 
    Malgr cette russite, Tony Travers discerne trois lacunes importantes.
    Londres est d'abord coupe de sa zone d'influence. La ville est au
    coeur d'une immense conurbation couvrant, au-del des 32 conseils, la
    partie la plus peuple d'au moins six comts. Ce Sud-Est prospre
    regroupe 33 % de la population du royaume et 40 % de son produit
    national brut (PNB). "Aucun gouvernement n'est prt  crer une rgion
    mastodonte, mme dans le cadre d'une dcentralisation anglaise",
    souligne M. Travers.
 
    Ainsi, le grand chantier du "corridor de la Tamise", l'ambitieux projet
    d'urbanisme sur 50 km entre l'agglomration et l'estuaire de la Tamise,
    destin  rquilibrer vers l'Est l'expansion londonienne, bute sur
    l'clatement des responsabilits.
 
    Autre cueil, ce que Tony Travers appelle "l'incapacit viscrale des
    Anglo-Saxons  mobiliser les ressources, prives comme publiques, pour
    financer les infrastructures ncessaires  une mtropole de cette
    taille, comme le montre la saturation des transports". Preuve de ces
    dysfonctionnements, la qualit de vie  Londres, la ville la plus chre
    du Royaume-Uni, reste toujours infrieure  celle de la plupart des
    grandes mtropoles europennes.
 
    Dernire critique, le gouvernement central conserve d'importantes
    comptences transversales. Si le Greater London Authority fixe son
    budget (11 milliards de livres l'an dernier, soit prs de 15 milliards
    d'euros), 60  70 % de ses ressources proviennent du Trsor. Par
    ailleurs, la libert des bourgs de dterminer l'impt local est limite
    par le plafond de taxation dfini par l'Etat. Les ministres comptents
    ont donc leur mot  dire sur tous les grands projets d'amnagement, 
    l'exemple de Crossrail, le futur rseau ferroviaire express rgional,
    ou du nouveau terminal Eurostar de Saint-Pancras.
 
<article-nb="2008/01/15/19-10">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-10">  L&#38;#39;UMP a lanc, samedi 12 janvier, sa campagne pour des lections municipales leves au rang de &#38;#34;test national&#38;#34; par le prsident de la Rpublique. Invit d&#38;#39;honneur, l&#38;#39;ancien premier ministre britannique Tony Blair a ravi la vedette  Nicolas Sarkozy.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-10">   
 
 
