<FILE-date="2008/01/15/19">
<article-nb="2008/01/15/19-1">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1">  Dans un entretien au Monde.fr, Louis Schweitzer, prsident de la Halde, explique pourquoi cette institution juge que certaines dispositions de la loi sur l&#38;#39;immigration sont discriminatoires.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-1">   
 
 
<article-nb="2008/01/15/19-2">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2">  Le recours  un cabinet en stratgie n&#38;#39;tait qu&#38;#39;une premire tape, a affirm le premier ministre, Franois Fillon. L&#38;#39;valuation des membres du gouvernement sera faite par les services de Matignon et le secrtaire d&#38;#39;Etat  l&#38;#39;valuation des politiques publiques.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2">      L 'valuation de l'action du gouvernement sur des critres tablis par
    des consultants privs avec l'aide des cabinets ministriels (Le Monde
    du 4 janvier) ne sera pas mene par le cabinet en stratgie Mars & Co,
    mais par les services de Matignon sous la responsabilit du secrtaire
    d'Etat charg de la prospective et de l'valuation des politiques
    publiques, Eric Besson, a annonc, mardi 15 janvier, le premier
    ministre, Franois Fillon.
 
 
    Le chef du gouvernement a expliqu que l'Etat avait eu, dans un premier
    temps, "besoin d'une expertise extrieure" pour l'aspect mthodologique
    de l'valuation. Dsormais, a-t-il poursuivi, ce sera  M. Besson,
    transfuge du PS, de "mesurer, mois aprs mois, les engagements que nous
    avons pris". "Ce ne sont donc pas   les hommes ou les femmes qui seront
    valus mais les politiques,   ministre par ministre". Eric Besson
    est all dans le mme sens, estimant que le but de cet outil ne sera
    pas "de punir, mais d'aider, de montrer quels sont les blocages et o
     sont les leviers pour atteindre les objectifs fixs".
 
    Revenant sur la polmique cre par la mise en place de ce systme de
    notation, M. Fillon a par ailleurs estim qu'il fallait "changer de
    mthode". "La rgle dans le pass, c'tait le renoncement et la
    dnaturation des engagements. Les Franais ont montr qu'ils y taient
      massivement favorables, parce que eux sont valus en permanence",
    a-t-il dit.
 
<article-nb="2008/01/15/19-3">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3">  Jacques Rocca-Serra annoncera mercredi qu&#38;#39;il se lance dans la bataille municipale aux cots de Jean-Claude Gaudin (UMP) dont il est dja l&#38;#39;adjoint. La surprise est faible, mme si la dception est grande du cot du MoDem et pour son candidat Jean-Luc Bennahmias.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3">   
 
 
<article-nb="2008/01/15/19-4">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4">  La Haute Autorit de lutte contre les discriminations et pour l&#38;#39;galit invoque dans un communiqu, mardi 15 janvier, directives europennes et conventions internationales.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4">      P lusieurs dispositions de la loi relative  la matrise de
    l'immigration,  l'intgration et  l'asile promulgue le 20 novembre
    ont "un caractre discriminatoire", estime la Haute Autorit de lutte
    contre les discriminations et pour l'galit (Halde). "La Halde
    considre que ces dispositions mconnaissent des directives europennes
    ou des conventions internationales auxquelles la France est partie",
    annonce-t-elle dans un communiqu, mardi 15 janvier.
 
 
    La Halde avait t saisie sur cette question par le Groupe
    d'information et de soutien des immigrs (Gisti). Elle cite
    plusieurs dispositions selon elle problmatiques, dont les conditions
    de ressources exiges pour les personnes handicapes qui demandent le
    regroupement familial, la suspension des prestations familiales en cas
    de non-respect du contrat d'accueil et d'intgration et
    l'identification par les empreintes gntiques (ADN) des enfants
    entrant sur le territoire dans le cadre du regroupement familial."DES
    MESURES EXAGRES"
 
    La Halde stigmatise, en outre, la non-motivation de la dcision
    d'"obligation de quitter le territoire franais" aprs un refus ou un
    non-renouvellement de titre de sjour et l'exigence d'une autorisation
    spcifique pour les trangers rsidents de longue dure souhaitant
    exercer une profession commerciale.
 
    Elle dit avoir transmis ses conclusions au gouvernement et formule le
    vu d'tre consulte sur les dcrets d'application de la loi. Le
    ministre de l'immigration n'a pas souhait faire de commentaire dans
    l'immdiat.
 
    Le Gisti s'est flicit par la voix de son trsorier, Patrice
    Bommensatt, que la Halde se soit prononce "contre des mesures
    exagres portant atteinte au droit des gens  vivre une vie familiale
    normale". L'association dit avoir "constat depuis plusieurs mois que
    les recommandations et les prises de position (de la Halde) pouvaient
    avoir un effet concret sur les dcisions des politiques".
 
 
<article-nb="2008/01/15/19-5">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5">  &#38;#34;Notre croissance rsiste mieux que prvu aux vents contraires de la conjoncture internationale&#38;#34;, a assur le premier ministre, mardi, lors de ses vux  la presse. Le retour  l&#38;#39;quilibre des finances publiques reste sa &#38;#34;premire priorit&#38;#34;.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5">      D iscret mais pas indiffrent. Lors de ses vux  la presse, Franois
    Fillon s'est expliqu sur sa manire de gouverner. "Certains se
    plaignent de ma discrtion", a not le premier ministre. "J'avance de
    manire mthodique et matrise", a-t-il expliqu, avant de dire son
    souci de diriger une quipe gouvernementale "cohrente et efficace".
    "Cette manire de faire m'oblige (...)  une certaine distance avec les
    mdias et avec le rythme chaotique de l'actualit", a ajout M. Fillon.
    "Cette apparente distance n'est pas de l'indiffrence".
 
 
    Croissance. M. Fillon a estim que l'objectif d'une   croissance "entre
    2 et 2,25 %" pour 2008 tait "atteignable", alors que le   gouvernement
    a construit son budget 2008 sur une hypothse de croissance de   2,25
    %. "Aprs une   panne de croissance au deuxime trimestre, le troisime
    a t bon et tout   laisse penser que le quatrime le sera aussi. Et
    que nous serons en 2007   trs proche des 2% de croissance", a-t-il
    expliqu. "Notre croissance   rsiste mieux que prvu aux vents
    contraires de la conjoncture   internationale",   a assur M. Fillon.
    Ces dclarations interviennent alors que le   gouvernement allemand a
    annonc hier qu'il entendait revoir  la baisse   son estimation de
    croissance pour 2008 et la ramener  un peu moins de   2 %, en raison
    de l'impact de la crise amricaine des subprimes sur   l'conomie
    mondiale.
 
    Le premier   ministre a par ailleurs fait tat de "bonnes nouvelles
    dans l'actualit   conomique", citant Air France qui "pourrait tre
    demain la premire   compagnie arienne mondiale si le mariage avec
    Alitalia se fait", le   nuclaire franais qui "s'exporte sur tous les
    continents", "le TGV   aussi"."Bien sr, il y a encore beaucoup de
    zones d'ombres", a dit M.   Fillon. Il a notamment voqu les "hausses
    des prix du ptrole et des   matires premires", qui "conjugues 
    l'insuffisante comptitivit   internationale des entreprises
    franaises sont responsables d'un dficit du   commerce extrieur qui
    n'est pas acceptable".
 
    Dette publique. M. Fillon a aussi affirm   qu'quilibrer les finances
    publiques tait sa "premire priorit". "Je   suis convaincu qu'il n'y
    a aucune chance d'atteindre le plein emploi, de   bnficier d'une
    forte croissance durable sans une augmentation des   investissements
    publics et une diminution des prlvements obligatoires",   a-t-il dit.
    "Le poids de la dette dans notre pays rduit comme une peau   de
    chagrin nos capacits d'investissements et a conduit au fil des annes
       une augmentation incessante des prlvements obligatoires", a-t-il
      poursuivi.
 
    Pour M. Fillon, "le retour  l'quilibre budgtaire n'est pas une
    question d'orthodoxie mais une ncessit pour atteindre notre objectif
      d'augmenter le pouvoir d'achat des Franais". Pour y parvenir, il a
     notamment voqu un gel "des dpenses publiques y compris les concours
    aux   collectivits locales pour les 5 ans qui viennent" et une
    rvision de   "toutes les politiques publiques les unes aprs les
    autres".
 
    Banlieues. Il a confirm un plan, pour fvrier, en faveur des banlieues
      bas sur trois ides-forces : l'accompagnement personnalis des
    jeunes chmeurs, le dsenclavement des quartiers et la lutte   contre
    l'chec scolaire. "Une politique spcifique aux quartiers les plus
    dfavoriss est absolument ncessaire", a dclar le premier ministre.
 
    Tlvision publique. M. Fillon, interrog en marge de ses vux, sur une
    ventuelle vente de tlvisions publiques, a rpondu par   la ngative,
    assurant qu'il fallait "garder la force de frappe du service   public
    et donc sa dimension".
 
    Dlinquance. Le premier ministre a annonc que la dlinquance avait
    recul de 3,6 % en 2007.
 
    Police de proximit. Il a   assur que la cration en Seine-Saint-Denis
    d'une   police de quartier  titre exprimental ne constituait pas un
    retour  la   police de proximit voulue par la gauche, ddie  la
    prvention   et supprime en 2003. "Je veux vous dire qu'il n'est pas
    question de   refaire les erreurs du pass. La police de M. Vaillant
    (le ministre de l'intrieur PS en 2002) correspond aux   chiffres de la
    dlinquance les plus levs qu'ait connus notre pays",   a dclar le
    premier ministre. "Tout a n'a   rien  voir avec la conception du
    policier copain, animateur, assistante   sociale qui n'est, de notre
    point de vue, que source de confusion et   d'inefficacit", a-t-il dit.
    "La police a une mission de maintien de   l'ordre qui n'est pas soluble
    dans l'animation de quartiers", a-t-il   expliqu.
 
    Deux innovations, a-t-il prcis, seront prsentes dans la loi
    d'orientation pour la scurit qui sera prsente prochainement au
    Parlement,   la mutualisation des moyens de police dans les
    agglomrations et la   "fidlisation des policiers les plus
    expriments dans les quartiers les plus   sensibles".
    Elections municipales. "Quel objectif vous fixez-vous pour les
    municipales ?", s'est-il   lui-mme interrog, se substituant avec
    humour aux journalistes dans le jeu   des questions-rponses. "De les
    remporter", a-t-il rpondu. "Est-ce que   l'ouverture va se poursuivre
    ? Oui", a-t-il continu. "Comment fonctionne le   couple excutif :
    trs bien", a-t-il encore dit. "Etes-vous un premier   ministre heureux
    ? Oui, quand je suis avec vous", a-t-il conclu.
 
<article-nb="2008/01/15/19-6">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6">  Une squence filme  la mairie d&#38;#39;Asnires est reste plusieurs jours en tte des vidos les plus vues sur Dailymotion.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6">      I l se passe de drles de choses lors des sances du conseil municipal
    d'Asnires (Hauts-de-Seine). Certains lus se voient en effet dans
    l'obligation d'utiliser des mgaphones pour se faire entendre ! Oui,
    des mgaphones, comme lors des manifestations. Si cela ne donnait pas
    une pitre image de la vie dmocratique locale, on pourrait presque
    trouver la scne cocasse.
 
 
    Des extraits vido du dernier conseil avant les lections de mars,
    runi le 13 dcembre 2007, circulent en tout cas sur Internet. Et y
    rencontrent un joli succs. En "une" de la page d'accueil du site
    d'change de vido Dailymotion, la semaine dernire, le conseil
    municipal d'Asnires a t visionn  77 000 reprises. Et ce n'est pas
    tout : le clip concoct par le site d'information Rue 89 a t vu par
    plus de 35 000 internautes.
 
    Sur le site de journalisme citoyen Agoravox, l'article consacr aux
    bruyants dbats municipaux et les images associes ont rassembl plus
    de 45 000 lecteurs.
 
    On a encore pu voir la vido sur Yahoo Actu ! et sur de nombreux blogs.
    En particulier sur les blogs citoyens qui tiennent la chronique de la
    vie politique locale, comme asnierois.org, par exemple.
 
    REPROCHES
 
    Un mgaphone dans la salle du conseil : c'est le seul et ultime recours
    pour l'opposition qui accuse le maire UMP, Manuel Aeschlimann, de lui
    couper le micro, et de ne lui laisser de manire gnrale que trs peu
    de moyens d'expression.
 
    "Au-del du conseil municipal, on assiste  une dgradation du
    fonctionnement dmocratique dans notre ville", tmoigne ainsi Josiane
    Fischer, ancienne lue municipale RPR et conseillre rgionales
    d'Ile-de-France de 1998  2004. C'est elle qui a film le conseil
    municipal du 13 dcembre 2007 et qui a mis en ligne les principaux
    extraits sur Dailymotion.
 
    M^me Fischer filme le conseil depuis deux ans, et ces images
    explique-t-elle, ne sont malheureusement pas exceptionnelles. Censure
    des tribunes dans le journal municipal, conseil runi a minima une fois
    par trimestre seulement, votes groups... Les reproches ne manquent
    pas, qui visent M. Aeschlimann et son quipe.
 
    Mais  Asnires, la tension a mont d'un cran, rcemment, avec la
    divulgation d'un rapport de la Chambre rgionale des comptes qui
    pingle svrement la gestion de la ville, l'endettement, les frais
    judiciaires, le budget communication... En mars, M^me Fischer se
    prsentera contre l'quipe en place,  la tte d'une liste "divers
    droite" qui pourrait rassembler bien au-del des clivages politiques
    habituels.
      __________________________________________________________________
 
    Site Internet : asnierois.org.
 
 
<article-nb="2008/01/15/19-7">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7">  Le groupe socialiste  l&#38;#39;Assemble a finalement adopt une position commune mardi sur l&#38;#39;attitude  adopter lors de la procdure pralable  la ratification du trait europen de Lisbonne.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7">      A prs moult dclarations contradictoires, le groupe socialiste 
    l'Assemble nationale a arrt, mardi 15 janvier, une position commune
    sur le trait europen : ses dputs se rendront  la runion du
    congrs  Versailles, le 4 fvrier, et s'abstiendront sur la rforme
    constitutionnelle, pralable ncessaire  la ratification du trait de
    Lisbonne, a annonc le prsident du groupe, Jean-Marc Ayrault. Il a
    prcis que "68 dputs socialistes se sont prononcs pour
    l'abstention, 30 pour le non et 8 se sont abstenus".
 
 
    Cette dcision revient  laisser passer la rforme, qui ncessite pour
    tre adopte 3/5^es des votes exprims. Les socialistes, quoique
    diviss, restent ainsi sur la position majoritaire adopte le 6
    novembre 2007, favorable au trait europen.
    VIVES DISSENSIONS
 
    M. Ayrault avait, le 8 janvier, annonc que les socialistes, favorables
     un rfrendum sur le texte, ne se rendraient pas  Versailles, afin
    de "ne pas cautionner la ratification par la voie parlementaire". Le
    prsident du groupe PS avait ainsi provoqu de vives dissensions au
    sein du parti.
 
    Mardi matin, le snateur PS Jean-Luc Mlenchon avait rpt que "la
    responsabilit des parlementaires de gauche est considrable" car "ils
    peuvent obtenir un rfrendum" sur le trait europen. Lors d'une
    confrence de presse du Comit national pour un rfrendum qui
    revendique 109 parlementaires de gauche  l'Assemble, M. Mlenchon
    avait estim que le plein des voix de la majorit prsidentielle ne
    serait pas suffisant pour que Nicolas Sarkozy obtienne les 3/5^es des
    voix le 4 fvrier.
 
<article-nb="2008/01/15/19-8">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8">  Aprs vingt ans passs  analyser des sondages, le politologue quitte la direction gnrale d&#38;#39;Ipsos France pour monter sa socit de conseil en stratgie. Premiers clients ? Des grandes entreprises, des politiques, et Nicolas Sarkozy.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8">      S es soires lectorales sont les ntres depuis longtemps. On l'a vu
    affronter sur les plateaux toutes les rcriminations contre les
    sondages. Le soir du 21 avril 2002, on le vit dans la coulisse
    reprendre vingt fois ses estimations et constater l'impensable : la
    prsence de Jean-Marie Le Pen au second tour. Puis, alors que chacun
    restait ttanis, tlphoner calmement, vers 18 h 50, au conseiller de
    Lionel Jospin, pour lui dire : "A ce stade, il n'est pas au second
    tour."
 
 
 
 
           PARCOURS
 
 
 
    1962
 
    Naissance  Boulogne-Billancourt.
 
    1987
 
    Directeur des tudes politiques de BVA.
 
    1989
 
    Premire soire lectorale sur Antenne 2.
 
    1995
 
    Directeur international d'Ipsos.
 
    2000
 
    Directeur gnral d'Ipsos France.
 
    2008
 
    Cre sa socit de conseil en stratgie.
 
                                                              
 
 
 
    Pierre Giacometti ne rompra pas tout  fait avec ces soires-l. Mais
    il a dcid d'en finir avec la production en masse des intentions de
    vote et des sondages. Mardi 15 janvier, il a quitt Ipsos France dont
    il tait le directeur gnral pour crer sa propre socit de conseil
    en stratgie. "Face  la profusion des donnes, leur complexit et
    parfois leurs contradictions, explique-t-il, les grandes entreprises et
    les milieux politiques ont besoin d'abord qu'on les aide  dfinir une
    stratgie d'action et de communication."
 
    Dans la petite note de synthse qu'il a labore pour ses futurs
    clients, Pierre Giacometti dtaille clairement les choses : "Tout
    changement engendre des rsistances et ncessite de comprendre,
    d'accompagner voire de modifier les opinions et les comportements des
    publics cibles." Les Britanniques appellent ironiquement ce genre de
    conseiller un "spin doctor". En Angleterre ou aux Etats-Unis, il en
    existe de plus ou moins recommandables, d'Alastair Campbell qui officia
    auprs de Tony Blair  Karl Rove, surnomm le "baby genius" de George
    W. Bush. En France, les quelques conseillers qui s'en approchent
    viennent de la publicit, du marketing ou de la communication. Mais
    c'est la premire fois qu'arrivera sur le march un politologue ayant
    connu, en vingt ans, toutes les volutions du sondage et suivi toutes
    les campagnes lectorales.
 
    Car Pierre Giacometti est de cette gnration qui a vcu l'explosion de
    la dmocratie d'opinion. Il n'est mme pas encore diplm de Sciences
    Po lorsque ses professeurs Grard Grunberg et Elisabeth Dupoirier, qui
    l'ont repr comme "un trs bon lment", le recommandent en 1985 
    Michel Brul pour les tudes politiques de son institut de sondage BVA.
    Dix ans auparavant, Valry Giscard d'Estaing a montr que l'on pouvait
    l'emporter sans parti,  la prsidentielle de 1974, grce notamment 
    la comprhension fine des enqutes sociologiques que lui fournissait la
    Cofremca. A l'Elyse, Franois Mitterrand a mis en place une cellule
    domine par Jacques Pilhan, bon connaisseur des psychosociologues de
    Palo Alto (Californie) et qui passe alors pour un gourou. Bien sr, les
    grandes entreprises auscultent depuis longtemps leurs consommateurs.
    Mais en politique, avec vingt ans de retard sur les Etats-Unis, la
    comprhension de l'opinion devient dsormais une obsession.
 
    En quelques annes, les instituts vont voir  la fois la demande de
    sondages exploser et leurs techniques se transformer. Il fallait
    jusque-l un mois pour dcrypter une enqute ? "Lors des lgislatives
    de 1986, on a rduit le dcalage  dix jours, laissant encore les
    candidats ragir dans l'intervalle au doigt mouill, sourit Pierre
    Giacometti. Mais, en 2007, nous avons suivi l'opinion au jour le jour,
    grce  des chelles mobiles sophistiques qui permettaient de ragir
    en quasi-instantan."
 
    Il vit aussi une autre volution de taille. Car les grands instituts de
    sondage franais ne produisent pas seulement des chiffres. A l'instar
    de leurs homologues trangers, ils se sont mis  prodiguer leurs
    conseils, sans le dire toutefois, craignant qu'on ne les accuse de
    vendre leurs enqutes aux journaux tout en conseillant tel ou tel
    candidat.
 
    Lors des prparatifs pour la prsidentielle de 1995, alors que la
    Sofres est devenue le premier conseil en opinion d'Edouard Balladur,
    BVA dcroche, lui, le march des tudes du RPR, sur lequel Jacques
    Chirac a gard la main. Ce sera la chance de "Giaco", comme on
    l'appelle maintenant dans le milieu politique. Claude Chirac peut bien
    tre rticente aux enqutes, il obtient son accord pour lancer  partir
    de septembre 1994 un sondage quotidien. En janvier 1995, les nouvelles
    qu'il annonce  Chirac sont  la fois bonnes et mauvaises. "L'ordre
    d'arrive  l'issue du premier tour est trs incertain entre vous,
    Balladur, Jospin et Le Pen, explique-t-il au candidat. Mais il y a une
    petite voie de passage, parce qu'il subsiste dans l'opinion une trs
    forte volont de changement que n'incarne pas Balladur."
 
    C'est aussi cela que Nicolas Sarkozy lui reproche, au point de
    l'attaquer violemment en direct ce fameux 23 avril 1995 : avoir
    accompagn la remonte de son ancien mentor, Jacques Chirac, quand lui
    croyait en la victoire d'Edouard Balladur. Et s'tre montr, de l'avis
    de tous, le plus subtil et le plus pos des "conseilleurs". Sarkozy ne
    s'y trompera pas : c'est  lui qu'il s'adressera bientt. Il n'est pas
    le seul  l'avoir repr. Le cofondateur d'Ipsos, Jean-Marc Lech, le
    recrute dans la foule des lections de 1995. Lech est une figure haute
    en couleur des sondages. Un pur produit des annes 1960, fou de
    sociologie et amateur de formules tonitruantes. Giacometti est son
    contraire. Sur les plateaux de France 2, c'est lui que l'on veut,
    "parce qu'il a du sang-froid et est d'une fiabilit absolue", assure
    Arlette Chabot. En 2002, c'est encore lui que Sarkozy exige pour
    instaurer un rendez-vous rgulier d'analyse de l'opinion en prvision
    de la prsidentielle de... 2007.
 
    Curieux moment que cette prsidentielle. Il y devient le vrai conseil
    en stratgie de Sarkozy, malgr la myriade de sondeurs qui se pressent.
    Jean-Marc Lech, lui, a obtenu pour Ipsos une partie du budget opinion
    de Sgolne Royal, mais la candidate socialiste a dj en la matire
    des annes de retard sur son rival. La veille du dbat tlvis, Pierre
    Giacometti rappelle  son client : "Tu dois tre le candidat du rel,
    quand elle sera celle du flou. Tu seras la srnit lorsqu'elle sera la
    duret." Au soir de la prsidentielle, il fera partie des invits du
    Fouquet's pour fter une victoire  laquelle il a contribu.
 
    Autant dire que pour Ipsos le dpart de Pierre Giacometti est un coup
    dur, d'autant qu'il s'accompagne de deux autres dmissions : celle de
    Stphane Truchy, qui tait son codirecteur depuis sept ans et a rejoint
    la prsidence de l'IFOP, et de leur directeur gnral adjoint, Alain
    Pron. Parmi ses premiers clients, "Giaco" retrouvera quelques-uns de
    ceux qu'il conseille depuis toujours : la SNCF, quelques grandes
    entreprises cotes et... l'Elyse.
 
 
<article-nb="2008/01/15/19-9">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9">  Le mouvement dmocrate (MoDem) prsid par Franois Bayrou prsentera des listes dans la plupart des villes aux lections municipales.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9">      L e mouvement dmocrate (MoDem) prsid par Franois Bayrou prsentera
    des listes dans la plupart des villes aux lections municipales. D'ores
    et dj, prs de 400 ttes de liste ou chefs de file ont t investis
    dans les communes de plus de 10 000 habitants.
 
    Aprs les lections lgislatives de juin 2007, o l'UDF-MoDem avait
    prsent des candidats dans la quasi-totalit des circonscriptions, les
    municipales apportent la confirmation de la volont de M. Bayrou de
    faire merger une nouvelle force autonome dans le paysage politique
    franais.
 
 
 
 
           A Paris, M^m^e de Sarnez privilgie une
    alliance avec le PS
 
 
 
    Candidate du MoDem  la Mairie de Paris, Marielle de Sarnez a choisi :
    au deuxime tour des municipales, elle entamerait un rapprochement avec
    Bertrand Delano plutt qu'avec Franoise de Panafieu. Fustigeant "la
    dmagogie" et "l'opposition systmatique" de la candidate de l'UMP,
    elle a estim dans Le Journal du dimanche du 13 janvier qu'avec le
    maire (PS) de Paris, "nous avons montr qu'on pouvait discuter dans
    l'intrt gnral". Le mme jour  l'mission "Ripostes" sur France 5,
    M. Delano s'est flicit de "l'attitude constructive" de M^m^e de
    Sarnez et des lus MoDem. "Il leur arrive de voter pour mes projets",
    a-t-il apprci.
 
    "Nous n'avons pas vocation  tre une force d'appoint de l'UMP 
    Paris", assure Franois Flores, conseiller de Paris, ex-Verts, numro
    deux sur la liste MoDem dans le 18^e.
 
    Pour Jean Peyrelevade, candidat MoDem dans le 16^e, "tout candidat
    socialiste  la prsidentielle de 2012 n'a pas l'ombre d'une chance
    d'tre lu sans les voix du centre. La question pour lui sera de savoir
    quand et comment l'assumer".
 
                                                              
 
 
 
    Cette rupture ne va pas sans tiraillements et, mme, dsagrments.
    Comme aux lections lgislatives, la pression de l'UMP reste forte pour
    convaincre les lus centristes ou ceux qui aspirent  le devenir de
    choisir le camp de la "majorit prsidentielle" en leur assurant, si
    ncessaire, des places de choix.
 
    A Paris, Marielle de Sarnez, la chef de file du MoDem, a ainsi vu
    s'loigner Jean-Marie Cavada, dsign par l'UMP tte de liste dans le
    12^e arrondissement. A leur tour, quatre anciens candidats aux
    lgislatives de 2007 ont fait dfection, dbut janvier, dont la dpute
    europenne Claire Gibault et l'conomiste Christian Saint-Etienne, qui
    a rejoint dans le 5^e arrondissement la liste de son ancien adversaire,
    Jean Tiberi.
 
    La constitution des listes provoque aussi des tensions. Aux cts des
    anciens responsables de l'UDF, se pressent de nouvelles gnrations
    d'adhrents venus d'horizons divers, notamment des rangs cologistes.
    Tant la composition des listes que les thmatiques mises en avant
    refltent cette volution. L aussi, la rupture peut parfois avoir un
    got amer. Ainsi, Didier Bariani, l'ancien prsident du groupe UDF du
    Conseil de Paris, a-t-il t "sauv" de justesse pour conduire la liste
    du MoDem dans le 20^e arrondissement. "Le dveloppement durable, c'est
    aussi la prservation des espces en voie de disparition", plaisante
    celui qui participa  la cration de l'UDF en 1978.
 
    "MAINS DANS LE CAMBOUIS"
 
    Lyon reste un cas emblmatique de ces dchirements. Les nouveaux
    adhrents, ceux qui sont attachs  l'affirmation de l'autonomie du
    MoDem, poussent  la formation d'une liste. La plupart d'entre eux
    cartent l'hypothse d'un soutien ou, a fortiori, d'un ralliement  la
    liste de droite conduite par Dominique Perben. Le "patron" de la
    fdration du Rhne, Michel Mercier, prsident du conseil gnral, ne
    veut pas, lui, perdre de vue les lections cantonales qui auront lieu
    en mme temps. Il entend tout mettre en oeuvre pour sauver les siges
    de ses conseillers gnraux en prparant une entente avec l'UMP.
 
    Lors de ses voeux, M. Bayrou a indiqu qu'il mettrait tout son poids
    dans la balance pour qu'une liste autonome, conduite par Christophe
    Geourjon, dfende jusqu'au bout les couleurs du MoDem. Les partisans de
    l'indpendance, conduits par Eric Lafont, craignent que M. Geourjon,
    proche de M. Mercier, ne retire la liste au dernier moment. "Il y en a
    marre, s'nerve le snateur. Un parti, c'est fait pour avoir des lus,
    qui mettent les mains dans le cambouis." Il indique, afin de lever
    l'accusation qui lui est faite de "rouler" pour son propre compte,
    qu'il ne briguera pas un nouveau mandat  la prsidence du conseil
    gnral du Rhne.
 
 
<article-nb="2008/01/15/19-10">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10">  Plutt qu&#38;#39;un retour  la &#38;#34;polprox&#38;#34;, la ministre a annonc la cration d&#38;#39;&#38;#34;units territoriales de quartier&#38;#34;. 
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10">      B ien qu'elle le rfute,  sa faon, la ministre de l'intrieur,
    Michle Alliot-Marie, lundi 14 janvier, lors d'une confrence de
    cohsion  l'Institut des hautes tudes de scurit (Inhes) en
    Seine-Saint-Denis, est venue prsenter une exprimentation d'un retour
     la police de proximit. Une dcision qu'elle a annonce dans le cadre
    d'un vaste plan pour la scurit, prvu dans ce dpartement pilote de
    la banlieue parisienne.
 
 
 
 
           Un concept prsent la premire fois par M.
    Jospin
 
 
 
    En octobre 1997, le concept de police de proximit est prsent pour la
    premire fois par Lionel Jospin alors premier ministre, lors d'un
    colloque. Il fixe les grandes lignes de son action dans le domaine de
    la scurit voquant "la priorit  la scurit quotidienne des
    Franais".
 
    A la mi-1999, Jean-Pierre Chevnement, ministre de l'intrieur, met en
    place la police de proximit. Elle est oprationnelle ds la fin de
    l'anne dans vingt-six dpartements jugs sensibles.
 
    En 2000, la police de proximit est gnralise  l'ensemble du
    territoire franais.
 
    En 2002, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intrieur, supprime la
    "polprox" au profit des
 
    groupements d'intervention et de scurit.
 
    En 2007, durant la campagne prsidentielle, la gauche promet de
    rinstaurer la "polprox", sa disparition expliquant pour partie les
    meutes de 2005, selon elle. La droite commence  employer le terme de
    "police de quartier".
 
                                                              
 
 
 
    Plutt qu'un retour  la "polprox", la ministre a annonc la cration
    d'"units territoriales de quartier". Elles seront composes de
    policiers volontaires ayant au moins deux annes d'anciennet. Tout en
    collaborant aux missions d'urgences habituelles, ces units seront
    charges d'assurer "une prsence visible et dissuasive" sur des lieux
    fixes. Elles seront aussi charges des "oprations de recherches du
    renseignement oprationnel, des contrles d'identit, de
    l'identification et de l'interpellation des auteurs".
 
    Ce pied de nez au prsident Nicolas Sarkozy et  sa suppression de la
    police de proximit ds son arrive place Beauvau en 2002 devrait se
    matrialiser de faon "exprimentale" ds le mois de mars. L, trois
    units de dix policiers chacune seront mises en place dans les
    quartiers de Clichy, Montfermeil, le Franc-Moisin-Bel-Air 
    Saint-Denis, et la cit des 4 000  la Courneuve.
 
    Ces units "ne gnreront aucune implantation immobilire nouvelle", a
    cependant prvenu la ministre. Il s'agira donc pour la police "d'tre
    l o il le faut et  l'heure o il le faut et non pour faire, comme
    dans le pass, essentiellement de la prvention, de l'animation ou de
    l'encadrement de jeune", a tenu  prciser M^m^e Alliot-Marie.
 
    "DANS LE BON SENS"
 
    Ces annonces ont immdiatement t salues par l'ensemble des lus de
    gauche et de droite prsents. Xavier Lemoine, maire UMP de Montfermeil,
    s'est ainsi rjoui qu'un "dispositif beaucoup plus partenarial soit
    test". Claude Dilain, le maire PS de Clichy-sous-Bois, a estim lui
    que "si on veut renouer le lien police-population, on va dans le bon
    sens".
 
    Les syndicats de police sont rests plus rservs. Dans des
    communiqus, les deux syndicats de gardiens de la paix notamment ont
    "pris acte" des dcisions de la ministre, mais se sont inquits des
    moyens et des effectifs annoncs. L'UNSA-police prconise ainsi la mise
    en place du dispositif sur "l'ensemble des sites rpertoris comme
    tant sensibles". Alliance estime de son ct que les nouvelles units
    ne pourront tre instaures que "si les noyaux durs de dlinquants ont
    t pralablement radiqus".
 
    Paralllement  la cration "d'units territoriales de quartier", la
    ministre a annonc la mise en place d'une compagnie de scurisation
    d'une centaine de policiers slectionns et forms aux violences
    urbaines, avant la fin du premier semestre. Une srie de mesures
    destines  "mieux intgrer les policiers dans leur environnement" et 
    "accentuer la coopration" avec les partenaires publics et privs ont
    aussi t planifies.
 
    Le plan Banlieue de la secrtaire d'Etat charge de la politique de la
    ville Fadela Amara viendrait appuyer l'ensemble du dispositif de M^m^e
    Alliot-Marie.
 
 
