<FILE-date="2008/01/14/19">
<article-nb="2008/01/14/19-1">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1">  Le procureur de Crteil a requis, lundi, une peine de substitution de huit ans d&#38;#39;emprisonnement  l&#38;#39;encontre des six membres de L&#38;#39;Arche de Zo.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1">   
 
 
<article-nb="2008/01/14/19-2">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2">  Un palmars priv de crmonie par la grve des scnaristes.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2">      V ue de Paris, la remise des 65^e^s Golden Globe Awards  Los Angeles,
    dimanche 14 janvier, fait figure de triomphe pour le cinma franais :
    le trophe de la meilleure actrice dans une comdie ou un film musical
    est all  Marion Cotillard, pour son interprtation d'Edith Piaf dans
    La Mme, d'Olivier Dahan ; Le Scaphandre et le papillon, film franais
    de l'Amricain Julian Schnabel, l'a emport dans les catgories
    meilleur film tranger et meilleur ralisateur.
 
 
    Mais  Hollywood, cette distribution des prix dcerns par
    l'association de la presse trangre  Hollywood restera comme celle de
    la grve des scnaristes. Aprs que leur syndicat, la Writers Guild of
    America (WGA), eut menac de former des piquets  l'entre d'une
    ventuelle crmonie, les acteurs ont renonc  assister  la remise
    des prix et les organisateurs ont d transformer cette rptition
    gnrale des Oscars en simple confrence de presse. Jointe au tlphone
     Los Angeles, Marion Cotillard ne regrette pas le rituel d'une
    crmonie traditionnelle : "J'ai pu vivre ce moment au milieu de tous
    les gens avec qui je travaille au jour le jour, en France comme aux
    Etats-Unis, des gens qui n'auraient pas forcment pu assister avec moi
     la crmonie", explique-t-elle.
 
    Le grand vnement mondain a clat en dizaines de ftes prives
    improvises par les vainqueurs du jour, rapporte la presse de Los
    Angeles. L'actrice franaise a appris sa victoire dans sa chambre
    d'htel, devant sa tlvision. La chane NBC, partenaire des Globes,
    avait produit avec sa rdaction une mission de deux heures pour
    combler le vide laiss par l'annulation de la crmonie, pendant que
    plusieurs chanes cbles retransmettaient en direct la confrence de
    presse organise par l'association de la presse trangre.
 
    Les autres grands vainqueurs de la soire sont Reviens-moi, de Joe
    Wright, laurat du prestigieux prix du meilleur film dramatique, et
    Sweeney Todd, de Tim Burton, et Non, ce pays n'est pas pour le vieil
    homme, de Joel et Ethan Coen.
 
    Le producteur de La Mme, Ilan Goldman, rest  Paris, estime que ce
    trophe "obtenu aux Etats-Unis par une actrice qui a travaill en
    franais" fait "entrer le film dans l'histoire" mais ne changera pas sa
    carrire, dj trs avance dans le monde entier. Le succs de son
    actrice lui fait regretter plus encore que La Mme n'ait pas t choisi
    pour reprsenter la France  l'Oscar du meilleur film tranger, puisque
    Persepolis lui a t prfr. Le producteur estime que la commission
    charge de ce choix n'a pas retenu "le candidat qui avait le plus de
    chances de gagner".
 
    A Hollywood, l'absence de crmonie a suscit des ractions assez
    vives. L'impact mdiatique des Golden Globes a t plus fort que jamais
    : il s'agissait de la premire preuve de force publique entre
    grvistes et studios. L'inquitude est vive  l'approche des Oscars,
    prvus le 24 fvrier et dont la crmonie risque d'tre annule.
    Richard Zanuck, le producteur de Sweeney Todd, a dclar au Los Angeles
    Times son "indignation", estimant que la grve provoquait "des dgts
    de plus en plus graves".
 
<article-nb="2008/01/14/19-3">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3">  Le 14 dcembre 2007, les chefs d&#38;#39;Etat et de gouvernement europens se sont mis d&#38;#39;accord sur le principe &#38;#34;politique&#38;#34; de cette opration civile, la plus importante jamais dploye par l&#38;#39;Union.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3">      L es Vingt-Sept temporisent sur l'envoi d'une mission civile au Kosovo.
    Un feu vert devait tre donn par les ministres des affaires trangres
    de l'Union europenne (UE) lors de leur runion du 28 janvier, mais la
    dcision devrait tre reporte au 18 fvrier.
 
    La prsidence slovne de l'UE prfre attendre le second tour de
    l'lection prsidentielle serbe, le 5 fvrier, afin de ne pas apporter
    de l'eau au moulin des nationalistes, qui s'opposent  cette opration
    dans le cadre de l'indpendance prochaine de la province serbe du
    Kosovo. "Il s'agit de tenir compte de l'environnement politique",
    reconnat un diplomate slovne, en faisant valoir que les deux
    candidats, le prsident sortant Boris Tadic et l'ultranationaliste
    Tomislav Nikolic, sont au coude  coude.
 
 
    Le 14 dcembre 2007, les chefs d'Etat et de gouvernement europens se
    sont mis d'accord sur le principe "politique" de cette opration
    civile, la plus importante jamais dploye par l'Union. Mais il revient
    aux ministres des affaires trangres de dcider formellement de
    l'envoi de la mission. Ce qui n'est pas simple. Faute d'accord  l'ONU
    sur une nouvelle rsolution, Chypre doute des fondements juridiques de
    cette opration, dans l'hypothse d'une dclaration d'indpendance
    unilatrale de la part des dirigeants kosovars, en fvrier ou dbut
    mars.
 
    Soucieux de prserver leur unit, les Vingt-Sept prfrent dissocier
    les discussions sur une ventuelle reconnaissance de l'indpendance du
    Kosovo, qui les divise, de celles concernant la mission. La prsidence
    slovne se veut d'autant plus prudente que de nombreuses capitales
    privilgient, en vue du 28 janvier, la signature de l'accord de
    stabilisation et d'association paraph en novembre 2007 avec Belgrade,
     condition que cette dernire coopre pleinement avec le Tribunal
    pnal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Mercredi 16 janvier,
    Dimitrij Rupel, le ministre des affaires trangres slovne, doit
    rencontrer  La Haye le successeur de Carla Del Ponte, le Belge Serge
    Brammertz, pour faire le point  ce sujet.
 
<article-nb="2008/01/14/19-4">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4">  Les retrouvailles ont eu lieu dimanche soir  Bogota. N en captivit, Emmanuel avait t retir  sa mre quand il avait huit mois et confi aux services sociaux.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4">      L ibre jeudi 10 janvier par les Forces armes rvolutionnaires de
    Colombie (FARC) aprs six ans de captivit dans la jungle colombienne,
    Clara Roja est arrive  Bogota dimanche 13 janvier, o elle a
    retrouv, dans la soire, son fils Emmanuel aprs plus de trois ans de
    sparation.
 
    N en captivit, le 16 avril 2004, d'une relation avec un gurillero,
    l'enfant a t spar de sa mre lorsqu'il tait g de 8 mois et plac
    auprs d'une famille de paysans, qui l'a remis aux services sociaux
    colombiens. Depuis, l'enfant vivait dans un orphelinat. Selon le
    quotidien colombien El Tiempo, Clara Rojas, qui a perdu contact avec
    le pre de l'enfant, n'a eu des nouvelles de son fils que quelques
    jours avant sa libration, lorsqu'elle a entendu  la radio qu'Emmanuel
    avait t confi  l'Institut colombien du bien-tre familial (ICBF,
    l'Assistance publique), qui dpend du ministre de la protection
    sociale.
 
 
    RENOUER LES LIENS
 
    La directrice de l'ICBF a annonc, dimanche soir, que Clara Rojas avait
    retrouv son fils. "L'enfant a t remis  sa mre de manire
    temporaire", a dclar Elvira Forero. Elle a racont qu'Emmanuel "s'est
    montr content de retrouver sa mre". "Je lui ai dit : 'Emmanuel salue
    ta maman', l'enfant l'a immdiatement appel 'maman' et les deux se
    sont embrasss. (...) Aujourd'hui,   ils ont effectu un exercice, une
    sance de six heures pour se   connatre, pour commencer  renouer les
    liens de l'enfant avec sa   famille, pour lui donner la qualit de vie
    qu'il mrite. (...) Nous attendrons que   les dmarches lgales soient
    effectues pour que la garde soit accorde"  sa mre, a indiqu M^me
    Forero. Aprs avoir transmis aux mdias une vido (visible sur le site
    du quotidien espagnol El Mundo ) et des photos de la rencontre, elle
    a fait passer un message de l'ex-otage demandant aux journalistes de la
    laisser tranquille avec son fils, pour "qu'elle puisse vivre ces
    moments en toute intimit".
 
    Ces derniers jours, le petit garon g de 3 ans et demi, avait t
    prpar  ce moment par des psychologues qui lui ont montr des
    photographies de sa mre afin qu'il n'y ait pas de rejet dimanche soir.
    Selon Reuters, aprs les retrouvailles, Emmanuel a pu quitter
    l'orphelinat o il tait plac pour passer la nuit avec sa famille dans
    l'appartement de sa grand-mre. Des dizaines de personnes s'taient
    rassembles au bord de la route afin de saluer Clara Rojas au passage
    de sa voiture en criant "bienvenue  la maison !". Quelques heures plus
    tt, aprs son arrive  l'aroport de Bogota, Clara Rojas avait
    dclar, devant la presse, tre "immensment mue de revenir dans (son)
    pays" et que ce retour tait "une renaissance, mais pas un bonheur
    complet car beaucoup sont toujours retenus en otage".
 
 
<article-nb="2008/01/14/19-5">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5">  Pour la richissime animatrice de tlvision,  Barack Obama reprsente  &#38;#34;quelque chose  de neuf&#38;#34;. Elle a offert  son soutien   la candidature  du snateur dmocrate.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5">      S 'agissant d'Oprah Winfrey, la reine du talk-show au fminin, on est
    tent de mettre en garde le lecteur. Attention ; portrait  l'eau de
    rose. Difficile d'y chapper. Dj, l'intresse ne craint pas de
    porter du rose. Ou une robe lilas, comme lors de l'inauguration, il y a
    un an, de son cole de filles en Afrique du Sud, la Oprah Winfrey
    Leadership Academy for Girls, un tablissement ouvert aux enfants qui
    ont t victimes de svices ou qui ont perdu leurs parents  cause de
    la violence ou du sida.
 
 
    Sa vie, aussi, est en rose et noir. Oprah est ne dans le Mississippi,
    d'une serveuse qui n'avait que 16 ans et ne l'attendait pas vraiment.
    Elle a reproduit le destin de sa mre, sauf qu'elle a perdu le bb et
    qu'elle n'avait que 14 ans. On n'en parlerait pas si elle ne mettait
    elle-mme sa vie sur la table. Le viol,  9 ans, les fugues. Depuis
    trente ans, Oprah partage tout avec les tlspectatrices. Son pass,
    son rgime, ce qui la fait souffrir, ce qu'elle aime. Elle n'a rien 
    cacher. Nul besoin de la harceler de questions sur sa vie prive. "Si
    j'tais homosexuelle, je vous le dirais."
 
    Huit millions de tlspectateurs, principalement des femmes, suivent
    son mission, "The Oprah Winfrey Show", tous les aprs-midi. Adeptes de
    ce que le chroniqueur Franck Rich, du New York Times, appelle "l'Eglise
    d'Oprah". Pour son public, Oprah est une amie, une soeur, une voisine
    qui a russi. Toujours de bon conseil, toujours positive ("grossir
    n'est pas une fatalit"). Quand tout va mal, elle vous offre un "kit"
    qui " rpare la confiance en soi". Son dernier conseil : votez Barack
    Obama, le snateur noir de l'Illinois  qui elle a offert son soutien
    pour la course  l'investiture dmocrate.
 
    Chez Oprah, on s'panche. C'est un divan. Le royaume du bon sentiment.
    Elle vous dit tout mais vous devez, vous aussi, lui parler, cela vous
    fera le plus grand bien. Maureen Dowd, du New York Times, l'a qualifie
    d'"Impratrice de l'Empathie". Aprs avoir t Miss Black Tennessee, 
    17 ans, Oprah a t recrute par une tlvision de Baltimore. Elle a
    failli tre journaliste. Mais il lui arrivait de pleurer quand les
    nouvelles taient trop tristes. On l'a verse dans la section
    divertissement.
 
    Oprah Winfrey, 54 ans, est milliardaire, ce qui ne gte rien (Forbes en
    a mme fait la "premire milliardaire noire" du monde). Millionnaire 
    32 ans, elle "pse" aujourd'hui 1,5 milliard de dollars, ce qui la
    place au premier rang des femmes les plus riches du monde, devant J. K
    Rowling, l'auteur de Harry Potter. De temps en temps, elle arrose son
    public de cadeaux. Fin octobre, elle a dcid de distribuer des
    enveloppes aux 314 personnes prsentes sur le plateau de son mission.
    Chacune a reu 1 000 dollars et une camra. Mission : donner et se
    filmer en train de donner. Les clips ont t montrs  l'antenne. C'est
    le systme Oprah : donner alimente de nouvelles missions sur le don.
 
    En 2004, pour fter le dix-neuvime anniversaire de l'mission, elle a
    fait une surprise au public. Elle a offert une voiture Pontiac  11
    membres de l'assistance. Devant la dconvenue des autres, elle a fait
    circuler des botes, en annonant qu'une 12^e clef se trouvait 
    l'intrieur. Retenant leur souffle, les participants ont ouvert leur
    bote. Tous y ont vu une clef. Pleurs, cris, cela a t l'explosion.
    Suivis par la camra, les spectateurs sont descendus dans le parking.
    Ils y ont trouv 276 Pontiac ornes d'un noeud rouge sous la pancarte :
    "Flicitations. Vos rves sont devenus ralit !"
 
    Oprah est une sainte. "Une icne de la spiritualit", selon le magazine
    vanglique Christianity Today. Jusqu'en 1996, son talk-show faisait
    dans le scandale "people" et la tl "trash". Un jour, elle s'est dit
    qu'elle n'allait pas tenir sur ce registre jusqu'en l'an 2000, et elle
    s'est convertie. Le "Oprah Winfrey Show" est devenu l'empire du Bien.
    L'animatrice s'est souvenue qu'elle lisait la Bible  l'ge de 3 ans,
    et que, plus tard, elle se rfugiait dans les livres pour chapper  sa
    vie d'enfant ballotte entre le Mississippi de sa grand-mre, le ghetto
    de Milwaukee, o s'tait installe sa mre, et le Tennessee, o son
    pre tait barbier coiffeur. Elle a cr un club de lecture, qui a
    rapidement gagn l'influence d'un Goncourt puissance 10. Elle a fait
    lire Toni Morrison, mais aussi Anna Karnine  plusieurs millions
    d'Amricains.
 
    En 2006, elle a slectionn le livre d'Elie Wiesel La Nuit. L'crivain
    est retourn  Auschwitz avec elle, et il lui a dit que c'tait
    probablement la dernire fois. Sur 5 000 candidats, elle a slectionn
    50 tudiants, victimes de discrimination, dont un rescap du Rwanda.
    Les "laurats" ont eu droit  une bourse d'tudes de 10 000 dollars. Et
    le survivant du gnocide rwandais  des retrouvailles avec sa famille
    organises sur le plateau.
 
    Dbut mars, l'animatrice se lance dans un nouveau concept : le
    reality-show philanthropique. "Oprah's Big Give". Une version peace and
    love de "Survivor". Au lieu de se dtruire, les 10 candidats
    s'affronteront sur le terrain du don. Le gagnant sera le "Biggest
    giver" (le plus grand donateur).
 
    L'empire d'Oprah est entirement bti sur le culte d'Oprah. Son
    magazine s'appelle O, the Oprah magazine. Seule sa maison de production
    chappe  la rgle : Harpo. C'est Oprah  l'envers. Inconnu  l'tat
    civil, le prnom lui serait venu d'une erreur de prononciation ou
    d'orthographe, alors que sa mre voulait l'appeler Orpah, une rfrence
    biblique.
 
    Le magazine est un mensuel. Les graphistes n'ont pas  se casser la
    tte pour chercher des illustrations. De janvier  dcembre, Oprah est
    en couverture. En robe de soire, en tenue de jogging. En pyjama de
    satin. Deux millions d'Amricaines l'achtent, alors qu'il "prsente
    chaque mois la mme femme noire de plus de 50 ans en couverture". Dans
    le numro de janvier, elle voque son grand "mal au coeur" et comment
    elle "essaye d'aller de l'avant". Oprah a t "dvaste" par les
    incidents qui se sont produits en octobre dans son Acadmie d'Afrique
    du Sud. Alors que l'cole devait tre un refuge, plusieurs fillettes
    ont t molestes par les adultes qui taient censs les protger.
 
<article-nb="2008/01/14/19-6">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6">  La plupart des &#38;#34;manifestants&#38;#34; habitent l&#38;#39;arrondissement de Minhang, une nouvelle banlieue pour &#38;#34;cols blancs&#38;#34; situe dans le sud-ouest de Shangha, dsigne par la municipalit pour accueillir une extension du Maglev, le train  sustentation lectromagntique.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6">      A gglutins par petits groupes le long des centres commerciaux de la
    Nanjing Donglu, la grande rue pitonne au centre de Shangha, noire de
    monde en ce dimanche 13 janvier, ils se dplacent de quelques mtres
    chaque fois que les policiers leur demandent de circuler. Pas de
    slogans ni de banderoles : juste une tranquillit obstine qui
    s'interrompt seulement quand des policiers fendent la foule pour
    s'emparer d'un homme. On entend alors des sifflements. Des tlphones
    portables dpassent des ttes pour capturer l'altercation.
 
 
    La plupart des "manifestants" habitent l'arrondissement de Minhang, une
    nouvelle banlieue pour "cols blancs" situe dans le sud-ouest de
    Shangha, dsigne par la municipalit pour accueillir une extension du
    Maglev, le train  sustentation lectromagntique reliant dj
    l'aroport international  l'est de la ville et dont la vitesse atteint
    400 km/h sur son tronon le plus rapide. "C'est une nouvelle
    technologie ; on ne connat pas les effets sur la sant des radiations.
    Pourquoi devons-nous servir de cobayes ?" dit une jeune femme. La ligne
    doit tre construite  une vingtaine de mtres des habitations alors
    qu'en principe, les rgles de prudence pour ce Maglev, de technologie
    allemande - dont la seule application commerciale au monde est celle de
    Shangha -, exigeraient une zone verte tampon d'au moins 150 mtres. La
    veille, ils avaient t bien plus nombreux, plusieurs centaines, 
    crier leur mcontentement devant le sige du gouvernement, exhibant
    quelques pancartes avant que les policiers ne fassent monter une partie
    des manifestants dans des bus.
 
    "ON N'A PAS CONFIANCE"
 
    Au printemps 2007, le mcontentement des gens de Minhang avait dj
    conduit la municipalit  suspendre le projet. Fin dcembre, elle a
    propos de limiter la vitesse du train en zone habite et annonc un
    nouveau trac aprs deux semaines de consultation. "On n'a pas
    confiance dans leur manire de faire", dit un manifestant. "J'ai un
    bb de trois mois ; on s'inquite des risques du Maglev. Si on vend,
    on ne pourra pas acheter l'quivalent, et les prix des logements vont
    baisser  cause du projet de ligne", poursuit cet ingnieur en
    lectronique, originaire de la province du Liaoning et nouvellement
    propritaire, comme la plupart des manifestants.
 
    Tous citent en exemple la manifestation de Xiamen (province du Fujian),
    en juin 2007, lorsque des milliers de gens taient descendus dans la
    rue pour protester contre l'implantation d'une raffinerie en bordure de
    la ville. L'vnement, touff par les mdias mais largement diffus
    sur Internet, a marqu les esprits comme l'une des premires
    manifestations  grande chelle des nouvelles classes moyennes urbaines
    contre des projets ressentis comme trop ambitieux et dangereux pour
    leur environnement. "J'ai un ami qui habite Minhang. Je ne suis pas
    d'accord pour que le gouvernement se comporte comme a, je suis venu
    aussi", dit un autre homme.
 
<article-nb="2008/01/14/19-7">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7">  En enlevant les deux tiers du Parlement, l&#38;#39;ex-parti nationaliste dstabilise le prsident Chen Shui-bian, issu de la mouvance indpendantiste insulaire.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7">      L e principal parti d'opposition tawanais, le Kouomintang (KMT),
    favorable  un rapprochement avec Pkin, a massivement remport, samedi
    12 janvier, les lections lgislatives sur l'le en enlevant les deux
    tiers des siges au Parlement, avec 83 siges sur 113. Le Parti
    dmocratique et progressiste (DPP) de l'actuel prsident Chen
    Shui-bian, issu de la mouvance indpendantiste insulaire, se retrouve
    marginalis avec 27 siges.
 
 
    "C'est la pire dfaite de l'histoire du DPP. Je demande vraiment pardon
    et je suis terriblement gn", a dclar M. Chen, qui a immdiatement
    dmissionn de la prsidence du parti. Au quartier gnral, o
    l'ambiance est sinistre, l'ancienne dpute Bi Khim-hsiao s'alarme :
    "Cela va permettre au KMT de dominer la vie politique des prochaines
    annes."
 
    La dfaite est d'autant plus amre qu'en modifiant lui-mme le
    dcoupage lectoral et le mode de scrutin, le DPP a amplifi sa propre
    dfaite. Certains bastions que l'on croyait imprenables, notamment dans
    le sud de l'le, ont bascul dans le camp du KMT.
 
    Le vote indpendantiste qui reprsente, en voix, 37 % du corps
    lectoral, n'a pas permis de gagner de siges. "L'"effet pastque" (qui
    tombe d'un ct ou de l'autre)" du nouveau systme a donn 72 % des
    siges au Kouomintang, qui n'a rcolt qu' peu prs 52 % des voix. Par
    ailleurs, en s'abstenant assez massivement de se prononcer sur les deux
    rfrendums proposs paralllement - lesquels n'ont donc pas t
    valids -, les Tawanais ont indiqu qu'ils n'taient pas dupes des
    tactiques de diversion que ces rfrendums reprsentaient.
 
    Le vote de samedi est d'abord un vote de sanction  l'gard du
    prsident Chen, qui doit quitter la scne politique en mai, aprs deux
    mandats prsidentiels. On lui reproche d'avoir dramatis le clivage
    entre Tawanais de souche (85 % de la population) et Tawanais
    originaires du continent (15 %), dbarqus dans le sillage des troupes
    en droute du "gnralissime" nationaliste Tchang Ka-chek, dfait par
    Mao en 1949. Ses critiques ont galement mis en cause sa tendance 
    chercher la confrontation plutt que le compromis dans les relations
    avec la Chine continentale, aggravant ainsi l'isolement international
    de Tawan.
 
    Plusieurs affaires de corruption, impliquant notamment sa femme et son
    gendre, ont aussi terni son image d'ancien activiste pro-dmocratie,
    l'un de ses principaux atouts pour mettre fin au rgne du Kouomintang
    en 2000.
 
    D'aprs Jean-Pierre Cabestan, professeur  l'universit baptiste de
    Hongkong, cet chec est d " l'incomptence du parti, mais aussi  une
    dtrioration de la situation conomique. Tout cela a amen les
    Tawanais  soutenir de manire massive le projet du Kouomintang, qui
    est un projet d'ouverture sur la Chine, certes, mais surtout de
    reconstruction de l'conomie, qui ne peut se faire qu'avec une relation
    apaise avec la Chine".
 
    Le vrai dfi pour le KMT, l'ex-parti nationaliste chinois, va tre de
    gagner l'lection prsidentielle du 22 mars. Son candidat est le trs
    populaire Ma Ying-jeou, n  Hongkong, diplm de Harvard, qui incarne
    la nouvelle garde du KMT. De son ct, le candidat du DPP, Hsieh
    Chang-ting, n  Tapeh, n'a que deux mois pour achever sa prise de
    distance vis--vis du prsident Chen. Il va devoir convaincre les
    Tawanais qu'il est le contre-pouvoir modr et ncessaire  un
    Parlement compltement sous la coupe du Kouomintang.
 
<article-nb="2008/01/14/19-8">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8">  Le prsident franais est en visite en Arabie saoudite, au Qatar et aux Emirats arabes unis.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8">      L a tourne effectue, du dimanche 13 au mardi 15 janvier, par le
    prsident de la Rpublique franaise, Nicolas Sarkozy, en Arabie
    saoudite, principale puissance arabe du fait de sa richesse et de la
    prsence sur son sol des lieux saints de l'islam, puis au Qatar et aux
    Emirats arabes unis, a pour objectif officiel, selon l'Elyse, de
    "renforcer un dialogue politique" dvelopp par son prdcesseur,
    Jacques Chirac, au cours de ses deux mandats.
 
 
 
 
           L'Arabie et la France signent quatre accords
    de coopration
 
 
 
    Les gouvernements saoudien et franais ont sign, dimanche 13 janvier,
    quatre accords de coopration et voqu des projets de contrats pour un
    montant potentiel de 40 milliards d'euros, au premier jour de la visite
    du prsident Nicolas Sarkozy en Arabie saoudite.
 
    Le premier accord concerne les secteurs du ptrole et du gaz. Le
    deuxime porte sur une coopration en matire de "consultations
    politiques bilatrales" entre les ministres des affaires trangres
    des deux pays. Le troisime vise l'enseignement suprieur et la
    recherche scientifique, qui permettra d'augmenter le nombre de
    boursiers saoudiens en France. S'y ajoute un accord sur le
    dveloppement de la formation professionnelle et de l'enseignement
    technique. Les deux dlgations ont aussi voqu une srie de projets
    de contrats dans le transport terrestre, l'aviation civile, l'eau et
    l'lectricit, la scurit intrieure et l'armement.
 
                                                              
 
 
 
    M. Sarkozy n'arrive pas en terrain inconnu : les principaux souverains
    de la rgion se sont succd  Paris aprs son lection et un lien
    particulier a t tiss avec le Qatar, dont l'aide a t dterminante
    dans le rglement, en juillet 2007, du dossier des infirmires bulgares
    et du mdecin palestinien dtenus en Libye. Le prsident franais
    effectue d'ailleurs  Doha la seule visite d'Etat de sa tourne.
 
    En Arabie saoudite comme dans le Golfe, le prsident franais devait
    passer en revue, avec ses interlocuteurs, les principaux dossiers
    rgionaux, une occasion pour lui de dissiper certains doutes. Les
    convergences sont totales  propos du processus isralo-palestinien
    relanc le 17 novembre 2007  Annapolis (l'aide arabe promise lors de
    la confrence des donateurs  Paris, le 17 dcembre, dpasse le
    milliard de dollars). Sur le dossier iranien, qui mle la question du
    nuclaire, primordiale aux yeux des Occidentaux, et celle de
    l'influence rgionale de l'Iran, qui inquite plus ses voisins arabes,
    les convergences sont galement fortes entre Paris et Riyad. Le roi
    Abdallah s'est cependant gard jusqu' prsent de formuler la politique
    qui serait la sienne si le mcanisme des sanctions internationales, que
    dfend Paris, chouait  convaincre le rgime iranien de stopper son
    programme d'enrichissement de l'uranium.
 
    Le contact entre le prince saoudien Bandar Ben Sultan et l'ancien
    ngociateur iranien sur le dossier nuclaire, Ali Larijani, qui a,
    depuis, quitt ses fonctions, a t rompu, mais le roi a
    personnellement invit le prsident iranien, Mahmoud Ahmadinejad, au
    plerinage annuel de La Mecque, en dcembre 2007. Selon les
    observateurs, le roi n'a pas encore tranch entre les diffrentes
    options incarnes par le prince Bandar, prsent comme partisan d'un
    discours plus ferme, et le ministre des affaires trangres, Saoud
    Al-Fayal, favorable au dialogue.
 
    Si les objectifs poursuivis  court terme au Liban par la France et
    l'Arabie saoudite visent  l'lection d'un prsident consensuel, le
    double revirement opr en novembre puis en dcembre 2007 par la
    diplomatie franaise vis--vis de Damas a pu surprendre. La reprise
    d'un dialogue au plus haut niveau, suivie rapidement par sa suspension,
    faute de rsultats, a suscit des interrogations  Riyad o les
    relations avec la Syrie restent entaches de la plus grande mfiance.
    Selon l'Elyse, le roi avait qualifi M. Sarkozy lors de leur premire
    rencontre, en juin 2007, de "cheval fougueux". Le ratage franais en
    Syrie relverait alors de l'cart.
 
 
<article-nb="2008/01/14/19-9">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9">  George W. Bush a lanc une mise en garde  l&#38;#39;Iran, dimanche 13 janvier, dans le cadre de sa tourne dans les pays du Golfe.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9">      U ne semaine aprs l'incident naval qui a oppos, dans les eaux du
    dtroit d'Ormuz, trois navires militaires amricains et des vedettes
    des Gardiens de la rvolution iraniens, George Bush a lanc une mise en
    garde  l'Iran, dimanche 13 janvier, dans le cadre de sa tourne dans
    les pays du Golfe.
 
    Alors qu'il se trouvait  Abu Dhabi, au quatrime jour de son voyage au
    Moyen-Orient, le prsident amricain a accus l'Iran de constituer une
    "menace pour la scurit des nations partout" dans le monde, et d'agir
    comme "premier parrain tatique du terrorisme". Il a appel les pays
    arabes sunnites et les "amis (des Etats-Unis)  travers le monde" 
    "faire face  ce danger avant qu'il ne soit trop tard".
 
 
 
 
           Nuclaire iranien : les zones d'ombre
 
 
 
    Annonc, dimanche 13 janvier, un nouvel accord entre l'Iran et l'Agence
    internationale de l'nergie atomique (AIEA) prvoit que Thran
    apportera, dans un dlai de quatre semaines, des rponses  une srie
    de questions sur le pass de son programme nuclaire. Celles-ci portent
    sur les aspects lis  la militarisation : par exemple, des plans pour
    adapter l'uranium-mtal  des formes utilisables sur des ttes de
    missiles, ou encore l'origine de traces d'uranium hautement enrichi.
    L'AIEA a indiqu, dimanche, que l'Iran avait fourni des explications 
    propos de centrifugeuses de "deuxime gnration", qui permettent
    d'enrichir l'uranium dans des dlais rapides.
 
 
                                                              
 
 
 
    La dernire fois que M. Bush avait  ce point hauss le ton contre
    Thran remonte  octobre 2007, lorsqu'il avait comment qu'un risque
    de "troisime guerre mondiale" se profilerait si l'Iran parvenait 
    matriser la technologie pour fabriquer une bombe nuclaire.
 
    Dans ce qui semblait,  l'inverse, un effort visant  rduire les
    tensions autour de l'Iran  propos de ses activits nuclaires, le
    directeur de l'Agence internationale de l'nergie atomique (AIEA),
    Mohamed ElBaradei, a fait savoir, dimanche, qu'il avait conclu un
    nouvel accord avec Thran. Celui-ci fixe un dlai de quatre semaines
    pour que la Rpublique islamique rponde  un certain nombre de
    questions sur ses agissements passs dans le domaine nuclaire.
    L'accord a t scell  l'occasion d'une visite de M. ElBaradei 
    Thran, vendredi 11 et samedi 12. Tout en limitant le temps dont
    dispose l'Iran, cet accord lui accorde en ralit un dlai
    supplmentaire. Il s'agit de la mise en oeuvre d'un "plan de travail"
    tabli entre l'AIEA et l'Iran en aot 2007, dont M. ElBaradei avait
    lui-mme souhait qu'il soit men  bien ds dcembre 2007, ce qui n'a
    pas t le cas.
 
    Les Etats-Unis ont expliqu que l'accord annonc par l'AIEA ne
    rsolvait pas tous les problmes, et que l'Iran n'avait toujours pas
    satisfait la demande du Conseil de scurit de l'ONU sur la suspension
    de l'enrichissement de l'uranium.
 
    M. Bush s'est employ  rassurer ses allis arabes sunnites, qui
    craignent tout  la fois la monte en puissance de l'Iran chiite et le
    risque de drapage arm dans la confrontation entre l'Iran et les
    Etats-Unis. Il a annonc que, face  l'Iran, Washington allait
    "renforcer (son) engagement de long terme en matire de scurit auprs
    de (ses) amis dans le Golfe".
 
    De son ct, Nicolas Sarkozy, en dplacement dans le Golfe, a propos 
    des pays de la rgion une coopration dans le domaine du nuclaire
    civil.
 
    Arriv dimanche  Riyad, le prsident franais s'est entretenu avec le
    roi Abdallah d'Arabie saoudite, auquel il a propos une aide franaise
    pour dvelopper le nuclaire civil. Il devait poursuivre sa tourne par
    une visite d'Etat au Qatar, puis une tape dans les Emirats arabes
    unis, avec lesquels la France doit conclure un "accord de coopration
    pour l'utilisation pacifique de l'nergie nuclaire" comparable  ceux
    dj signs avec l'Algrie et la Libye. M. Sarkozy estime que de tels
    gestes envers des pays arabes sont susceptibles d'inciter l'Iran  se
    conformer  ses obligations au regard du trait de non-prolifration.
 
    Les propos de M. Bush contre l'Iran interviennent alors que la pression
    diplomatique que Washington, Londres et Paris comptaient exercer sur la
    Rpublique islamique s'est considrablement attnue aprs la
    publication, le 3 dcembre 2007, d'un rapport des agences de
    renseignement amricain affirmant que Thran a arrt en 2003 le volet
    militaire de son programme nuclaire.
 
    La Russie et la Chine, sans pour autant refuser de discuter d'une
    nouvelle rsolution de sanctions contre l'Iran  l'ONU, se sont
    employes  en repousser l'chance et  en amoindrir le contenu.
 
    REPROCHES MULTIPLES
 
    En accusant l'Iran de "sponsoriser" le terrorisme dans le monde, M.
    Bush reprend un angle d'attaque dj mis en avant en octobre, lorsque
    les Etats-Unis avaient inscrit la force Qods des Gardiens de la
    rvolution iraniens sur la liste des organisations terroristes.
 
    Le prsident amricain, tout en se disant attentif aux aspirations du
    peuple iranien  la dmocratie, a multipli dimanche, dans son
    discours, les reproches envers Thran : soutien financier au Hamas
    palestinien, envoi d'armes aux talibans afghans, appui aux extrmistes
    chiites en Irak.
 
    Selon une porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino, les
    militaires amricains "prennent trs au srieux" l'incident survenu, le
    6 janvier, dans le Golfe. "Les militaires se souviennent de ce qui a eu
    lieu dans le pass, comme le Cole..." a-t-elle dit, faisant rfrence 
    la mort de 17 marins amricains lors d'une attaque terroriste contre le
    destroyer Cole, au large du Ymen, en octobre 2000.
 
 
<article-nb="2008/01/14/19-10">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10">  Le leader du Parti pour la libert affirme vouloir ouvrir les yeux de ses concitoyens sur &#38;#34;des lments misrables&#38;#34; du Coran. Le gouvernement craint une flambe de violence.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10">      D es militants d'extrme gauche ont manifest, samedi 12 janvier, 
    Amsterdam. Trois d'entre eux ont t apprhends. Ils arboraient des
    posters du dput populiste Geert Wilders, dont la photo tait assortie
    de la mention, faon paquet de cigarettes : "Peut gravement nuire  la
    socit et  vous-mme".
 
 
 
 
           Chronologie
 
 
 
    2002. Assassinat  Hilversum du populiste Pim Fortuyn, avant les
    lections lgislatives qui consacrent le triomphe de son parti.
 
    2004. Assassinat  Amsterdam du cinaste Theo Van Gogh, auteur de
    Submission, par Mohamed Bouyeri, un islamiste radical.
 
    Septembre 2006. La dpute Ayaan Hirsi Ali, co-auteure de Submission,
    s'exile  Washington  la suite d'une polmique sur sa naturalisation.
 
    Novembre 2006. Le Parti pour la libert de Geert Wilders obtient 9
    siges  la deuxime chambre (150 dputs).
 
    Aot 2007. M. Wilders prne l'interdiction du Coran et de Mein Kampf.
 
    Octobre 2007. Rita Verdonk, ancienne ministre librale de
    l'immigration, fonde le parti populiste Fier des Pays-Bas.
 
    Novembre 2007. Ella Vogelaar, ministre travailliste de l'immigration,
    prne une politique "plus ouverte"  l'gard des trangers.
 
 
                                                              
 
 
 
    Cette action, vite rprime, tait le premier signe de la tension qui
    gagne les Pays-Bas avant la diffusion d'un film - soit  la tlvision,
    soit sur Internet- que le leader du Parti pour la libert (PVV) - neuf
    dputs - a consacr  l'islam. Personne n'a encore pu voir cette
    ralisation qui durerait une douzaine de minutes, mais toute allusion
    au Coran enflamme dsormais les esprits, surtout quand elle vient d'un
    homme qui a plaid rcemment pour l'interdiction de ce livre.
 
    Pour l'instant, M. Wilders dit seulement que son film devrait "susciter
    des remous". Il affirme vouloir ouvrir les yeux de ses concitoyens sur
    des "lments misrables" du Coran et invite les musulmans  "savoir
    encaisser, pour une fois". Il souligne aussi que son intention n'est
    pas de susciter des violences. Des journaux croient savoir qu'il
    dnoncerait des aspects "violents et fascistes" de la religion
    musulmane.
 
    Le gouvernement nerlandais craint que le film engendre des incidents
    aux Pays-Bas et dans d'autres pays. Trois ministres ont, en vain, mis
    en garde M. Wilders. La Haye a averti ses ambassades et les a invites
     souligner, ds maintenant, que le gouvernement nerlandais ne
    partageait pas le point de vue du chef du PVV. Des diplomates
    nerlandais disent redouter que la diffusion d'un film provocateur
    suscite, notamment au Moyen-Orient, des ractions plus vives encore que
    lors de l'affaire des caricatures danoises de Mahomet. Le syndicat
    patronal VNO-NCW redoute des consquences conomiques qui pourraient,
    selon lui, se traduire par un boycott des produits nerlandais.
 
    M. Wilders esprait faire diffuser son pamphlet le 25 janvier, sur la
    chane publique Nova. Aprs rflexion, celle-ci a indiqu qu'elle
    refusait de faire sa "propagande". Il reste ds lors deux options au
    dput : soit une diffusion sur une autre chane publique, dans le
    cadre du temps d'antenne concd aux partis, soit, une diffusion sur
    Internet - via le site YouTube, par exemple. Les autorits esprent que
    M. Wilders optera pour la seconde solution. "Une diffusion sur une
    chane publique pourrait laisser entendre que le gouvernement soutient
    ce projet", commente un responsable du ministre de l'intrieur.
 
    La police redoute, quant  elle, que le film suscite des violences. Le
    commissaire en chef d'Amsterdam a voqu publiquement ses craintes, et
    d'autres villes ont labor des plans d'intervention.
 
    Dans les mosques de quartiers rputs "sensibles", comme celui du
    Slotervaart,  Amsterdam, des imams affirment tre obligs de calmer
    les esprits. La protection dont bnficie M. Wilders depuis quelques
    annes a t considrablement renforce. Les autorits n'ont pas oubli
    que c'est sans doute le film Submission, consacr  la place de la
    femme dans la religion musulmane, qui a entran l'assassinat de son
    ralisateur, Theo Van Gogh, en 2004. Le cinaste avait t gorg en
    pleine rue par un islamiste radical. La dpute librale Ayaan Hirsi
    Ali, scnariste du film, avait aussi t menace et a quitt les
    Pays-Bas pour s'installer  Washington. C'est de l qu'elle a qualifi
    de "provocation" l'initiative de M. Wilders, appelant les grands partis
    nerlandais  reprendre le dbat sur l'immigration et sur les rapports
    avec l'islam afin, selon elle, de ne pas le laisser aux seuls
    extrmistes.
 
    Job Cohen, maire travailliste d'Amsterdam et "conscience" de la gauche
    traditionnelle, a tenu, samedi 12 janvier, un propos assez semblable.
    Selon lui, il ne convient pas de "faire silence" sur le film de M.
    Wilders, mais d'ouvrir un dbat. "Pour que les modrs puissent se
    faire entendre, mme si les journalistes prfrent les penses plus
    tranches", a-t-il comment.
 
 
<article-nb="2008/01/14/19-11">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11">  La lgislation adopte par le Parlement irakien doit permettre  certains anciens membres du parti Baas de l&#38;#39;ex-dictateur Saddam Hussein de rintgrer la vie publique.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11">      A prs des mois de palabres et de controverses, le Parlement irakien a
    adopt, samedi 12 janvier, la loi dite de "dbaasification". Dcline
    en une trentaine d'articles, celle-ci doit permettre aux ex-membres du
    parti Baas (au pouvoir sous Saddam Hussein) de toucher une pension et,
    sous certaines conditions, de rintgrer la vie publique. Elle tablit
    galement la cration de "tribunaux spciaux" censs juger les
    criminels de l'ancien rgime et indemniser leurs victimes.
 
 
    Plus crucialement pour l'avenir de ce pays min par les fractures
    communautaires, c'est toute la question de la rintgration dans la vie
    politique de la communaut sunnite, jusque-l marginalise, et de la
    "rconciliation nationale" qui est en jeu. A ce titre, ce projet de loi
    avait t plac au coeur des priorits de la "nouvelle stratgie" en
    Irak, dfinie en janvier 2007 par George Bush. Le prsident amricain,
    actuellement en tourne au Moyen-Orient, a aussitt applaudi "un pas
    important vers la rconciliation".
 
    Il s'agit aussi de remdier  la faillite de la prcdente
    "dbaasification", premire mesure ordonne  la chute de Bagdad par
    les Etats-Unis qui voulaient extirper du "nouvel Irak" l'idologie
    totalitaire incarne par Saddam Hussein. Mene abruptement par
    l'administrateur amricain de l'poque, Paul Bremer, l'initiative avait
    contribu  grossir les rangs de l'insurrection de milliers de
    policiers et soldats irakiens qui n'avaient pas t dsarms. Elle
    avait en outre t ressentie comme une injustice par des centaines de
    milliers d'autres, en grande majorit sunnites - le Baas comptait alors
    entre 1 million et 1,5 million de membres -, ayant adhr au parti pour
    pouvoir intgrer des milieux professionnels tels que l'ducation, et
    qui se retrouvaient dsormais sur le pav.
 
    "Le mot "dbaasification" en franais ne rend pas la violence de
    l'quivalent arabe, "Ijtithath", signifiant "draciner", utilis dans
    la loi irakienne", analyse Hosham Dawod, chercheur au CNRS. Opre sur
    une socit qui n'tait plus encadre par la loi, la dbaasification a
    vir en une dmarche de revanche extrajudiciaire, dans la rue, avec
    l'limination physique de gens proches ou membres du Baas". Par
    ailleurs, poursuit-il, "la comptence de ceux qui contrlaient les
    rouages politiques, conomiques ou les services de l'Etat ne
    s'improvise pas. L'une des explications du chaos actuel rside dans
    l'absence d'individus capables de grer l'appareil tatique".
 
    La nouvelle lgislation vient donc mettre un terme  la prcdente, en
    permettant aux anciens baasistes,  condition qu'ils n'appartiennent
    pas aux rangs intermdiaires ou suprieurs du parti et qu'ils ne soient
    pas coupables de crimes, d'intgrer l'administration ou l'arme. Les
    plus grads seront mis  la retraite. Si la loi bannit le parti Baas et
    toute rfrence au baasisme, elle n'interdit pas aux individus de
    retourner  une activit politique. "Certains d'entre eux essaieront
    sans doute de s'intgrer au corps politique avec un autre nom, tout en
    conservant une part d'idologie nationaliste,  laquelle s'est depuis
    ajoute une teinte islamiste. Quelle place prendront-ils alors sur
    l'chiquier politique ? s'interroge M. Dawod. Le pouvoir actuel, chiite
    ou kurde, ne l'acceptera pas. Les choses risquent de se compliquer."
 
    En attendant, la rhabilitation politique de la communaut sunnite est,
    formellement, en marche. Le contexte qui a prcd au vote de la loi
    renforce cette impression. Ces derniers mois ont en effet vu l'essor
    des milices sunnites Al-Sahwa (Rveil), allies aux troupes amricaines
    pour combattre Al-Qaida. En partie composes d'ex-baasistes, parfois
    membres de l'ancienne arme, voire de la garde rpublicaine de Saddam
    Hussein, elles se sont imposes comme une force incontournable dans les
    rgions  majorit sunnite, s'emparant parfois localement des
    prrogatives rserves au pouvoir central de Bagdad. Le recul
    d'Al-Qaida dans des zones o elles oprent leur a valu une lgitimit
    auprs de Washington et de la population irakienne.
 
    Le premier ministre Nouri Al-Maliki, longtemps critique envers la
    prolifration de ces groupes arms sunnites, a lui mme fini par
    affirmer, lors d'un entretien publi le 6 dcembre dans Al-Charq
    Al-Awsat, le soutien de son gouvernement aux combattants d'Al-Sahwa,
    promettant d'intgrer "un grand nombre d'entre eux dans la police et
    dans l'arme".
 
    Reste le volet "justice" de la loi et la question de savoir si la
    socit irakienne sera capable de l'appliquer. "Dans cette socit o
    rien n'est encore rglement, il parat peu probable que la justice
    soit celle qui fera le premier tri entre les coupables et les innocents
    ou que la loi formulera la sentence finale, estime le chercheur. Pour
    l'instant, les Irakiens passent par les armes avant de passer devant
    les juges. Les milices s'en chargent avant que la justice ne soit
    saisie. C'est cependant un premier pas qu'il ne faut pas sous-estimer
    vers une dmarche souhaite par tous : relancer le processus politique
    de rconciliation, mme imparfait, entre deux communauts qui
    s'opposent."
 
<article-nb="2008/01/14/19-12">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12">  Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l&#38;#39;ONU (OCHA), une cinquantaine de personnes ont t tues et quelque 30 000 vacues dans les inondations des dix derniers jours.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12">      U ne cinquantaine de personnes ont t tues et des dizaines de
    milliers d'autres ont t dplaces dans les inondations au Mozambique
    qui svissent depuis une dizaine de jours, a indiqu le Bureau de
    coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).
 
    Les pluies torrentielles sur l'Afrique australe ont provoqu la crue du
    fleuve Zambze et des rivires Pongue, Buzi et Save, inondant une
    partie des plaines environnantes, dont des terres arables. Quelque 30
    000 personnes ont t vacues, et 72 000 ont vu leur maison dtruite
    ou ont demand une forme d'aide, a indiqu Odile Bulten, au nom de
    l'agence onusienne. Selon elle, "il y a beaucoup plus de gens en danger
    qui devront tre dplacs vers des sites plus en hauteur".
 
 
    PIDMIES REDOUTES
 
    Les autorits redoutent dsormais des pidmies de diarrhe et   de
    cholra. L'Institut national de gestion des catastrophes value 
    plus de 60 000 personnes le nombre de Mozambicains menacs par cette
    vague d'inondations.
 
    Le pays rgulirement affect par des phnomnes climatiques extrmes.
    En 2000 et 2001, des pluies torrentielles avaient fait plus de 700
    morts dans cette ancienne colonie portugaise, en pleine reconstruction
    aprs une longue guerre civile (1976-1992).
 
<article-nb="2008/01/14/19-13">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13">  L&#38;#39;investiture du gouvernement a t vote par 82 voix pour et 62 contre, selon les rsultats annoncs au Parlement.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13">      L a Croatie s'est dote, samedi 12 janvier, d'un gouvernement de
    coalition dirig par le conservateur Ivo Sanader, qui sera charg de
    faire entrer le pays dans l'Union europenne (UE)  l'horizon 2010 et
    qui compte un ministre serbe, une premire depuis la fin du conflit
    serbo-croate de 1991-1995. L'investiture du gouvernement a t vote
    par 82 voix pour et 62 contre, selon les rsultats annoncs au
    Parlement.
 
 
    Slobodan Uzelac, membre du Parti indpendant dmocratique serbe (SDSS),
    est nomm vice-premier ministre, charg du dveloppement conomique, de
    la reconstruction et du retour des rfugis. M. Uzelac, 60 ans,
    mdecin, occupait le poste de secrtaire d'Etat  l'enseignement
    suprieur dans le gouvernement sortant, dj dirig par M. Sanader.
 
    La nomination de M. Uzelac marque un nouveau pas dans le difficile
    processus de rintgration des Serbes au sein de la socit croate. Le
    retour des Serbes qui ont fui la Croatie pendant la guerre et le
    respect des droits de la minorit serbe font partie des principales
    conditions poses  la Croatie par Bruxelles pour son entre dans l'UE.
    Quelque 280 000 Serbes ont fui la Croatie pendant et aprs la guerre.
    Jusqu' prsent, seuls 130 000 sont rentrs, selon l'ONU.
 
    Sur les 17 membres du nouveau gouvernement, 13 sont issus de la
    Communaut dmocratique croate (HDZ) de M. Sanader, mouvement fond par
    le "Pre de l'indpendance" croate, Franjo Tudjman. Les autres viennent
    du Parti des paysans (HSS) et du Parti social-libral (HSLS). Seuls
    deux des ministres du HDZ sont des nouveaux venus, dont le ministre des
    affaires trangres et de l'intgration europenne, Gordan Jandrokovic,
    40 ans.
 
    M. Sanader a affirm que son cabinet se donnait pour mission d'intgrer
    la Croatie  l'UE vers 2010 et de recevoir une invitation  adhrer 
    l'OTAN au sommet de l'Alliance atlantique  Bucarest, au printemps.
 
    Le problme le plus pressant pour le gouvernement est le litige
    opposant la Croatie  l'Italie et  la Slovnie concernant la zone
    cologique et de pche (ZERP) croate dans la mer Adriatique, entre en
    vigueur le 1^er janvier. Bruxelles a averti Zagreb que l'absence d'un
    accord aurait des "consquences ngatives" sur les ngociations
    d'adhsion  l'UE. - (AFP.)
 
<article-nb="2008/01/14/19-14">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14">  Le musicien, qui a cr un orchestre associant jeunes Israliens et Arabes, s&#38;#39;est flicit de ce &#38;#34;grand honneur&#38;#34;, ajoutant que &#38;#34;les destines (...) du peuple isralien et du peuple palestinien sont inextricablement lies&#38;#34;.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14">      L e chef d'orchestre isralo-argentin Daniel Barenbom a annonc,
    samedi 12 janvier,  l'issue d'un concert  Ramallah (Cisjordanie),
    avoir accept un passeport palestinien, voquant le "grand honneur" qui
    lui tait fait. "J'ai aussi accept l'offre parce que je crois que les
    destines (...) du peuple isralien et du peuple palestinien sont
    inextricablement lies. Nous avons le bonheur ou le malheur de vivre
    ensemble. Je prfre croire le premier au second", a-t-il ajout.
 
 
    Ce passeport "honorifique" a t offert  M. Barenbom "en signe de
    reconnaissance pour ses positions favorables au peuple palestinien et
    sa dtermination  se produire dans les territoires palestiniens aprs
    les offensives israliennes qui ont commenc en 2002", a prcis 
    l'AFP le dput indpendant Moustapha Barghouthi, qui participe 
    l'organisation des concerts de Daniel Barenbom. Le document a t
    attribu par l'ancien gouvernement palestinien d'union nationale
    dissous en juin, dont M. Barghouti tait ministre de l'information.
 
    Daniel Barenbom a cofond en 1999 le West-Eastern Divan Orchestra,
    avec l'universitaire amricano-palestinien Edward Sad, aujourd'hui
    dcd, afin de promouvoir la paix entre Isral et les Palestiniens.
    Cet orchestre compte quatre-vingts jeunes musiciens israliens et
    arabes (en particulier des Palestiniens) pratiquant des instruments
    classiques occidentaux. Le chef d'orchestre, n  Buenos Aires il y a
    soixante-cinq ans, est controvers dans son pays d'adoption en raison
    de ses actions visant  promouvoir la musique allemande et de son
    opposition farouche  la politique de colonisation de la Cisjordanie.
 
 
<article-nb="2008/01/14/19-15">
<filnamedate="20080114"><AAMM="200801"><AAMMJJ="20080114"><AAMMJJHH="2008011419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15">  Le pape Benot XVI a utilis, dimanche 13 janviuer, un autel ancien plac contre le mur, tournant  plusieurs reprises le dos aux fidles. Ce rite n&#38;#39;avait plus t observ en public par un pape depuis le concile Vatican II (1962-1965).
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15">      F aut-il y voir un nouveau signe adress  la frange la plus
    conservatrice de l'Eglise catholique ? Clbrant la messe dominicale
    dans la chapelle Sixtine,  Rome, dimanche 13 janvier, le pape Benot
    XVI a utilis un autel ancien plac contre le mur, tournant  plusieurs
    reprises le dos aux fidles, selon un rite qui n'avait plus t observ
    en public par un pape depuis le concile Vatican II (1962-1965).
 
 
    Dans ce lieu, le pape Jean-Paul II clbrait la messe devant un autel
    install sur une plate-forme mobile face  l'assemble. Selon le
    Vatican, cit par l'agence Reuters, l'autel ancien a t utilis par
    Benot XVI pour respecter la beaut et l'harmonie du lieu. Le pape a
    clbr la messe en italien.
 
    En juillet 2007, le pape avait publi un motu proprio (dcret
    personnel) libralisant la messe selon le rite ancien, donnant ainsi un
    gage aux traditionalistes du catholicisme qui font de la messe en
    latin, clbre dos  l'assemble, un symbole de leur hostilit aux
    changements de Vatican II : reconnaissance de la libert religieuse,
    dialogue cumnique et interreligieux, ouverture de l'Eglise
 
    Quelques mois plus tt, en mars, le pape avait affich des positions
    particulirement conservatrices sur la vie et les rites de l'Eglise. Il
    y rappelait le caractre obligatoire du clibat des prtres et
    l'interdiction de sacrements faite aux divorcs remaris.
 
    Intervenant rgulirement dans les dbats de socit depuis son
    lection, le pape s'est aussi vivement oppos  des rformes engages
    en Italie, en Espagne ou en Pologne sur le pacs, l'interruption
    volontaire de grossesse, la loi acclrant les procdures de divorce,
    l'euthanasie ou les manipulations sur les embryons.
 
