<FILE-date="2008/01/15/19">
<article-nb="2008/01/15/19-1">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1">  Issues d&#38;#39;une dynastie terrienne du Sind, deux gnrations de Bhutto se sont consumes au feu de la politique pakistanaise. Une saga brutale et passionne.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1">      C oran en main, le rcitant psalmodie des sourates en dodelinant de la
    tte. A ses pieds, des btonnets d'encens fichs dans le sable d'un
    flacon librent des volutes de fume. Fendant la pnombre, les
    visiteurs s'approchent et s'immobilisent, visage recueilli, devant le
    caveau drap d'un tissu vert recouvert de ptales de fleurs rouges.
    Depuis les funrailles de Benazir Bhutto, le 28 dcembre, au lendemain
    de son assassinat, le mausole du clan Bhutto  Larkana (600 km de
    Karachi) ne dsemplit pas. Chaque jour, des centaines de personnes,
    dignitaires ou anonymes, viennent se prosterner devant la tombe de
    l'grie martyre du Parti du peuple pakistanais (PPP) qui gouverna le
    Pakistan  deux reprises, de 1988  1990 et de 1993  1996.
 
 
    La dpouille de "Benazir" repose dsormais au coeur de ce mausole -
    trois dmes en forme de bulbe reproduisant l'architecture du Taj Mahal
    indien (sans les minarets) - qu'elle avait elle-mme fait difier en
    hommage  son pre adul, Zulfikar Ali Bhutto, flamboyant premier
    ministre dans les annes 1970, et qui, lui aussi, connut une fin
    tragique, pendu en 1979 par le gnral putschiste Zia Ul-Haq.
 
    A ct du caveau du pre s'alignent ceux de deux autres "martyrs" de la
    famille, fils de Zulfikar et frres de Benazir : Shanawaz, empoisonn 
    Cannes en 1985, et Murtaza, tu par des balles policires  Karachi en
    1996. Toute la maldiction de la dynastie Bhutto se concentre l, au
    coeur de cette profusion de marbre laiteux cern de rizires et
    d'tangs d'o surgissent des troupeaux de buffles et que longent des
    charrettes  nes, images d'Epinal de ce Pakistan immmorial baign par
    les eaux de l'Indus.
 
    Les Bhutto sont les fils de cette terre fertile du nord du Sind, la
    province mridionale du Pakistan. Fond par un rajput (membre d'une
    caste guerrire) hindou converti  l'islam au XVII^e sicle, alors que
    l'empire des Grands Moghols tait au fate de sa splendeur, le clan
    Bhutto a fui les sols arides du Rajasthan pour s'tablir sur ces rives
    de l'Indus, plus hospitalires.
 
    Il s'y taille au fil des dcennies un fief foncier qui en fait
    toujours, aujourd'hui, l'une des grandes familles de hobereaux locaux,
    des "fodaux" comme le soulignent  l'envi ses ennemis. Ses proprits
    de dattiers, cannes  sucre, oliviers et manguiers s'talent  perte de
    vue autour de Larkana, un gros bourg situ au nord du Sind. Le
    patrimoine terrien de la famille a pu atteindre un maximum de 100 000
    hectares. Si les superficies ont diminu plus tard, avec la rforme
    agraire des annes 1960, les hritiers y ont ajout des actifs
    industriels (moulins, stations-service, fermes aquacoles). Les Bhutto
    sont assurment une vraie puissance.
 
    Mais le clan est divis, morcel par d'inexpugnables haines, rong de
    farouches rivalits. Il s'est fractur autour de l'hritage politique
    de Zulfikar Ali Bhutto, hros populiste des masses pakistanaises, qu'il
    avait galvanises en leur promettant "du pain, des vtements et un
    toit". Avant sa pendaison, "Zulfi" avait adoub sa fille adore,
    Benazir, envoye  Oxford dans ses propres pas.
 
    Mais la succession ainsi orchestre dplat  son frre Murtaza, son
    cadet d'un an. C'est de son exil afghan puis syrien, quand il fuyait la
    police pakistanaise lance  ses trousses, que Murtaza le "radical", le
    "rvolutionnaire", observe l'irrsistible ascension de Benazir qui,
    elle, est autorise  retourner au Pakistan en 1986. De l datent ce
    ressentiment, cette fiert blesse, qui s'aigrissent au fil des ans
    jusqu' clater en un nouveau drame, en 1996. Cette anne-l, Murtaza,
    finalement rentr d'exil contre le gr de sa soeur, tombe sous les
    balles tires par la police de Karachi. Murtaza tait un gneur. Il
    avait fond une branche dissidente du PPP - le "PPP Shahid Bhutto" -
    qui se voulait le digne hritier du projet politique du pre. Il
    fustigeait la trahison de ses idaux par sa soeur, englue dans les
    compromissions du pouvoir et l'affairisme de son mari.
 
    Benazir, premier ministre pour la seconde fois au moment des faits,
    porte-t-elle la responsabilit de la mort de son frre ? Elle a
    toujours farouchement ni, bien sr, invoquant une tragique bavure.
    Mais la veuve de Murtaza, Ghinwa Bhutto, accable de chagrin, l'a
    ouvertement accuse. Ainsi s'est ouverte cette fracture bante au coeur
    du clan, cette plaie qui saigne toujours. Il a fallu diviser les champs
    et les rsidences. A la branche Murtaza est revenue la maison de
    Larkana, proprit "historique" de Zulfikar, tandis que Benazir a reu
    le domaine de Naudero, situ  une dizaine de kilomtres. Chacun chez
    soi, claquemur dans la dtestation de l'autre.
 
    La disparition de Benazir va-t-elle ouvrir un nouveau chapitre ?
    Cicatriser la blessure ? "Je lui pardonne, maintenant qu'elle est
    morte", soupire Ghinwa. La veuve de Murtaza reoit en sa maison de
    Larkana aux couloirs tapisss de portraits des grands anctres
    enturbanns, ces aeux Bhutto qui ont perptu la dynastie au fil des
    ges.
 
    Abondante chevelure frise, chle bleu pastel pass autour du cou,
    Ghinwa s'exprime en franais. Libanaise, elle a fui la guerre civile
    dans son pays pour se rfugier  Damas en 1984. C'est l qu'elle
    rencontre Murtaza, le rvolutionnaire en exil. Ils se croisent dans un
    club de sport, elle  l'arobic, lui  la piscine, et c'est le coup de
    foudre. Aujourd'hui, elle veut bien accorder son "pardon"  Benazir,
    mais ne cde rien sur la critique politique des drives du PPP, fidle
     la rhtorique gauchisante de son poux assassin. "Le PPP est dirig
    par une lite de fodaux et d'industriels, dnonce-t-elle. Ces gens-l
    n'ont aucun intrt  changer le statu quo."
 
    Ghinwa s'est lance dans la bagarre lectorale : elle se prsente au
    prochain scrutin lgislatif du 18 fvrier. Les deux enfants de Murtaza
    l'paulent, mais sont encore loin d'avoir attrap le virus de la
    politique. Zulfikar Jr (17 ans), leur fils commun, prfre sauver les
    dauphins chous sur les rives de l'Indus. Quant  Fatima (25 ans),
    fille de Murtaza et de sa premire femme afghane, elle rcuse toute
    forme de dynastie en politique. "Entrer en politique ne doit pas tre
    li  un nom,  l'hritage d'une famille", explique-t-elle. Forme 
    l'universit de Columbia et  la School of African and Asian Studies
    (SOAS) de Londres, Fatima s'engage plutt en montant des "camps
    mdicaux" qui offrent des soins gratuits, ou en visitant des prisons
    pour femmes. Elle tte aussi du journalisme et de la posie. "Je ne
    veux plus voir des Bhutto mourir", souffle Ghinwa en couvant du regard
    la jeune gnration. Mais le Pakistan lui permettra-t-il de s'arracher
     la maldiction ?
 
<article-nb="2008/01/15/19-2">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2">  La Haute Autorit de lutte contre les discriminations et pour l&#38;#39;galit invoque dans un communiqu, mardi 15 janvier, directives europennes et conventions internationales.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2">      P lusieurs dispositions de la loi relative  la matrise de
    l'immigration,  l'intgration et  l'asile promulgue le 20 novembre
    ont "un caractre discriminatoire", estime la Haute Autorit de lutte
    contre les discriminations et pour l'galit (Halde). "La Halde
    considre que ces dispositions mconnaissent des directives europennes
    ou des conventions internationales auxquelles la France est partie",
    annonce-t-elle dans un communiqu, mardi 15 janvier.
 
 
    La Halde avait t saisie sur cette question par le Groupe
    d'information et de soutien des immigrs (Gisti). Elle cite
    plusieurs dispositions selon elle problmatiques, dont les conditions
    de ressources exiges pour les personnes handicapes qui demandent le
    regroupement familial, la suspension des prestations familiales en cas
    de non-respect du contrat d'accueil et d'intgration et
    l'identification par les empreintes gntiques (ADN) des enfants
    entrant sur le territoire dans le cadre du regroupement familial."DES
    MESURES EXAGRES"
 
    La Halde stigmatise, en outre, la non-motivation de la dcision
    d'"obligation de quitter le territoire franais" aprs un refus ou un
    non-renouvellement de titre de sjour et l'exigence d'une autorisation
    spcifique pour les trangers rsidents de longue dure souhaitant
    exercer une profession commerciale.
 
    Elle dit avoir transmis ses conclusions au gouvernement et formule le
    vu d'tre consulte sur les dcrets d'application de la loi. Le
    ministre de l'immigration n'a pas souhait faire de commentaire dans
    l'immdiat.
 
    Le Gisti s'est flicit par la voix de son trsorier, Patrice
    Bommensatt, que la Halde se soit prononce "contre des mesures
    exagres portant atteinte au droit des gens  vivre une vie familiale
    normale". L'association dit avoir "constat depuis plusieurs mois que
    les recommandations et les prises de position (de la Halde) pouvaient
    avoir un effet concret sur les dcisions des politiques".
 
 
<article-nb="2008/01/15/19-3">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3">  En thorie le taux de rmunration du Livret A devrait passer de 3 %  4%. Mais le contexte conomique pourrait inciter Bercy  limiter cette hausse, voire  maintenir le taux en l&#38;#39;tat.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3">      M ichel Camdessus, ancien directeur gnral du Fonds montaire
    international (FMI) et ancien directeur du Trsor, a remis le 21
    dcembre 2007 au gouvernement un rapport prconisant de rformer en
    profondeur la distribution de l'pargne administre (Livrets A et
    Bleu). Cette rforme est prpare par le gouvernement. Ce dernier doit
    dcider par ailleurs, dans les prochains jours, s'il relve le taux du
    Livret A de 3 %  4 %, comme le veut la rgle de calcul base sur
    l'inflation publie mardi 15 janvier.
 
 
    Que prconisez-vous pour la rmunration du Livret A ?
    Il n'est pas raisonnable de sur-rmunrer l'pargne  vue, c'est--dire
     un taux sensiblement au-dessus de l'inflation, alors qu'il s'agit
    d'encourager l'pargne longue. Je ne serais donc pas favorable  un
    relvement du taux du Livret A. Songeons aussi au million de Franais
    comptant parmi les plus pauvres, qui ne trouvent pas  se loger.
    Relever le taux du Livret A, c'est relever aussi le taux des prts aux
    organismes d'HLM que ce livret finance et, en consquence, leur loyer.
    Cela n'est pas opportun  un moment o ces loyers sont difficilement
    accessibles pour beaucoup.
 
    De surcrot, la rgle de calcul actuelle produit des effets
    malencontreux puisque l'un des lments lui servant de base -
    l'Euribor, le loyer de l'argent  trois mois - est en ce moment trs
    lev du fait de la crise des crdits immobiliers  risques
    (subprimes). Maintenir cette rgle reviendrait  faire payer aux plus
    pauvres en France les btises des subprimes aux Etats-Unis !
 
    Soit, mais n'est-il pas dloyal de changer la rgle quand elle profite
    aux pargnants, modestes qui plus est ?
 
    Arrtons de faire comme si le Livret A tait exclusivement un produit
    d'pargne populaire : plus de la moiti des livrets appartiennent  des
    pargnants aiss. La priorit doit aller au logement social ! Il faut
    savoir qui on veut aider : les pargnants aiss ou les mal-logs. Tout
    centime de rmunration excessif est enlev au logement social. Il y a
    un choix politique  faire. Une fois l'pargne  vue protge de
    l'inflation, la priorit doit tre la rduction des cots du logement
    social.
 
    A propos de choix politique  faire, avez-vous bon espoir que votre
    rapport sur le Livret A soit mis en oeuvre ?
 
    Ce rapport a reu un bon accueil et le gouvernement a dj annonc son
    intention d'ouvrir la distribution du Livret A  toutes les banques.
 
    Cela dit, nos conclusions se heurtent  beaucoup d'ides reues et de
    conservatismes. La Commission europenne a demand  la France de
    dcartliser la distribution de l'pargne administre. Alors, allons-y,
    faisons de ncessit vertu : profitons de cette occasion pour
    moderniser un systme vieillissant.
 
    Vous promettez,  travers votre rforme, 2 milliards d'euros
    d'conomies pour le logement social. Comment les obtenez-vous ?
 
    Ce sont des conomies substantielles et bienvenues. Ces 2 milliards
    d'euros reprsentent une augmentation de 75 % du budget d'aide  la
    pierre du ministre du logement ! Comment les obtient-on ?
 
    D'abord, en modifiant la formule de calcul du taux du Livret A et
    notamment, en supprimant la bonification de 0,25 % instaure en 2003.
    L'effet est immdiat, puisque chaque quart de point de rmunration
    cote 500 millions d'euros.
 
    Ensuite, en ramenant  0,4 % des encours d'pargne les commissions
    verses aux rseaux distributeurs des livrets (1,3 % pour La Poste, 1 %
    pour les Caisses d'pargne). Mme si l'on tale cette baisse dans le
    temps, on peut rcuprer d'emble la provision constitue pour assurer
    l'quilibre du systme, qui n'aurait plus de raison d'tre.
 
    Mais les banques rclament une rmunration de 0,8 % pour distribuer le
    Livret A ! Si on ne les intresse pas financirement, ne vont-elles pas
    s'en dtourner et asscher les ressources pour le logement social ?
 
    Ce taux de 0,4 % a t calcul avec soin. A ce niveau, les banques
    gagneront raisonnablement leur vie. Le cot marginal de la collecte est
    faible ds lors que les livrets sont dmatrialiss. Il diminue encore
    si l'on dcide, comme nous le proposons, de relever autour de 10 euros,
    au lieu de 1,5 euro aujourd'hui, le seuil minimal pour faire une
    opration sur livret.
 
    Vous voulez crer un tablissement public autonome pour grer les fonds
    des livrets centraliss  la Caisse des dpts (CDC) ? Pourquoi une
    structure publique de plus ?
 
    Nous ne proposons pas d'ajouter une structure publique de plus avec
    recrutement de secrtaires et de chauffeurs. Par souci de transparence,
    nous proposons que les encours d'pargne destins au logement social
    soient allous  une personne morale clairement identifie.
 
    Ces fonds, qui ont une importance majeure parmi les dpenses publiques,
    n'apparaissent nulle part, ni au bilan de la Caisse des dpts ni au
    bilan de l'Etat. Nous voulons donner  cet tablissement la garantie de
    l'Etat, afin qu'il puisse se financer en mettant des obligations quand
    celles-ci sont moins chres que le Livret A. Il s'agit, in fine, de
    rduire, dans la transparence, le cot de la ressource prte aux HLM.
 
    Les Livrets A ne suffiront plus ?
 
    L'Etat veut multiplier par deux les programmes de construction. Ce
    n'est pas banal. Les ressources du Livret A risquent de ne plus
    suffire. Il faut tendre le dispositif aux financements obligataires.
 
    Vous jugez le Livret A obsolte ? N'est-il pas une ressource sre en
    ces temps de crise financire ?
 
    Non, le Livret A a vieilli, sa gestion cote cher, mais il reste
    prcieux. Ne le laissons pas se ringardiser. Il faut jouer sur toute la
    palette de financements. Nous ne voulons pas construire un systme
    risqu pour le logement social mais mettre  la disposition des HLM des
    financements diversifis et modernes, dans un cadre de supervision
    financire incomparablement plus solide que celui qui existe aux
    Etats-Unis.
 
<article-nb="2008/01/15/19-4">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4">  Le recours  un cabinet en stratgie n&#38;#39;tait qu&#38;#39;une premire tape, a affirm le premier ministre, Franois Fillon. L&#38;#39;valuation des membres du gouvernement sera faite par les services de Matignon et le secrtaire d&#38;#39;Etat  l&#38;#39;valuation des politiques publiques.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4">      L 'valuation de l'action du gouvernement sur des critres tablis par
    des consultants privs avec l'aide des cabinets ministriels (Le Monde
    du 4 janvier) ne sera pas mene par le cabinet en stratgie Mars & Co,
    mais par les services de Matignon sous la responsabilit du secrtaire
    d'Etat charg de la prospective et de l'valuation des politiques
    publiques, Eric Besson, a annonc, mardi 15 janvier, le premier
    ministre, Franois Fillon.
 
 
    Le chef du gouvernement a expliqu que l'Etat avait eu, dans un premier
    temps, "besoin d'une expertise extrieure" pour l'aspect mthodologique
    de l'valuation. Dsormais, a-t-il poursuivi, ce sera  M. Besson,
    transfuge du PS, de "mesurer, mois aprs mois, les engagements que nous
    avons pris". "Ce ne sont donc pas   les hommes ou les femmes qui seront
    valus mais les politiques,   ministre par ministre". Eric Besson
    est all dans le mme sens, estimant que le but de cet outil ne sera
    pas "de punir, mais d'aider, de montrer quels sont les blocages et o
     sont les leviers pour atteindre les objectifs fixs".
 
    Revenant sur la polmique cre par la mise en place de ce systme de
    notation, M. Fillon a par ailleurs estim qu'il fallait "changer de
    mthode". "La rgle dans le pass, c'tait le renoncement et la
    dnaturation des engagements. Les Franais ont montr qu'ils y taient
      massivement favorables, parce que eux sont valus en permanence",
    a-t-il dit.
 
<article-nb="2008/01/15/19-5">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5">  La premire banque amricaine, touche par la crise des crdits hypothcaires  risque, tente de se redresser et annonce son troisime plan de renflouement.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5">      L a banque amricaine Citigroup a annonc, mardi 15 janvier, une perte
    trimestrielle de prs de 10 milliards de dollars (6,7 milliards
    d'euros) et des dprciations d'actifs de 18,1 milliards, mais a
    rassur sur la poursuite de ses activits en russissant  lever 14,5
    milliards de dollars d'argent frais.Citigroup avait dj d au
    troisime trimestre  dprcier ses actifs de 3 milliards de dollars.
    Cette mauvaise passe pour la banque amricaine est lie  la crise des
    subprimes et  une augmentation de 3,3 milliards de dollars des
    provisions pour crances   douteuses passes sur des prts  la
    consommation (crdit auto, cartes   de crdit...), autre secteur o les
    dfauts de paiement augmentent.
 
 
    UN PLAN DE RENFLOUEMENT ANNONC
 
    Pour attnuer l'impact de ces rsultats catastrophiques, Citigroup a
    annonc la leve de 12,5 milliards de dollars auprs d'investisseurs
    venant surtout d'Asie et du Moyen-Orient, dont 6,88 milliards fournis
    par le fonds gouvernemental de Singapour. Citigroup a, en outre,
    annonc une mission d'actions sur le march boursier d'un montant
    d'environ 2 milliards de dollars. C'est son second plan de renflouement
    en trois mois : fin novembre, l'mirat d'Abu Dhabi avait dj pris une
    participation d'un montant de 7,5 milliards de dollars dans la premire
    banque amricaine.
 
    Pour rduire ses cots, la banque a par ailleurs dcid de rduire son
    substantiel dividende trimestriel  32 cents, soit une baisse de 40 %,
    et de vendre quelques actifs. Elle continue aussi  rduire son
    portefeuille de titres adosss  des crdits hypothcaires. Selon la
    presse spcialise, elle devrait annoncer des milliers de suppressions
    d'emploi.
 
    Ces annonces dcevantes ont fait plonger le titre dans les changes
    lectroniques avant l'ouverture de la Bourse de New York mardi matin :
    l'action cdait 3,6 %,  28,07 dollars. Depuis octobre, le titre a
    perdu 40 %.
 
<article-nb="2008/01/15/19-6">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6">  L&#38;#39;tat-major turc a annonc, mardi, avoir conduit une nouvelle offensive arienne contre des positions du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l&#38;#39;Irak. Selon un responsable kurde, aucune victime ni dgt important n&#38;#39;ont t signals.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6">      L 'arme turque a annonc avoir conduit, mardi 15 janvier, une nouvelle
    offensive arienne contre des positions des sparatistes kurdes du
    Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l'Irak. Ces
    positions "ont t intensivement pilonnes lors d'une opration
    arienne", indique un communiqu publi sur le site Internet de
    l'tat-major des armes.
 
 
    Les raids ont vis les zones de Zap-Sivi, Avasin-Basyan et Hakourk,
    selon le document. Des tmoins cits par Reuters parlent galement de
    l'incursion en territoire irakien de quatre chars. L'arme affirme
    faire preuve d'une "extrme attention afin que les populations civiles
    ne soient pas affectes". Selon un responsable kurde, aucune victime ni
    dgt important n'ont effectivement t signals.
 
    "NOTRE SEUL OBJECTIF EST D'LIMINER LES TERRORISTES"
 
    "Nous esprons que ce combat contre le terrorisme s'achvera bientt
    mais nous ne savons pas combien de temps il va encore durer", a
    dclar, lundi, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, depuis
    Madrid, o il se trouve pour le premier forum de l'Alliance des
    civilisations. Il a ajout que le seul objectif   de son pays tait
    d'liminer les 4 000 "terroristes" du Parti   des travailleurs du
    Kurdistan.
 
    Depuis dcembre, l'arme turque a men contre le PKK quatre raids
    ariens avec l'aide des services de renseignement amricain et une
    opration terrestre d'ampleur limite dans le nord de l'Irak.
 
<article-nb="2008/01/15/19-7">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7">  En rendant compte d&#38;#39;une polmique sur une tude de climatologie, &#38;#34;Le Monde&#38;#34; s&#38;#39;est lui-mme retrouv au coeur du dbat. Nous revenons ici sur le contexte de la discussion et sur les diffrents arguments  prendre en compte.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7">      I l est peu courant de voir un quotidien gnraliste au coeur d'une
    polmique scientifique pointue. C'est pourtant le cas du Monde, aprs
    la publication, dans son dition du 20 dcembre 2007, d'un article
    intitul "Une tude "climato-sceptique" soulve des soupons de
    fraude". Y taient rapports des soupons publiquement exprims le 18
    dcembre 2007, sur le site RealClimate, par Raymond Pierrehumbert,
    professeur de gosciences  l'universit de Chicago, sur l'honntet de
    travaux publis dbut 2007 dans la revue Earth and Planetary Science
    Letters (EPSL).
 
 
    Ces travaux, dirigs par Vincent Courtillot, directeur de l'Institut de
    physique du globe de Paris (IPGP), exploitaient notamment une figure
    montrant une corrlation forte entre les variations du gomagntisme,
    de l'clairement du Soleil (ou irradiance) et de la temprature moyenne
    globale. Cette tude avait t utilise, en mars 2007, au cours d'une
    sance  l'Acadmie des sciences, pour soutenir l'ide que les
    activits humaines pourraient ne pas tre la cause principale des
    changements climatiques actuels.
 
    Quelques semaines aprs ce dbat, Edouard Bard (Collge de France) et
    Gilles Delaygue (Cerege) adressent  Rob Van der Hilst, diteur (ou
    "rdacteur") pour EPSL, un article critiquant ces travaux. Selon
    l'usage, ce "Commentaire" est prsent  M. Courtillot et ses
    coauteurs, qui y rpondent. Les deux textes - commentaire et rponse -
    sont mis en ligne sur le site d'EPSL fin 2007. Cependant, MM. Bard et
    Delaygue jugent insatisfaisante la rponse qui leur est faite : deux
    donnes utilises (temprature moyenne globale et clairement) par M.
    Courtillot et ses collgues se rvlent ne pas tre ce que les auteurs
    affirment.
 
    MM. Bard et Delaygue envoient donc un addendum  leur commentaire, une
    "note ajoute aux preuves". Celle-ci est mise en ligne par les
    services techniques d'EPSL, sans la validation expresse de l'diteur.
    Elle est mme mise en page pour publication sur papier, avec la mention
    "accept". Aprs tre demeure en ligne pendant environ un mois, cette
    note disparat. Et l'quipe de M. Courtillot est autorise par M. Van
    der Hilst  modifier le texte de sa rponse, en fonction du contenu de
    cette "note ajoute aux preuves" retire. Ce retrait a suscit lui
    aussi les soupons de M. Pierrehumbert.
 
    Le 11 janvier, devant l'moi suscit par l'affaire, M. Van der Hilst,
    professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT) et chercheur
    affili  l'IPGP, publie en dernire instance un ditorial o il
    retranscrit, in extenso, la "note ajoute aux preuves" prcdemment
    retire. Il explique ce retrait par le fait que "la politique
    ditoriale standard donne le dernier mot  l'quipe qui rpond au
    "commentaire" et requiert du "commentaire" qu'il ne soit pas modifi
    une fois accept par l'diteur". "Le comportement de M. Bard a t
    correct, il n'a jamais cherch  cacher quoi que ce soit, mais il a
    envoy  EPSL sa note ajoute aux preuves'' sans attendre de
    validation de ma part, prcise M. Van der Hilst, interrog par Le
    Monde. Les services techniques n'auraient simplement pas d la mettre
    en ligne." Selon lui, "tout le monde, dans cette affaire, est de bonne
    foi". Son ditorial, cependant, confirme que deux des quatre donnes
    exploites dans leur publication n'taient pas ce que M. Courtillot et
    ses coauteurs affirmaient qu'elles taient.
 
<article-nb="2008/01/15/19-8">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8">  La dflagration a eu lieu entre les quartiers  majorit chrtienne de Dora et Quarantaine.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8">      U n attentat  la voiture pige visant un vhicule de l'ambassade
    amricaine a tu au moins trois personnes et fait plusieurs blesss,
    mardi 15 janvier, dans le nord de Beyrouth. La dflagration a eu lieu
    entre les quartiers  majorit chrtienne de Dora et Quarantaine. "La
    bombe a t actionne au passage de la voiture amricaine, qui
    circulait avec un autre vhicule transportant des civils", a indiqu un
    responsable libanais cit par l'AFP, prcisant que les trois victimes
    taient des civils.
 
 
    Selon le dpartement d'Etat amricain, aucun de ses ressortissants ne
    se trouvait dans les vhicules au moment de la dflagration. Washington
    affirme que "quatre rsidents de Beyrouth" sont morts dans cet
    incident. Les mdias libanais rapportent en revanche qu'un Amricain a
    t bless. Un responsable de l'ambassade amricaine  Beyrouth a
    expliqu que les   vhicules de la reprsentation diplomatique
    empruntaient   frquemment la route o s'est produite l'explosion.
 
    MESSAGE DE MENACE DU FATAH AL-ISLAM
 
    La chane de tlvision locale LBC montrait, mardi, une colonne de
    fume   s'levant du site de l'explosion, o sont immdiatement arrivs
    des   vhicules de police et des ambulances. Elle a galement diffus
    des images montrant plusieurs vhicules immobiliss, dont une jeep aux
    vitres teintes identique  celles utilises par les diplomates
    amricains.
 
    Cet attentat, qui n'a pas encore t revendiqu, survient moins d'une
    semaine aprs la diffusion d'un message de menaces   du chef du
    groupuscule palestinien Fatah Al-Islam, qui avait affront   l'arme
    libanaise pendant plus de trois mois autour du camp   palestinien de
    Nahr Al-Bared. Il s'agit de la premire attaque visant directement une
    cible amricaine depuis la fin de la guerre civile libanaise, en 1990.
 
         Plus d'une trentaine d'attentats  la bombe ont t commis depuis
      2005 au Liban, visant principalement des hommes politiques et des
    journalistes anti-syriens. Le 12 dcembre,   le gnral libanais
    Franois Al-Hajj, successeur potentiel du gnral Michel Sleimane  la
    tte des armes, si celui-ci venait  devenir prsident de la
    Rpublique, avait t tu dans une attaque visant son vhicule.
 
<article-nb="2008/01/15/19-9">
<filnamedate="20080115"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080115"><AAMMJJHH="2008011519">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9">  Retrouvez l'ensemble des d&#233;p&#234;ches sur http://www.lemonde.fr
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9">   
 
 
<article-nb="2008/01/15/19-10">
<article-nb="2008/01/15/19-11">
<article-nb="2008/01/15/19-12">
