<FILE-date="2008/01/14/19">
<article-nb="2008/01/14/19-1">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1">  Six rgions ont refus de recevoir des dchets en provenance de Campanie, o le systme de traitement des dchets est satur.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-1">      L es Napolitains ne peuvent gure compter sur la solidarit nationale
    pour rsorber les 120 000 tonnes d'ordures qui jonchent depuis Nol les
    rues de Naples et l'arrire-pays. Six rgions ont refus de recevoir
    des dchets en provenance de Campanie, o le systme de traitement des
    dchets est satur. Et les prsidents de celles qui ont donn leur
    accord au gouvernement doivent faire face  de fortes oppositions
    locales.
 
 
    L'arrive par la mer d'un premier chargement de 1 500 tonnes en
    Sardaigne a provoqu de violentes chauffoures  Cagliari dans la nuit
    du 11 au 12 janvier. Un millier de manifestants s'en sont pris aux
    camions de dchets et  la rsidence du prsident de la rgion, Renato
    Soru (centre-gauche). Les heurts avec la police ont fait une vingtaine
    de blesss. Neuf "casseurs" ont t interpells au cours du week-end.
    La protestation s'est dplace, dimanche, en Sicile, o un bateau de
    dchets a t dcharg prs d'Agrigente, malgr un barrage mis en place
    par des habitants. Dans les Pouilles et les Abruzzes, des
    manifestations hostiles ont devanc l'arrive des convois et des
    cordons se sont organiss  l'entre des dcharges prvues. En
    Emilie-Romagne, le maire d'Imola, commune qui doit accueillir une
    partie des 5 000 tonnes acceptes par la rgion, a reu des menaces de
    mort.
 
    "POUR NE PAS AVOIR  S'EN OCCUPER"
 
    Dans le nord, la Ligue du Nord, formation xnophobe et populiste,
    refuse toute forme de collaboration : "Au nom de la solidarit, nous
    devrions prendre la situation en charge en attendant la prochaine crise
    ? Non merci", affirme l'ancien ministre Roberto Maroni. Dirige par le
    centre-droit, la Lombardie subordonne son aide  des "conditions
    conomiques et environnementales" draconiennes. Dans le Pimont
    (centre-gauche), des dirigeants locaux s'opposent  la dcision de la
    prsidente de la rgion, du mme bord politique : "Nous touchons le
    fond, il faut retrouver le sens de l'Etat, s'est indigne Mercedes
    Bresso dans La Stampa. Au nom de peurs presque toujours infondes et de
    la dfense d'intrts personnels ou locaux, les groupes politiques, les
    diverses associations et mme l'Eglise ont toujours cherch  renvoyer
    ou transfrer le problme - en Allemagne, en Suisse, n'importe o mais
    loin de chez soi - pour ne pas avoir  s'en occuper."
 
    Le chef du gouvernement, Romano Prodi, s'est insurg contre ce manque
    de coopration : "Nous sommes tous italiens, a-t-il dclar. Nous
    sommes un pays civilis, s'il existe des points de faiblesse, nous
    devons chercher  soulager la souffrance de ceux qui en sont victimes."
    Il semble avoir t entendu par son prdcesseur, Silvio Berlusconi :
    le chef de Forza Italia s'est dclar, dimanche, en faveur d'une
    "collaboration", non sans avoir regrett que la crise des ordures de
    Campanie ait "relgu l'Italie au niveau d'un pays du tiers-monde". Une
    manifestation organise par les partis de droite a runi prs de 10 000
    personnes, samedi,  Naples, devant le sige de la rgion, pour
    demander la dmission de son prsident de centre-gauche.
 
    En ville, la situation n'empire plus grce  l'intervention du gnie et
    les premires vacuations de dchets hors de Campanie. Mais la tension
    persiste dans le quartier de Pianura, o le commissaire spcial nomm
    par le gouvernement avec les pleins pouvoirs veut faire rouvrir une
    dcharge contre l'avis des habitants. La plupart des coles taient
    encore fermes, lundi matin 14 janvier, en raison des risques
    sanitaires.
 
<article-nb="2008/01/14/19-2">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2">  L&#38;#39;investiture du gouvernement a t vote par 82 voix pour et 62 contre, selon les rsultats annoncs au Parlement.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-2">      L a Croatie s'est dote, samedi 12 janvier, d'un gouvernement de
    coalition dirig par le conservateur Ivo Sanader, qui sera charg de
    faire entrer le pays dans l'Union europenne (UE)  l'horizon 2010 et
    qui compte un ministre serbe, une premire depuis la fin du conflit
    serbo-croate de 1991-1995. L'investiture du gouvernement a t vote
    par 82 voix pour et 62 contre, selon les rsultats annoncs au
    Parlement.
 
 
    Slobodan Uzelac, membre du Parti indpendant dmocratique serbe (SDSS),
    est nomm vice-premier ministre, charg du dveloppement conomique, de
    la reconstruction et du retour des rfugis. M. Uzelac, 60 ans,
    mdecin, occupait le poste de secrtaire d'Etat  l'enseignement
    suprieur dans le gouvernement sortant, dj dirig par M. Sanader.
 
    La nomination de M. Uzelac marque un nouveau pas dans le difficile
    processus de rintgration des Serbes au sein de la socit croate. Le
    retour des Serbes qui ont fui la Croatie pendant la guerre et le
    respect des droits de la minorit serbe font partie des principales
    conditions poses  la Croatie par Bruxelles pour son entre dans l'UE.
    Quelque 280 000 Serbes ont fui la Croatie pendant et aprs la guerre.
    Jusqu' prsent, seuls 130 000 sont rentrs, selon l'ONU.
 
    Sur les 17 membres du nouveau gouvernement, 13 sont issus de la
    Communaut dmocratique croate (HDZ) de M. Sanader, mouvement fond par
    le "Pre de l'indpendance" croate, Franjo Tudjman. Les autres viennent
    du Parti des paysans (HSS) et du Parti social-libral (HSLS). Seuls
    deux des ministres du HDZ sont des nouveaux venus, dont le ministre des
    affaires trangres et de l'intgration europenne, Gordan Jandrokovic,
    40 ans.
 
    M. Sanader a affirm que son cabinet se donnait pour mission d'intgrer
    la Croatie  l'UE vers 2010 et de recevoir une invitation  adhrer 
    l'OTAN au sommet de l'Alliance atlantique  Bucarest, au printemps.
 
    Le problme le plus pressant pour le gouvernement est le litige
    opposant la Croatie  l'Italie et  la Slovnie concernant la zone
    cologique et de pche (ZERP) croate dans la mer Adriatique, entre en
    vigueur le 1^er janvier. Bruxelles a averti Zagreb que l'absence d'un
    accord aurait des "consquences ngatives" sur les ngociations
    d'adhsion  l'UE. - (AFP.)
 
<article-nb="2008/01/14/19-3">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3">  Le pape Benot XVI a utilis, dimanche 13 janviuer, un autel ancien plac contre le mur, tournant  plusieurs reprises le dos aux fidles. Ce rite n&#38;#39;avait plus t observ en public par un pape depuis le concile Vatican II (1962-1965).
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3">      F aut-il y voir un nouveau signe adress  la frange la plus
    conservatrice de l'Eglise catholique ? Clbrant la messe dominicale
    dans la chapelle Sixtine,  Rome, dimanche 13 janvier, le pape Benot
    XVI a utilis un autel ancien plac contre le mur, tournant  plusieurs
    reprises le dos aux fidles, selon un rite qui n'avait plus t observ
    en public par un pape depuis le concile Vatican II (1962-1965).
 
 
    Dans ce lieu, le pape Jean-Paul II clbrait la messe devant un autel
    install sur une plate-forme mobile face  l'assemble. Selon le
    Vatican, cit par l'agence Reuters, l'autel ancien a t utilis par
    Benot XVI pour respecter la beaut et l'harmonie du lieu. Le pape a
    clbr la messe en italien.
 
    En juillet 2007, le pape avait publi un motu proprio (dcret
    personnel) libralisant la messe selon le rite ancien, donnant ainsi un
    gage aux traditionalistes du catholicisme qui font de la messe en
    latin, clbre dos  l'assemble, un symbole de leur hostilit aux
    changements de Vatican II : reconnaissance de la libert religieuse,
    dialogue cumnique et interreligieux, ouverture de l'Eglise
 
    Quelques mois plus tt, en mars, le pape avait affich des positions
    particulirement conservatrices sur la vie et les rites de l'Eglise. Il
    y rappelait le caractre obligatoire du clibat des prtres et
    l'interdiction de sacrements faite aux divorcs remaris.
 
    Intervenant rgulirement dans les dbats de socit depuis son
    lection, le pape s'est aussi vivement oppos  des rformes engages
    en Italie, en Espagne ou en Pologne sur le pacs, l'interruption
    volontaire de grossesse, la loi acclrant les procdures de divorce,
    l'euthanasie ou les manipulations sur les embryons.
 
<article-nb="2008/01/14/19-4">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4">  Le leader du Parti pour la libert affirme vouloir ouvrir les yeux de ses concitoyens sur &#38;#34;des lments misrables&#38;#34; du Coran. Le gouvernement craint une flambe de violence.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4">      D es militants d'extrme gauche ont manifest, samedi 12 janvier, 
    Amsterdam. Trois d'entre eux ont t apprhends. Ils arboraient des
    posters du dput populiste Geert Wilders, dont la photo tait assortie
    de la mention, faon paquet de cigarettes : "Peut gravement nuire  la
    socit et  vous-mme".
 
 
 
 
           Chronologie
 
 
 
    2002. Assassinat  Hilversum du populiste Pim Fortuyn, avant les
    lections lgislatives qui consacrent le triomphe de son parti.
 
    2004. Assassinat  Amsterdam du cinaste Theo Van Gogh, auteur de
    Submission, par Mohamed Bouyeri, un islamiste radical.
 
    Septembre 2006. La dpute Ayaan Hirsi Ali, co-auteure de Submission,
    s'exile  Washington  la suite d'une polmique sur sa naturalisation.
 
    Novembre 2006. Le Parti pour la libert de Geert Wilders obtient 9
    siges  la deuxime chambre (150 dputs).
 
    Aot 2007. M. Wilders prne l'interdiction du Coran et de Mein Kampf.
 
    Octobre 2007. Rita Verdonk, ancienne ministre librale de
    l'immigration, fonde le parti populiste Fier des Pays-Bas.
 
    Novembre 2007. Ella Vogelaar, ministre travailliste de l'immigration,
    prne une politique "plus ouverte"  l'gard des trangers.
 
 
                                                              
 
 
 
    Cette action, vite rprime, tait le premier signe de la tension qui
    gagne les Pays-Bas avant la diffusion d'un film - soit  la tlvision,
    soit sur Internet- que le leader du Parti pour la libert (PVV) - neuf
    dputs - a consacr  l'islam. Personne n'a encore pu voir cette
    ralisation qui durerait une douzaine de minutes, mais toute allusion
    au Coran enflamme dsormais les esprits, surtout quand elle vient d'un
    homme qui a plaid rcemment pour l'interdiction de ce livre.
 
    Pour l'instant, M. Wilders dit seulement que son film devrait "susciter
    des remous". Il affirme vouloir ouvrir les yeux de ses concitoyens sur
    des "lments misrables" du Coran et invite les musulmans  "savoir
    encaisser, pour une fois". Il souligne aussi que son intention n'est
    pas de susciter des violences. Des journaux croient savoir qu'il
    dnoncerait des aspects "violents et fascistes" de la religion
    musulmane.
 
    Le gouvernement nerlandais craint que le film engendre des incidents
    aux Pays-Bas et dans d'autres pays. Trois ministres ont, en vain, mis
    en garde M. Wilders. La Haye a averti ses ambassades et les a invites
     souligner, ds maintenant, que le gouvernement nerlandais ne
    partageait pas le point de vue du chef du PVV. Des diplomates
    nerlandais disent redouter que la diffusion d'un film provocateur
    suscite, notamment au Moyen-Orient, des ractions plus vives encore que
    lors de l'affaire des caricatures danoises de Mahomet. Le syndicat
    patronal VNO-NCW redoute des consquences conomiques qui pourraient,
    selon lui, se traduire par un boycott des produits nerlandais.
 
    M. Wilders esprait faire diffuser son pamphlet le 25 janvier, sur la
    chane publique Nova. Aprs rflexion, celle-ci a indiqu qu'elle
    refusait de faire sa "propagande". Il reste ds lors deux options au
    dput : soit une diffusion sur une autre chane publique, dans le
    cadre du temps d'antenne concd aux partis, soit, une diffusion sur
    Internet - via le site YouTube, par exemple. Les autorits esprent que
    M. Wilders optera pour la seconde solution. "Une diffusion sur une
    chane publique pourrait laisser entendre que le gouvernement soutient
    ce projet", commente un responsable du ministre de l'intrieur.
 
    La police redoute, quant  elle, que le film suscite des violences. Le
    commissaire en chef d'Amsterdam a voqu publiquement ses craintes, et
    d'autres villes ont labor des plans d'intervention.
 
    Dans les mosques de quartiers rputs "sensibles", comme celui du
    Slotervaart,  Amsterdam, des imams affirment tre obligs de calmer
    les esprits. La protection dont bnficie M. Wilders depuis quelques
    annes a t considrablement renforce. Les autorits n'ont pas oubli
    que c'est sans doute le film Submission, consacr  la place de la
    femme dans la religion musulmane, qui a entran l'assassinat de son
    ralisateur, Theo Van Gogh, en 2004. Le cinaste avait t gorg en
    pleine rue par un islamiste radical. La dpute librale Ayaan Hirsi
    Ali, scnariste du film, avait aussi t menace et a quitt les
    Pays-Bas pour s'installer  Washington. C'est de l qu'elle a qualifi
    de "provocation" l'initiative de M. Wilders, appelant les grands partis
    nerlandais  reprendre le dbat sur l'immigration et sur les rapports
    avec l'islam afin, selon elle, de ne pas le laisser aux seuls
    extrmistes.
 
    Job Cohen, maire travailliste d'Amsterdam et "conscience" de la gauche
    traditionnelle, a tenu, samedi 12 janvier, un propos assez semblable.
    Selon lui, il ne convient pas de "faire silence" sur le film de M.
    Wilders, mais d'ouvrir un dbat. "Pour que les modrs puissent se
    faire entendre, mme si les journalistes prfrent les penses plus
    tranches", a-t-il comment.
 
 
<article-nb="2008/01/14/19-5">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5">  Favorable au trait de Lisbonne, le Parti socialiste se divise sur son mode de ratification. Cet nime pisode de tension dmontre l&#38;#39;incapacit de la direction du PS  exercer son autorit.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-5">      L a runion habituelle du groupe socialiste, prvue mardi 15 janvier, 
    l'Assemble nationale, reprsente l'ultime chance, pour le PS,
    d'tablir une ligne de conduite commune et de sortir de la confusion
    sur le trait europen. La cacophonie rgne dans ses rangs depuis que
    Jean-Marc Ayrault a annonc, le 8 janvier, son souhait que les
    parlementaires du PS boycottent le Congrs qui doit approuver la
    rvision constitutionnelle. Selon le "patron" des dputs socialistes,
    il s'agit de marquer la dsapprobation face au refus de Nicolas Sarkozy
    d'organiser un rfrendum pour la ratification du trait europen
    adopt  Lisbonne.
 
 
    L'Assemble devait commencer, mardi, l'examen du projet de loi
    constitutionnelle pralable  la ratification du trait. Aprs avoir
    t vote dans chacune des deux chambres, la rvision constitutionnelle
    autorisant la France  "participer  l'Union europenne dans les
    conditions prvues par le trait de Lisbonne" sera ensuite soumise au
    Parlement runi en Congrs,  Versailles, le 4 fvrier. Si elle y
    recueille une majorit des trois cinquimes des suffrages exprims, la
    voie sera alors ouverte pour la ratification du trait.
 
    Le PS reste, dans sa majorit, favorable  son adoption, ainsi qu'en a
    dcid le bureau national du 6 novembre 2007. Mais la proposition de
    boycotter le congrs, mise avant que le groupe en discute, ranime les
    vieilles querelles. D'autant plus que, quelques heures plus tard, le
    premier secrtaire du PS, Franois Hollande, confirmait  son tour
    qu'il n'avait pas l'intention de se rendre  Versailles, installant
    ainsi l'ide que ce choix serait la position officielle du PS. M.
    Hollande a toutefois amorc un premier recul, dimanche 13 janvier, en
    indiquant que la dcision n'tait pas prise.
 
    Depuis cette annonce de M. Ayrault, les prises de position
    contradictoires se sont multiplies. Le plus prompt a t Henri
    Emmanuelli, qui a immdiatement adress un courrier  ses collgues
    pour les presser de ne pas s'en tenir  une attitude qu'il qualifie de
    "duplicit". Pour le dput des Landes, oppos  l'adoption du trait
    europen, le seul moyen juridique d'obtenir l'organisation d'un
    rfrendum est de rejeter la modification constitutionnelle pralable.
    Or, son adoption devant tre acquise par une majorit des trois
    cinquimes des suffrages exprims, ne pas se rendre  Versailles
    revient  laisser le champ libre aux partisans du oui. Lui ira donc 
    Versailles, mais pour voter non.
 
    Mme chose pour Laurent Fabius, qui considre le boycott de Versailles
    comme une "esquive". "Je ne comprends pas cette position", dplore le
    dput de Seine-Maritime. Tout comme David Assouline, proche de
    Sgolne Royal, bien que le snateur de Paris soit favorable 
    l'adoption du nouveau trait europen. De leur ct, les deux snateurs
    du PS reprsentant les Franais de l'tranger ont l'intention d'aller 
    Versailles, pour voter oui. Manuel Valls, dput de l'Essonne, entend
    faire de mme.
 
    Pour sa part, Pierre Moscovici pense qu'il faudrait s'entendre pour se
    rendre  Versailles et ne pas prendre part au vote. A dfaut, il est
    prt  voter oui. Pour ne pas tre en reste, Bertrand Delano a mis le
    souhait que le PS ne soit pas "ambigu" sur son soutien au trait de
    Lisbonne. "Si j'tais parlementaire, cela me paratrait logique de
    voter la rforme constitutionnelle", a indiqu le maire de Paris.
 
    Le 6 novembre, le bureau national s'tait, non sans mal, prononc en
    faveur du trait mais il avait renonc  trancher la question du mode
    de ratification. Celle-ci n'avait pourtant rien de secondaire ; en
    2005, aprs l'chec du rfrendum europen, le congrs du Mans s'tait
    achev sur un compromis visant  exiger que tout nouveau trait
    europen fasse l'objet d'une consultation populaire.
 
    Cet nime pisode de tension dmontre l'incapacit de la direction du
    PS  exercer son autorit. Cependant, la proximit des lections
    municipales et les approches tactiques en vue du congrs du PS prvu 
    l'automne - les fabiusiens ne voulant pas compromettre un possible
    rapprochement avec les strauss-kahniens, et les partisans de Martine
    Aubry, favorables au trait de Lisbonne - pourraient contribuer 
    apaiser les tensions. "C'est un mauvais moment  passer. Vivement que
    tout a se termine et que nous puissions passer  autre chose", se
    rsigne Julien Dray, dput de l'Essonne.
 
<article-nb="2008/01/14/19-6">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6">  Le 14 dcembre 2007, les chefs d&#38;#39;Etat et de gouvernement europens se sont mis d&#38;#39;accord sur le principe &#38;#34;politique&#38;#34; de cette opration civile, la plus importante jamais dploye par l&#38;#39;Union.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-6">      L es Vingt-Sept temporisent sur l'envoi d'une mission civile au Kosovo.
    Un feu vert devait tre donn par les ministres des affaires trangres
    de l'Union europenne (UE) lors de leur runion du 28 janvier, mais la
    dcision devrait tre reporte au 18 fvrier.
 
    La prsidence slovne de l'UE prfre attendre le second tour de
    l'lection prsidentielle serbe, le 5 fvrier, afin de ne pas apporter
    de l'eau au moulin des nationalistes, qui s'opposent  cette opration
    dans le cadre de l'indpendance prochaine de la province serbe du
    Kosovo. "Il s'agit de tenir compte de l'environnement politique",
    reconnat un diplomate slovne, en faisant valoir que les deux
    candidats, le prsident sortant Boris Tadic et l'ultranationaliste
    Tomislav Nikolic, sont au coude  coude.
 
 
    Le 14 dcembre 2007, les chefs d'Etat et de gouvernement europens se
    sont mis d'accord sur le principe "politique" de cette opration
    civile, la plus importante jamais dploye par l'Union. Mais il revient
    aux ministres des affaires trangres de dcider formellement de
    l'envoi de la mission. Ce qui n'est pas simple. Faute d'accord  l'ONU
    sur une nouvelle rsolution, Chypre doute des fondements juridiques de
    cette opration, dans l'hypothse d'une dclaration d'indpendance
    unilatrale de la part des dirigeants kosovars, en fvrier ou dbut
    mars.
 
    Soucieux de prserver leur unit, les Vingt-Sept prfrent dissocier
    les discussions sur une ventuelle reconnaissance de l'indpendance du
    Kosovo, qui les divise, de celles concernant la mission. La prsidence
    slovne se veut d'autant plus prudente que de nombreuses capitales
    privilgient, en vue du 28 janvier, la signature de l'accord de
    stabilisation et d'association paraph en novembre 2007 avec Belgrade,
     condition que cette dernire coopre pleinement avec le Tribunal
    pnal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Mercredi 16 janvier,
    Dimitrij Rupel, le ministre des affaires trangres slovne, doit
    rencontrer  La Haye le successeur de Carla Del Ponte, le Belge Serge
    Brammertz, pour faire le point  ce sujet.
 
