<FILE-date="2008/01/14/19">
<article-nb="2008/01/14/19-1">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1">  Parmi les 20 ttes de liste du MoDem dans la capitale figurent l&#38;#39;ancienne ministre Corinne Lepage, l&#38;#39;ex-prsident du Crdit Lyonnais Jean Peyrelevade dans le XVIe, ou encore le journaliste et crivain Philippe Meyer dans le Ve.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-1">      "L utter contre la fracture parisienne". C'est avec ce projet que
    Marielle de Sarnez, candidate du Mouvement dmocrate  la mairie de
    Paris, a prsent les 20 ttes de liste aux municipales. Cette
    "fracture sociologique, gographique, politique, lectorale" existe
    aussi bien entre l'est et l'ouest de la capitale, qu'entre Paris et sa
    banlieue, a soulign Mme de Sarnez, lundi 14 janvier.
 
 
    La conseillre de Paris, qui conduira elle-mme une liste dans le XIVe
    arrondissement dont elle est lue, a raffirm son soutien au projet de
    "Grand Paris" et  la cration d'une "continuit urbaine entre Paris et
    sa banlieue".
 
    Mais "la meilleure faon d'y parvenir n'est pas de planter des tours de
    logements le long du priphrique", a-t-elle mis en garde. "Mme si une
    ville doit bouger", "des gestes architecturaux forts ne sont pas
    forcment des tours totems de 250 mtres", a jug la dpute
    europenne, alors que le maire PS de Paris Bertrand Delano tudie la
    possibilit de construire au-del de 37 mtres de hauteur, plafond fix
    par l'actuel plan local d'urbanisme (PLU).
 
    "Pour moi, contrairement  l'UMP, au prsident de la Rpublique et au
    PS, les lections municipales ne sont pas un enjeu de politique
    nationale, partisane. Elles sont un enjeu de politique locale", a par
    ailleurs soulign Mme de Sarnez, qui doit prsenter son projet pour
    Paris "avant la fin janvier".
 
    Lors des scrutins des 9 et 16 mars, le parti centriste espre faire
    fructifier les 20,7 % des voix obtenus  Paris par Franois Bayrou 
    l'lection prsidentielle et les 12,02 % recueillis aux lgislatives -
    un   score bien suprieur aux 7,6 % remports par le parti centriste au
    niveau   national.
 
<article-nb="2008/01/14/19-2">
<article-nb="2008/01/14/19-3">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3">  Franois Fillon a annonc, lundi, un plan de rforme de sept des neuf ports autonomes franais, qui prvoit notamment la privatisation des activits de manutention.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3">      F ranois Fillon a annonc, lundi 14 janvier, un plan de rforme des
    ports autonomes franais pour le printemps : un dossier explosif,
    longtemps repouss, qui prvoit notamment la privatisation des
    activits de manutention. "Il est ncessaire de transfrer les
    activits de manutention exerces par les ports  des oprateurs
    privs", a dclar depuis Marseille le chef du gouvernement, qui a
    tent de rassurer les personnels en prenant "l'engagement" que
    "personne ne sera(it) laiss sur le bord de la route par la rforme".
    "Un ambitieux plan d'investissement", au montant encore inconnu, a
    galement t annonc.
 
 
    Selon le premier ministre, les discussions s'engageront port par port,
    afin que chaque "solution particulire" soit prise en compte.
    L'objectif du gouvernement est de passer, d'ici  2015, de 3,6 millions
    de conteneurs  10 millions dans les ports franais et de crer 30 000
    emplois. Au terme de ce plan, qui concernera sept des neuf ports
    autonomes franais (Paris et Pointe--Pitre faisant l'objet d'une
    rflexion spare), le secteur priv sera charg de la gestion des
    quais, l'Etat n'assurant plus que ses missions rgaliennes (gestion des
    domaines portuaires, scurit, etc.).
 
    "IL N'Y A PLUS RIEN  DISCUTER"
 
    Les grands acteurs du monde maritime rclament cette rforme de longue
    date alors que les ports franais sont  la trane face  leurs
    concurrents europens. En vingt ans, Marseille, premier port autonome
    franais, a recul de la premire place en Mditerrane pour le
    transport de conteneurs  la onzime.
 
    Mais l'annonce de ce plan provoque l'inquitude des responsables
    syndicaux. "Nous sommes fortement opposs  ce qui vient d'tre
    annonc", a dclar le secrtaire gnral de la CGT du port autonome de
    Marseille, Pascal Galeot. "Il n'y a plus rien  discuter", dplore la
    secrtaire de l'Union dpartementale-CGT des Bouches-du-Rhne, Mireille
    Chessa. "Ce   qui me choque, c'est que le premier ministre annonce
    cette   privatisation des activits de manutention, sans aucune
    discussion avec   les organisations syndicales", a-t-elle dclar. "Une
      fois de plus, les partenaires sociaux sont pris  contre-pied".
 
    Des   dtails sur la rforme propose par M. Fillon devraient tre
    fournis   lors d'une runion prvue mardi matin avec Dominique
    Bussereau, le secrtaire d'Etat aux transports charg de prparer le
    plan de relance,  laquelle participera une   dlgation de la CGT.
 
<article-nb="2008/01/14/19-4">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4">  Tous les jeudis, Le Monde.fr reoit en &#38;#34;chat&#38;#34; une femme ou un homme politique. Dbat en direct avec Martine Aubry, maire socialiste de Lille candidate  sa rlection, jeudi 17 janvier 2008  13 heures.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4">   
 
 
<article-nb="2008/01/14/19-5">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5">  Christine Boutin &#38;#34;ne croit pas en un plan banlieue&#38;#34;. Dans un entretien accord au quotidien La Croix, lundi 14 janvier, la ministre du logement et de la ville indique que le chemin emprunt par sa secrtaire d&#38;#39;Etat  la politique de la ville, Fadela Amara, ne lui convient pas.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5">      C hristine Boutin "ne croit pas en un plan banlieue". Dans un entretien
    accord au quotidien La Croix, lundi 14 janvier, la ministre du
    logement et de la ville indique que le chemin emprunt par sa
    secrtaire d'Etat  la politique de la ville, Fadela Amara, ne lui
    convient pas : "Le plan Respect et galit des chances de Fadela Amara
    est centr sur les banlieues. Moi, je crois en la rponse beaucoup plus
    globale d'une nouvelle politique de la ville."
 
 
    Ces dclarations interviennent une semaine aprs la dcision du
    prsident de la Rpublique de reporter l'annonce de ce plan "au dbut
    du mois de fvrier". Elabor autour de trois grands axes - l'accs 
    l'emploi, la russite ducative et le dsenclavement -, il devait au
    dpart tre dvoil le 22 janvier,  Vaulx-en-Velin (Rhne). Mais
    l'Elyse a souhait accorder un dlai  Fadela Amara pour qu'elle "dope
    ses propositions, notamment en matire d'emploi et de discriminations"
    (Le Monde du 10 janvier).
 
    Christine Boutin, qui pourrait faire les frais d'un ventuel
    remaniement ministriel, semble profiter de cet pisode pour reprendre
    la main sur ce dossier. "Jusqu'ici, la ministre a laiss Fadela
    travailler en toute autonomie, aujourd'hui, il faut bien que les choses
    avancent", indiquait-on dans son entourage, il y a quelques jours.
    "Fadela, elle existe et quand on existe, on drange", rtorque un
    conseiller de M^me Amara.
 
    Preuve de cette volont de se faire entendre, la ministre du logement
    et de la ville devait prsenter, lundi, ses "grandes orientations en
    matire de politique de la ville",  l'occasion d'un dplacement dans
    les Alpes-Maritimes. Christine Boutin devait notamment y annoncer "un
    plan de rnovation des quartiers anciens les plus dgrads des villes
    moyennes ou grandes" pour l't.
 
    "Nous sommes  un moment de grande interrogation sur la politique de la
    ville, a indiqu au Monde M^me Boutin. Le plan de rnovation urbaine
    (lanc en 2003 par Jean-Louis Borloo, il prvoit d'ici  2013 250 000
    dmolitions-reconstructions de logements sociaux dans plus de 530
    quartiers prioritaires pour un cot total de 40 milliards d'euros)
    tait indispensable et sera poursuivi, mais il s'adresse surtout aux
    quartiers priphriques. Or, certains centres-villes concentrent des
    poches de pauvret et de l'habitat indigne. Les logements y sont
    parfois en plus mauvais tat que ceux qui sont dmolis dans les zones
    de rnovation urbaine."
 
    "INTERPELLER LES GOSMES"
 
    "Je veux aider les lus  rnover leur coeur de ville", dit-elle. Ce
    programme devrait tre d'une ampleur comparable  celle du plan de
    rnovation urbaine, selon la ministre, qui a charg les responsables de
    l'Agence nationale de rnovation urbaine (ANRU) de proposer un cadre
    lgislatif d'ici la fin du mois de juin. Il "ncessitera l'intervention
    de plusieurs partenaires au ct de l'Etat" et devrait se traduire dans
    "une loi de programmation pluriannuelle".
 
    La question du "zonage" du territoire constitue l'un des points de
    dsaccord persistant entre les deux femmes. "Je ne veux pas d'une
    vision sectorielle de la ville, qui opposerait quartiers bourgeois et
    quartiers populaires, indique M^me Boutin. Nous avons cr des
    frontires invisibles, je veux les faire tomber. Ce qui m'importe,
    c'est la place de l'homme dans la ville." Joint par Le Monde, un
    conseiller de M^me Amara indique qu'"il ne faut pas opposer les hommes
    et les territoires". "Mais tout de mme, on ne peut pas nier les
    diffrences entre les villes riches et les villes pauvres, poursuit-il.
    Il faut interpeller les gosmes et aller vers encore plus de
    solidarit, notamment par le biais de la fiscalit."
 
<article-nb="2008/01/14/19-6">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6">  La manifestation nationaliste organise samedi 12 janvier  Ajaccio a dbouch sur l&#38;#39;occupation de l&#38;#39;Assemble de Corse et s&#38;#39;est termine par l&#38;#39;incendie de plusieurs bureaux.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6">      "L a stratgie est un art simple, mais tout d'excution". Samedi 12
    janvier, en investissant les locaux de l'Assemble de Corse aprs avoir
    "simplement" contourn le dispositif de scurit qui jalonnait le
    parcours de leur manifestation, les nationalistes corses ont du mditer
    la pertinence de cette sentence napolonienne. Mais leur coup de force,
    qui se voulait "symbolique et pacifique", a pris une autre tournure
    avec l'incendie de trois bureaux de l'assemble rgionale, dont celui
    d'Ange Santini, prsident (UMP) du conseil excutif, suscitant en Corse
    comme sur le continent une rprobation unanime de la classe politique.
 
 
    Quelques heures auparavant, c'est pourtant dans le calme qu'un millier
    de personnes rpondant  l'appel de 18 organisations politiques et
    syndicales avaient dfil dans les rues d'Ajaccio sous le mot d'ordre
    "resistenza  libert" afin de dnoncer "la rpression de l'Etat" et
    rclamer "le rapprochement des prisonniers politiques corses incarcrs
    sur le continent". Djouant les prvisions d'un face--face muscl
    entre manifestants et forces de l'ordre aux abords de la prfecture de
    rgion, dfendue par un imposant dispositif policier, le cortge a au
    contraire vit la confrontation et s'est tir le long d'une artre
    pitonne, prenant  revers des dizaines de policiers en tenue de
    maintien de l'ordre, avant de poursuivre son chemin en direction d'une
    Assemble de Corse dserte. Sur place, un commando d'une dizaine de
    militants trs dtermins a jailli des rangs de la manifestation pour
    forcer la grille du parc, permettant  deux cents personnes d'investir
    l'hmicycle rgional sans coup frir. Une fois dans l'enceinte, des
    dizaines de militants, souvent trs jeunes, ont dploy des bannires
    frappes aux armes du FLNC et pris place dans les fauteuils pour
    couter les prises de parole sur "le rapprochement des dtenus
    politiques et l'arrt du fichage ADN systmatique des patriotes
    corses". Sans succs, les organisateurs de la manifestation ont
    galement exig la venue des lus corses afin de dbattre de l'avenir
    de l'le.
 
    Aprs quelques heures d'occupation dans une ambiance dtendue, Jean-Guy
    Talamoni, seul lu nationaliste prsent, a demand  l'assistance de
    quitter les lieux, conformment  la dcision prise par une
    coordination improvise rassemblant des reprsentants des diffrents
    mouvements nationalistes.
 
    Au mme moment, les occupants apprenaient qu'un incendie venait de se
    dclarer au quatrime tage du btiment, sige du bureau du prsident
    du Conseil excutif. La nouvelle a suscit la trs vive colre des
    responsables nationalistes prsents, qui s'taient activement employs
     viter tout risque de dbordement. "Nous devions quitter ces lieux
    dans le calme et la dignit comme nous y tions entrs, les
    responsables de cet acte sont des inconscients !", s'est emport M.
    Poli, porte-parole du Comit anti-rpression (CAR), l'une des
    organisations ayant appel  manifester.
 
    En Corse, l'occupation des locaux et, plus encore, l'incendie des
    bureaux du Conseil excutif a soulev une rprobation unanime, jusque
    dans les propres rangs des nationalistes. Plusieurs conseillers
    territoriaux du groupe Unione naziunale, qui compte huit lus 
    l'Assemble de Corse, n'ont pas dissimul leur amertume alors que les
    relations entre les deux composantes de cette coalition lectorale
    nationaliste - modrs opposs  la violence politique et
    indpendantistes radicaux - sont depuis plusieurs mois tendues. "Cette
    action tait maladroite et mme davantage, a dplor Jean-Christophe
    Angelini, leader du PNC (Partitu di a nazione corsa) et lu territorial
    qui a refus de s'associer  la "prise" de l'Assemble. Nous avons le
    sentiment d'avoir t un peu pigs : nous n'avons mme pas t
    informs du projet d'occupation des lieux. En trente ans de tensions et
    de dbordements, personne ne s'en tait jamais pris  l'Assemble,
    c'est absurde." Runie en session extraordinaire dimanche, la
    commission permanente de l'Assemble a dnonc des "exactions que rien
    ne peut justifier." Le groupe Unione naziunale n'a pas pris part au
    vote.
 
    Samedi en fin de soire, un militant nationaliste a t plac en garde
     vue au commissariat d'Ajaccio alors qu'il tait rest sur place
    volontairement afin de guider les secours - dont les policiers qui
    l'ont interpell - aprs s'tre assur, seul, de la mise en scurit du
    btiment pour viter une propagation de l'incendie.
 
    Une fonctionnaire de police a t blesse au cuir chevelu aprs avoir
    reu une vole de pierres et un camion de pompiers a t caillass peu
    aprs l'vacuation de l'Assemble de Corse. "Ce type de comportements,
    nouveau en Corse, montrent que de jeunes militants trs radicaux
    bravent dsormais tous les interdits", a estim un responsable de la
    scurit en Corse. Le premier ministre Franois Fillon tait attendu
    lundi  Ajaccio.
 
<article-nb="2008/01/14/19-7">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7">  Devant la librairie du centre-ville de Saint-Brieuc (Ctes-d&#38;#39;Armor) o elle tient une sance de signatures, il y a foule.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7">      D evant la librairie du centre-ville de Saint-Brieuc (Ctes-d'Armor) o
    elle tient une sance de signatures, il y a foule. Un exemplaire
    ddicac de Ma plus belle histoire, c'est vous (Grasset) sous le bras,
    Flix Le Me, 81 ans, est encore sous le charme. "L'anne dernire,
    assure-t-il, c'est Sgolne Royal qui m'a fait adhrer au Parti
    socialiste : lorsqu'on la voyait,  la tl, tenir ses meetings, on
    sentait que ce qu'elle disait venait du coeur." Un peu plus tard, ce
    samedi 12 janvier, la salle o la fdration socialiste des
    Ctes-d'Armor,  majorit "hollandaise", a invit Danielle Bousquet,
    dpute et candidate  la mairie,  venir prsenter ses voeux en
    compagnie de son invite, est tout aussi bonde.
 
 
    Dans cette ville de longue tradition socialiste mais perdue par la
    gauche en 2001, l'ex-candidate  l'lection prsidentielle a rassembl
    58 % des voix au second tour. Pour sa premire contribution  la
    campagne du PS pour les lections municipales, M^me Royal est en
    terrain conquis. L'assistance est rsolument "sgoltre". Adhrent au
    PS et membre de l'association locale Dsirs d'avenir - "actuellement
    plus ou moins en sommeil", admet-il -, Andr Le Rondeau, 63 ans, ancien
    grant de socit, compte sur l'ex-candidate pour "jouer collectif et
    faire en sorte que tout ce qu'elle a fait pour le PS ne soit pas
    perdu". Rceptionniste dans un htel, Katell Philippe, 33 ans, indique
    avoir "pris la carte du PS pour contribuer  la dsignation de M^me
    Royal  la prsidentielle".
 
    "COMPORTEMENTS PUDIQUES"
 
    Pas mcontente de pouvoir rpliquer au prsident de la Rpublique le
    jour mme o il lance  Paris la campagne municipale de la majorit
    devant le Conseil national de l'UMP, M^me Royal monte  la tribune.
    Attache  reconqurir son statut de rivale en titre de Nicolas
    Sarkozy, elle le critique sans mnagement, le jugeant "dsinvolte",
    "exhibitionniste", adepte de "la provocation" et coupable d'taler un
    train de vie "de milliardaire". M^me Royal veut lui opposer " la France
    authentique, une Rpublique simple, des comportements pudiques, des
    rformes vraies, justes, stables et durables". Au chef de l'Etat, qui
    entend "politiser" les scrutins municipal et cantonal, elle propose de
    "rpondre dans les urnes".
 
    Dans le train qui l'emmne ensuite vers Paris, Sgolne Royal s'vertue
     esquiver les questions qui lui sont poses sur la controverse apparue
    au PS autour de la ratification du trait europen. Elle vite aussi de
    dtailler "les tapes" qu'elle entend franchir pour succder  Franois
    Hollande et de prciser quels seront les reprsentants de "la
    gnration montante" de responsables socialistes qu'elle entend
    "pousser".
 
    M^me Royal dit tre sollicite par de trs nombreux candidats aux
    municipales et se prpare  multiplier les dplacements. Autant
    d'occasions de se poser en leader potentiel d'un Parti socialiste qui,
    toutefois, ne semble pas encore avoir la tte aux grandes manoeuvres de
    congrs. "Les militants s'inquitent, ils se demandent o va le PS
    mais, pour l'heure, ils sont focaliss sur les lections", assure
    Michel Morin, premier secrtaire fdral des Ctes-d'Armor. Et pour
    cause. "Compte tenu de la nature du parti, c'est son existence mme qui
    sera pose si nous perdons les municipales", prvient-il.
 
<article-nb="2008/01/14/19-8">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8">  Jean-Marie Le Pen a trouv avec l&#38;#39;immigration son angle d&#38;#39;attaque contre le prsident de la Rpublique. 
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8">      J ean-Marie Le Pen a trouv avec l'immigration son angle d'attaque
    contre le prsident de la Rpublique. "La France que Nicolas Sarkozy
    aime, c'est la socit multiculturelle" ou la France "brasse par
    l'immigration de masse", ce n'est pas "le vieux pays de 2000 ans
    d'histoire", la France des "terroirs et des clochers" a dplor le
    prsident du Front national lors de la galette des rois organise,
    dimanche 13 janvier, par la fdration de Paris. Une hrsie que ce
    brassage de population, pour le reprsentant de l'extrme droite
    franaise qui prne "l'immigration zro."
 
 
 
 
           Polmique autour d'un dbat Marine Le Pen -
    Tariq Ramadan
 
 
 
    Un dbat organis, lundi 14 janvier, entre l'islamologue Tariq Ramadan
    et la vice-prsidente excutive du Front national, Marine Le Pen, a
    dclench une polmique sur Internet parmi leurs partisans, qui jugent
    incongru un tel face--face. Thme de la rencontre organise par The
    Kitson, un club runissant journalistes internationaux, directeurs de
    marketing et de la finance : "Immigration et tests ADN". M. Ramadan se
    justifie sur le site Internet No-media-info : "Ce n'est pas en refusant
    d'affronter les reprsentants des partis d'extrme droite que l'on
    mnera un combat clair et efficace." Il estime que si le FN est en
    perte de vitesse "lectoralement", ses "ides sont appliques par
    d'autres, comme Nicolas Sarkozy". "Je pense notamment au fichage de
    l'ADN" des immigrs, prcise-t-il. "Je constate que M. Ramadan exerce
    une influence sur une partie non ngligeable des jeunes musulmans.
    (...) Il est de mon devoir de responsable politique de connatre ses
    positions et d'en dbattre", rpond M^me Le Pen. Celle-ci explique
    qu'elle ne l'affrontera pas "sur le terrain religieux", car "il utilise
    la religion  des fins politique", mais qu'elle s'adressera au "chef
    d'une tendance politique".
 
                                                              
 
 
 
    Ainsi s'en est-il pris  "la loi Hortefeux qui a russi la prouesse
    d'accrotre l'immigration familiale, de faciliter l'immigration de
    travail rebaptise immigration choisie et de maintenir le flot de
    l'immigration illgale". Aucun volet de la politique sur l'immigration
    ne trouve grce auprs de M. Le Pen : ni la possible rgularisation des
    sans-papiers ayant un contrat de travail ni les 25 000 reconduites  la
    frontire par an. "Ce chiffre, lance-t-il, est largement insuffisant
    puisqu'il entre 150 000 clandestins par an dans notre pays selon le
    ministre de l'intrieur."
 
    "Quand on regarde la politique mene par le gouvernement, on se dit
    qu'on assiste  un vritable viol de la volont populaire", a poursuivi
    le prsident du FN. "Les Franais ont cru voter pour un homme
    intraitable sur l'inscurit, l'immigration, les valeurs, la famille,
    la patrie, l'ordre, la baisse des impts" mais "le masque tombe",
    a-t-il affirm en comparant M. Sarkozy au gnral de Gaulle.
 
    Les promesses du prsident de la Rpublique lui rappellent en effet le
    "vive l'Algrie Franaise de De Gaulle en 1958", qui a "abouti 
    l'Algrie algrienne, puis  l'Algrie fellagha" : "Sombre prsage",
    a-t-il comment.
 
    M. Le Pen espre bien videmment tirer profit de cette situation et
    voir, lors des lections municipales et cantonales de mars, revenir
    vers lui et son parti les lecteurs qui ont failli lors des lections
    prsidentielle et lgislatives. "Le populisme vaincra le pipolisme",
    a-t-il lanc aux militants et sympathisants prsents, heureux de ce jeu
    de mot.
 
    Reste toutefois  finaliser les listes pour les lections municipales
    et  finir d'investir les candidats aux cantonales, une entreprise
    dlicate pour un parti qui accuse une dette de 9 millions d'euros
    depuis les lections lgislatives de juin 2007. Avec la mise en vente
    du "paquebot", le nom du sige du parti  Saint-Cloud, M. Le Pen a
    toutefois permis que le parti garantisse  ses candidats un
    remboursement des frais de campagne. Le montant du remboursement,
    prcise Louis Aliot le secrtaire gnral du FN, sera toutefois limit
    "au cot d'une campagne minimum comprenant une profession de foi
    standard pour tous les candidats, une affiche officielle, et les
    bulletins de vote".
 
    Tous ceux qui dsireront une campagne plus personnelle devront donc le
    faire  leur risque et pril, l'Etat ne remboursant les frais de
    campagne qu'aux candidats franchissant la barre des 5 % des suffrages
    exprims. "Ce seront des candidatures de pauvres", s'amuse Jean-Marie
    Le Pen.
 
 
<article-nb="2008/01/14/19-9">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9">  Devant le conseil national de l&#38;#39;UMP, samedi 12 janvier  Paris, Nicolas Sarkozy a adoub Tony Blair. 
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9">      D evant le conseil national de l'UMP, samedi 12 janvier  Paris,
    Nicolas Sarkozy a adoub Tony Blair. "C'est un grand d'Europe", s'est
    exclam le prsident de la Rpublique, ne tarissant pas d'loges 
    l'gard de l'ancien premier ministre britannique. Mme s'il s'est gard
    de l'expliciter, le prsident franais confirme ainsi l'appui qu'il
    entend apporter  son ventuelle candidature pour la premire
    prsidence stable du Conseil europen selon les dispositions du trait
    europen de Lisbonne.
 
 
 
 
           Municipales : les Franais privilgient les
    enjeux locaux
 
 
 
    Selon un sondage LH2 ralis les 11 et 12 janvier auprs de 1 002
    personnes, et publi lundi 14 janvier dans Libration, 79 % des
    Franais affirment qu'ils iront voter aux lections municipales "en
    pensant plutt aux enjeux qui concernent leur ville".
 
    Le premier ministre, ainsi que les principaux responsables de l'UMP,
    ont dfendu une position inverse, samedi 12 janvier, lors du conseil
    national du parti, en confirmant leur volont de "nationaliser" ce
    scrutin. "Ce n'est pas parce que les enjeux sont locaux qu'il n'existe
    pas une ralit nationale", a expliqu Franois Fillon. Jean-Franois
    Cop, prsident du groupe UMP de l'Assemble nationale, a soulign que
    ces lections constitueront un "premier test pour la majorit". "Oui,
    il faut politiser ces lections", a martel Patrick Devedjian,
    secrtaire gnral de l'UMP, qui pense que les commentateurs "ne
    manqueront pas d'analyser les gains et les pertes" de chacun. Oppos 
    cette "nationalisation", l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin
    s'est abstenu, samedi, de tout commentaire.
 
                                                              
 
 
 
    C'est en effet  la prsidence franaise, au second semestre, qu'il
    reviendra de prparer la rpartition des trois postes-cls de l'Union :
    outre la prsidence du Conseil europen, celle de la Commission et la
    fonction de Haut Reprsentant pour la politique trangre, qui aura
    galement le titre de vice-prsident de la Commission.
 
    "Cela ne va pas tre la partie la plus facile de la prsidence
    franaise", prvient Jacques Barrot, le commissaire europen charg des
    transports, ne cachant pas son scepticisme sur l'initiative du chef de
    l'Etat. "Contrairement  ce que l'on semble croire ici, Tony Blair ne
    bnficie pas d'une si bonne image en Europe. Il est trs contest par
    les autres partis et responsables socialistes,  commencer par Jos
    Luis Zapatero, et je ne crois pas que le PPE (Parti populaire europen,
    rassemblant les reprsentants de la droite) l'accepterait",
    analyse-t-il.
 
    Peu en chaut  M. Sarkozy, qui, en promouvant la candidature de
    l'ancien leader travailliste, ne voulait pas manquer l'occasion
    d'introduire un nouveau ferment de division dans les rangs du PS
    franais. Le prsident de la Rpublique tait aux anges, samedi,
    lorsque son "ami Tony" s'est fait l'aptre du changement et, surtout,
    de la transgression des frontires politiques. "Une chose est aussi
    importante que la distinction traditionnelle entre la gauche et la
    droite : la diffrence entre une politique qui se tourne vers l'avenir
    et une autre qui s'accroche au pass", a affirm M. Blair,  qui les
    responsables de l'UMP ont rserv un accueil chaleureux.
 
    Toujours pour le plus grand bonheur de M. Sarkozy, l'ancien chef du
    gouvernement britannique, se dfinissant comme un homme politique "de
    centre gauche", a subtilement jou le jeu de l'"ouverture" : "Aux
    Etats-Unis, je serais dmocrate. Au Royaume-Uni, je suis travailliste.
    En France, je serais probablement... au gouvernement. Non, je
    plaisante. Je serais au Parti socialiste, mais aux cts de ceux qui
    ont  coeur de le transformer", a-t-il prcis.
 
    M. Sarkozy n'en demandait pas plus. Avec M. Blair, il tenait un
    formidable argument de vente pour le choix politique qu'il a fait
    depuis son lection d'intgrer au gouvernement des personnalits venues
    d'autres horizons. "Rcapitulons : il est intelligent, il est
    courageux, il est fidle... Un socialiste comme a, il a toute sa place
    au gouvernement", a insist le chef de l'Etat, pas mcontent de pouvoir
    ainsi souligner l'"archasme" du PS franais.
 
    Le propos, cependant, tait  double usage. Il valait tout autant pour
    les responsables de l'UMP, qui ont applaudi des deux mains le discours
    de l'ancien premier ministre britannique mais continuent de
    s'interroger sur les bnfices de l'ouverture alors que se profile
    l'chance des lections municipales. Sur le terrain, ils ont du mal 
    en mesurer les retombes et, au contraire, voient s'accumuler les
    signes d'impatience. "Moi, je fais de la politique", les a bousculs M.
    Sarkozy, leur intimant d'"essayer de rflchir".
 
    M. Sarkozy s'est lanc dans son cinquime plaidoyer de la semaine,
    retrouvant les accents du discours qu'il avait prononc un an plus tt,
    lorsqu'il avait t investi par l'UMP pour l'lection prsidentielle.
    Il a une nouvelle fois numr toutes les rformes qu'il entend
    conduire en mme temps. "Vous voyez, je n'ai pas chang", a-t-il
    conclu.
 
 
<article-nb="2008/01/14/19-10">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10">  Logement, transports, Paris-Mtropole : le maire de la capitale a dvoil, dimanche 13 janvier, les grandes lignes de son &#38;#34;contrat dmocratique&#38;#34; pour la prochaine mandature.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10">      B ertrand Delano a profit de la prsentation de son programme pour
    les municipales, dimanche 13 janvier, dans un caf branch du 3^e
    arrondissement, pour rpondre  Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat
    s'tait engag, le 8 janvier,  s'impliquer "personnellement" dans la
    cration du "Grand Paris", estimant que "la modernit urbaine" tait un
    chantier de sa "politique de civilisation".
 
 
    Le maire PS de la capitale a utilis l'expression "enjeu de
    civilisation" pour qualifier les grandes priorits de son "contrat
    dmocratique" pour la prochaine mandature. Face  "l'interventionnisme"
    de M. Sarkozy, selon un proche de M. Delano, le candidat du PS a
    propos aux Parisiens d'lire "un maire libre" de "toute influence" par
    rapport " un parti politique", "libre de toutes les dpendances
    vis--vis de l'Etat". Ce que ne serait pas, a-t-il ainsi suggr, son
    adversaire UMP, Franoise de Panafieu, si elle tait lue  la Mairie
    de Paris.
 
    Logement. L'effort en faveur du logement est le premier des "dfis
    prioritaires" que M. Delano s'apprte  relever s'il est reconduit
    lors des lections du mois de mars. Il s'engage  financer 40 000
    logements sociaux entre 2008 et 2014 contre 30 000 durant les sept ans
    couls. Un tiers du total sera destin aux classes moyennes. M^me de
    Panafieu ne propose que "7 800 logements sociaux", a soulign M.
    Delano.
 
    Ce dernier a voqu un autre "point de clivage" avec la candidate de
    l'UMP en assurant qu'il ne voulait "surtout pas vendre" une partie du
    parc HLM. Le maire de Paris souhaite pour sa part encourager les
    locataires  librer les logements sociaux - dont le taux de rotation
    est frein par la flambe de l'immobilier - en crant un "nouveau prt
     taux zro" pour favoriser l'achat d'appartements privs. Il promet de
    doubler le nombre de personnes bnficiant actuellement d'une aide au
    logement finance par la Ville. M. Delano "vise" la construction de 27
    000 logements neufs entre 2008 et 2014, dont la moiti dans le parc
    social.
 
    Paris-Mtropole. La crise du logement  Paris ne pourra se rsoudre 
    l'chelle de la capitale, reconnat M. Delano. Il propose la cration
    de Paris-Mtropole, qu'il distingue du "Grand Paris" souhait par M.
    Sarkozy et l'UMP. Cette "structure de coopration intercommunale" 
    l'chelle de Paris et des trois dpartements limitrophes, qui
    regrouperait 6 millions d'habitants, sera "un lieu de dcision" en
    matire de logement, de transports et de dveloppement conomique.
 
    Transports. M. Delano propose d'ici  2009 la cration d'un systme de
    location de voitures en libre service sur le modle de Vlib'. Baptis
    "Autolib'", il comprendrait une flotte de 2 000 vhicules lectriques
    ou hybrides et serait "mis en place en concertation avec les communes
    voisines". Le maire de Paris s'engage  crer des parcs de
    stationnement "rsidentiels", rservs aux habitants des quartiers. Il
    entend "doubler" les places de stationnement pour les deux-roues et les
    vlos. Il propose une aide financire de la Ville pour acheter des
    deux-roues lectriques et souhaite qu'ils puissent circuler dans les
    couloirs de bus. Il s'engage  crer 300 bornes de recharge lectrique
    gratuite pour les voitures et 200 km de pistes cyclables.
 
    Enfin, il souhaite la cration d'un "titre intgral de mobilit" qui
    permettra d'emprunter "indiffremment" les transports en commun, les
    taxis, Autolib'et Vlib'. Cette dcision relve toutefois du Syndicat
    des transports d'Ile-de-France (STIF). Paris soutiendra
    "financirement" le projet de mtro en rocade autour de Paris, dfendu
    par M. Sarkozy et l'UMP. M. Delano se fixe pour objectif le
    prolongement du tramway jusqu' la porte d'Asnires. Mais il dplore
    que l'Etat refuse de cofinancer son extension.
 
    Tours. Alors que M. Sarkozy se dit favorable  la construction de
    gratte-ciel  Paris, M. Delano a assur que l'UMP tait responsable du
    retard en la matire. En 2003, les lus parisiens de l'UMP se sont
    opposs, en conseil de Paris, au dpassement du plafond des hauteurs
    fix  37 mtres. M. Delano s'engage  mener "le dbat ncessaire"
    pour qu'il soit possible de modifier les rgles d'urbanisme afin de
    construire des immeubles d'habitation d'"un peu plus de quinze tages".
    Il entend rserver des immeubles "beaucoup plus hauts" pour des
    quipements publics et des bureaux "aux abords du priphrique".
 
    Innovation. Rpondant aux critiques de M. Sarkozy sur la perte
    d'"attractivit" conomique de Paris, M. Delano s'est engag 
    consacrer "1 milliard d'euros" dans son prochain mandat  la rnovation
    des universits,  la recherche,  la cration de ppinires
    d'entreprises. Paris doit devenir "le leader mondial de l'quipement en
    haut dbit".
 
    Crches. M. Delano s'est engag  crer 4 500 nouvelles places de
    crches, qui s'ajouteront aux 5 816 ouvertes depuis 2001.
 
