<FILE-date="2008/01/14/19">
<article-nb="2008/01/14/19-1">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-1">  Le &#38;#34;Neuilly Bondy Blog&#38;#34; et le &#38;#34;Marseille Bondy Blog&#38;#34; sont en ligne depuis lundi matin, anims l&#38;#39;un par un journaliste suisse, l&#38;#39;autre par une quipe locale de jeunes blogueurs.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-1">      C r par des journalistes suisses  Bondy (Seine-Saint-Denis) lors
    des meutes de fin 2005 et tenu depuis par des habitants de   la
    banlieue parisienne qui y racontent le quotidien des quartiers
    populaires, le Bondy Blog    a lanc, lundi 14 janvier, deux
    nouveaux blogs, l'un    Neuilly-sur-Seine, l'autre  Marseille.
    "Nous avons besoin d'tre proches de nos sujets. Et nous nous sommes
    rendu compte que si nous voulions travailler comme un mdia
    professionnel, nous ne pouvions pas voquer la ralit d'autres villes
    de France sans avoir des correspondants sur place. Finalement nous
    avons dcid de stimuler des quipes ailleurs, et de leur faire monter
    leur blog, en s'attachant  garder une ligne cohrente avec le Bondy
    Blog. Tout est dans le recrutement !" explique Mohamed Hamidi, devenu
    responsable du Bondy Blog en 2006 aprs le dpart des journalistes
    suisses de L'Hebdo.
 
 
    Dans la droite ligne de l'esprit du Bondy Blog, le Marseille Bondy Blog
    est anim par trois journalistes professionnels et une cinquantaine de
    jeunes blogueurs marseillais et bnficie du soutien de l'cole de
    journalisme et de communication de Marseille. Pourquoi Marseille ?
    "Parce que cette mtropole du sud de la France, c'est Paris et la
    Seine-Saint-Denis en une seule ville, un immense quartier populaire 
    elle seule, entrecoup de parcelles chics, estime Nordine Nabili,
    rdacteur en chef du Bondy Blog. Le Marseille Bondy Blog, c'est un pas
    vident en direction de la Mditerrane et du Maghreb, composantes de
    l'identit franaise."
 
    L'quipe locale a demand expressment que "Bondy Blog" soit accol au
    titre du site. "Nous avions plutt song  Marseille Blog, mais ils
    voulaient que la rfrence soit claire pour les internautes, que l'on
    puisse identifier rapidement qui tait derrire et dans quel tat
    d'esprit tait rdig le blog", raconte Mohamed Hamidi. Dans cet
    esprit, un autre site "labellis" Bondy Blog devrait bientt voir le
    jour  Lyon o une quipe est en cours de recrutement, et peut-tre
    ensuite  Lille, Toulouse ou Rennes, dans l'ide de quadriller toutes
    les rgions de France.
 
    NEUILLY L'ANTITHSE
 
    L'ouverture d'une antenne  Neuilly-sur-Seine participe d'une dmarche
    un peu diffrente. "La ville rige en modle de russite par Nicolas
    Sarkozy est aussi une banlieue. Elle vhicule autant de clichs pas les
    mmes que le 93. Neuilly la bourgeoise, emblme du 92, est l'antithse
    de Bondy la rouge." Ce "jumelage virtuel avec   Neuilly se veut
    corrosif, mais aussi instructif", crit Nordine Nabili pour prsenter
    le site.
    "Neuilly, c'est vraiment dans la perspective des municipales. C'est un
    clin d'il, pour le symbole, la ville de Nicolas Sarkozy. Le blog aura
    peut-tre une vocation plus temporaire", explique Mohamed Hamidi, qui
    concde que le recrutement est plus compliqu qu' Marseille. "On sait
    trs bien qu'on ne va pas pouvoir recruter une quipe locale tout de
    suite !"
 
    Un des journalistes suisses ayant particip  la cration du Bondy Blog
    a donc dmarr seul l'aventure, dans le mme esprit dcal. Blaise
    Hofmann s'est install  Neuilly dbut janvier : il loue une chambre
    chez une Neuillenne. Il passera le relais fin janvier  Idir Hocini,
    rdacteur au Bondy Blog, suivant le principe d'alternance mis en place
    par les journalistes de L'Hebdo  Bondy en 2005. Quatre tudiants de
    l'cole de journalisme de Sciences Po collaboreront avec lui.
 
    Certains posts du Neuilly Bondy Blog et du Marseille Bondy Blog
    pourront galement tre repris sur le site du Bondy Blog, qui bnficie
    d'une nouvelle maquette. L'quipe de Bondy a galement cr une
    cole du blog en octobre, qui accueille entre vingt et trente lves
    deux samedi matin par mois, mlant confrence par des journalistes
    chevronns sur leur mtier et ateliers pratiques pour se faire la main
    avec les techniques de bases du journalisme multimdia.
 
 
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<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-2">  Les grands rseaux de convivialit amricains ont conquis le monde. Mais hors des Etats-Unis, la concurrence est vive pour Facebook et Myspace. 
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-2">      V ous avez dirig une tude sur les rseaux sociaux. Leurs sites
    changent-ils la faon de se prsenter aux autres ? Ils prolongent et
    rendent plus explicites les identits : dans la vie relle, ma facette
    professionnelle est diffrente de celle que j'expose  mon club de
    rugby. Pourtant, c'est toujours moi, sans schizophrnie ni mensonge. Je
    peux afficher mon identit professionnelle sur LinkedIn ou Viadeo, la
    sparer de mon "moi personnel" sur FaceBook, voire intime sur le site
    de rencontres Meetic.
 
 
    Les membres de ces rseaux laborent-ils une nouvelle faon d'tablir
    et d'entretenir des relations ?
    Clairement, oui. Les rseaux sociaux ont invent des gestes virtuels
    qui donnent du sens  des actions anodines.Tout comme, dans la vie
    relle, offrir des roses a ses propres significations.
 
    Sur FaceBook, par exemple, je peux "poker" un ami (lui taper
    symboliquement sur l'paule sans rien avoir de particulier  lui dire),
    ou lui offrir un cadeau virtuel qui signifiera bien plus que les
    quelques pixels achets. Sur MySpace, on trouve les "thanks for the
    add" (remerciements  la personne qui vous a ajout parmi ses amis) ;
    sur LinkedIn, les recommandations (le tmoignage de collgues), etc.
 
    Leurs membres crent aussi une nouvelle relation au temps. Pour garder
    le contact avec mon rseau, je peux bloguer (publier une argumentation
    complte), microbloguer (fournir quelques mots indiquant mon tat
    d'esprit actuel), etc. Je suis ainsi en contact permanent avec mes
    amis, je sais ce qu'ils font ou expriment en direct, sans que cela me
    prenne trop de temps.
 
    On n'adhre pas non plus  l'un ou  l'autre de ces services pour les
    mmes raisons ni avec le mme but...
    S'il s'agit de se faire de nouveaux amis ou d'entretenir ses relations,
    il y a FaceBook, qui privilgie l'interaction, ou MySpace, qui sert
    davantage de vitrine  l'ego. Si l'on cherche  rencontrer l'me soeur,
    on prfrera Meetic ou Match.com, qui fonctionnent plutt comme des
    Bourses o chacun se "vend". Dans un objectif professionnel, on
    s'orientera vers le trs international LinkedIn pour des postes de
    direction, ou vers Viadeo, plus franais, pour des cadres moyens.
    Enfin, des sites comme Copains d'avant aident  entretenir des rseaux
    d'anciens lves.
 
    Les rseaux qui apportent le plus de bnfices  leurs utilisateurs
    sont les mieux cibls : le site Catster ne pourra jamais tre aussi
    gros que FaceBook mais satisfera les gens qui aiment les chats. Et les
    utilisateurs ont tendance  s'inscrire dans un rseau adapt  leur
    profil : MySpace est plutt frquent par des jeunes de classe moyenne,
    quand FaceBook s'adresse surtout aux 25-35 ans aiss.
 
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<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-3">  Quatre-vingts personnes ont t arrtes  Washington au cours d&#38;#39;une manifestation rclamant la fermeture de la prison, qui abrite encore 275 dtenus
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-3">      L es associations de dfense des droits de l'homme font pression sur
    les candidats  l'lection prsidentielle amricaine pour qu'ils
    s'engagent  fermer la prison de Guantanamo et  interdire les prisons
    secrtes. "Il ne suffit pas de dire qu'ils sont contre la torture ou
    qu'ils vont fermer la prison. Il faut un plan prcis", explique
    Josefina Salomon, d'Amnesty International.
 
 
    A l'occasion du sixime anniversaire de l'arrive des vingt premiers
    "ennemis combattants" au camp de Guantanamo, plusieurs manifestations
    ont eu lieu, vendredi 11 janvier, aux Etats-Unis, pour rclamer la
    fermeture de la prison tablie sur la base militaire amricaine  Cuba.
    Aprs avoir compt jusqu' 680 dtenus, elle en abrite encore 275, dont
    une centaine de Ymnites. A Washington, Amnesty International a fourni
    des combinaisons orange aux participants pour rappeler les uniformes
    dans lesquels l'arme amricaine amenait les prisonniers d'Afghanistan
    en 2002. Les manifestants se sont dirigs vers le Congrs. Quatre-vingt
    ont pntr dans la Cour suprme et ont t arrts.
 
    Le Center for Constitutional Rights (CCR), qui mne depuis six ans la
    lutte contre les dtentions extra-judiciaires, a lanc une ptition
    pour forcer les candidats  prciser leurs intentions. Jusqu' prsent,
    tous les candidats dmocrates ont pris position pour la fermeture.
    "John Edwards l'a fait ds son investiture, dit Michael Ratner,
    prsident du CCR. Mais ni Barack Obama ni Hillary Clinton n'ont vot au
    Congrs en faveur du plan de fermeture prsent par le snateur (de
    l'Iowa) Tom Harkin. Les mots ne cotent pas cher. Les actions c'est
    autre chose."
 
    "DOUBLER LA TAILLE" DE LA BASE
 
    Selon ce projet de loi, dpos en mai par M. Harkin, la fermeture de la
    prison interviendrait 120 jours au plus tard aprs le vote. Les dtenus
    qui ne seraient pas passibles de poursuites criminelles seraient
    renvoys dans leur pays ou un pays tiers. Les autres seraient
    incarcrs dans une prison de haute scurit au Kansas. "Les dmocrates
    n'ont jamais essay de couper les fonds pour Guantanamo", reproche M.
    Ratner. En 2005, le doyen dmocrate du Snat Robert Byrd avait prsent
    un amendement refusant les crdits pour la construction  Cuba d'une
    prison de scurit maximale "supermax". Le texte avait t repouss :
    dix-sept dmocrates, dont Barack Obama, Hillary Clinton et John Kerry,
    avaient vot avec les rpublicains.
 
    Du ct rpublicain, le clivage est net entre ceux qui, comme
    l'ex-maire de New York Rudolph Giuliani, ou l'homme d'affaires Mitt
    Romney, voudraient "doubler la taille de Guantanamo" - comme dit avec
    ironie M. Ratner -, et ceux qui estiment que les consquences sont trop
    lourdes pour l'image des Etats-Unis : le snateur de l'Arizona John
    McCain, le reprsentant du Texas Ron Paul.
 
    Dans le dernier dbat rpublicain, jeudi, les dtentions de Guantanamo
    sont venues indirectement dans la discussion. L'acteur Fred Thomson
    s'est moqu des ides "de gauche" dfendues par son rival, Mike
    Huckabee, l'ex-gouverneur de l'Arkansas. "Il veut fermer Guantanamo !",
    a-t-il dit. Sur son site de campagne, M. Huckabee explique sa position.
    Ayant visit la base, il a t convaincu que les dtenus jouissaient de
    "soins de bonne qualit". Mais il pense que la fermeture permettrait
    d'viter les controverses autour de "Gitmo".
 
    M. Ratner n'est "pas trs optimiste" sur les chances de succs de sa
    campagne, mais il reconnat que des progrs ont t enregistrs. En
    2004, le candidat John Kerry avait affirm qu'il ferait respecter les
    Conventions de Genve s'il tait lu, mais n'avait pas os prendre
    position pour la fermeture de Guantanamo.
 
