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<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1">  Montchavin et la Plagne ont accueilli, de jeudi 10  samedi 12 janvier, une tape de la Coupe du monde. Pour une premire victoire franaise chez les hommes.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-1">      I l y a certains sports dont la raret, conjugue  un certain
    litisme, fait tout le charme. Leur dveloppement, ds lors, relve de
    la quadrature du cercle. Le tlmark, avec son lgance dsute, est un
    bel exemple de cette catgorie.
 
    De quoi s'agit-il ? De pratiquer le ski  l'ancienne - mais avec du
    matriel moderne - comme il se dveloppa il y a cent quarante ans en
    Norvge, bien avant l'avnement des chaussures aux coques rigides. Un
    pied talon lev, le genou arrivant presque au contact de la spatule du
    ski amont, l'autre pied  plat, solidement camp sur le ski aval, le
    skieur de tlmark offre l'image d'un danseur, silhouette dlie. Cette
    discipline, longtemps oublie, a d'abord t remise au got du jour aux
    Etats-Unis, avant de revenir en Scandinavie au dbut des annes 1990,
    o les adeptes sont aujourd'hui plus nombreux que partout ailleurs.
 
 
 
 
           Jean-Baptiste Grange en tte de la Coupe du
    monde de slalom
 
 
 
    Jean-Baptiste a pris la tte de la Coupe du monde de slalom aprs sa
    victoire  Wengen, en Suisse, samedi 12 janvier. La veille, le skieur
    franais s'tait impos dans le super-combin. Depuis le dbut de la
    saison, Jean-Baptiste Grange, 23 ans, a remport trois preuves de
    Coupe du monde. Bode Miller a, lui, sign son deuxime succs de la
    saison en remportant la descente de Wengen devant le Suisse Didier
    Cuche. Cette victoire permet  l'Amricain de prendre au Suisse la
    deuxime place du classement de la Coupe du monde, toujours domin par
    l'Autrichien Benjamin Raich. Jean-Baptiste Grange occupe, lui, la 5^e
    place.
 
                                                              
 
 
 
    Le parcours n'est pas sans faire sourire : le tlmark, bel anctre, se
    retrouve aujourd'hui rang dans les "nouvelles glisses", catgorie un
    peu fourre-tout, bien pratique en ces temps o les sports d'hiver se
    trouvent chaque anne de nouvelles expressions.
 
    Montchavin et la Plagne, stations lies de la valle de la Tarentaise,
    ont offert, de jeudi 10  samedi 12 janvier, en accueillant une tape
    de la Coupe du monde de tlmark, une rare occasion d'apprcier cette
    discipline, qui se dessine donc tout en paradoxes. Ses adeptes
    comptiteurs, pour la plupart, offrent des profils d'esthtes : dots
    d'une solide formation acquise sur les champs de course du ski alpin,
    ils ont bifurqu  l'adolescence, ne voulant, ou ne pouvant, s'ouvrir
    les portes du grand cirque blanc. "J'accueille souvent des gamins qui
    adorent le ski, mais qui, les jours d'preuve, en alpin, se trouvaient
    toutes les excuses pour ne pas aller se frotter aux piquets, qui
    refusaient vraiment la comptition, explique Sbastien Mansart, l'un
    des deux entraneurs de l'quipe de France, qui officie aux Houches.
    Avec le tlmark, comme par miracle, ils ont trouv un terrain qui leur
    plat."
 
    Philippe Lau, 21 ans, vainqueur de l'une des trois preuves disputes
    durant le week-end - une premire en Coupe du monde pour un Franais -,
    raconte une histoire personnelle exemplaire : "J'en avais vraiment
    marre de l'ambiance de l'alpin, et je me suis bless au moment o
    j'aurais pu intgrer la section sport-tudes du lyce de Moutiers. Le
    tlmark m'a ouvert une autre voie."
 
    En France, la discipline vit avec des bouts de ficelle. La fdration
    de ski lui alloue un budget annuel qui n'excde pas 10 000 euros. Avec
    les dplacements, le cot d'une saison, pour un seul athlte, est
    pourtant d'environ 7 000 euros. La plupart, les sponsors tant rares,
    payent la majeure partie de leurs poches - ou de celles de leurs
    parents.
 
    Le format de comptition est spectaculaire. Un parcours de slalom
    gant, coup d'un saut, agrment d'un ou deux "loom(s)" - un virage 
    360 degrs ralis  pleine vitesse - et d'un ou deux parcours en
    skating, sur plat ou en lgre monte. Le tout est assez ludique et
    franchement "casse-pattes". Diverses pnalits sont prvues pour qui ne
    respecteraient pas les gestes ondulants du tlmark et serait tent
    d'utiliser ses skis  la manire des alpins.
 
    "ETAT D'ESPRIT"
 
    Lo Pavelic, 16 ans, est l'un des espoirs tricolores. Petit prodige de
    la glisse, il a la chance d'tre suivi depuis son enfance par un
    sponsor qui n'est pas rebut par le tlmark. Il construit, lui, son
    parcours en dehors des sentiers battus, pousant l'air du temps qui
    voit les quipementiers communiquer sur les grands espaces, de glace et
    de poudreuse. Sa vie suit son cours sur les cimes,  l'cart de tout
    carcan - il n'a jamais t scolaris, suivant des cours par
    correspondance qui lui permettent aujourd'hui d'tre en premire
    scientifique. Chaque t, avec son pre, il part en expdition en
    Himalaya, pour des sessions d'alpinisme et de ski extrme. Il dtient
    ce qui semble tre un record de prcocit :  9 ans, il a gravi un 6
    000 mtres. "Le tlmark, c'est avant tout un tat d'esprit, une
    ambiance", sourit-il.
 
    Dans les diffrentes tapes de la Coupe de France, il n'est pas rare
    d'observer des courses o se ctoient des enfants et des "anciens", des
    sportifs de haut niveau et des amateurs  peine clairs. Le charme
    opre, mais les organisateurs et les meilleurs, qui veulent lutter
    contre des adversaires souvent mieux lotis, cherchent des fonds. En
    Norvge, certaines comptitions sont diffuses  la tlvision en
    direct.
 
    Un avenir financier radieux passerait par une prsence olympique. "Ce
    sera long, mais ce n'est pas impossible", affirme Anthony Favre,
    responsable de la discipline  la FIS, la fdration internationale. Le
    tlmark, discipline de tradition, ne veut pas tre une simple mode.
 
 
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2">  Aprs quatre matches nuls et six dfaites sur sa pelouse, le club de la capitale a battu Lens (3-0), samedi 12 janvier lors de la 20e journe du championnat de France de Ligue 1.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-2">      I l aura donc fallu attendre l'anne 2008 pour voir le Paris SG
    s'imposer enfin au Parc des Princes. Aprs quatre matches nuls et six
    dfaites sur sa pelouse, le club de la capitale a battu Lens (3-0),
    samedi 12 janvier lors de la 20^e journe du championnat de France de
    Ligue 1. "On commence bien l'anne  domicile, s'est flicit le milieu
    de terrain, Jrme Rothen. On a enfin un match rfrence au Parc, mais
    il ne faut pas s'enflammer... Tout ne va pas s'effacer en une victoire
    mais c'est en gagnant des matches que l'on va redevenir crdibles
    auprs des supporteurs. Il ne faut pas oublier que certaines critiques
    ont dpass les bornes mais aujourd'hui tout le monde est content."
 
 
    Grce  ce premier succs, obtenu notamment grce  deux buts de
    l'Ivoirien Amara Dian (65^e et 67^e) dont les dirigeants parisiens
    souhaitaient se sparer avant la trve, le PSG a fait un bond au
    classement, passant de la 16^e  la 11^e place. "On n'est pas sorti
    d'affaire, a tempr l'entraneur Paul Le Guen. Mais cette victoire
    nous permet de respirer et j'espre que cela permettra aux joueurs de
    devenir plus confiants au Parc. Mais il reste du travail. Il va falloir
    attendre avant de mieux respirer." Cette premire victoire est
    intervenue dans un contexte particulier. Vendredi 11 janvier, Walter
    Butler, actionnaire du PSG, avait annonc avoir cd 28 % de ses parts
     Colony Capital - l'un des deux autres actionnaires du club avec
    Morgan Stanley (Le Monde du 12 janvier).
 
    "TRAQUENARD"
    Le retour de Daniel Leclercq au chevet du RC Lens n'aura en revanche
    pas produit de miracle. Le club nordiste, 18^e, est toujours relguable
    en Ligue 2. Celui de Gregory Coupet, absent des terrains depuis le
    dbut de la saison suite  une blessure au genou, s'est sold par une
    timide victoire de l'Olympique lyonnais devant Toulouse (3-2).
 
    Les sextuples champions de France conservent toutefois leur place de
    leader avec six points d'avance sur Nancy, qui a dcroch un match nul
     Caen (0-0), et Bordeaux, auteur d'une large victoire face  Auxerre
    (4-1). Le dernier match de cette 20^e journe a provoqu le courroux
    des dirigeants de l'Olympique de Marseille.
 
    En dplacement  Rennes, les Marseillais se sont inclins (3-1), aprs
    avoir contest les dcisions de l'arbitre international Bruno Cou,
    natif de Marseille et issu de la Ligue Mditerrane.
 
    Aprs un but contestable de l'attaquant rennais et ex-marseillais
    Mickal Pagis et sa non-expulsion pour une faute sur Juan Angel
    Krupoviesa, le prsident de l'OM, Pape Diouf, a dclar tre "tomb
    dans un traquenard." "J'ai vu un arbitre mauvais sur tous les plans,
    a-t-il dplor. Ce soir, je comprends mieux pourquoi l'arbitrage
    franais n'a aucun reprsentant  l'Euro-2008... Je regrette aussi les
    mthodes du Stade rennais qui, depuis le dbut de la semaine, a mis la
    pression sur l'arbitre en laissant entendre qu'il nous tait favorable.
    Ces mthodes ne sont pas honorables. Et  Marseille, nous n'avons
    jamais procd de la sorte !"
 
<article-nb="2008/01/14/19-3">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3">  Le Franais Jo-Wilfried Tsonga a fait sensation au premier tour de l&#38;#39;Open d&#38;#39;Australie en sortant le Britannique Andy Murray (n 9 mondial), un des principaux outsiders du tournoi.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-3">      L e Franais Jo-Wilfried Tsonga a fait sensation au premier tour de
    l'Open d'Australie en sortant le Britannique Andy Murray (n 9
    mondial), un des principaux outsiders du tournoi, en quatre sets : 7-5,
    6-4, 0-6, 7-6 (7/5), lundi 14 janvier,  Melbourne. C'est la premire
    fois que Tsonga, 22 ans, limine un membre du Top 10.
 
 
    Le Manceau s'tait rvl l'anne dernire en atteignant les huitimes
    de finale de Wimbledon. Il avait dj bien commenc l'anne 2008 en
    disputant les demi-finales  Adlade, aprs avoir battu notamment
    l'Australien Lleyton Hewitt.
 
    Athlte trs puissant (1,87 m, 90 kg), dot d'une grosse premire balle
    de service, Tsonga a dstabilis Murray en jouant l'offensive  tout-va
    pour s'emparer du filet (68 points  la vole sur 102 montes).
    "J'tais assez fatigu au troisime (set),donc j'ai dcid de laisser
    filer et de me concentrer sur le quatrime, et a a march", a comment
    le 38^e mondial devant les spectateurs de la Rod Laver Arena, le
    central de Melbourne, qui avaient pris fait et cause pour lui. Au
    prochain tour, le Franais rencontrera un adversaire bien moins cot
    que Murray, l'Argentin Juan Pablo Brzezicki ou l'Amricain Sam Warburg.
 
