<FILE-date="2008/01/15/19">
<article-nb="2008/01/15/19-1">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1">  La dflagration a eu lieu entre les quartiers  majorit chrtienne de Dora et Quarantaine.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1">      U n attentat  la voiture pige visant un vhicule de l'ambassade
    amricaine a tu au moins trois personnes et fait plusieurs blesss,
    mardi 15 janvier, dans le nord de Beyrouth. La dflagration a eu lieu
    entre les quartiers  majorit chrtienne de Dora et Quarantaine. "La
    bombe a t actionne au passage de la voiture amricaine, qui
    circulait avec un autre vhicule transportant des civils", a indiqu un
    responsable libanais cit par l'AFP, prcisant que les trois victimes
    taient des civils.
 
 
    Selon le dpartement d'Etat amricain, aucun de ses ressortissants ne
    se trouvait dans les vhicules au moment de la dflagration. Washington
    affirme que "quatre rsidents de Beyrouth" sont morts dans cet
    incident. Les mdias libanais rapportent en revanche qu'un Amricain a
    t bless. Un responsable de l'ambassade amricaine  Beyrouth a
    expliqu que les   vhicules de la reprsentation diplomatique
    empruntaient   frquemment la route o s'est produite l'explosion.
 
    MESSAGE DE MENACE DU FATAH AL-ISLAM
 
    La chane de tlvision locale LBC montrait, mardi, une colonne de
    fume   s'levant du site de l'explosion, o sont immdiatement arrivs
    des   vhicules de police et des ambulances. Elle a galement diffus
    des images montrant plusieurs vhicules immobiliss, dont une jeep aux
    vitres teintes identique  celles utilises par les diplomates
    amricains.
 
    Cet attentat, qui n'a pas encore t revendiqu, survient moins d'une
    semaine aprs la diffusion d'un message de menaces   du chef du
    groupuscule palestinien Fatah Al-Islam, qui avait affront   l'arme
    libanaise pendant plus de trois mois autour du camp   palestinien de
    Nahr Al-Bared. Il s'agit de la premire attaque visant directement une
    cible amricaine depuis la fin de la guerre civile libanaise, en 1990.
 
         Plus d'une trentaine d'attentats  la bombe ont t commis depuis
      2005 au Liban, visant principalement des hommes politiques et des
    journalistes anti-syriens. Le 12 dcembre,   le gnral libanais
    Franois Al-Hajj, successeur potentiel du gnral Michel Sleimane  la
    tte des armes, si celui-ci venait  devenir prsident de la
    Rpublique, avait t tu dans une attaque visant son vhicule.
 
<article-nb="2008/01/15/19-2">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2">  Issues d&#38;#39;une dynastie terrienne du Sind, deux gnrations de Bhutto se sont consumes au feu de la politique pakistanaise. Une saga brutale et passionne.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2">      C oran en main, le rcitant psalmodie des sourates en dodelinant de la
    tte. A ses pieds, des btonnets d'encens fichs dans le sable d'un
    flacon librent des volutes de fume. Fendant la pnombre, les
    visiteurs s'approchent et s'immobilisent, visage recueilli, devant le
    caveau drap d'un tissu vert recouvert de ptales de fleurs rouges.
    Depuis les funrailles de Benazir Bhutto, le 28 dcembre, au lendemain
    de son assassinat, le mausole du clan Bhutto  Larkana (600 km de
    Karachi) ne dsemplit pas. Chaque jour, des centaines de personnes,
    dignitaires ou anonymes, viennent se prosterner devant la tombe de
    l'grie martyre du Parti du peuple pakistanais (PPP) qui gouverna le
    Pakistan  deux reprises, de 1988  1990 et de 1993  1996.
 
 
    La dpouille de "Benazir" repose dsormais au coeur de ce mausole -
    trois dmes en forme de bulbe reproduisant l'architecture du Taj Mahal
    indien (sans les minarets) - qu'elle avait elle-mme fait difier en
    hommage  son pre adul, Zulfikar Ali Bhutto, flamboyant premier
    ministre dans les annes 1970, et qui, lui aussi, connut une fin
    tragique, pendu en 1979 par le gnral putschiste Zia Ul-Haq.
 
    A ct du caveau du pre s'alignent ceux de deux autres "martyrs" de la
    famille, fils de Zulfikar et frres de Benazir : Shanawaz, empoisonn 
    Cannes en 1985, et Murtaza, tu par des balles policires  Karachi en
    1996. Toute la maldiction de la dynastie Bhutto se concentre l, au
    coeur de cette profusion de marbre laiteux cern de rizires et
    d'tangs d'o surgissent des troupeaux de buffles et que longent des
    charrettes  nes, images d'Epinal de ce Pakistan immmorial baign par
    les eaux de l'Indus.
 
    Les Bhutto sont les fils de cette terre fertile du nord du Sind, la
    province mridionale du Pakistan. Fond par un rajput (membre d'une
    caste guerrire) hindou converti  l'islam au XVII^e sicle, alors que
    l'empire des Grands Moghols tait au fate de sa splendeur, le clan
    Bhutto a fui les sols arides du Rajasthan pour s'tablir sur ces rives
    de l'Indus, plus hospitalires.
 
    Il s'y taille au fil des dcennies un fief foncier qui en fait
    toujours, aujourd'hui, l'une des grandes familles de hobereaux locaux,
    des "fodaux" comme le soulignent  l'envi ses ennemis. Ses proprits
    de dattiers, cannes  sucre, oliviers et manguiers s'talent  perte de
    vue autour de Larkana, un gros bourg situ au nord du Sind. Le
    patrimoine terrien de la famille a pu atteindre un maximum de 100 000
    hectares. Si les superficies ont diminu plus tard, avec la rforme
    agraire des annes 1960, les hritiers y ont ajout des actifs
    industriels (moulins, stations-service, fermes aquacoles). Les Bhutto
    sont assurment une vraie puissance.
 
    Mais le clan est divis, morcel par d'inexpugnables haines, rong de
    farouches rivalits. Il s'est fractur autour de l'hritage politique
    de Zulfikar Ali Bhutto, hros populiste des masses pakistanaises, qu'il
    avait galvanises en leur promettant "du pain, des vtements et un
    toit". Avant sa pendaison, "Zulfi" avait adoub sa fille adore,
    Benazir, envoye  Oxford dans ses propres pas.
 
    Mais la succession ainsi orchestre dplat  son frre Murtaza, son
    cadet d'un an. C'est de son exil afghan puis syrien, quand il fuyait la
    police pakistanaise lance  ses trousses, que Murtaza le "radical", le
    "rvolutionnaire", observe l'irrsistible ascension de Benazir qui,
    elle, est autorise  retourner au Pakistan en 1986. De l datent ce
    ressentiment, cette fiert blesse, qui s'aigrissent au fil des ans
    jusqu' clater en un nouveau drame, en 1996. Cette anne-l, Murtaza,
    finalement rentr d'exil contre le gr de sa soeur, tombe sous les
    balles tires par la police de Karachi. Murtaza tait un gneur. Il
    avait fond une branche dissidente du PPP - le "PPP Shahid Bhutto" -
    qui se voulait le digne hritier du projet politique du pre. Il
    fustigeait la trahison de ses idaux par sa soeur, englue dans les
    compromissions du pouvoir et l'affairisme de son mari.
 
    Benazir, premier ministre pour la seconde fois au moment des faits,
    porte-t-elle la responsabilit de la mort de son frre ? Elle a
    toujours farouchement ni, bien sr, invoquant une tragique bavure.
    Mais la veuve de Murtaza, Ghinwa Bhutto, accable de chagrin, l'a
    ouvertement accuse. Ainsi s'est ouverte cette fracture bante au coeur
    du clan, cette plaie qui saigne toujours. Il a fallu diviser les champs
    et les rsidences. A la branche Murtaza est revenue la maison de
    Larkana, proprit "historique" de Zulfikar, tandis que Benazir a reu
    le domaine de Naudero, situ  une dizaine de kilomtres. Chacun chez
    soi, claquemur dans la dtestation de l'autre.
 
    La disparition de Benazir va-t-elle ouvrir un nouveau chapitre ?
    Cicatriser la blessure ? "Je lui pardonne, maintenant qu'elle est
    morte", soupire Ghinwa. La veuve de Murtaza reoit en sa maison de
    Larkana aux couloirs tapisss de portraits des grands anctres
    enturbanns, ces aeux Bhutto qui ont perptu la dynastie au fil des
    ges.
 
    Abondante chevelure frise, chle bleu pastel pass autour du cou,
    Ghinwa s'exprime en franais. Libanaise, elle a fui la guerre civile
    dans son pays pour se rfugier  Damas en 1984. C'est l qu'elle
    rencontre Murtaza, le rvolutionnaire en exil. Ils se croisent dans un
    club de sport, elle  l'arobic, lui  la piscine, et c'est le coup de
    foudre. Aujourd'hui, elle veut bien accorder son "pardon"  Benazir,
    mais ne cde rien sur la critique politique des drives du PPP, fidle
     la rhtorique gauchisante de son poux assassin. "Le PPP est dirig
    par une lite de fodaux et d'industriels, dnonce-t-elle. Ces gens-l
    n'ont aucun intrt  changer le statu quo."
 
    Ghinwa s'est lance dans la bagarre lectorale : elle se prsente au
    prochain scrutin lgislatif du 18 fvrier. Les deux enfants de Murtaza
    l'paulent, mais sont encore loin d'avoir attrap le virus de la
    politique. Zulfikar Jr (17 ans), leur fils commun, prfre sauver les
    dauphins chous sur les rives de l'Indus. Quant  Fatima (25 ans),
    fille de Murtaza et de sa premire femme afghane, elle rcuse toute
    forme de dynastie en politique. "Entrer en politique ne doit pas tre
    li  un nom,  l'hritage d'une famille", explique-t-elle. Forme 
    l'universit de Columbia et  la School of African and Asian Studies
    (SOAS) de Londres, Fatima s'engage plutt en montant des "camps
    mdicaux" qui offrent des soins gratuits, ou en visitant des prisons
    pour femmes. Elle tte aussi du journalisme et de la posie. "Je ne
    veux plus voir des Bhutto mourir", souffle Ghinwa en couvant du regard
    la jeune gnration. Mais le Pakistan lui permettra-t-il de s'arracher
     la maldiction ?
 
<article-nb="2008/01/15/19-3">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3">  Mardi 15 janvier devait avoir lieu,  Bruxelles, la premire runion du groupe charg de ngocier la rforme du fdralisme belge, sous la prsidence du chrtien-dmocrate flamand Yves Leterme.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3">      L a crise politique belge entre dans une nouvelle phase. Mardi 15
    janvier devait avoir lieu,  Bruxelles, la premire runion du groupe
    charg de ngocier la rforme du fdralisme belge, sous la prsidence
    du chrtien-dmocrate flamand Yves Leterme. Sept mois aprs les
    lections lgislatives de juin 2007 et le dbut de la crise, celui-ci a
    chou  deux reprises  constituer un gouvernement de coalition.
 
 
    Les partenaires europens du Royaume se refusent  considrer comme
    vraisemblable le scnario d'un clatement du pays. L'hypothse fait
    dresser des sourcils incrdules  Jrgen Linden, maire
    d'Aix-la-Chapelle. "L'clatement de la Belgique n'est pas un sujet pour
    nous", dit-il. A court terme, la crise belge n'affecte pas les
    cooprations actives au sein de "l'Eurgion" que partage avec l'est de
    la Belgique cette grande ville de l'Allemagne frontalire.
 
    En Wallonie, un mouvement milite de longue date pour le rattachement de
    cette rgion  la France, et considrerait comme "naturel" d'y
    adjoindre la capitale, Bruxelles. La radicalisation du conflit et
    l'exaspration des francophones face aux revendications flamandes
    donnent un nouveau souffle au Rassemblement Wallonie-France de
    Paul-Henry Gendebien, qui ne sduit gnralement qu'une poigne
    d'lecteurs belges et n'est gure suivi en France.
 
    En runissant un conseil des ministres au cours duquel la crise belge
    figurait  l'ordre du jour, le gouvernement des Pays-Bas est sans doute
    le seul en Europe  avoir officiellement examin la situation politique
    de son voisin. C'tait au moment o M. Leterme se dmenait, en vain,
    pour trouver une solution, et que M. Verhosftadt n'avait pas encore t
    mobilis par le roi Albert II. Le premier ministre Jan Peter Balkenende
    n'a jamais livr le rsultat de ce conseil ministriel, afin de ne pas
    tre tax d'ingrence. Il a, en tout cas, t l'un des premiers  avoir
    le dtail de la situation dnoue par M. Verhofstadt, dans l'avion les
    conduisant  Lisbonne pour la ratification du projet de trait europen
    modifi, le 13 dcembre.
 
    EFFET DE CONTAGION
 
    Jean-Claude Juncker, premier ministre luxembourgeois, a invit au mois
    d'aot les politiques belges  "se ressaisir". "Nous avons toujours
    l'impression que la vellit de sparation n'est pas partage par le
    citoyen belge", remarquait-il, soulignant que les Luxembourgeois
    taient heureux que le franc belge ne soit plus leur monnaie nationale.
    Parce qu'en d'autres temps ce franc aurait sans doute t dvalu,
    compte tenu de la longueur de la crise politique.
 
    La sparation de la Slovaquie et de la Rpublique tchque, en 1993,
    conduit  redouter un effet de contagion, confort par les tentations
    autonomistes dans de nombreux pays : celles de la Flandre, de l'Ecosse,
    de la Catalogne, du Pays basque ou de la Lombardie.
 
    Or la Belgique, sige des institutions europennes, occupe une place
    stratgique au sein de l'Europe. Comment fonctionnerait une Union
    constitue d'une multitude de micro-Etats aux cts de quelques grands
    ?
 
    Vue d'Europe, la scession de la Flandre reste de l'ordre de la
    politique-fiction. "Cohabitation improbable, scission impossible",
    rsume Pierre Moscovici, secrtaire national du PS aux relations
    internationales, par allusion  la formule de Raymond Aron sur la
    guerre froide : "Paix improbable, guerre impossible".
 
<article-nb="2008/01/15/19-4">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4">  La France va disposer d&#38;#39;une base interarmes permanente de 400  500 personnels, sa premire dans le Golfe. Un accord de coopration nuclaire a galement t sign.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4">      L a France va disposer d'une base militaire permanente aux Emirats
    arabes unis, en vertu d'un accord sign, mardi 15 janvier, lors de la
    visite de Nicolas Sarkozy  Abou Dhabi, dernire tape de sa tourne
    dans trois  pays du Golfe. "En vertu d'un accord de prsence de forces
    franaises sur le territoire des Emirats arabes unis", la France
    disposera d'une "base interarmes permanente de 400  500 personnels",
    a prcis une source  l'Elyse, prcisant l'annonce faite vendredi
    (Le Monde dat mardi 15 janvier). Ce sera la premire base militaire
    permanente franaise dans le Golfe.
 
 
    L'accord sign par le chef de la diplomatie miratie, Cheikh Abdallah
    Ben Zayed Al-Nahyane, et le ministre de la dfense   franais, Herv
    Morin, constitue un   dveloppement trs significatif, les Emirats
    tant   notoirement vigilants sur tout ce qui a trait  leur
    indpendance.
 
    TROISIME ACCORD DE COOPRATION DANS LE NUCLAIRE CIVIL
 
    Lors de cette visite de moins d'une journe du chef de l'Etat franais,
    les deux pays ont galement sign un accord de coopration dans le
    nuclaire civil, comme annonc par l'Elyse. C'est le troisime accord
    de ce type avec un pays arabe, aprs ceux conclus en dcembre 2007 avec
    l'Algrie et la Libye. Dans le cadre de cette coopration, le groupe
    nuclaire Areva et l'lectricien Suez ont annonc lundi leur alliance
    avec le groupe ptrolier Total pour vendre deux racteurs nuclaires
    EPR aux Emirats.
 
    M. Sarkozy avait confirm lundi dans un discours  Riyad son offre de
    faire profiter les pays arabes et musulmans de l'expertise franaise en
    matire nuclaire.
 
 
<article-nb="2008/01/15/19-5">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5">  Le secrtaire d&#38;#39;Etat franais  la coopration estime dans un entretien au &#38;#34;Monde&#38;#34; que &#38;#34;la rupture&#38;#34; annonce par Nicolas Sarkozy &#38;#34;tarde  venir&#38;#34;. Pour lui, il est temps de &#38;#34;tuer les petites pratiques moribondes et de renouveler notre manire de dialoguer avec les Africains&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5">      S ix mois aprs l'lection de Nicolas Sarkozy, il semble que rien n'ait
    chang dans les relations entre la France et l'Afrique, contrairement
    aux promesses de rupture faites pendant la campagne lectorale. Le
    ministre d'ouverture que vous tes accepte-t-il ce statu quo ?
 
    C'est justement parce que je suis un ministre d'ouverture et que j'ai
    adhr au discours de Nicolas Sarkozy sur l'Afrique que je souhaite que
    les choses changent. Or la rupture tarde  venir. Il y a encore trop de
    rentes de situation, trop d'intermdiaires sans utilit claire, trop de
    rseaux parallles pour permettre un partenariat assaini, dcomplex,
    d'gal  gal. La "Franafrique" est moribonde. Je veux signer son acte
    de dcs. Il ne s'agit pas de faire la morale, mais d'aider au
    dveloppement. Or,  cause de dfauts de gouvernance dans certains
    pays, notre politique de coopration, malgr de multiples ralisations,
    ne permet pas des progrs  la hauteur des efforts consentis.
 
 
    Comment expliquez-vous ce manque d'efficacit ?
 
    La mauvaise gouvernance, le gaspillage des fonds publics, l'incurie de
    certaines structures administratives ou politiques, la prdation de
    certains dirigeants, tout le monde connat ces facteurs ou les imagine.
    Au total, sur 100 milliards de dollars annuels d'aide pour l'Afrique,
    30 milliards s'vaporent. Certains pays ont d'importantes ressources
    ptrolires, mais leur population n'en bnficie pas. Est-il lgitime
    que notre aide soit attribue  des pays qui gaspillent leurs propres
    ressources ? Il faut donc revoir les conditionnalits, valuer
    l'efficience de notre aide.
 
    A quels pays pensez-vous ?
 
    Je ne suis pas l pour montrer du doigt tel ou tel chef d'Etat. Ce
    serait contre-productif. Mais il serait intressant d'couter non
    seulement les dirigeants, mais aussi les socits civiles dire ce
    qu'elles pensent de l'efficacit de notre aide.
 
    Justement, le rgime gabonais d'Omar Bongo vient de "suspendre" les
    organisations de la socit civile qui critiquent l'opacit de sa
    gestion des revenus ptroliers...
 
    Le prsident du Gabon est un ami de longue date de la France. Sur la
    liste des pays problmatiques, je ne le placerais pas en tte. Mais,
    sous rserve de vrification, je regrette cette dcision.
 
    Que pensez-vous de la dcision du parquet de Paris de stopper l'enqute
    sur les "biens mal acquis" par certains chefs d'Etat africains ?
 
    Pour faire voluer les choses, on peut provoquer le conflit. Ma mthode
    est diffrente, forte et pdagogique, non idologique. Il s'agit de
    conditionner notre aide  une bonne gouvernance, faire comprendre 
    l'opinion et aux dirigeants que ce serait plus efficace. Dans les
    accords de partenariat, nous pouvons demander un engagement de
    transparence sur l'utilisation des ressources en matires premires,
    exiger qu'une partie de la rente ptrolire soit utilise dans les
    projets que nous aidons. Encore faut-il qu'on se tienne  cette ligne.
    Je suis en dialogue avec le prsident de la Rpublique  ce propos. Le
    moment est venu que je sois soutenu jusqu'au bout.
 
    Auriez-vous du mal  vous faire entendre ?
 
    Le prsident a fix un cadre au niveau du discours. Le moment est venu
    d'une piqre de rappel pour aller plus loin dans la dmarche de rupture
    et mettre nos principes en actes. Tuer les petites pratiques moribondes
    et renouveler notre manire de dialoguer avec les Africains. Le
    prsident sera en Afrique  la fin de fvrier : c'est le bon moment.
 
    L'un de vos prdcesseurs, Jean-Pierre Cot, ministre de la coopration,
    a d dmissionner, en 1982, aprs avoir cherch en vain  changer les
    relations entre la France et l'Afrique. Ne courez-vous pas le mme
    risque ?
 
    C'est un vieil ami. Il s'est vite isol et n'a pas forcment fait la
    bonne analyse. Moi, je suis avant tout un pragmatique. Je sais grer
    les gens, les budgets, les contradictions. Je sais qu'on ne dcalquera
    pas du jour au lendemain notre morale en Afrique. Je sais aussi que
    l'Afrique est le continent de demain, et qu'il en va de l'intrt de la
    France de mettre en oeuvre cette rupture. La jeunesse africaine
    l'attend.
 
<article-nb="2008/01/15/19-6">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6">  Les forces israliennes ont tu une dizaine de Palestiniens, dont plusieurs activistes du Hamas, lors d&#38;#39;une srie de raids mens dans la bande de Gaza, ont annonc des sources mdicales palestiniennes.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6">      L es forces israliennes ont tu une dizaine de Palestiniens, dont
    plusieurs activistes du Hamas, lors d'une srie de raids mens dans la
    bande de Gaza, ont annonc des sources mdicales palestiniennes.
    "Un massacre s'est produit aujourd'hui contre notre peuple, et nous
    disons au monde que notre peuple ne restera pas silencieux face  de
    tels crimes", a dclar le prsident de l'Autorit palestinienne,
    Mahmoud Abbas,  Ramallah, en Cisjordanie.
 
 
    Le bilan des violences est un des plus lourds depuis des mois dans la
    bande de Gaza. M. Abbas avait dj employ le terme de "massacre" aprs
    la mort de treize Palestiniens durant trois jours d'affrontements dans
    le territoire en aot dernier. Ces violences surviennent quatre jours 
    peine aprs la visite du prsident tats-unien, George Bush, pour
    relancer le processus de paix au Proche-Orient.
 
    "C'est un des rsultats de la visite de Bush. Il a encourag les
    Israliens  tuer notre peuple", a affirm le dirigeant du Hamas
    Mahmoud Al-Zahar, dont le fils tait un des combattants tus dans les
    affrontements. "Nous continuerons la lutte pour la libration, pour une
    libration complte, mme s'ils nous tuent tous", a ajout M. Zahar,
    qui a perdu un autre fils en 2004, lors d'une tentative d'assassinat
    manque d'Isral contre lui. "Nous leur rpondrons dans la langue
    qu'ils comprennent", a-t-il ajout.
 
    TRENTE BLESSS
 
    Les islamistes du Hamas s'opposent aux efforts de paix entre Israliens
    et Palestiniens encourags par Washington. M. Bush a prdit, au terme
    de sa visite, dans un climat de scepticisme, qu'un trait de paix
    serait conclu avant la fin de son mandat, en janvier 2009.
 
    Une porte-parole militaire isralienne a dclar que l'arme avait agi
    contre une "infrastructure terroriste" dans le nord du territoire et
    qu'un certain nombre d'hommes arms avaient t touchs par balles.
 
    Selon les habitants du secteur vis,  Zeitoun, un bastion du Hamas,
    une dizaine de chars et de vhicules blinds ont particip aux
    oprations, qui ont fait galement une trentaine de blesss, dont deux
    sont dans un tat critique, parmi les Palestiniens. L'hpital Chifa de
    Gaza a lanc un appel  des dons du sang.
 
    Isral, qui a retir troupes et colons de la bande de Gaza en 2005, y
    mne rgulirement des attaques contre des activistes pour tenter de
    mettre un terme aux tirs de roquettes sur son territoire. "Aucune
    socit ne peut rester assise et voir sa population civile
    continuellement vise de cette manire", a dclar Mark Regev,
    porte-parole du premier ministre isralien, Ehoud Olmert.
 
<article-nb="2008/01/15/19-7">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7">  Dans une attaque sans prcdent  Kaboul, quatre hommes arms ont investi, lundi 14 janvier, le seul htel de luxe de la ville, le Serena.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7">      D ans une attaque sans prcdent  Kaboul, quatre hommes arms ont
    investi, lundi 14 janvier, le seul htel de luxe de la ville, le
    Serena. Six personnes ont t tues, dont un journaliste norvgien,
    Carsten Thomassen, qui accompagnait le chef de la diplomatie d'Oslo,
    Jonas Gahr Stoere, en visite en Afghanistan.
 
 
    Peu aprs l'attaque, qui s'est produite  environ 18 heures, un
    porte-parole taliban, Zabiullah Mujahid, a appel les agences de presse
    pour la revendiquer, prcisant que quatre militants munis de ceintures
    d'explosifs avaient attaqu l'htel - l'un avait fait explos sa
    ceinture alors que les trois autres avaient lanc des grenades et
    ouvert le feu avec leurs fusils d'assaut.
 
    "Il y avait beaucoup de sang dans le hall d'entre et des douilles
    vides  l'extrieur", a affirm  l'agence amricaine Associated Press
    (AP) Suzanne Griffin, qui se trouvait dans la salle de sports au moment
    de l'attaque. "Nous avons entendu des coups de feu, trs nombreux.
    C'tait trs prs, assez pour que le pltre du plafond tombe. Nous nous
    sommes assis, loin de toute vitre et nous avons mis nos tlphones en
    mode silencieux", a-t-elle ajout. L'attaque s'est produite au moment
    o l'ambassade de Norvge commenait une runion des donateurs
    organise pour la visite du ministre des affaires trangres norvgien.
    "Je ne pense pas que quiconque puisse vivre cela sans penser que la
    situation est srieuse", a dclar celui-ci  la chane de tlvision
    norvgienne TV-2. Le secrtaire gnral des Nations unies, Ban Ki-moon,
    a affirm sans plus de prcision que M. Stoere tait la cible de cette
    attaque : "Ils ne respectent rien."
 
    BTIMENT SOUS HAUTE SURVEILLANCE
 
    Selon le porte-parole du ministre afghan de l'intrieur, six personnes
    ont t tues. Outre Carsten Thomassen, 38 ans, journaliste du
    quotidien d'Oslo Dagbladet, un citoyen amricain dont l'identit n'a
    pas t rvle, un garde afghan de l'htel et une employe ont t
    tus. Un militant a t tu par les gardes de scurit, un autre, selon
    les talibans, est mort en se faisant exploser. Le sort des deux autres
    reste incertain. Des soldats ont fouill toutes les chambres de l'htel
    pour s'assurer qu'aucun des assaillants ne s'y cachait.
 
    Situ derrire la prsidence afghane, en plein centre-ville, l'htel
    Serena, ouvert en 2005 et qui voulait symboliser un semblant de retour
     la normale dans la capitale afghane, bnficie normalement d'une trs
    haute scurit. Deux lourdes portes d'accs sur la rue sont contrles
    en permanence par des hommes arms qui fouillent tous les vhicules
    entrant dans l'htel et interrogent les occupants. Le primtre de
    l'tablissement est aussi gard et sa proximit avec la prsidence et
    plusieurs ministres fait que la zone est trs surveille.
 
    Le mode opratoire de cette attaque, qui vise clairement la communaut
    trangre, semble indiquer une dtermination renouvele d'branler
    celle-ci au coeur de Kaboul. Dj, la rptition des attentats-suicides
     Kaboul avait srieusement inquit, mais, jusqu' maintenant, ceux-ci
    visaient en priorit les forces de scurit afghanes ou trangres.
 
    En s'attaquant au seul htel de luxe de la ville, alors qu'un ministre
    tranger y sjourne, les assaillants soulignent que personne n'est 
    l'abri d'une attaque dans Kaboul. Elle va marquer la communaut
    trangre et l'obliger  renforcer encore des mesures de scurit dont
    le principal effet est de la couper de la communaut afghane.
 
<article-nb="2008/01/15/19-8">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8">  Mardi, pouvoir et opposition kenyans devaient ouvrir un nouveau cycle de confrontations en se retrouvant au Parlement pour l&#38;#39;ouverture de la session parlementaire. Mercredi doit commencer une nouvelle srie de trois jours de manifestations de l&#38;#39;opposition  travers tout le pays, interdites par la police.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8">      A prs quelques jours de calme, l'embrasement post-lectoral menace 
    nouveau au Kenya. Alors que l'opposition, mene par Raila Odinga,
    continue de rappeler que les graves irrgularits au moment du dcompte
    des voix, dans les jours suivant le scrutin du 27 dcembre, remettent
    en question la rlection du prsident Mwai Kibaki, le camp de ce
    dernier reste sur une position inverse.
 
 
    Les efforts des mdiateurs divers au cours de la semaine coule pour
    amener les deux rivaux  discuter d'un partage du pouvoir n'ont eu
    aucun effet. Le prsident Kibaki a dj nomm la majeure partie des
    ministres d'un gouvernement d'ouverture mort-n, alors que le pouvoir,
    comme l'opposition, semble se prparer  des affrontements.
 
    Ds la proclamation des rsultats contests, le 30 dcembre 2007, des
    meutes avaient clat  travers le pays, entranant une srie de
    violences, policires ou civiles, dont le bilan a t revu une nouvelle
    fois  la hausse par un comit spcial du gouvernement et s'tablit 
    612morts.
 
    Mardi 15 janvier, pouvoir et opposition devaient ouvrir un nouveau
    cycle de confrontations en se retrouvant au Parlement pour l'ouverture
    de la session parlementaire. Le Mouvement dmocratique orange (ODM) de
    Raila Odinga, thoriquement, aurait pu y dplacer son combat, grce 
    ses 99 dputs, contre 43 pour le camp prsidentiel, le Parti de
    l'unit nationale (PNU).
 
    MANIFESTATIONS
 
    L'"achat" de dputs, pratique courant au Kenya, risque de rapidement
    briser cet espoir tnu. Les responsables de l'opposition menaaient,
    avant l'ouverture de la session, de se frayer un chemin jusqu'aux bancs
    rservs au gouvernement, laissant planer la menace d'incidents
    srieux. Ds le lendemain de la session du Parlement doit commencer une
    nouvelle srie de trois jours de manifestations de l'opposition 
    travers tout le pays, qui ont t interdites par la police, et menacent
    d'enflammer de nouveau le Kenya.
 
    L'Union europenne menaait, lundi, d'tudier une srie de sanctions si
    les deux rivaux continuaient de refuser le dialogue, incluant une
    suspension de l'aide financire. Le Kenya, grce  la solidit de son
    conomie et des efforts raliss par le gouvernement pour percevoir des
    taxes, peut se passer de l'aide internationale pour boucler son budget.
 
    John Michuki, personnalit proche du prsident Kibaki et actuel
    ministre des routes et infrastructures, l'a rappel, en affirmant :
    "Nous n'avons pas besoin que des trangers viennent nous dire ce que
    nous avons  faire." Il a aussi prvenu Kofi Annan, l'ex-secrtaire
    gnral de l'ONU, qui tait attendu mardi  Nairobi pour y mener une
    nouvelle mdiation : "Nous avons gagn les lections, donc nous ne
    voyons pas l'objet de la venue de quiconque pour une mdiation sur un
    partage du pouvoir."
 
<article-nb="2008/01/15/19-9">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9">  Dans un rapport publi mardi, l&#38;#39;organisation de dfense des droits humains dnonce le caractre &#38;#34;grotesque et pouvantable de cette pratique&#38;#34;, qui perdurerait malgr le moratoire de 2002.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9">      "I ran : arrtez les excutions par lapidation", appelle Amnesty
    International, dans un rapport publi mardi 15 janvier. L'organisation
    de dfense des droits humains y dnonce le caractre "grotesque et
    pouvantable de cette pratique", pour laquelle le code pnal "stipule
    mme d'utiliser des pierres suffisamment grosses pour faire souffrir,
    mais pas grosses au point de tuer la victime immdiatement", et que les
    hommes doivent tre ensevelis jusqu' la taille et les femmes jusqu'
    la poitrine.
 
 
    Alors que, selon elle, neuf femmes et deux hommes sont en passe d'tre
    lapids en Iran, comme d'autres en 2006 et 2007, l'ONG a demand  ce
    que les autorits iraniennes abrogent ou amendent le code pnal du pays
    et que, dans l'intervalle, elles s'assurent du respect du moratoire de
    2002 interdisant la lapidation.
 
    297 EXCUTIONS EN 2007
 
    "Nous saluons les rcentes avances vers une rforme et les
    informations sur le fait que le Majlis (Parlement iranien) discute
    d'amender le code pnal pour permettre la suspension d'au moins
    certaines condamnations  la lapidation, dans des cas estims
    'opportuns'", a indiqu Malcolm Smart, directeur pour le Moyen-Orient
    et l'Afrique du Nord d'Amnesty, cit dans un communiqu. "Mais les
    autorits doivent aller plus loin, et prendre les mesures ncessaires
    pour s'assurer que le nouveau code pnal n'autorise pas la peine de
    mort par lapidation, ni ne permette d'excution par d'autre moyen en
    cas d'adultre", a-t-il ajout.
 
    L'Iran connat un des taux d'excutions les plus levs au monde. En
    2006, 177 condamns ont t excuts, la plupart par pendaison. Ce
    chiffre devrait tre dpass en 2007, 124 personnes ayant t excutes
    lors des sept premiers mois de l'anne, selon Amnesty International.
    L'AFP a pour sa part dcompt au moins 297 excutions dans l'anne qui
    vient de s'achever.
 
<article-nb="2008/01/15/19-10">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10">  Le secrtaire gnral de l&#38;#39;ONU, Ban Ki-moon, a dcid de crer une commission d&#38;#39;enqute indpendante sur les attentats d&#38;#39;Alger du 11 dcembre qui ont fait 41 morts, dont 17 employs des Nations unies, a annonc lundi une porte-parole.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10">      L e secrtaire gnral des Nations unies, Ban Ki-moon, a dcid de
    crer une commission d'enqute sur les attentats d'Alger qui ont fait,
    le 11 dcembre, 41 morts dont 17 employs de l'ONU, a annonc, lundi 14
    janvier, sa porte-parole Michle Montas. Aprs avoir reu vendredi un
    rapport prliminaire et confidentiel sur ces attaques, Ban Ki-moon a
    dcid "de nommer une commission indpendante pour tablir tous les
    faits concernant les attaques d'Alger". La commission "s'occupera aussi
    de questions stratgiques" lies  la scurit  fournir aux employs
    mobiliss dans des oprations de l'ONU dans le monde.
 
 
    Elle sera compose d'experts internationaux indpendants du systme des
    Nations unies (qui regroupe l'organisation des Nations unies
    l'Assemble gnrale, le conseil de scurit, le conseil conomique et
    social, le secrtariat et la Cour internationale de justice et
    l'ensemble des institutions spcialises l'Unesco, la Banque mondiale,
    l'Organisation mondiale de la sant...) et cherchera une "coopration
    totale" des autorits algriennes. Sa composition et sa mission
    dtaille seront annonces prochainement.
 
    "DFICIENCE" DE LA SCURIT DE L'ONU
 
    Les deux attentats-suicides perptrs le 11 dcembre  Alger,
    revendiqus par la Branche d'Al-Qaida au Maghreb (ex-GSPC algrien),
    visaient les siges du Haut commissariat des Nations unies pour les
    rfugis (HCR), du Programme des Nations unies pour le dveloppement
    (PNUD)  Hydra et celui du Conseil constitutionnel  Ben Aknoun. A
    Hydra, 145 personnes travaillaient pour l'ONU, dont 115 Algriens et 30
    trangers. Les 17 tus parmi le personnel des Nations unies taient 14
    Algriens et 3 trangers.
 
    Une prcdente enqute sur l'attentat perptr en aot 2003 contre des
    bureaux de l'ONU  Bagdad, dans lequel 22 personnes taient mortes,
    dont l'missaire spcial en Irak Sergio Vieira de Mello, avait permis
    de montrer que la scurit des Nations unies dans le pays tait
    "dficiente". En Algrie, un officier charg de la scurit de l'ONU,
    Babacar Ndiaye, qui est mort dans l'attentat de dcembre, avait fait
    part de son inquitude  sa direction, selon plusieurs collgues et
    tent, en vain, de limiter l'accs des vhicules aux difices de l'ONU
    en Algrie par un systme de contrles.
 
<article-nb="2008/01/15/19-11">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11">  Moscou a annonc mardi des sanctions contre le centre culturel, dont deux antennes rgionales ont rouvert malgr une interdiction des autorits russes. 
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11">      U ne nouvelle crise a clat, lundi 14 janvier, entre la Russie et la
    Grande-Bretagne : Moscou, qui avait invoqu des motifs juridiques pour
    rclamer la fermeture de deux centres culturels du British Council, a
    rpliqu par des sanctions  leur rouverture, y voyant une
    "provocation dlibre". "La Russie ne va plus dlivrer de visas aux
    nouveaux employs devant tre envoys dans les consulats (britanniques)
      Saint-Ptersbourg et  Ekaterinbourg pour assurer les activits du
     British Council et ne va plus prolonger les accrditations aux
    employs   actuels", a affirm le ministre des affaires trangres
    russe dans un communiqu.
 
 
    Ce texte, diffus aprs la   convocation de l'ambassadeur du
    Royaume-Uni, Anthony Brenton, au   ministre des affaires trangres,
    annonce de futures procdures "pour obtenir le   paiement d'arrirs
    d'impts de l'antenne du British Council    Saint-Ptersbourg". Et
    prvient que "si le British Council continue ses activits dans la
    rgion, la Russie se rserve le droit de prendre des mesures
    supplmentaires, y compris  l'gard de la reprsentation du British
    Council  Moscou".
 
    RIPOSTE  L'EXPULSION DE DIPLOMATES RUSSES
 
    "Ce   n'est dans l'intrt ni du Royaume-Uni ni de la Russie que des
    liens   dans les domaines de la culture, de l'ducation et de la
    science soient   ainsi pris en otage par des questions annexes" lies
    aux tensions   diplomatiques entre les deux pays, a dclar le chef de
    la diplomatie britannique, David Miliband, dans une   dclaration
    crite  la Chambre des communes.
    Cela fait des   annes que le British Council est en conflit avec les
    autorits russes   concernant son statut, et il n'a plus que deux
    antennes   rgionales hors de Moscou, contre quinze il y a trois ans.
    Mais la   fermeture de ces deux centres dcoule d'un autre contentieux
    entre   Moscou et Londres, concernant l'enqute sur l'empoisonnement de
      l'ex-agent secret russe Alexandre Litvinenko en 2006  Londres : le
     chef de la diplomatie russe, Sergue Lavrov, a reconnu que Moscou
    voulait   ainsi riposter aux   mesures prises par Londres, dont
    l'expulsion de diplomates russes,   aprs le refus de la Russie
    d'extrader le principal suspect dans le   meurtre de Litvinenko.
 
<article-nb="2008/01/15/19-12">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12">  L&#38;#39;tat-major turc a annonc, mardi, avoir conduit une nouvelle offensive arienne contre des positions du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l&#38;#39;Irak. Selon un responsable kurde, aucune victime ni dgt important n&#38;#39;ont t signals.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12">      L 'arme turque a annonc avoir conduit, mardi 15 janvier, une nouvelle
    offensive arienne contre des positions des sparatistes kurdes du
    Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l'Irak. Ces
    positions "ont t intensivement pilonnes lors d'une opration
    arienne", indique un communiqu publi sur le site Internet de
    l'tat-major des armes.
 
 
    Les raids ont vis les zones de Zap-Sivi, Avasin-Basyan et Hakourk,
    selon le document. Des tmoins cits par Reuters parlent galement de
    l'incursion en territoire irakien de quatre chars. L'arme affirme
    faire preuve d'une "extrme attention afin que les populations civiles
    ne soient pas affectes". Selon un responsable kurde, aucune victime ni
    dgt important n'ont effectivement t signals.
 
    "NOTRE SEUL OBJECTIF EST D'LIMINER LES TERRORISTES"
 
    "Nous esprons que ce combat contre le terrorisme s'achvera bientt
    mais nous ne savons pas combien de temps il va encore durer", a
    dclar, lundi, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, depuis
    Madrid, o il se trouve pour le premier forum de l'Alliance des
    civilisations. Il a ajout que le seul objectif   de son pays tait
    d'liminer les 4 000 "terroristes" du Parti   des travailleurs du
    Kurdistan.
 
    Depuis dcembre, l'arme turque a men contre le PKK quatre raids
    ariens avec l'aide des services de renseignement amricain et une
    opration terrestre d'ampleur limite dans le nord de l'Irak.
 
<article-nb="2008/01/15/19-13">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13">  Le gouvernement a annonc l&#38;#39;enlvement de six touristes colombiens par la gurilla.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13">      A rrive lundi 14 janvier  Bogota en provenance du Venezuela,
    l'ex-otage de la gurilla colombienne, Consuelo Gonzalez de Perdomo,
    libre le 10 janvier avec Clara Rojas, a apport avec elle des preuves
    de vie de huit autres otages des Forces armes rvolutionnaires de
    Colombie (FARC). Pour certains d'entre eux, c'tait les premires
    depuis cinq ans. Il s'agit de lettres et de photographies de l'ancien
    gouverneur du Meta (centre) Alan Jara, des ex-dputs Jorge Eduardo
    Gechem, Gloria Polanco et Orlando Beltran, ainsi que de quatre
    officiers et sous-officiers de l'arme et de la police colombiennes.
 
 
 
 
           Rama Yade : les otages des FARC sont une
    "urgence humanitaire"
 
 
 
    La secrtaire d'Etat franaise aux droits de l'homme, Rama Yade, a
    rappel que les otages de la gurilla colombienne des FARC
    constituaient une "urgence humanitaire", lundi 14 janvier, lors de la
    crmonie d'investiture du prsident guatmaltque Alvaro Colom. Onze
    chefs d'Etat latino-amricains y assistaient, dont le Colombien Alvaro
    Uribe et le Vnzulien Hugo Chavez, impliqu dans la libration des
    otages Clara Rojas et Consuelo Gonzalez de Perdomo, le 10 janvier. "Le
    prsident Sarkozy invite les FARC  faire un nouveau geste en librant
    sans tarder les femmes et les personnes malades", a dit M^me Yade,
    ajoutant : "Comme en tmoignent les preuves de vie d'Ingrid Betancourt,
    certains otages sont dans un tat de grande fragilit. C'est une course
    contre la montre." Paris soutient la proposition de l'Eglise catholique
    colombienne d'une "zone de rencontre" entre la gurilla et Bogota pour
    parvenir  un "accord humanitaire".
 
                                                              
 
 
 
    Ces huit otages se trouvaient dans le camp o M^me de Perdomo tait
    dtenue. Dans leurs lettres, plusieurs se plaignent des conditions
    "inhumaines" de leur dtention et notamment d'tre "enchans". "Je
    demande avec respect et humilit  Manuel Marulanda (le chef des FARC)
    de mettre fin  l'usage des chanes", a implor Marleny Orejuela,
    directeur d'Asfamipaz, une ONG qui regroupe les familles des militaires
    et policiers aux mains de la gurilla.
 
    A son arrive  Bogota, Consuelo Gonzalez de Perdomo, qui tait dpute
    au moment de son enlvement en septembre 2001, avait donn une
    confrence de presse : "J'apporte un message d'amour de mes compagnons
    qui sont toujours dtenus dans la jungle (...) Un message qui va
    permettre de runir toutes les forces du pays pour trouver une
    stratgie conjointe afin de librer les otages." L'ex-parlementaire,
    qui a pass plus de six ans dans la jungle, avait aussi dnonc, jeudi,
    aprs sa libration, les conditions de dtention des prisonniers
    masculins "enchans jour et nuit".
 
    De son ct, Clara Rojas, l'ancienne adjointe de l'otage
    franco-colombienne et ex-candidate  la prsidence Ingrid Betancourt,
    tait arrive, dimanche,  Bogota. L'avocate de 44 ans a retrouv son
    fils Emmanuel, n de sa liaison avec un gurillero. L'enfant lui a t
    remis temporairement par l'assistance publique aprs trois ans de
    sparation. Les images des retrouvailles mouvantes ont fait le tour du
    monde. La rencontre entre la mre et l'enfant avait t organise dans
    un endroit tenu secret. Seule la camra des services de l'assistance
    publique - qui avaient l'enfant depuis deux ans, ignorant sa vritable
    identit - a pu filmer le moment. On voit l'enfant de dos jouer avec sa
    mre et couter les berceuses qu'elle lui chante.
 
    Devant la camra, Clara Rojas s'est adresse  ses compatriotes,
    expliquant qu'elle avait dsormais besoin de tranquillit : "Je sors
    d'une preuve reintante." Elle a voqu les traitements mdicaux
    auxquels son enfant, dont le bras avait t fractur au moment de la
    naissance, devra se soumettre. M^me Rojas n'a pas oubli ses compagnons
    d'infortune. "Ma joie ne sera pas complte tant qu'ils ne seront pas
    l", avait-elle dclar  sa descente d'avion. Elle a notamment voqu
    Ingrid Betancourt, pour qui elle prouve "un immense respect et une
    grande tendresse", mme si, dans un entretien accord  l'hebdomadaire
    Semana, l'ex-otage raconte que leurs relations se sont dtriores
    pendant leur difficile captivit,  la suite d'une tentative d'vasion
    rate.
 
    Lundi, les autorits colombiennes ont annonc que les FARC avaient
    enlev six touristes colombiens prs de Nuki, un village de la cte
    Pacifique. Les vacanciers auraient t intercepts par un commando
    arm. L'arme a dploy une brigade mobile dans cette rgion d'accs
    difficile. L'incident vient rappeler que les FARC continuent de
    pratiquer les enlvements contre ranon. Selon les autorits, quelque
    750 civils anonymes seraient dtenus par la gurilla. Ils s'ajoutent
    aux 44 otages "politiques" que les FARC veulent changer contre les
    gurilleros incarcrs. Ces chiffres confortent la position de ceux qui
    jugent inadmissible, ou du moins trs prmatur, d'octroyer aux FARC le
    statut d'organisation politique, comme le souhaite le prsident
    vnzulien Hugo Chavez
 
 
<article-nb="2008/01/15/19-14">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14">  Thomas Dandois et Pierre Creisson ont t arrts le 17 dcembre 2007 en compagnie de leur chauffeur Al-Hassan Abdourahman alors qu&#38;#39;ils ralisaient un reportage au Niger pour la chane Arte. Ils risquent la peine de mort. Ccile Allegra, membre du comit de soutien aux deux journalistes, espre &#38;#34;que le juge nigrien pourra faire son travail&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14">   
 
 
<article-nb="2008/01/15/19-15">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15">  Une tude sur l&#38;#39;volution gntique de la bactrie responsable de la syphilis accrdite la thse d&#38;#39;un agent infectieux rapport d&#38;#39;Amrique en Europe par les expditions de Christophe Colomb.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15">      U ne tude sur l'volution gntique de la bactrie responsable de la
    syphilis accrdite la thse d'un agent infectieux rapport d'Amrique
    en Europe par les expditions de Christophe Colomb. Une quipe
    amricano-anglo-canadienne a publi, lundi 14 janvier, sur le site de
    la revue en ligne PLoS Neglected Tropical Diseases, un article qui tend
     trancher dans ce sens une controverse vieille de cinq cents ans.
 
 
    La premire pidmie connue de syphilis est survenue en 1495, alors que
    Charles VIII assigeait Naples. Une fois rentrs dans leurs pays, les
    mercenaires trangers qui servaient dans les troupes du roi de France
    dissminrent la maladie. La survenue d'une telle pidmie, trois ans
    seulement aprs la dcouverte de l'Amrique, a fait natre l'hypothse
    d'une maladie rapporte du Nouveau Monde par les marins au service du
    roi d'Espagne, d'autant que des cas de syphilis ont t dcrits parmi
    eux. Mais d'autres thories ont suggr la trajectoire inverse, partant
    de l'ide qu'avant l'pidmie de 1495 la syphilis avait pu tre
    confondue en Europe avec d'autres maladies.
 
    La syphilis est une infection sexuellement transmissible due  une
    bactrie, le trponme ple (Treponema pallidum). Tous les trponmes
    ne sont pas pathognes pour l'homme. Certaines sous-espces sont
    responsables, en zone tropicale, de maladies cutanes  transmission
    non sexuelle  : le pian, la pinta et le bejel. Transmis par contact
    cutan dans l'enfance, le pian svit en Amrique, en Afrique, en
    Ocanie. Comme les caractristiques antigniques du trponme ple sont
    proches de celles du Treponema pertenue, agent du pian, il existe une
    immunit croise entre les deux maladies : le fait d'avoir l'une
    immunise contre l'autre.
 
    EVOLUTION DE LA BACTRIE
 
    L'tude phylogntique de PLoS Neglected Tropical Diseases reconstitue
    l'arbre gnalogique des trponmes. Katherine Harper et ses collgues
    arrivent  la conclusion que le pian est une maladie ancienne,
    contrairement  la syphilis, qui serait apparue beaucoup plus
    rcemment. De plus, de toutes les souches non vnriennes tudies, les
    souches les plus proches de celles responsables de la syphilis sont
    celles du pian en Amrique.
 
    Ces constatations tayent la thse d'une volution de la bactrie sur
    ce continent vers le trponme ple. L'quipage de Christophe Colomb
    aurait rapport l'agent infectieux, ou tout au moins une sous-espce de
    trponme responsable du pian, qui aurait ensuite volu vers la forme
    du trponme ple, dans les conditions environnementales diffrentes de
    celles de l'Amrique tropicale.
 
    Cette thorie est cohrente avec le fait que des scientifiques ont pu
    tablir l'existence d'infections  trponmes dans le Nouveau Monde il
    y a sept mille ans,  une poque o ni l'Europe ni l'Afrique ne les
    connaissaient. Cependant, l'tude comporte des limites. Comme le font
    remarquer, dans un commentaire accompagnant l'article, trois autres
    chercheurs amricains, elle n'a port que sur un petit nombre de
    variations gntiques.
 
