<FILE-date="2008/01/14/19">
<article-nb="2008/01/14/19-1">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-1">  Parmi les 20 ttes de liste du MoDem dans la capitale figurent l&#38;#39;ancienne ministre Corinne Lepage, l&#38;#39;ex-prsident du Crdit Lyonnais Jean Peyrelevade dans le XVIe, ou encore le journaliste et crivain Philippe Meyer dans le Ve.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-1">      "L utter contre la fracture parisienne". C'est avec ce projet que
    Marielle de Sarnez, candidate du Mouvement dmocrate  la mairie de
    Paris, a prsent les 20 ttes de liste aux municipales. Cette
    "fracture sociologique, gographique, politique, lectorale" existe
    aussi bien entre l'est et l'ouest de la capitale, qu'entre Paris et sa
    banlieue, a soulign Mme de Sarnez, lundi 14 janvier.
 
 
    La conseillre de Paris, qui conduira elle-mme une liste dans le XIVe
    arrondissement dont elle est lue, a raffirm son soutien au projet de
    "Grand Paris" et  la cration d'une "continuit urbaine entre Paris et
    sa banlieue".
 
    Mais "la meilleure faon d'y parvenir n'est pas de planter des tours de
    logements le long du priphrique", a-t-elle mis en garde. "Mme si une
    ville doit bouger", "des gestes architecturaux forts ne sont pas
    forcment des tours totems de 250 mtres", a jug la dpute
    europenne, alors que le maire PS de Paris Bertrand Delano tudie la
    possibilit de construire au-del de 37 mtres de hauteur, plafond fix
    par l'actuel plan local d'urbanisme (PLU).
 
    "Pour moi, contrairement  l'UMP, au prsident de la Rpublique et au
    PS, les lections municipales ne sont pas un enjeu de politique
    nationale, partisane. Elles sont un enjeu de politique locale", a par
    ailleurs soulign Mme de Sarnez, qui doit prsenter son projet pour
    Paris "avant la fin janvier".
 
    Lors des scrutins des 9 et 16 mars, le parti centriste espre faire
    fructifier les 20,7 % des voix obtenus  Paris par Franois Bayrou 
    l'lection prsidentielle et les 12,02 % recueillis aux lgislatives -
    un   score bien suprieur aux 7,6 % remports par le parti centriste au
    niveau   national.
 
<article-nb="2008/01/14/19-2">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-2">  Tous les jeudis, Le Monde.fr reoit en &#38;#34;chat&#38;#34; une femme ou un homme politique. Dbat en direct avec Martine Aubry, maire socialiste de Lille candidate  sa rlection, jeudi 17 janvier 2008  13 heures.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-2">   
 
 
<article-nb="2008/01/14/19-3">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-3">  Devant la librairie du centre-ville de Saint-Brieuc (Ctes-d&#38;#39;Armor) o elle tient une sance de signatures, il y a foule.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-3">      D evant la librairie du centre-ville de Saint-Brieuc (Ctes-d'Armor) o
    elle tient une sance de signatures, il y a foule. Un exemplaire
    ddicac de Ma plus belle histoire, c'est vous (Grasset) sous le bras,
    Flix Le Me, 81 ans, est encore sous le charme. "L'anne dernire,
    assure-t-il, c'est Sgolne Royal qui m'a fait adhrer au Parti
    socialiste : lorsqu'on la voyait,  la tl, tenir ses meetings, on
    sentait que ce qu'elle disait venait du coeur." Un peu plus tard, ce
    samedi 12 janvier, la salle o la fdration socialiste des
    Ctes-d'Armor,  majorit "hollandaise", a invit Danielle Bousquet,
    dpute et candidate  la mairie,  venir prsenter ses voeux en
    compagnie de son invite, est tout aussi bonde.
 
 
    Dans cette ville de longue tradition socialiste mais perdue par la
    gauche en 2001, l'ex-candidate  l'lection prsidentielle a rassembl
    58 % des voix au second tour. Pour sa premire contribution  la
    campagne du PS pour les lections municipales, M^me Royal est en
    terrain conquis. L'assistance est rsolument "sgoltre". Adhrent au
    PS et membre de l'association locale Dsirs d'avenir - "actuellement
    plus ou moins en sommeil", admet-il -, Andr Le Rondeau, 63 ans, ancien
    grant de socit, compte sur l'ex-candidate pour "jouer collectif et
    faire en sorte que tout ce qu'elle a fait pour le PS ne soit pas
    perdu". Rceptionniste dans un htel, Katell Philippe, 33 ans, indique
    avoir "pris la carte du PS pour contribuer  la dsignation de M^me
    Royal  la prsidentielle".
 
    "COMPORTEMENTS PUDIQUES"
 
    Pas mcontente de pouvoir rpliquer au prsident de la Rpublique le
    jour mme o il lance  Paris la campagne municipale de la majorit
    devant le Conseil national de l'UMP, M^me Royal monte  la tribune.
    Attache  reconqurir son statut de rivale en titre de Nicolas
    Sarkozy, elle le critique sans mnagement, le jugeant "dsinvolte",
    "exhibitionniste", adepte de "la provocation" et coupable d'taler un
    train de vie "de milliardaire". M^me Royal veut lui opposer " la France
    authentique, une Rpublique simple, des comportements pudiques, des
    rformes vraies, justes, stables et durables". Au chef de l'Etat, qui
    entend "politiser" les scrutins municipal et cantonal, elle propose de
    "rpondre dans les urnes".
 
    Dans le train qui l'emmne ensuite vers Paris, Sgolne Royal s'vertue
     esquiver les questions qui lui sont poses sur la controverse apparue
    au PS autour de la ratification du trait europen. Elle vite aussi de
    dtailler "les tapes" qu'elle entend franchir pour succder  Franois
    Hollande et de prciser quels seront les reprsentants de "la
    gnration montante" de responsables socialistes qu'elle entend
    "pousser".
 
    M^me Royal dit tre sollicite par de trs nombreux candidats aux
    municipales et se prpare  multiplier les dplacements. Autant
    d'occasions de se poser en leader potentiel d'un Parti socialiste qui,
    toutefois, ne semble pas encore avoir la tte aux grandes manoeuvres de
    congrs. "Les militants s'inquitent, ils se demandent o va le PS
    mais, pour l'heure, ils sont focaliss sur les lections", assure
    Michel Morin, premier secrtaire fdral des Ctes-d'Armor. Et pour
    cause. "Compte tenu de la nature du parti, c'est son existence mme qui
    sera pose si nous perdons les municipales", prvient-il.
 
<article-nb="2008/01/14/19-4">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-4">  Logement, transports, Paris-Mtropole : le maire de la capitale a dvoil, dimanche 13 janvier, les grandes lignes de son &#38;#34;contrat dmocratique&#38;#34; pour la prochaine mandature.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-4">      B ertrand Delano a profit de la prsentation de son programme pour
    les municipales, dimanche 13 janvier, dans un caf branch du 3^e
    arrondissement, pour rpondre  Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat
    s'tait engag, le 8 janvier,  s'impliquer "personnellement" dans la
    cration du "Grand Paris", estimant que "la modernit urbaine" tait un
    chantier de sa "politique de civilisation".
 
 
    Le maire PS de la capitale a utilis l'expression "enjeu de
    civilisation" pour qualifier les grandes priorits de son "contrat
    dmocratique" pour la prochaine mandature. Face  "l'interventionnisme"
    de M. Sarkozy, selon un proche de M. Delano, le candidat du PS a
    propos aux Parisiens d'lire "un maire libre" de "toute influence" par
    rapport " un parti politique", "libre de toutes les dpendances
    vis--vis de l'Etat". Ce que ne serait pas, a-t-il ainsi suggr, son
    adversaire UMP, Franoise de Panafieu, si elle tait lue  la Mairie
    de Paris.
 
    Logement. L'effort en faveur du logement est le premier des "dfis
    prioritaires" que M. Delano s'apprte  relever s'il est reconduit
    lors des lections du mois de mars. Il s'engage  financer 40 000
    logements sociaux entre 2008 et 2014 contre 30 000 durant les sept ans
    couls. Un tiers du total sera destin aux classes moyennes. M^me de
    Panafieu ne propose que "7 800 logements sociaux", a soulign M.
    Delano.
 
    Ce dernier a voqu un autre "point de clivage" avec la candidate de
    l'UMP en assurant qu'il ne voulait "surtout pas vendre" une partie du
    parc HLM. Le maire de Paris souhaite pour sa part encourager les
    locataires  librer les logements sociaux - dont le taux de rotation
    est frein par la flambe de l'immobilier - en crant un "nouveau prt
     taux zro" pour favoriser l'achat d'appartements privs. Il promet de
    doubler le nombre de personnes bnficiant actuellement d'une aide au
    logement finance par la Ville. M. Delano "vise" la construction de 27
    000 logements neufs entre 2008 et 2014, dont la moiti dans le parc
    social.
 
    Paris-Mtropole. La crise du logement  Paris ne pourra se rsoudre 
    l'chelle de la capitale, reconnat M. Delano. Il propose la cration
    de Paris-Mtropole, qu'il distingue du "Grand Paris" souhait par M.
    Sarkozy et l'UMP. Cette "structure de coopration intercommunale" 
    l'chelle de Paris et des trois dpartements limitrophes, qui
    regrouperait 6 millions d'habitants, sera "un lieu de dcision" en
    matire de logement, de transports et de dveloppement conomique.
 
    Transports. M. Delano propose d'ici  2009 la cration d'un systme de
    location de voitures en libre service sur le modle de Vlib'. Baptis
    "Autolib'", il comprendrait une flotte de 2 000 vhicules lectriques
    ou hybrides et serait "mis en place en concertation avec les communes
    voisines". Le maire de Paris s'engage  crer des parcs de
    stationnement "rsidentiels", rservs aux habitants des quartiers. Il
    entend "doubler" les places de stationnement pour les deux-roues et les
    vlos. Il propose une aide financire de la Ville pour acheter des
    deux-roues lectriques et souhaite qu'ils puissent circuler dans les
    couloirs de bus. Il s'engage  crer 300 bornes de recharge lectrique
    gratuite pour les voitures et 200 km de pistes cyclables.
 
    Enfin, il souhaite la cration d'un "titre intgral de mobilit" qui
    permettra d'emprunter "indiffremment" les transports en commun, les
    taxis, Autolib'et Vlib'. Cette dcision relve toutefois du Syndicat
    des transports d'Ile-de-France (STIF). Paris soutiendra
    "financirement" le projet de mtro en rocade autour de Paris, dfendu
    par M. Sarkozy et l'UMP. M. Delano se fixe pour objectif le
    prolongement du tramway jusqu' la porte d'Asnires. Mais il dplore
    que l'Etat refuse de cofinancer son extension.
 
    Tours. Alors que M. Sarkozy se dit favorable  la construction de
    gratte-ciel  Paris, M. Delano a assur que l'UMP tait responsable du
    retard en la matire. En 2003, les lus parisiens de l'UMP se sont
    opposs, en conseil de Paris, au dpassement du plafond des hauteurs
    fix  37 mtres. M. Delano s'engage  mener "le dbat ncessaire"
    pour qu'il soit possible de modifier les rgles d'urbanisme afin de
    construire des immeubles d'habitation d'"un peu plus de quinze tages".
    Il entend rserver des immeubles "beaucoup plus hauts" pour des
    quipements publics et des bureaux "aux abords du priphrique".
 
    Innovation. Rpondant aux critiques de M. Sarkozy sur la perte
    d'"attractivit" conomique de Paris, M. Delano s'est engag 
    consacrer "1 milliard d'euros" dans son prochain mandat  la rnovation
    des universits,  la recherche,  la cration de ppinires
    d'entreprises. Paris doit devenir "le leader mondial de l'quipement en
    haut dbit".
 
    Crches. M. Delano s'est engag  crer 4 500 nouvelles places de
    crches, qui s'ajouteront aux 5 816 ouvertes depuis 2001.
 
<article-nb="2008/01/14/19-5">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-5">  Un systme bicphale introduit en 2000 administre le Grand Londres.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-5">      U n systme bicphale introduit en 2000 administre le Grand Londres.
    D'une part, le Greater London Authority (GLA), constitu du maire
    choisi au suffrage universel et d'une assemble lue de vingt-cinq
    membres, assume  l'chelle de la capitale de larges responsabilits en
    matire de transports, de police, d'environnement, de dveloppement
    conomique et de planification.
 
 
    De l'autre, les 32 conseils municipaux de quartier (boroughs)
    autonomes, lus, disposant de leur propre budget, sont chargs de la
    gestion locale. Il faut ajouter la City, le centre financier, qui
    dispose de son propre lord-maire aux fonctions, essentiellement, de
    reprsentation.
 
    Professeur de politique municipale  la London School of Economics,
    Tony Travers a particip  l'laboration du mode de gestion de la
    ville. "Fond sur un compromis entre la dmocratie  la base et la
    ncessit d'une autorit centrale planificatrice et coordinatrice, le
    modle fonctionne plutt bien en dpit d'imperfections", dit-il. A
    l'couter, si le mode de gouvernement de la capitale est inspir de New
    York, l'exemple parisien a aussi t pris en compte, en particulier
    pour le statut de son maire.
 
    Le fonctionnement de cette capitale de 7,5 millions d'habitants,
    regroups sur 1 500 km^2, repose sur le rseau de paroisses amalgames
    au fur et  mesure du dveloppement de Londres. En 1965 a t cr le
    Greater London Council (GLC), l'anctre du GLA. Mais, exaspre par une
    assemble et un prsident - Ken Livingstone, dit "Ken le Rouge" - qui,
    dans les annes 1970, avaient t le bastion et le reprsentant de
    l'extrme gauche, Margaret Thatcher a aboli en 1986 les institutions
    qui gouvernaient la capitale.
 
    "RGION MASTODONTE"
 
    Face aux dfis logistiques provoqus par l'expansion de la mtropole,
    Tony Blair a rtabli l'autorit lue en crant le GLA. Mais
    contrairement  la volont de Downing Street, Ken Livingstone a t lu
    le premier maire de Londres. Rlu en 2004, il se prsente  un
    troisime mandat cette anne pour, dit-il, mener  terme la candidature
    de Londres aux Jeux olympiques de 2012.
 
    Malgr cette russite, Tony Travers discerne trois lacunes importantes.
    Londres est d'abord coupe de sa zone d'influence. La ville est au
    coeur d'une immense conurbation couvrant, au-del des 32 conseils, la
    partie la plus peuple d'au moins six comts. Ce Sud-Est prospre
    regroupe 33 % de la population du royaume et 40 % de son produit
    national brut (PNB). "Aucun gouvernement n'est prt  crer une rgion
    mastodonte, mme dans le cadre d'une dcentralisation anglaise",
    souligne M. Travers.
 
    Ainsi, le grand chantier du "corridor de la Tamise", l'ambitieux projet
    d'urbanisme sur 50 km entre l'agglomration et l'estuaire de la Tamise,
    destin  rquilibrer vers l'Est l'expansion londonienne, bute sur
    l'clatement des responsabilits.
 
    Autre cueil, ce que Tony Travers appelle "l'incapacit viscrale des
    Anglo-Saxons  mobiliser les ressources, prives comme publiques, pour
    financer les infrastructures ncessaires  une mtropole de cette
    taille, comme le montre la saturation des transports". Preuve de ces
    dysfonctionnements, la qualit de vie  Londres, la ville la plus chre
    du Royaume-Uni, reste toujours infrieure  celle de la plupart des
    grandes mtropoles europennes.
 
    Dernire critique, le gouvernement central conserve d'importantes
    comptences transversales. Si le Greater London Authority fixe son
    budget (11 milliards de livres l'an dernier, soit prs de 15 milliards
    d'euros), 60  70 % de ses ressources proviennent du Trsor. Par
    ailleurs, la libert des bourgs de dterminer l'impt local est limite
    par le plafond de taxation dfini par l'Etat. Les ministres comptents
    ont donc leur mot  dire sur tous les grands projets d'amnagement, 
    l'exemple de Crossrail, le futur rseau ferroviaire express rgional,
    ou du nouveau terminal Eurostar de Saint-Pancras.
 
<article-nb="2008/01/14/19-6">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-6">  L&#38;#39;UMP a lanc, samedi 12 janvier, sa campagne pour des lections municipales leves au rang de &#38;#34;test national&#38;#34; par le prsident de la Rpublique. Invit d&#38;#39;honneur, l&#38;#39;ancien premier ministre britannique Tony Blair a ravi la vedette  Nicolas Sarkozy.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-6">   
 
 
<article-nb="2008/01/14/19-7">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-7">  Le maire socialiste de la capitale, Bertrand Delano, candidat  sa propre succession en mars 2008, a dvoil, dimanche 13 janvier, ses propositions pour les Parisiens dans un caf de la capitale. Il a aussi promis d&#38;#39;tre un &#38;#34;maire libre&#38;#34; de toutes les dpendances.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-7">   
 
 
<article-nb="2008/01/14/19-8">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-8">  &#38;#34;Si l&#38;#39;on pense que les promesses&#38;#34; de Nicolas Sarkozy, en particulier celle d&#38;#39;tre &#38;#34;le prsident du pouvoir d&#38;#39;achat&#38;#34; n&#38;#39;ont pas t tenues, &#38;#34;alors il ne faut pas voter pour les candidats UMP&#38;#34;, a dclar la prsidente socialiste de la rgion Poitou-Charentes.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-8">      I nterroge sur Europe 1 ce matin, Sgolne Royal a insist sur la
    porte nationale des lections municipales et invit les lecteurs 
    voter contre les candidats de l'UMP lors du scrutin des 9 et 16 mars.
 
 
    Notant que le prsident Nicolas Sarkozy fait lui-mme de ces lections
    qui interviendront moins d'un an aprs son arrive au pouvoir un test
    national, la dirigeante socialiste a accept la porte de la
    consultation. "Si l'on pense que les promesses" de Nicolas Sarkozy, en
    particulier celle d'tre "le prsident du pouvoir d'achat", n'ont pas
    t tenues, "alors il ne faut pas voter pour les candidats UMP",
    a-t-elle dclar.
 
    "POUR OU CONTRE NICOLAS SARKOZY"
 
    A la question de savoir si en votant contre tel ou tel maire UMP ou
    candidat UMP, on vote contre Nicolas Sarkozy, la prsidente de la
    rgion Poitou-Charentes a rpondu : "Je pense, puisque la lecture des
    rsultats et c'est Nicolas Sarkozy lui-mme qui a nationalis ce
    scrutin sera faite par lui comme cela."
 
    Le premier ministre, Franois Fillon, a nuanc les rcents propos du
    chef de l'Etat concernant le scrutin du mois de mars. Les lections
    municipales, a-t-il dit dimanche soir, ne peuvent se rsumer  un
    scrutin "pour ou contre Nicolas Sarkozy". Elles ne constitueront "pas
    du tout un test pour l'action que mne le gouvernement", a-t-il ajout.
 
 
<article-nb="2008/01/14/19-9">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-9">  Le maire de Paris a prsent, dimanche, son programme pour la prochaine mandature. Une srie de mesures qui n&#38;#39;oublient personne, des jeunes aux vieux, des dmunis aux entrepreneurs. Revue de dtail.
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-9">      C 'est loin de la pompe rpublicaine de l'Htel de ville, dans un caf
    branch du 3e arrondissement de Paris,  deux pas de son QG de
    campagne, que Bertrand Delano a dtaill, hier, les grandes lignes de
    son nouveau projet pour la capitale. Accompagn de son quipe presque
    au complet, le maire sortant a dclin son slogan " Paris, un temps
    d'avance ", pour une ville qui conjuguera, dit-il, " solidarit,
    innovation et thique dmocratique ". Voici cinq grands chapitres du
    programme.
 
 
    Logement et mixit sociale. Le logement est le socle d'" une solidarit
    intergnrationnelle et d'une mixit sociale ", a soulign hier Anne
    Hidalgo, premire adjointe au maire et porte-parole des socialistes
    parisiens. " 40 000 logements sociaux seront financs d'ici  2014. Le
    quota de la loi SRU (qui prvoit 20 % en 2020) sera atteint avec 6 ans
    d'avance ", affirme le maire. Il lui faudra pour cela s'attaquer aux
    arrondissements UMP de l'ouest et du centre : selon les chiffres
    publies par l'Atelier parisien d'urbanisme en 2006, le 16e ne compte
    que 2,4 % de logements sociaux, le 8e 1,6 % et le 7e  peine 1,2%...
 
    Le programme prvoit galement 4 000 logements tudiants, 3 000
    logements pour les jeunes salaris, une " aide pour l'accession  la
    proprit " en faveur des locataires et " une aide  la caution pour
    les jeunes mnages " qui veulent louer.
 
    Solidarit et ducation. Pour les plus dmunis, " 1500 places
    supplmentaires en hbergement d'urgence seront raliss, mme s'il
    s'agit de la responsabilit de l'Etat ", a soulign le maire. Aux
    seniors, le maire promet la cration de 2 200 places en maisons de
    retraite mdicalises pour les personnes ges dpendantes, ainsi que
    la cration d'aides au maintien  domicile lorsque c'est possible.
 
    Les plus jeunes bnficieront de 4 500 nouvelles places en crches, de
    la cration de 15 coles et de 4 collges ainsi que du doublement du
    nombre d'coles pouvant accueillir des personnes handicaps. Ils auront
    aussi droit  la cration d'un "pass culture",  3 000 places
    supplmentaires dans les conservatoires de musique et  l'amnagement
    de cinq nouveaux lieux de rptition.
 
    Economie et innovation. Pour que Paris demeure " la capitale de
    l'intelligence ", le maire se fait fort d'investir, sur la prochaine
    mandature, 1 milliard d'euros dans la recherche, l'universit et le
    dveloppement conomique. Un autre milliard, en provenance de l'Europe,
    la rgion, l'Etat et des partenaires privs, alimentera les secteurs de
    pointe de la capitale. Par ailleurs, 100 000 m2 de locaux seront ddis
    aux ppinires d'entreprises et le trs haut dbit Internet quipera
    l'ensemble de la capitale ds 2012. Enfin, pour favoriser le tourisme,
    le maire souhaite une augmentation de 10% de l'offre htelire
    parisienne.
 
    Transports et urbanisme. Lors de la priode 2001-2007, " 10 % du
    territoire parisien ont t rnovs ", affirme l'dile. Le programme
    2008-2014 n'est pas moins ambitieux : le tramway ira jusqu' la porte
    d'Asnires, " et nous demanderons une participation de l'Etat au
    financement ". "Autolib", un libre service de " voitures propres ",
    compltera Vlib. Enfin, " la frquence des bus et mtros sera
    amliore le week-end, un mtro fluvial sera mis en place " Ct
    urbanisme "lourd", le recouvrement du priphrique se poursuivra et,
    malgr l'opposition des Verts et d'une majorit de Parisiens , le maire
    ne veut " pas s'interdire a priori " la construction de tours ; celles
    de Massna et Bercy-Poniatowski restent donc  l'ordre du jour. Une
    concession aux allis/rivaux cologistes : les nouveaux quartiers
    devront avoir un "bilan nergtique neutre" et les tours devront tre
    HQE (haute qualit environnementale).
 
    Environnement. En phase avec le plan climat, vot par le conseil de
    Paris cet automne, Bertrand Delano entend rduire de 15 % les gaz 
    effet de serre mis dans la capitale, et annonce l'installation de 200
    000 m2 de panneaux solaires. Trente hectares de nouveaux espaces verts
    seraient crs, pour l'essentiel sur des tronons de la petite
    ceinture.
 
<article-nb="2008/01/14/19-10">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,57-0,64-987718,0-10">  Le maire PS de Paris a prsent, dimanche, son programme pour les municipales de mars, fond sur &#38;#34;une certaine conception de la dignit humaine, du progrs et de la solidarit&#38;#34;. 
<filname="PROF-0,57-0,64-987718,0-10">      B ertrand Delano, maire PS de Paris et candidat  un deuxime mandat,
    a prsent dimanche 13 janvier son programme 2008-2014, ax sur le
    logement et la "circulation propre". Rappelant comme un leitmotiv
    l'"enjeu de civilisation" que porte la capitale, le premier dile a
    affirm que son projet tait fond sur "une certaine conception de la
    dignit humaine, du progrs et de la solidarit".
 
 
    Betrand Delano a fait du logement l'un des volets de "l'enjeu de
    civilisation" qu'il entend porter pour Paris autour de "trois ides
    majeures : la diversit, l'innovation et l'thique dmocratique". Avant
    l'arrive de la gauche  Paris en 2001, "l'UMP avait financ moins de 9
    000 logements sociaux" sur la dernire mandature et "la candidate de
    l'UMP propose 4 000 logements dont un tiers de sociaux". "J'ai fait les
    calculs : cela fait 7 800 sur la mandature (...) C'est un point de
    clivage tout  fait estimable dont je souhaite que les Parisiennes et
    les Parisiens le tranchent par leur vote des 9 et 16 mars", a-t-il
    dclar, entour de toutes ses ttes de liste d'arrondissement dans un
    caf du 3^e arrondissement.
 
    "40 000 LOGEMENTS SOCIAUX AVANT 2014"
 
    Entre 2001 et 2008, la majorit de gauche a construit 30 000 logements
    sociaux alors qu'elle en avait promis 20 000. "Je nous lance un dfi
    pour six ans : 40 000 logements sociaux avant 2014, ce qui signifie que
    l o nous devrions atteindre les 20 % de logements sociaux en 2020"
    comme le stipule la loi SRU, l'objectif sera atteint en 2014, s'est-il
    flicit. "C'est une ambitition passionnante et moi je vous dit si je
    suis rlu, je le mettrai en uvre", a-t-il ajout. La majorit de
    gauche veut galement mettre en construction 4 000 logements tudiants
    et 3 000 ddis aux jeunes salaris.
 
    Le maire de Paris, selon lequel "la diversit, c'est que les Parisiens
    puissent rester dans leur ville", a annonc "1 500 places
    supplmentaires d'accueil d'hbergement d'urgence" ainsi que la
    cration de "4 500 places en crches". Bertrand Delano a galement
    annonc un dispositif "spcifique pour les locataires de logements
    sociaux d'aide d'accession  la proprit mais pas dans le parc
    social".
 
    "LA RECONQUTE PROGRESSIVE DES VOIES SUR BERGES"
 
    Sur le volet de la circulation, et fort du succs du "Vlib", le maire
    a dtaill son projet de mise en place de "2 000 autos propres" en
    libre service, baptises "Autolib". "Je crois que ce sera une petite
    rvolution", a-t-il lanc. Parmi les autres mesures figurent aussi
    "l'amnagement de 200 km de pistes cyclables" et le "doublement du
    nombre de places de stationnement pour les deux roues" et "la
    reconqute progressive des voies sur berges".
 
    Il a chiffr son projet baptis "Paris, un temps d'avance"  "400
    millions d'euros supplmentaires de dpenses de fonctionnement" et
    "entre 6  7 milliards d'euros" de dpenses d'investissement pour les
    six prochaines annes. Ce qui devrait se traduire selon lui par une
    augmentation "trs modre" dans les deux premires annes du taux de
    la fiscalit demeur inchang depuis sept ans, a-t-il annonc.
 
